ISBN : 2742765433
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

De retour dans la maison de campagne qui abrita leur idylle, un homme raconte sa passion pour la femme qui fut celle de sa vie. Qu'à leur âge, après d'autres relations, ils aient pu s'aimer avec une telle intensité lui paraissait inesp... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 janvier 2012

    brigittelascombe
    "L'an dernier a été notre dernier été ici et après plus rien ne s'est ressemblé,plus rien n'a été comme avant".
    Langvika. Un an a passé et dans ce "paradis" avec lac et mer à ses pieds, ou du moins dans ce qui fut un paradis du temps de Siri, "un poème" à elle seule, un homme brisé se souvient de son bonheur perdu.
    Quel beau roman d'amour!
    Quelle belle sensibilité d'homme fidèle à l'unique, denfant mûr en état d'abandon,fragile,seul avec son chien, qui, sans elle n'est qu'un "grand trou traversé par le vent", d'homme passionné en parfaite connivence sexuelle avec celle qui le complétait,mais dont il voulait ignorer le passé de reporter de guerre,d'homme possessif qui possèdait et réclamait tout,d'homme artiste, monteur d'émissions télé, qui rêvait d'un jardin blanc, d' homme jaloux face au bel étranger dit "casquette de marin", ce Khron qui est venu L'été dernier semer trouble et malheur dans leur couple en fusion, d'homme prêt à tout pour repartir à zéro, à tout, à tout (?) ....laissons planer le mystère des dernières pages ou le narrateur révèle sa face manipulatrice cachée.
    Quel beau portrait de femme vue à travers les yeux de l'amour, prise au piège de l'absolu, tour à tour exaltée, sensuelle, sauvage,colérique, angoissée face à une grossesse tardive, superstitieuse,singulière,aimante qui s'éloigne, vidée.
    Niels Fredrik Dahl, écrivain et journaliste norvégien dont les pièces de théatre ont été saluées par le prix Ibsen en 2002 et le Fringe first Award 2001 à Edimbourg, réalise dans L'été dernier le tour de force de pénétrer dans la tête d'un quadragénaire, désespéré et toujours amoureux de celle qui l'a quitté. Ecrit de façon concise, émaillé de mots parfois crus, mais jamais vulgaires, ce livre est la mise à nu d'une blessure, l' exploration des fantasmes,des souvenirs, du couple et de sa sexualité pour tacher d'expliquer ce qui a saboté la relation au départ idyllique.
    Du grand art planant au coeur d'une merveilleuse nature entre fjord et forêts.
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    • Livres 4.00/5
    Par lilyetseslivres, le 15 mai 2010

    lilyetseslivres
    Un an après « L'été dernier », celui qui vit la fin de leur amour, un homme se souvient - dans la maison de campagne qu'il s'apprête à vider pour la vendre - du temps passé, de la passion qui l'unissait depuis sept ans à sa femme Siri. Ils n'étaient plus tout jeunes déjà quand ils s'étaient rencontrés, tous deux divorcés, tous deux avec une vie « avant », bien remplie, mûre et sans illusions. Et pourtant leur rencontre fut une révélation, une véritable entente tant charnelle qu'intellectuelle. Sans elle, je ne suis personne se plait-il à se répéter dans une sorte de monologue intérieur, un lent et précis récapitulatif de cet été dernier, celui où il comprit peu à peu, que s'il aimait et aime toujours Siri, il y a en elle une part d'ombre, une et peut-être même plusieurs autres Siri auxquelles il n'avait pas et n'aurait jamais accès.
    Connait-on vraiment et toujours ceux que l'on aime ?
    Tandis que le doute, et sa complice la jalousie, peu à peu s'insinuent dans son esprit, il réalise à quel point elle était parfois loin de lui, intouchable, et infiniment plus vulnérable qu'il ne l'avait cru jusqu'alors. Même le paysage qui l'entoure, la campagne environnante entre mer, lac et forêt, véritable havre de paix et de tranquillité, semble devenir menaçant, tant il arbore et cache tout à la fois les indices de la rupture annoncée.
    Un très beau roman, sur la quête d'un amour perdu.
    La fin merveilleusement amenée, reste ouverte….

    Lien : http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2008/07/lt-dernier-niels-fred..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 18 janvier 2012

    Les gens respectent de moins en moins la sphère privée qui nous entoure,la maison que nous portons avec nous en quelque sorte,la maison que nous portons sur notre dos.
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  • Par brigittelascombe, le 18 janvier 2012

    Nous sommes souvent déçus que la vie ne soit pas comme un film,mais jamais que le film ne soit pas comme la vie,aussi arbitraire,aussi douloureux.
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  • Par brigittelascombe, le 18 janvier 2012

    Être touché par elle, être embrassé par elle, être en elle, l'avoir cambrée dessous, dessus ou sur le côté-c'était si neuf et si éternel à la fois qu'une fois entré j'aurais trahi n'importe qui et n'importe quoi pour avoir le droit de rester là pour toujours.
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  • Par brigittelascombe, le 18 janvier 2012

    Et c'est peut-être cela le langage de l'amour,le sincère,le non-policé,le brut et le rageur,ce qui n'est pas soupesé et jugé trop léger ou trop lourd,bref ce qui n'est pas soupesé mais galope,s'épanche hors de nous et ce qui est trop.Tout simplement trop.
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  • Par brigittelascombe, le 18 janvier 2012

    Quand les gens "regrettent",vous pouvez être sûr qu'en l'occurence ils ne regrettent pas.Qu'en fait ils laissent entendre à quel point ils trouvent ridicule que vous vous sentiez lésé.
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