ISBN : 225311717X
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.31/5 (sur 317 notes) Ajouter à mes livres
L'auteur de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et de Métaphysique des tubes fait revivre ses souvenirs de petite enfance au Japon mais aussi à Pékin, à New York, au Bangladesh et autres lieux où l'a conduite la carrière d'un père ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Yumiko, le 26 mai 2012

    Yumiko
    Je poursuis ma découverte des livres de Nothomb avec celui-ci. le titre et la très brève quatrième de couverture m'intriguaient et je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je dois dire que j'ai mis du temps à entrer dans le texte et à comprendre les élucubrations de l'auteur, mais une fois que l'histoire a commencé à dérouler son fil rouge, j'ai pu apprécié à sa juste valeur ce récit.
    Le début est très déstabilisant car l'auteur nous parle d'un peuple qui ne ressent pas la faim. A partir de là, elle va dériver sur les origines de la faim, ce qui la crée, ce qui la soutient, pour nous développer tout une idée derrière ce thème.
    Après plusieurs pages sur ce sujet, elle en vient enfin au sujet principal. Je craignais un peu que ses comparaisons avec le peuple dont elle parlait était au centre du livre, car je n'ai pas compris grand chose et j'ai eu beaucoup de peine à y trouver de l'intérêt. Mais quand elle est revenue sur sa vie et son enfance, là j'ai complètement accroché au récit.
    Pour ceux qui connaissent un peu ses oeuvres, on pourrait situer celle-ci entre Métaphysique Des Tubes et Stupeur et tremblements. Elle poursuit sa plongée dans sa jeunesse et dans les évènements marquant de son enfance. Nous nous retrouvons au Japon, à New York, tellement de lieux qui ont eu un impact sur sa vie, sa vision des choses et qui ont forgé son style d'écriture si particulier.
    J'ai adoré en apprendre encore plus sur elle et la façon dont elle transcrit les évènements avec humour, scinisme et ironie, a tout pour plaire. Elle m'a donné encore plus envie d'aller au Japon et de découvrir la ville de New York, de me promener de ses rues en repensant à sa façon de les décrire.
    C'est volontairement que je ne vous parle pas davantage de ce livre, pour que vous puissiez le découvrir et être surpris, comme je l'ai été fasse à l'évolution de l'histoire et aux retournements de situation.
    Un fois de plus, j'ai fini ce livre très rapidement. Même si ce n'est pas mon préféré du fait du rythme parfois lent, plusieurs éléments m'ont beaucoup plu et il devrait plaire aux fans de l'auteur.

    Lien : http://yumiko.ch/?p=3241
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 23 mars 2012

    kathy
    Dans ce roman autobiographique Amélie Nothomb relate les vingt premières années de sa vie. Vie marquée et influencée par deux composantes majeures : la faim et les voyages.
    La FAIM, qui est le moteur de l'auteure, et qui s'entend au sens de « plaisir ». C'est une sensation agréable liée à la satisfaction d'un besoin ou à la réalisation d'un désir. Quant aux VOYAGES, je les définirais au sens de voyages ET séjours en expatriation, c'est-à-dire dans le sens d'une découverte de l'Autre dans sa manière de vivre et de penser.
    Bref, une vie "riche", nourrie de connaissances (livresques) et de rencontres (les GENS), propice à attiser l'appétit boulimique de l'auteure, puis à le rassasier tout en déclenchant, à la fois, un plaisir jouissif mais AUSSI des maux.
    Je dirais que ce livre m'a fait voyager. L'auteure au fil des pages retrace ses souvenirs d'enfance passée dans les Iles Vanuatu, à Tokyo, en passant par le Japon, la Chine, la Birmanie, le Bangladesh et New-York.
    Il m'a également questionnée, car Amélie Nothomb y évoque ses errances mentales, ses questionnements, ses étrangetés de fillette, puis d'adolescente. La lecture et l'écriture seront sa planche de salut.
    Pour moi, un livre « improbable » quant au vécu psychologique de l'auteure durant son enfance.
    Plus plausible, par contre, au moment de l'adolescence : période pendant laquelle A. Nothomb a pu se sentir comme sur une pente dont elle n'avait pas le contrôle. Pour preuve, enfant brillante et bonne en classe, sa faible estime de soi accompagnée d'une recherche permanente d'un dépassement de soi, la conduiront à rencontrer l'anorexie.
    Un livre dans lequel Amélie Nothomb se dévoile avec sincérité, humour, pudeur, impudeur et cynisme.
    Un livre à la fois léger et grave, dont le style peut parfois agacer.
    Un livre qui ne laisse pas indifférent.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 30 octobre 2009

    Seraphita
    L'auteur commence par nous parler d'un archipel océanien, nommé Vanuatu, afin de nous faire saisir le titre de son livre. Au Vanuatu, les habitants ne connaissent pas la faim. La nourriture est abondante, il suffit de peu d'efforts pour en trouver. Or la faim – la psychanalyse sait nous le rappeler – est le moteur du désir. le jeune enfant, faisant l'expérience du manque (la faim physiologique ainsi que la faim symbolique), entre dans la sphère du désir. Et à son tour, le désir nous emmène dans un monde fait d'imaginaire, de création, d'un esprit de quête et de conquête. En somme, c'est parce que nous avons faim que nous créons, inventons, partons à la conquête d'autres mondes, bref, que nous vivons, mus par l'insatiable désir. « La championne du ventre vide, c'est la Chine. […] Existe-t-il civilisation plus brillante, plus ingénieuse ? Les Chinois ont tout inventé, tout pensé, tout compris, tout osé. Etudier la Chine, c'est étudier l'intelligence » (p. 17.)
    Donc, c'est parce qu'Amélie Nothomb a eu – et a toujours – faim qu'elle est restée curieuse, vive, alerte, qu'elle a pensé son histoire, sa biographie, et qu'elle nous la livre dans cet ouvrage.
    J'ai beaucoup aimé les deux parties du livre. La première m'a fait revisiter, de manière originale, les apports de la psychanalyse, à travers le concept de faim. La seconde m'a permis de me familiariser avec l'enfance et l'adolescence d'Amélie Nothomb, dont le style précis et le trait humoristique m'ont enchantée.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 29 janvier 2011

    Eric75019
    Totalement autobiographique, ce roman de Nothomb parle du fabuleux destin d'Amélie. Je n'irai pas cracher sur Nothomb, mais je trouve qu'elle utilise parfois quelques grosses ficelles dans le but de prouver sa parfaite maîtrise de la langue française. Extraits : "A présent, quand j'essayais de renouer avec ce fil narratif, la voix nouvelle s'interposait qui ne tolérait que l'anacoluthe" ou "Ce prénom est là-bas aussi rare que chez nous Prétextat ou Éleuthère, mais l'onomastique nippone est coutumière de l'hapax". C'est un peu comme si elle essayait de chercher des mots compliqués dans le dictionnaire pour les recaser à tout prix dans son texte. En dehors de cette coquetterie, l'histoire d'Amélie jeune n'est pas désagréable à lire, on visite avec ses yeux d'enfant le Japon, la Chine, New-York, le Bangladesh... Il y a là beaucoup d'humour et parfois un peu de gravité, comme cette évocation, très vite oubliée mais surprenante, d'une tentative de viol dans la mer.
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    • Livres 4.00/5
    Par Aline1102, le 17 avril 2011

    Aline1102
    La petite Amélie a faim. Faim de sucré, d'alcool, de contes mais surtout d'amour. Elle raconte sa vie et les différentes façons dont elle tente d'assouvir ce sentiment de famine qui ne la quitte jamais.

    J'ai toujours nourri quelques préjugés en ce qui concerne les romans d'Amélie Nothomb, principalement parce que la façon dont les lecteurs en parlaient ("métaphysique", "spécial", "surprenant", et j'en passe) ne me disait rien qui vaille.
    Je dois dire que j'ai été agréablement surprise et que son style m'a paru, au contraire de ce que j'ai pu entendre, très concret. Sans doute grâce au talent incontestable qu'elle possède d'utiliser les mots justes au bon moment. Pas d'euphémismes ou de faux-semblants, donc, mais un vocabulaire extrêmement riche et un niveau de langue très soutenu.
    La descritpion des lieux visités m'ont aussi paru très juste: ainsi, lors de sa découverte de New York, je marchais avec la jeune Amélie, le nez en l'air pour admirer les grattes-ciel. Par le biais de ses descritpions très justes, j'ai redécouvert cette ville mythique et gigantesque, et l'espèce de frénésie qu'elle fait naître chez les touristes qui s'y rendent.
    Seul point douteux: Amélie et sa soeur, Juliette, rendent hommage à New York, qu'elles vont bientôt quitter, en allant boire dans un bar. A cette époque, Amélie a dix ans et Juliette douze et demi. Scène théoriquement impossible aux Etats-Unis. Et je ne pense pas que le statut de diplomate de leur père y ait changé quelque chose!
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Citations et extraits

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  • Par Yumiko, le 26 mai 2012

    - Quand rentre-t-on à la maison? demandais-je souvent à mon père – la maison désignant Shukugawa.

    - Jamais.

    Le dictionnaire me confirmait que cette réponse était terrible.
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  • Par kathy, le 21 mars 2012

    En 1978, le Bangladesh était une rue pleine de gens en train de mourir
    Jamais population ne me parut aussi énergique. Tout le monde avait du feu dans les yeux. On crevait avec ardeur. La faim, omniprésente, incendait le sang des Bangladeshis.
    Notre maison était un moche bunker où il y avait de la nourriture : luxe suprême.
    Les jours des êtres humains avaient pour unique action la lutte contre l'agonie. (...)
    J'avais onze ans. Ce n'était pas l'âge de la compassion. Dans ce mouroir géant, je n'éprouvais rien que de l'effroi. J'étais comme une soprano envoyée sur le plus sanglant des champs de bataille et à qui ce spectacle dirait soudain l''incongruité de sa voix, sans que cela le rendît capable de changer de registre. Il valait mieux se taire.
    Je me tus. (...)
    Sortir dans la rue nous demandait un courage sans précédent : il fallait armer ses yeux, leur préparer un bouclier.
    Même prévenu, le regard restait poreux. Je recevais dans l'estomac le direct de ces corps d'une maigreur inconnue, de ces moignons surgissant là où ils étaient inconcevables, de ces plaies, de ces goîtres, de ces oedèmes, mais surtout de cette faim hurlée par tant d'yeux à la fois qu'aucune paupière n'eût pu empêcher de l'entendre.
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  • Par iarsenea, le 05 septembre 2009

    J'insiste sur "à ce point": je ne défends pas absolument la satiété. Il est bon que l'âme conserve une part de son désir. Mais entre rassasier et se payer carrément ma tête, il y avait de la marge.
    Les cas les plus flagrants étaient les contes de fées. Un fabuleux créateur d'histoires tirait du néant des commencements formidables: là où il n'y avait rien, il installait des mécaniques sublimes, des astuces narratives qui mettaient l'eau à la bouche de l'esprit. Il y avait des bottes de sept lieues, des citrouilles transformistes, des animaux pourvus d'une belle voix et d'un vocabulaire étendu, des robes couleur de lune, des crapauds qui se prétendaient princes. Et tout cela pour quoi ? Pour découvrir que le crapaud était réellement un prince et qu'il fallait donc l'épouser et avoir de lui beaucoup d'enfants.
    De qui se moquait-on ?
    C'était un complot dont le but secret devait être la frustration. «On» (qui ? je ne l'ai jamais su) cherchait à tromper ma faim. C'était scandaleux. Hélas, à mon indignation devait très vite succéder la honte, quand je constatai que les autres enfants se satisfaisaient de cette situation-pire, ne voyaient même pas où était le problème.
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  • Par clarinette, le 29 juin 2008

    "Il est un archipel océanien qui s'appelle Vanuatu, anciennement Nouvelles-Hébrides, et qui n'a jamais connu la faim. Au large de la Nouvelle-Calédonie et des îles Fidji, le Vanuatu a bénéficié pendant des millénaires de deux atouts dont chacun est rare et dont l'alliance est rarissime : l'abondance et l'isolement. Cette dernière vertu, s'agissant d'un archipel, est un peu de l'ordre du pléonasme, certes. Mais on a vu des îles très fréquentées, alors qu'on a jamais vu d'îles aussi peu visitées que les Nouvelles-Hébrides."
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  • Par Megh, le 03 avril 2010

    Un jour, je lui avouai que j'écrivais. Elle-même avait cessé d'écrire à seize ans. J'avais un peu l'impression d'avoir repris le flambeau. Je lui dis que jamais je ne montrerais mon manuscrit à quelqu'un d'autre.
    - Je ne suis pas quelqu'un d'autre, dit-elle
    Elle lut donc mon histoire d'oeuf. Je n'attendais pas d'elle une appréciation.
    Elle me le rendit avec pour unique commentaire :
    - C'est autobiographique.
    En effet, dans l'oeuf géant, le jaune n'avait pas résisté au coup d'Etat des jeunes révolutionnaires. Il s'était répandu dans le blanc et cette apocalypse de lécithine avait provoqué l'explosion de la coquille. L'oeuf s'était alors métamorphosé en une titanesque omelette spatiale qui évoluerait dans le vide cosmique jusqu'à la fin des temps.
    Oui, ce devait être ça, une autobiographie.
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Amélie NOTHOMB, une journée exceptionnelle à Lille - 16/11/2011
Au programme : 10h : Rendez-vous Gare Lille Flandres pour accueillir Amélie et découvrir sa géante. Puis, déambulez en fanfare pour rejoindre la grand' place (arrêt chocolats chez Léonidas et arrêt gaufres chez Meert) pour terminer par une ronde géante. 11h30 : Grand'Place, possibilité de « porter » la géante d'Amélie. Vivez une expérience inoubliable. 15h : Séance de dédicace géante dans l'Atrium du Furet du Nord. 18h : Rencontre publique au « TriPostal Lille3000» prés de l'exposition « Collector », autour de son roman « Tuer le père » publié chez Albin Michel.








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