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ISBN : 2843045894
Éditeur : Zulma (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.41/5 (sur 457 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec d... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 29 novembre 2014

    Eve-Yeshe
    La narratrice est une jeune femme islandaise à qui son mari vient d'annoncer qu'il voulait divorcer. le couple n'a pas eu d'enfant, car elle ne le désirait pas, se trouvant inapte à assumer une telle responsabilité lors que lui a envie d'être père et il a rencontré une jeune femme qui attend un enfant de lui.
    Elle est traductrice, écrivain public, parle onze langues et livre ses traductions à domicile.
    Son amie Audur a un enfant de quatre ans, Tumi, né prématurément avec une surdité quasi-totale et des problèmes visuels pour lesquels il porte de grosses lunettes ainsi qu'un appareil auditif vieillot. Audur est enceinte de jumeaux alors qu'elle boit énormément ; elle se sent dépassée et demande à la narratrice de s'occuper du petit garçon tandis qu'elle poursuit sa grossesse à risque dans le calme.
    La vie glisse sur notre héroïne, qui semble très passive et accepte le divorce sans broncher en même temps qu'elle rompt avec son amant. Elle a participé à une loterie qui lui attribue un chalet d'été démontable et elle en même temps elle gagne une somme importante au loto (ou quelque jeu approchant).
    Elle en profite pour changer de vie et entreprendre avec Tumi un voyage qui l'emmène sur les terres de son enfance car elle se rend compte qu'elle passe à côté de sa vie et son passé revient pas bribes. Elle part ainsi au volant de sa voiture sur la route nationale 1 qui fait le tour de l'île.
    Ce que j'en pense :
    Ce livre nous décrit le parcours initiatique de l'héroïne qui est lente, passive et subit sa vie, les évènements semblant glisser sur elle : elle accepte le divorce, laisse son mari emmener pratiquement tous les meubles, y compris le lit conjugal et les bibelots.
    Elle doit laisser son appartement et se retrouve dans un local qui lui sert de bureau, où elle va organiser son voyage, prévoyant tout dans le moindre détail.
    Au début, elle a du mal à communiquer avec l'enfant qui parle le langage des signes et sait lire sur les lèvres, (on s'aperçoit d'ailleurs qu'il sait lire tout court et écrire quelques mots). Peu à peu, ils parviennent à communiquer tous les deux, et une complicité s'installe en douceur, mais, comme elle n'a jamais eu d'enfant, elle ne sait pas trop comment le nourrir, s'occuper de lui…
    Sur cette nationale, elle fait des rencontres improbables mais qui ont toutes un sens profond, qui la font avancer dans son cheminement intérieur. L'auteure alterne le présent et les bribes de souvenirs du passé qui remontent de temps en temps, laissant peu à peu émerger un secret longtemps enfoui.
    Il y a des scènes cocasses : l'oie qu'elle renverse en conduisant et qu'elle va servir à table avant son départ, puis une brebis qu'elle écrase presque aussi. Elle va faire l'amour au hasard avec deux hommes différents, dans des conditions plutôt rocambolesques, avant d'en rencontrer un troisième…
    C'est le premier roman d'Audur Ava Olafsdottir, que je lis et j'apprécie. C'est un road trip, sous la pluie avec des conséquences sur la vie en Islande, car on est en novembre et il fait un temps d'été (tiens donc…) car toute cette pluie provoque inondations, glissements de terrain et l'auteure compare la météo de la terre et la météo de la vie humaine.
    Ce livre aurait pu s'appeler, « l'éloge de la lenteur », car on a parfois envie que l'héroïne soit plus tonique mais il y a beaucoup de sensibilité dans le récit et surtout beaucoup d'humour. Mais « L'embellie » est un beau titre : une période de l'année où il fait jour très peu de temps, avec la pluie qui tombe sans arrêt, une embellie au sens météorologique mais aussi embellie dans la vie dans la narratrice, grâce à ce petit garçon qui vient chambouler la vie et la liberté de la narratrice.
    Dans les dernières pages, l'auteure nous donne la recette des plats plus ou moins fantaisistes que la narratrice improvise tout au long du périple et le modèle des chaussons pour bébé qu'elle fait tricoter à l'enfant : on imagine la scène, un enfant de quatre ans qui en paraît à peine trois physiquement mais huit ou plus intellectuellement, affublé de grosses lunettes, en train de tricoter !!!
    Une remarque, entre parenthèse, jamais la narratrice ne se laisse abattre par la situation, les coups du sort, même si ses solutions sont inattendues… il y a de la joie, dans ce livre, une envie de savourer les petits plaisirs, ce qu'on a un peu trop tendance à oublier. Et malgré la pluie, Audur Ava Olafsdottir donne envie d'aller visiter l'Islande.
    Bref, j'ai passé un bon moment, avec un livre facile à lire, un peu trop lent pour moi, mais reposant et distrayant car je venais tout juste de sortir de « L'amour et les forêts » d'Eric Reinhardt quand je l'ai attaqué. Donc « merci pour ce bon moment » comme dirait…
    Et j'ai bien envie de lire son best seller « Rosa candida »
    Note : 7,2/10 et plus sur blog
    challenge ABC

    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2014/11/29/31049500.html
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 12 septembre 2012

    canel
    Merveilleux roman plein de charme et d'humour !
    Trentenaire insouciante, immature, égoïste par négligence, la narratrice est écrivain public. Elle corrige et/ou traduit tous types de manuscrits et sillonne l'Islande pour livrer ses clients... et plus si affinités. Son mari souffre de cette vie conjugale en pointillés, d'autant qu'il veut un bébé, tandis qu'elle se défend farouchement d'aimer les enfants, prétendant 'ne pas avoir la fibre maternelle'... Vraiment ?
    Un excellent moment de lecture ! Comme dans 'Rosa Candida', on assiste à une superbe "rencontre" entre un adulte et un jeune enfant qui s'apprivoisent mutuellement et en viennent à tisser des liens très forts, sur fond de road trip. Mais alors que l'autre ouvrage m'avait longtemps ennuyée (botanique, cuisine, voyage), j'ai immédiatement savouré cette histoire vive, fraîche, drôle, tendre et émouvante - qui ne tombe jamais dans la mièvrerie, malgré les sujets traités. L'auteur excelle à décrire les personnages et les animaux, leurs relations - dialogues et gestes - et les 'plaisirs minuscules', nous rendant ainsi son petit monde vivant, proche et très attachant... et ceci avec beaucoup de finesse et d'humour.
    N'étant ni "maîtresse-queux" (cf. Brassens in 'La non-demande en mariage'), ni fana de tricot, j'avoue avoir survolé les cinquante dernières pages, tout en admirant cette pirouette, ce dernier trait d'humour - je l'ai en tout cas perçu comme tel.
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    • Livres 3.00/5
    Par viou1108, le 09 mai 2014

    viou1108
    Avez-vous déjà volé en montgolfière ? avez-vous déjà expérimenté cette sensation de flotter, de glisser dans l'air, sans effort, sans heurt ni turbulences, avec juste une légère secousse au décollage, puis de voir les choses sous un angle inconnu, dans un espace silencieux à peine troublé par le brûleur ? le spectacle est si captivant qu'on en oublie peur et vertige. Là-haut le monde est calme et apaisant, il n'y a qu'à se laisser porter en apesanteur sans réfléchir.
    C'est un peu l'impression que m'a laissée la lecture de L'embellie. Et je crois modestement que cette comparaison illustre assez bien l'attitude de la narratrice.
    Ainsi donc, au début du roman, il est question de quelques secousses : le mari de la narratrice lui annonce son intention de divorcer parce qu'il part vivre avec une autre femme, enceinte de lui. La narratrice, trentenaire un peu déconnectée des réalités, ne veut pas d'enfants, s'estimant incapable d'assumer une telle responsabilité et une telle privation de liberté (sur ce point j'avoue m'être totalement identifiée à elle). Elle est donc drôlement coincée lorsque – deuxième secousse – sa meilleure amie, hospitalisée pour une longue durée, lui confie sans autre forme de procès la garde de Tumi, son fils de 4 ans presque sourd et aveugle.
    Heureusement pour elle, les événements ne semblent pas l'affecter, elle prend les choses comme elles viennent, sans drame, sans larmes.
    Elle ne s'en trouve pas moins à un tournant de sa vie, avec l'inconnu pour perspective et un enfant inattendu. Qu'à cela ne tienne, dans ces circonstances il lui semble tout à fait indiqué de partir avec Tumi en road-trip sur la Nationale 1, la route circulaire qui fait le tour de l'Islande.
    Au fil des kilomètres s'enchaînent alors les arrêts dans les stations-services, les étapes en hôtel ou en gîte, les rencontres improbables avec hommes et moutons. le tout sous des trombes d'eau alors qu'il devrait pourtant neiger en ce mois de novembre (ça doit être ça, le sens d'une Embellie en Islande…), à cette période de l'année où le soleil de midi n'est qu'un crépuscule hésitant entre chien et loup.
    Malgré les situations cocasses, fantaisistes ou inquiétantes, rien ne semble ébranler la narratrice, qui fait preuve d'un détachement qui la ferait passer pour un monstre d'insensibilité et d'égoïsme s'il n'y avait Tumi, petit bonhomme drôlement perspicace et attachant. Parce qu'on sent bien que ces deux-là s'apprivoisent au-delà de toute attente, et on comprend peu à peu, même s'il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire improbable, que la narratrice est avant tout un être libre, qui se fiche bien des contingences quotidiennes, qui prend les plaisirs là où elle les trouve tant que cela ne blesse personne, mais assume néanmoins sa responsabilité de mère temporaire de substitution.
    Dans ce récit, l'eau et les événements coulent, glissent, ne font qu'effleurer les personnages qui se laissent porter. On a l'impression d'être dans un rêve, on doute parfois que certaines choses se soient réellement produites, tant les descriptions sont peu appuyées. Seuls les faits sont décrits, pas les sentiments. On les devine, de même que le passé de la narratrice, au détour de quelques ellipses.
    A lire les critiques, ce roman souffre beaucoup de la comparaison avec Rosa Candida. L'Embellie est ma première entrée dans l'univers de Audur Ava Olafsdottir.. Pour moi, ce fut un joli voyage…
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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 20 juillet 2015

    sandrine57
    Elle est islandaise, elle parle onze langues, elle est écrivain public et traductrice, elle livre ses traductions à domicile et, parfois, elle couche avec un client. Sa vie coule tranquillement jusqu'au jour où son mari la quitte. Il a rencontré une autre femme et l'a mise enceinte. Il est heureux. Elle n'a jamais voulu d'enfant, n'a pas la fibre maternelle. Ce qui n'est pas le cas de sa meilleure amie Audur, enceinte de jumeaux alors qu'elle est déjà la mère célibataire du petit Tumi, un garçonnet de 4 ans né prématurément, chétif, à la vue défaillante et presque sourd. Audur ayant besoin de repos, Tumi sera son compagnon de voyage pour un tour de l'île sous la pluie de novembre. Malgré ses inquiétudes, sa peur de mal faire, elle va s'attacher à ce petit bonhomme silencieux mais très observateur.
    Un road trip en terre islandaise. Novembre sur l'île, c'est le début de l'hiver, du froid, de la nuit qui s'installe, mais nos deux héros profitent d'une embellie pour leur virée vers l'est. Et une embellie en Islande, c'est beaucoup de pluie, des glissements de terrain, le jour qui persiste plus que de coutume. Et tout semble glisser aussi sur la narratrice dont on a du mal à appréhender les sentiments. Elle regarde, sans réagir, son mari partir, emporter avec lui presque tous les meubles et revenir de temps à autre pour coucher avec elle. Est-elle d'une féroce insensibilité, simplement détachée de tout ou blindée contre la douleur ? Au fil de son périple ponctué de rencontres improbables et de l'apprivoisement de son compagnon de route, on apprend à connaitre cette femme qui sous un égoïsme de façade cache une blessure ancienne et profonde. Le but de son voyage est le village où vivait sa grand-mère, un retour aux sources pour enfin affronter le passé. Tumi sera d'une grande aide dans ce cheminement vers l'acceptation des sentiments.
    Il ne se passe pas grand chose dans ce road book tendre et gentiment déjanté mais on se sent bien aux côtés de ces deux êtres en marge qui cheminent vers leur destin, et peut-être le bonheur. C'est un peu la marque de fabrique d'Audur Ava OLAFSDOTTIR que de nous raconter des personnages éthérés, leur quête et leur ''rédemption'' grâce à un enfant. Comme avec Rosa Candida, elle nous charme de son embellie, sans en faire trop, en soulignant des instants de vie banals a priori, mais riches de tendresse, de partage et de sérénité. Encore une fois un joli roman tout en douceur.
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    • Livres 4.00/5
    Par bilodoh, le 30 décembre 2014

    bilodoh
    Que du plaisir ! de l'humour et de la vie quotidienne, une lecture parfaite pour l'atmosphère d'une période de réjouissances.

    C'est l'histoire d'une femme « teflon », sur qui rien ne colle, qui continue malgré la pluie et les inondations, malgré le divorce et l'enfant presque sourd dont elle a soudainement la charge…

    Une femme un peu fantasque, qui refuse d'être sage. Son mari a décidé de la quitter, son amie hospitalisée lui a confié son fils de quatre ans, elle choisit de prendre la route, de faire un tour d'Islande et de retourner dans le village où habitait sa grand-mère.

    Il y a bien sûr quelques embellies, « des améliorations momentanées du climat, de l'intensité du vent, de l'état de la mer »*, des billets de loto et des amoureux de passage.

    Il faut aussi s'attendre à des rebondissements peut-être même un peu de « bungee »…

    J'ai trouvé une parenté amusante avec cette Islandaise qui, à la fin du roman, donne les recettes des plats avalés au fil des pages, car j'ai aussi assemblé un livre de recettes de famille en incluant les anecdotes, les imbuvables et autres…

    Un bon moment de lecture, à déguster avec un chocolat chaud…
    *(Dictionnaires Antidote)
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Critiques presse (2)


  • Actualitte , le 27 septembre 2012
    Comme un conte merveilleux ancré pourtant dans une réalité quotidienne parfois un peu rude, mais jamais triste. Un parti pris manifeste que l'on retrouve d'ailleurs dans Rosa Candida.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LesEchos , le 30 août 2012
    Audur Ava Olafsdottir réinvente la carte du tendre, dans les laves luisantes et les torrents de boue.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 11 septembre 2012

    - Je n'ai pas la fibre maternelle, d'ailleurs je ne pense pas avoir d'enfant un jour. Je n'ai même pas l'allure d'une mère.
    - Les mères n'ont qu'une chose en commun : ce sont des femmes qui ont couché avec un homme au moment de l'ovulation sans prendre les précautions adéquates. Pas même besoin de le faire deux fois, en tout cas avec le même homme. (...) Etre mère, c'est se réveiller le matin, faire de son mieux puis se coucher le soir en espérant que tout ira pour le mieux.
    (p. 136)
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  • Par Aproposdelivres, le 20 novembre 2014

    Rien ne se présente comme à l’accoutumée, en cet ultime jour de novembre – un jour ténébreux sur l’île ; nous portons tous les deux un pull-over, le mien est blanc à col roulé, le sien est neuf, vert menthe, tricoté main, avec un motif à torsades et une capuche. La température est comparable à celle de Lisbonne le jour précédent, à ce que dit la radio, et l’on prévoit encore de la pluie et un réchauffement. C’est pourquoi une femme seule avec enfant ne devrait pas se trouver sans raison valable sur les routes, dans des zones sombres et inhabitées, et encore moins au voisinage de ponts à voie unique, les routes étant souvent inondées.
    Je ne suis pas présomptueuse au point de m’attendre à voir surgir un nouvel amant à chaque pont à voie unique, sans vouloir toutefois exclure totalement une telle éventualité. À mieux considérer la photo, on distingue au second plan, à quelques pas du petit et de moi, un jeune homme d’environ dix-sept ans au visage un peu flou. Il a les traits plutôt délicats sous son bonnet et on dirait que son acné commence tout juste à s’arranger. L’air ensommeillé, yeux mi-clos, il s’appuie contre la pompe à essence.
    Si l’on examine la photo de vraiment près, je ne serais pas étonnée que l’on distingue des plumes sur les pneus et même des taches de sang sur les enjoliveurs, bien que trois semaines se soient écoulées depuis que mon mari est parti avec le matelas ergonomique du lit conjugal, le matériel de camping et dix cartons de livres – tel fut l’enchaînement. Mais gardons à l’esprit que les apparences sont parfois trompeuses et que contrairement à une photo, la réalité, elle, grouille de sens.
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  • Par Aproposdelivres, le 20 novembre 2014

    Quand je regarde en arrière, sans vraiment respecter à cent pour cent la chronologie, nous sommes là, serrés l’un contre l’autre, au milieu de la photo. Je le tiens par les épaules et il m’attrape quelque part, plus bas par la force des choses ; une mèche châtain foncé barre mon front très pâle ; il affiche un grand sourire et tient quelque chose dans son poing tendu.
    Ses oreilles décollent un peu de sa grosse tête, ses prothèses auditives, curieusement démodées, ressemblent à des récepteurs pour ondes radio intersidérales. Et ses yeux démesurément agrandis par ses verres de lunettes lui donnent un look très spécial. D’ailleurs les gens dans la rue se retournent sur notre passage; ils considèrent le petit, puis après m’avoir brièvement dévisagée, ne le lâchent plus du regard, tandis que nous traversons le terrain de jeux, la main dans la main, jusqu’à ce que je referme la grille de fer derrière lui. Quand je l’aide à grimper dans le siège pour enfant et que je boucle sa ceinture de sécurité, je constate qu’on nous observe encore depuis les autres voitures.
    Dans le fond de la photo, on voit mon ancienne voiture, à boîte de vitesses manuelle. Les trois poissons rouges flottent dans le coffre – il n’en sait rien encore – sur le sac de couchage bleu pour deux personnes qui s’est mué en éponge. Je ne tarderai pas à acheter deux édredons neufs à la Coopérative car il ne convient pas qu’une femme de trente-trois ans partage son sac de couchage avec un garçonnet qui ne lui est rien – ça ne se fait pas. Un tel achat ne devrait pas poser problème car la boîte à gants déborde de billets tout frais sortis de la banque. Aucun méfait n’a pourtant été commis, à moins que ça n’en soit un que de coucher avec trois hommes sur une distance de trois cents kilomètres de route circulaire, non asphaltée pour l’essentiel, là où la bande côtière est la plus étroite entre le glacier et la grève et où abondent les ponts à voie unique.
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  • Par Eve-Yeshe, le 20 décembre 2014

    La plupart des erreurs se font en un instant, se mesurent en secondes, mauvais virage, pied sur l’accélérateur au lieu du frein, ou l’inverse. Les erreurs sont rarement le résultat d’un enchaînement de décisions logiques ; par exemple, une femme peut être à un cheveu d’aimer absolument, être même à l’extrême bord, sans y avoir réfléchi une seule minute. P 251

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  • Par Eve-Yeshe, le 01 décembre 2014

    D’habitude nous nous asseyons à table face à face pour nous sentir proche l’un de l’autre, mais cette fois j’ai rajouté deux rallonges et nous sommes assis aux deux extrémités, d’une part parce que nous allons divorcer et d’autre part pour faire plus festif. Nous sommes terriblement éloignés l’un de l’autre, la distance est immense entre conciliation et séparation. P 60

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