L'Embellie, deuxième roman de l'auteur a été écrit en 2004, bien avant
Rosa Candida bien qu'il ait été traduit et publié en France bien plus tard.
J'ai retrouvé dans ce roman la fantaisie qui m'avait séduite dans
Rosa Candida, mais je n'ai été qu'à moitié emballée là où j'avais été totalement séduite.
Les personnages d'Audur Olafsdottir sont attachants : jeune femme immature, fantaisiste et placide, l'héroïne de
L'Embellie, comme l'Arnljótur de
Rosa Candida se laisse ballotter par la vie sans intervenir véritablement. Il aura fallu que son mari la quitte pour qu'elle commence à se poser des questions sur son mariage… et alors même qu'elle se félicite de son statut de célibataire sans enfant, voilà que sa meilleure amie lui colle entre les bras un marmot de 4 ans pour un temps indéterminé.
Commence alors un tour d'Islande en hiver où les personnages les plus inattendus surgissent dans le désert de lave et la nuit noire ! J'ai bien aimé cet aspect « ethnologique » du roman où l'on suit la route circulaire, cette route étonnante, seule grande route islandaise, qui longe les côtes, bordées de falaises abruptes, de déserts, où l'on rencontre de façon inopinée une faune diverse et variée : moutons, faucons, oies sauvages, baleines, phoques…
Si j'ai aimé les personnages et la nature, l'ensemble m'a cependant laissé comme un goût d'inachevé : sympathique, plein d'humour et facile à lire mais moins abouti que
Rosa Candida. Et pour ceux, qui comme moi, auront aimé le road-trip islandais, je leur conseille la lecture de Karitas, sans titre de Kristín Marja Baldurs
dóttir et
entre ciel et terre de
Jon Kalman Stefansson.