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ISBN : 2757833154
Éditeur : Points (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.36/5 (sur 297 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par viou1108, le 09 mai 2014

    viou1108
    Avez-vous déjà volé en montgolfière ? avez-vous déjà expérimenté cette sensation de flotter, de glisser dans l'air, sans effort, sans heurt ni turbulences, avec juste une légère secousse au décollage, puis de voir les choses sous un angle inconnu, dans un espace silencieux à peine troublé par le brûleur ? le spectacle est si captivant qu'on en oublie peur et vertige. Là-haut le monde est calme et apaisant, il n'y a qu'à se laisser porter en apesanteur sans réfléchir.
    C'est un peu l'impression que m'a laissée la lecture de L'Embellie. Et je crois modestement que cette comparaison illustre assez bien l'attitude de la narratrice.
    Ainsi donc, au début du roman, il est question de quelques secousses : le mari de la narratrice lui annonce son intention de divorcer parce qu'il part vivre avec une autre femme, enceinte de lui. La narratrice, trentenaire un peu déconnectée des réalités, ne veut pas d'enfants, s'estimant incapable d'assumer une telle responsabilité et une telle privation de liberté (sur ce point j'avoue m'être totalement identifiée à elle). Elle est donc drôlement coincée lorsque – deuxième secousse – sa meilleure amie, hospitalisée pour une longue durée, lui confie sans autre forme de procès la garde de Tumi, son fils de 4 ans presque sourd et aveugle.
    Heureusement pour elle, les événements ne semblent pas l'affecter, elle prend les choses comme elles viennent, sans drame, sans larmes.
    Elle ne s'en trouve pas moins à un tournant de sa vie, avec l'inconnu pour perspective et un enfant inattendu. Qu'à cela ne tienne, dans ces circonstances il lui semble tout à fait indiqué de partir avec Tumi en road-trip sur la Nationale 1, la route circulaire qui fait le tour de l'Islande.
    Au fil des kilomètres s'enchaînent alors les arrêts dans les stations-services, les étapes en hôtel ou en gîte, les rencontres improbables avec hommes et moutons. le tout sous des trombes d'eau alors qu'il devrait pourtant neiger en ce mois de novembre (ça doit être ça, le sens d'une Embellie en Islande…), à cette période de l'année où le soleil de midi n'est qu'un crépuscule hésitant entre chien et loup.
    Malgré les situations cocasses, fantaisistes ou inquiétantes, rien ne semble ébranler la narratrice, qui fait preuve d'un détachement qui la ferait passer pour un monstre d'insensibilité et d'égoïsme s'il n'y avait Tumi, petit bonhomme drôlement perspicace et attachant. Parce qu'on sent bien que ces deux-là s'apprivoisent au-delà de toute attente, et on comprend peu à peu, même s'il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire improbable, que la narratrice est avant tout un être libre, qui se fiche bien des contingences quotidiennes, qui prend les plaisirs là où elle les trouve tant que cela ne blesse personne, mais assume néanmoins sa responsabilité de mère temporaire de substitution.
    Dans ce récit, l'eau et les événements coulent, glissent, ne font qu'effleurer les personnages qui se laissent porter. On a l'impression d'être dans un rêve, on doute parfois que certaines choses se soient réellement produites, tant les descriptions sont peu appuyées. Seuls les faits sont décrits, pas les sentiments. On les devine, de même que le passé de la narratrice, au détour de quelques ellipses.
    A lire les critiques, ce roman souffre beaucoup de la comparaison avec Rosa candida. L'Embellie est ma première entrée dans l'univers de Audur Ava Olafsdottir.. Pour moi, ce fut un joli voyage…
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 12 septembre 2012

    canel
    Merveilleux roman plein de charme et d'humour !
    Trentenaire insouciante, immature, égoïste par négligence, la narratrice est écrivain public. Elle corrige et/ou traduit tous types de manuscrits et sillonne l'Islande pour livrer ses clients... et plus si affinités. Son mari souffre de cette vie conjugale en pointillés, d'autant qu'il veut un bébé, tandis qu'elle se défend farouchement d'aimer les enfants, prétendant 'ne pas avoir la fibre maternelle'... Vraiment ?
    Un excellent moment de lecture ! Comme dans 'Rosa Candida', on assiste à une superbe "rencontre" entre un adulte et un jeune enfant qui s'apprivoisent mutuellement et en viennent à tisser des liens très forts, sur fond de road trip. Mais alors que l'autre ouvrage m'avait longtemps ennuyée (botanique, cuisine, voyage), j'ai immédiatement savouré cette histoire vive, fraîche, drôle, tendre et émouvante - qui ne tombe jamais dans la mièvrerie, malgré les sujets traités. L'auteur excelle à décrire les personnages et les animaux, leurs relations - dialogues et gestes - et les 'plaisirs minuscules', nous rendant ainsi son petit monde vivant, proche et très attachant... et ceci avec beaucoup de finesse et d'humour.
    N'étant ni "maîtresse-queux" (cf. Brassens in 'La non-demande en mariage'), ni fana de tricot, j'avoue avoir survolé les cinquante dernières pages, tout en admirant cette pirouette, ce dernier trait d'humour - je l'ai en tout cas perçu comme tel.
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    • Livres 3.00/5
    Par StephaneMei, le 16 novembre 2012

    StephaneMei
    L'histoire d'une femme totalement spectatrice de sa vie.
    Son mari vient de la quitter, à sa grande surprise. Pas une mauvaise surprise, juste une surprise quoi. Elle croit qu'elle l'aimait, mais en fait peut-être pas, ou peut-être bien, comment savoir ? Sa meilleure amie lui refile son gamin, ça lui plaît pas trop, mais c'est comme ça. Elle gagne le gros lot de la loterie par hasard (bon, ça c'est normal, hi hi ). Et elle part faire le tour de l'Islande en voiture avec ce gamin, alors qu'il y a des inondations sans précédent, que les routes sont coupées, mais on verra bien, advienne que pourra.
    Ça fait presque un mois que j'ai lu L'Embellie d'Audur (je ne suis pas de ses intimes, mais je l'appelle comme ça parce que je ne sais pas écrire Auður Ava Ólafsdóttir). Et c'est comme pour le ð, j'ai du mal à écrire ma critique : difficile d'évaluer ce que j'en pense.
    C'est écrit de manière drôle, mais tellement détachée que je ne crois pas à ce personnage, certes complètement paumé, mais qui est si passif que j'y perds mon empathie. C'est mignon, il y a de belles descriptions de l'Islande et des Islandais (que je ne connais pas, je fais confiance à l'auteur), on sourit par moments. le chat est mignon, l'enfant est mignon, la femme est mignonne (en tout cas, elle dit jamais non). Et le lecteur, ben il est bien mignon aussi et il suit, mais sans trop s'impliquer, comme l'héroïne.
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 04 décembre 2012

    litolff
    L'Embellie, deuxième roman de l'auteur a été écrit en 2004, bien avant Rosa Candida bien qu'il ait été traduit et publié en France bien plus tard.
    J'ai retrouvé dans ce roman la fantaisie qui m'avait séduite dans Rosa Candida, mais je n'ai été qu'à moitié emballée là où j'avais été totalement séduite.
    Les personnages d'Audur Olafsdottir sont attachants : jeune femme immature, fantaisiste et placide, l'héroïne de L'Embellie, comme l'Arnljótur de Rosa Candida se laisse ballotter par la vie sans intervenir véritablement. Il aura fallu que son mari la quitte pour qu'elle commence à se poser des questions sur son mariage… et alors même qu'elle se félicite de son statut de célibataire sans enfant, voilà que sa meilleure amie lui colle entre les bras un marmot de 4 ans pour un temps indéterminé.
    Commence alors un tour d'Islande en hiver où les personnages les plus inattendus surgissent dans le désert de lave et la nuit noire ! J'ai bien aimé cet aspect « ethnologique » du roman où l'on suit la route circulaire, cette route étonnante, seule grande route islandaise, qui longe les côtes, bordées de falaises abruptes, de déserts, où l'on rencontre de façon inopinée une faune diverse et variée : moutons, faucons, oies sauvages, baleines, phoques…
    Si j'ai aimé les personnages et la nature, l'ensemble m'a cependant laissé comme un goût d'inachevé : sympathique, plein d'humour et facile à lire mais moins abouti que Rosa Candida. Et pour ceux, qui comme moi, auront aimé le road-trip islandais, je leur conseille la lecture de Karitas, sans titre de Kristín Marja Baldurs
    dóttir et entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 02 mars 2013

    caro64
    Après Rosa candida (le roman qui fait du bien !), Audur Ava Ólafsdóttir nous offre L'Embellie et nous y retrouvons la veine qui nous avait plu. Un roman tout aussi charmant, mais très différent.
    Il se construit autour d'un personnage principal, une femme de trente-trois ans, larguée par son mari pour une jeune maîtresse enceinte. Mais comme dit l'adage, malheureux en amour heureux aux jeux ! La narratrice empoche une coquette somme et décide de partir en voyage. Sa meilleure amie, Audur, encore plus farfelue que la narratrice et sur le point d'accoucher de jumeaux, lui confie son petit garçon de quatre ans pendant quelques semaines, le temps de terminer tranquillement sa grossesse. C'est alors que la narratrice part sur la Route Nationale 1 islandaise, celle qui fait le tour de l'île, avec Tumi qui est malentendant et s'embarque dans un périple qui les mènera dans un petit village islandais qui servait jadis de lieu de villégiature à sa famille. Elle qui n'a jamais voulu d'enfant , qui est incapable d'être mature et que son ex-mari trouvait trop fantasque, doit faire face à l'improvisation.
    À la fois touchant et cocasse, le roman nous entraîne dans ce road trip en compagnie d'un duo aussi insolite qu'attachant. Les situations dans lesquelles se retrouve la narratrice sont toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Audur Ava Ólafsdóttir y aborde une fois de plus la quête personnelle et la recherche de soi à travers un voyage initiatique. Les paysages se prêtent au récit et les frasques de la narratrice ne cessent de nous donner le sourire. Un joli roman plein d'allégresse et de fantaisie.

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Critiques presse (2)


  • Actualitte , le 27 septembre 2012
    Comme un conte merveilleux ancré pourtant dans une réalité quotidienne parfois un peu rude, mais jamais triste. Un parti pris manifeste que l'on retrouve d'ailleurs dans Rosa Candida.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LesEchos , le 30 août 2012
    Audur Ava Olafsdottir réinvente la carte du tendre, dans les laves luisantes et les torrents de boue.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par deriblek, le 21 juillet 2014

    Quand je regarde en arrière, sans vraiment respecter à cent pour cent la chronologie, nous sommes là, serrés l'un contre l'autre, au milieu de la photo...

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  • Par canel, le 11 septembre 2012

    - Je n'ai pas la fibre maternelle, d'ailleurs je ne pense pas avoir d'enfant un jour. Je n'ai même pas l'allure d'une mère.
    - Les mères n'ont qu'une chose en commun : ce sont des femmes qui ont couché avec un homme au moment de l'ovulation sans prendre les précautions adéquates. Pas même besoin de le faire deux fois, en tout cas avec le même homme. (...) Etre mère, c'est se réveiller le matin, faire de son mieux puis se coucher le soir en espérant que tout ira pour le mieux.
    (p. 136)
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  • Par joedi, le 11 mars 2014

    — Saviez-vous, dit-il, que le battement de cœur d'une baleine s'entend à cinq kilomètres à la ronde ?
    J'avoue que je l'ignorais ...
    — Alors vous ne savez sans doute pas non plus que les battements de cœur d'une baleine peuvent perturber les transmissions radio d'un sous-marin et empêcher une guerre ?

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  • Par litolff, le 04 décembre 2012

    Les gens découvrent de plus en plus les qualités apaisantes de la tortue comme animal de compagnie, réplique le vendeur. Elle a également l'avantage de pouvoir se conserver vivante jusqu'à trois semaines au réfrigérateur si l'on part en voyage -tant qu'elle est encore petite. Il est rare que les familles tiennent le coup ensemble pour des vacances plus longues.

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  • Par canel, le 11 septembre 2012

    Beaucoup d'événements lourds de conséquences peuvent advenir dans la vie d'une femme en moins d'une journée. La plupart des erreurs se font en un instant, se mesurent en secondes, mauvais virage, pied sur l'accélérateur au lieu du frein, ou l'inverse. Les erreurs sont rarement le résultat d'un enchaînement de décisions logiques ; par exemple, une femme peut être à un cheveu d'aimer absolument, être même à l'extrême bord, sans y avoir réfléchi une seule minute. (p. 250-251)
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