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ISBN : 2843045894
Éditeur : Zulma (2012)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.36/5 (sur 264 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 12 septembre 2012

    canel
    MERVEILLEUX ROMAN PLEIN DE CHARME ET D'HUMOUR !
    Trentenaire insouciante, immature, égoïste par négligence, la narratrice est écrivain public. Elle corrige et/ou traduit tous types de manuscrits et sillonne l'Islande pour livrer ses clients... et plus si affinités. Son mari souffre de cette vie conjugale en pointillés, d'autant qu'il veut un bébé, tandis qu'elle se défend farouchement d'aimer les enfants, prétendant 'ne pas avoir la fibre maternelle'... Vraiment ?
    Un excellent moment de lecture ! Comme dans 'Rosa candida', on assiste à une superbe "rencontre" entre un adulte et un jeune enfant qui s'apprivoisent mutuellement et en viennent à tisser des liens très forts, sur fond de road trip. Mais alors que l'autre ouvrage m'avait longtemps ennuyée (botanique, cuisine, voyage), j'ai immédiatement savouré cette histoire vive, fraîche, drôle, tendre et émouvante - qui ne tombe jamais dans la mièvrerie, malgré les sujets traités. L'auteur excelle à décrire les personnages et les animaux, leurs relations - dialogues et gestes - et les 'plaisirs minuscules', nous rendant ainsi son petit monde vivant, proche et très attachant... et ceci avec beaucoup de finesse et d'humour.
    N'étant ni "maîtresse-queux" (cf. Brassens in 'La non-demande en mariage'), ni fana de tricot, j'avoue avoir survolé les cinquante dernières pages, tout en admirant cette pirouette, ce dernier trait d'humour - je l'ai en tout cas perçu comme tel.
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    • Livres 3.00/5
    Par StephaneMei, le 16 novembre 2012

    StephaneMei
    L'histoire d'une femme totalement spectatrice de sa vie.
    Son mari vient de la quitter, à sa grande surprise. Pas une mauvaise surprise, juste une surprise quoi. Elle croit qu'elle l'aimait, mais en fait peut-être pas, ou peut-être bien, comment savoir ? Sa meilleure amie lui refile son gamin, ça lui plaît pas trop, mais c'est comme ça. Elle gagne le gros lot de la loterie par hasard (bon, ça c'est normal, hi hi ). Et elle part faire le tour de l'Islande en voiture avec ce gamin, alors qu'il y a des inondations sans précédent, que les routes sont coupées, mais on verra bien, advienne que pourra.
    Ça fait presque un mois que j'ai lu L'Embellie d'Audur (je ne suis pas de ses intimes, mais je l'appelle comme ça parce que je ne sais pas écrire Auður Ava Ólafsdóttir). Et c'est comme pour le ð, j'ai du mal à écrire ma critique : difficile d'évaluer ce que j'en pense.
    C'est écrit de manière drôle, mais tellement détachée que je ne crois pas à ce personnage, certes complètement paumé, mais qui est si passif que j'y perds mon empathie. C'est mignon, il y a de belles descriptions de l'Islande et des Islandais (que je ne connais pas, je fais confiance à l'auteur), on sourit par moments. le chat est mignon, l'enfant est mignon, la femme est mignonne (en tout cas, elle dit jamais non). Et le lecteur, ben il est bien mignon aussi et il suit, mais sans trop s'impliquer, comme l'héroïne.
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 04 décembre 2012

    litolff
    L'Embellie, deuxième roman de l'auteur a été écrit en 2004, bien avant Rosa Candida bien qu'il ait été traduit et publié en France bien plus tard.
    J'ai retrouvé dans ce roman la fantaisie qui m'avait séduite dans Rosa Candida, mais je n'ai été qu'à moitié emballée là où j'avais été totalement séduite.
    Les personnages d'Audur Olafsdottir sont attachants : jeune femme immature, fantaisiste et placide, l'héroïne de L'Embellie, comme l'Arnljótur de Rosa Candida se laisse ballotter par la vie sans intervenir véritablement. Il aura fallu que son mari la quitte pour qu'elle commence à se poser des questions sur son mariage… et alors même qu'elle se félicite de son statut de célibataire sans enfant, voilà que sa meilleure amie lui colle entre les bras un marmot de 4 ans pour un temps indéterminé.
    Commence alors un tour d'Islande en hiver où les personnages les plus inattendus surgissent dans le désert de lave et la nuit noire ! J'ai bien aimé cet aspect « ethnologique » du roman où l'on suit la route circulaire, cette route étonnante, seule grande route islandaise, qui longe les côtes, bordées de falaises abruptes, de déserts, où l'on rencontre de façon inopinée une faune diverse et variée : moutons, faucons, oies sauvages, baleines, phoques…
    Si j'ai aimé les personnages et la nature, l'ensemble m'a cependant laissé comme un goût d'inachevé : sympathique, plein d'humour et facile à lire mais moins abouti que Rosa Candida. Et pour ceux, qui comme moi, auront aimé le road-trip islandais, je leur conseille la lecture de Karitas, sans titre de Kristín Marja Baldurs
    dóttir et entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 02 mars 2013

    caro64
    Après Rosa candida (le roman qui fait du bien !), Audur Ava Ólafsdóttir nous offre L'Embellie et nous y retrouvons la veine qui nous avait plu. Un roman tout aussi charmant, mais très différent.
    Il se construit autour d'un personnage principal, une femme de trente-trois ans, larguée par son mari pour une jeune maîtresse enceinte. Mais comme dit l'adage, malheureux en amour heureux aux jeux ! La narratrice empoche une coquette somme et décide de partir en voyage. Sa meilleure amie, Audur, encore plus farfelue que la narratrice et sur le point d'accoucher de jumeaux, lui confie son petit garçon de quatre ans pendant quelques semaines, le temps de terminer tranquillement sa grossesse. C'est alors que la narratrice part sur la Route Nationale 1 islandaise, celle qui fait le tour de l'île, avec Tumi qui est malentendant et s'embarque dans un périple qui les mènera dans un petit village islandais qui servait jadis de lieu de villégiature à sa famille. Elle qui n'a jamais voulu d'enfant , qui est incapable d'être mature et que son ex-mari trouvait trop fantasque, doit faire face à l'improvisation.
    À la fois touchant et cocasse, le roman nous entraîne dans ce road trip en compagnie d'un duo aussi insolite qu'attachant. Les situations dans lesquelles se retrouve la narratrice sont toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Audur Ava Ólafsdóttir y aborde une fois de plus la quête personnelle et la recherche de soi à travers un voyage initiatique. Les paysages se prêtent au récit et les frasques de la narratrice ne cessent de nous donner le sourire. Un joli roman plein d'allégresse et de fantaisie.

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    • Livres 3.00/5
    Par nathalia1307, le 15 avril 2014

    nathalia1307
    Cette lecture, un goût de l'Islande retrouvée suite à un voyage sur cette île magnifique!
    ce roman est le tout premier écrit par l'auteure. Et je l'ai particulièrement apprécié pour avoir retrouver cette terre et la vie insulaire de cette narratrice, sur une île qu'elle décrit avec une langueur douce et tranquille. Comme dans toute histoire contée, elle part d'une certaine réalité, qu'elle s'amuse à déformer avec beaucoup de fantaisie, un conte moderne.

    Là ou elle décrit la vie d'une trentenaire qui se cherche encore, elle n'est pas heureuse en ménage, entre son mari et son amant, et sa vie professionnelle ne semble pas être un point d'ancrage fort hop là voila prise dans les revers de la vie en plein mois de Novembre, ses deux hommes décidant de la planter sans préavis.

    Or, cette charmante narratrice, dont nous ignorons totalement le prénom et la fille de qui elle est, me surprend par son sens de la légereté et sa fantaisie, elle semble dégager une certaine platitude dans ses rapports affectifs, car elle cache ce torrent d'émotion, qu'elle ne sait exprimer. Aussi préfère-t-elle organiser un repas d'adieux en tête à tête avec son ex-mari pour célébrer son divorce, plutôt que de s'enfoncer dans une lutte conflictuelle pour savoir qui va garder l'appartement ou le canapé, et je vous cache un peu le menu du repas, car là aussi il tient de l'originalité et le roman n'en manque pas.

    Car l'essentiel est ailleurs, et cela elle le sent bien, tout ne colle pas toujours dans la vie, faut-il pour cela larmoyer sur son sort? Et bien non, là est sa philosophie,en plein mois de Novembre sur cette île ou le jour ne dure que quelques heures, elle décide de prendre la route, l'unique route circulaire qui fait le tour d'Islande pour gagner un endroit isolé ou elle à fait installer un chalet en bois gagné à la loterie ...


    Ah l'histoire est décousue certes, mais elle s'affranchit notre narratrice du superflu, elle s'affranchit du quotidien qui ternit la vie pour n'en garder que l'essentiel, ce qui fait plaisir, les bonnes choses comme les bon petits plats cuisinés, qui pullulent dans cette histoire. Elle échappe à une certaine réalité mais pas aux éléments naturels, la pluie, le vent, le froid les conditions climatiques qui la rattrappent sans cesse car cette île si magnifique soit-elle devient un cauchemard de contraintes dès que les éléments se déchaînent et là, c'est magnifiquement raconté dans ce roman. Mais n'est ce pas pareil dans la vraie vie?

    Pour embellir cette échappée, elle embarque un petit complice, Tumi, le fils de sa meilleure amie, Tumi est différent et elle va contribuer à agrémenter sa vie. Bien sur, en chemin, les hommes, amoureux, amants sont au rendez vous, rencontres fortuites, improbables, impossible vous l'aurez compris sa vie affective n'est pas simple. Mais qu'importe, l'amour chez Audur Ava Olafdottir c'est un peu comme les recettes de cuisine, qui figurent à la fin du livre, il faut les bons ingrédients et le tour du main reste le secret de la réussite.

    Autant le dire, je suis tombée sous le charme de cette auteure, dont j'ai aimé l'écriture imagée, me rappellant des lectures précédentes comme celle de Siri Husvedt Un été sans les hommes, ou plus récemment La Havanne Année Zéro de Karla Suarez, que je n'ai pas pris le temps d'évoquer.

    J'aime leur approche, très féminine, et non féministe, leur manière d'évoquer la relation homme- femme tout en lui laissant sa part de mystère et d'équivoque. Chacune portant un regard lucide et sachant le raconter avec légereté.

    Ce roman m'a rappelé cette route que j'ai emprunté à plusieurs reprises, pour gagner des endroits reclus de l'île et c'est toute une expédition que de la prendre cette route, vu qu'il n'y a pas de route sur l'île pour traverser les champs de lave et qu'elle peur disparaitre sous les eaux du jour au lendemain, nul doute qu'elle aurait plu à cher Kerouac.


    Chez Audur Ava Olafdottir, le mélange entre réalité et conte est des plus inattendu, en tout cas j'aime la voix de cette raconteuse d'histoires, et nul doute qu'elle a des talents pour raconter l'Islande car elle sait détailler les saveurs de son île, essayez le saumon ou tout autre poisson fumé au petit déjeuner le matin c'est excellent!
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Critiques presse (2)


  • Actualitte , le 27 septembre 2012
    Comme un conte merveilleux ancré pourtant dans une réalité quotidienne parfois un peu rude, mais jamais triste. Un parti pris manifeste que l'on retrouve d'ailleurs dans Rosa Candida.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LesEchos , le 30 août 2012
    Audur Ava Olafsdottir réinvente la carte du tendre, dans les laves luisantes et les torrents de boue.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par canel, le 11 septembre 2012

    - Je n'ai pas la fibre maternelle, d'ailleurs je ne pense pas avoir d'enfant un jour. Je n'ai même pas l'allure d'une mère.
    - Les mères n'ont qu'une chose en commun : ce sont des femmes qui ont couché avec un homme au moment de l'ovulation sans prendre les précautions adéquates. Pas même besoin de le faire deux fois, en tout cas avec le même homme. (...) Etre mère, c'est se réveiller le matin, faire de son mieux puis se coucher le soir en espérant que tout ira pour le mieux.
    (p. 136)
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  • Par joedi, le 11 mars 2014

    — Saviez-vous, dit-il, que le battement de cœur d'une baleine s'entend à cinq kilomètres à la ronde ?
    J'avoue que je l'ignorais ...
    — Alors vous ne savez sans doute pas non plus que les battements de cœur d'une baleine peuvent perturber les transmissions radio d'un sous-marin et empêcher une guerre ?

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  • Par litolff, le 04 décembre 2012

    Les gens découvrent de plus en plus les qualités apaisantes de la tortue comme animal de compagnie, réplique le vendeur. Elle a également l'avantage de pouvoir se conserver vivante jusqu'à trois semaines au réfrigérateur si l'on part en voyage -tant qu'elle est encore petite. Il est rare que les familles tiennent le coup ensemble pour des vacances plus longues.

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  • Par canel, le 11 septembre 2012

    Beaucoup d'événements lourds de conséquences peuvent advenir dans la vie d'une femme en moins d'une journée. La plupart des erreurs se font en un instant, se mesurent en secondes, mauvais virage, pied sur l'accélérateur au lieu du frein, ou l'inverse. Les erreurs sont rarement le résultat d'un enchaînement de décisions logiques ; par exemple, une femme peut être à un cheveu d'aimer absolument, être même à l'extrême bord, sans y avoir réfléchi une seule minute. (p. 250-251)
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  • Par litolff, le 03 décembre 2012

    Même si je connais beaucoup de langues, peut-être trop, je n'ai jamais su spécialement me servir des mots, en tête à tête face à un homme. Bien consciente qu'une phrase demande ordinairement un sujet, un verbe et un complément, et qu'il faudra au moins trois conjonctions pour lui donner toute sa complexité, ma maîtrise des mots ne va pas si loin, je n'arrive pas à les trouver, à dire le mot juste, celui qui compte. Je n’arrive même pas à dire à un homme les paroles indispensables telles que "prends garde à toi" et "je t'aime". Dans cet ordre.
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