Il faut croire que Véronique Olmi aime les histoires gouvernées par les fêlures et les failles. Bord de mer et Numéro six étaient scandés par les ruptures psychologiques. Dans le même esprit et les mêmes intentions, l'auteur so... > voir plus
Dès que je commence un "Olmi", c'est d'une traite que je le lis. Son style captive mon attention et crée l'envie de savoir. Plongée dans les coulisses d'un théâtre après que les "payants" aient regagné leur domicile, plongée dans les jeux du paraître, des faux sourires, des regards assassins : tout un monde... Deux femmes se croisent, se comprennent : similitudes et différences vont les rapprocher. Autour d'elles, des hommes, un peu pâles, un peu lâches... le portrait des femmes est plus puissant. Effondrement, remise en questions mais on comprend que le 'si bel avenir" est toujours envisageable. Bâtie sur ce qui peut sembler des banalités de la vie, leur amitié rare les amènera à se reconsidérer ou à se détruire mais surtout à seconder l'autre dans la douleur qui l'anéantit. Des êtres se rencontrent, s'aiment, ne s'aiment plus, se déchirent, se désespèrent..., des passés font mal, des avenirs sont nébuleux... la vie... sous la plume de Véronique Olmi.
Il rentra chez lui.
Il fit un café, parce qu'on fait toujours un café quand tout est perdu, il est des gestes qui sauvent par leur banalité, des gestes qui ressemblent à la vie, quand la vie fout le camp.
Pour elle, tout était signe, tout était relié, les êtres, les choses, les dates et les lieux, tout se tenait, et parfois à force de se tenir, les signes formaient des entraves et elle avait l'impression d'être bloquée contre un mur.