ISBN : 2253121940
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu’il approche la main. L’espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par urbanbike, le 19 février 2008

    urbanbike
    Comme un livre de voyage, on ne cesse de se balader d'un lieu de production à un autre et de découvrir les diverses logiques qui s'opposent… Entre les cultures traditionnelles qui emploient des villages entiers et les fermes ultra mécanisées des USA, entre les dégâts écologiques, la consommation pléthorique d'eau, les enjeux industriels, les souhaits des actionnaires qui vont à l'encontre des petits producteurs, le déboisement à vitesse grand V du Brésil, l'empire chinois de la chaussette, Erik Orsenna restitue son cheminement de manière passionnante et rend compte au lecteur avec humour de la situation actuelle.
    Suite ici :
    http://www.urbanbike.com/index.php/site/voyage-aux-pays-du-coton-erik-orsenna/
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  • Par liberlibri, le 01 décembre 2008

    liberlibri
    ... satinette, tartalane, vichy, voile, zéphyr
    Un rapport entre tous ces substantifs ? Oui ! le gossypium ! Ou le coton, si l'on préfère, objet du dernier livre d'Erik Orsenna. De l'Afrique à l'Asie, en passant par les Amériques et la vieille Europe, notre académicien s'est intéressé par le truchement de cette fibre, à l'un des aspects de la mondialisation. Car cette frêle fleur vaporeuse (ou devrais-je dire cotonneuse…) constitue un objet de convoitise et de spéculation. Qu'il s'agisse du paysan malien ou du généticien brésilien, beaucoup fondent dans le coton de mirobolants espoirs. Espoir de survie pour le premier, espoir d'améliorer le quotidien pour le second. Mais, à des lieux de ces rêveurs, se trouvent des pragmatiques. Les Chinois, douze heures par jour, sept jours sur sept au service du coton et ils bâtissent un empire de la chaussette ! Toutefois, il ne faudrait pas croire que ce livre d'Orsenna fût seulement composé d'anecdotes, c'est aussi une réflexion sur les échanges de marchandises et, finalement, surtout sur les hommes qui se les échangent. Une sorte d' « essai de voyage » comme je l'ai lu quelque part, de « manuel d'économie politique », comme j'ai pu le lire ailleurs. le talent de cet Immortel réside dans sa pédagogie. Doué d'un don de conteur, en même temps que d'enseignant, Erik Orsenna sait comme personne rendre limpides les imbroglios économiques d'aujourd'hui. De rebutants (pour moi), ils deviennent compréhensibles et, mieux, intéressants. Un tour de force ! D'aucuns lui reprocheront de faire l'apologie de la mondialisation, d'autres de condamner le libéralisme. Qu'importent ces critiques, Erik Orsenna donne à comprendre. De plus, il a pris des risques ; car sachez que, non content d'avoir été chassé de la capitale de la chaussette, il a failli être envoûté par une femme tarare au Kazakhstan. Parbleu ! Un Immortel ensorcelé, on n'ose imaginer ce qu'il eût pu advenir !

    Lien : http://liber-libri.blogspot.com/2008/06/batiste-calicot-cellular-cou..
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    • Livres 3.00/5
    Par Aela, le 30 janvier 2011

    Aela
    Le sous-titre de cet excellent livre d'Eric Orsenna: "petit précis de mondialisation"..On suit les chemins pris par la production du coton au fil des siècles, de l'agriculture à l'industrie textile, en passant par la biochimie.. Captivant..
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 03 juin 2008

    Sarah_DD
    L'auteur pose ici un regard sur différentes réalités liées au travail du coton. Il n'explique rien, il relate seulement certains passages de son voyage. J'ai toutefois été étonnée du ton un peu "je me comprends", certains passages ou références ne sont pas explicités. Il semble dénoncer une série de choses liées à cette exploitation, mais on ne cible pas toujours quoi avec précision. Ce n'est pas vraiment un essai disons, il n'en n'a pas la précision, ce n'est pas assez fouillé. La partie conclusive est très bien faite et propose plusieurs pistes de réflexion.
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    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo, le 14 novembre 2010

    ChezLo
    Il vaudrait mieux se fier au titre qu'au sous-titre. "Petit précis de mondialisation" c'est un peu ambitieux. A mon avis, ce livre est plutôt un carnet de voyage, de voyages sur les traces du commerce du coton. Des rencontres et des réflexions. Mais on est loin de comprendre tous les rouages économiques autour des cours du coton, ni les réels enjeux des cultures OGM (depuis 1954 existe le coton glandless muté par voie génétique pour être dépourvu de gossypol, facteur de toxicité)...
    (...)

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2006/11/voyage-aux-pays-du-coton.html
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 14 novembre 2010

    Le coton est le porc de la botanique : chez lui, tout est bon à prendre. Donc tout est pris. D'abord, on récupère le plus précieux : les fibres. Ce sont ces longs fils blancs, formant les flocons qui entourent les graines. Des machines vont les en séparer. Les fibres du coton sont douces, souples et pourtant solides. Elles résistent à l'eau et à l'humidité. Elles ne s'offusquent pas de nos transpirations. Sans grogner, elles acceptent d'être mille fois lavées, mille et une fois repassées. Elles prennent comme personne la teinture, et la gardent... La longue liste de ces qualités a découragé les matières naturelles concurrentes, animales et végétales. La laine et le lin ne représentent plus rien. Si la fibre synthétique domine le marché du textile (soixante pour cent), le coton résiste (quarante pour cent). Et c'est ainsi que le coton vêt l'espèce humaine. Il ne s'en tient pas là.
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  • Par KATE92, le 01 mars 2012

    « M. Machado fait la moue et lève la main droite. M. Machado est fataliste : - Si le numérique continue à s'étendre, j'irai ailleurs. De toute façon, je ne suis plus jeune. Je n'aurais plus si longtemps à m'enfuir. C'est aux jeunes que je pense. Et M. Machado se met à pleurer. Des larmes lui coulent des yeux, qu'il n'essuie pas. J'apprendrai plus tard que les soixante-quinze mille rues ne sont pas les seuls cauchemars de l'ancien photographe. Sur le siège avant droit, à la place du mort, est un fantôme. M. Machado avait un fils de seize ans. Lequel, un soir, dans un café, échange quelques mots un peu vifs avec un autre jeune. Le lendemain, l'autre jeune revient, il égorge le fils de l'ancien photographe. M. Machado profite d'un feu rouge pour me regarder. Je vois ses yeux et sa bouche grossis dans le rétroviseur. Il a cessé de pleurer. Il sourit. Je me retiens pour ne pas le supplier d'arrêter : son sourire est plus triste que ses larmes. »
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  • Par urbanbike, le 19 février 2008

    Il me quitte sur cette autre question :
    — Que vaut-il mieux : acheter un peu plus cher avec son salaire ou acheter au plus bas prix avec ses indemnités de chômeur ?

    Dans la micheline jaune et bringuebalante qui de toute sa vitesse (cinquante à l'heure) m'emporte vers Épinal, je me souviens d'une étude commandée par le gouvernement Blair (et par lui gardée secrète). Avec froideur — certains diront cynisme —, les gains de pouvoir d'achat dus aux pratiques d'achat hautement concurrentielles des supermarchés étaient comparés aux coûts du chômage engendré par ces pratiques. Et c'est ainsi qu'un appui plus sensible encore fut apporté à la grande distribution.
    « Un euro le jean ! »
    Comment ne pas prendre cette annonce pour ce qu'elle est : une insulte au travail ?
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  • Par KATE92, le 01 mars 2012

    « Le futur a commencé là, grâce au café et au sucre. Et dans la machine à fabriquer le futur brésilien, le coton n'était qu'un tout petit rouage. Le climat n'était pas trop favorable : pas assez de chaleur, malgré le tropique du Capricorne, et trop de pluie aux mauvais moments. Le coton a préféré changer d'air, monter vers le nord ou le nord-ouest. Mais les usines de kilomètres, les usines se touchent. Leurs noms sont proclamés fièrement sur de grands panneaux multicolores. Cet orgueil est touchant. Mais on voit bien qu'il cache l'essentiel : ces usines ne sont que les morceaux d'une usine unique, une fabrique nommée Brésil, la fabrique du futur. »
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  • Par KATE92, le 01 mars 2012

    « - Je peux vous parler ? - De quoi ? - Du coton. Aucune réponse. Beignet. Coca. Beignet. Coca. Inutile d'insister. J'étais prévenu. C'est un jour sans. Il me faudra attendre le lendemain pour m'entretenir de coton. Le planteur qui accepte de me parler est plus modeste : six cents hectares au lieu de mille cent. Mais il a un chien. Et c'est grâce au chien que nous avons noué connaissance. Il ventait dur, ce jour-là. Une grosse boule d'épines roulait sur la route. Elle semblait venir de très loin, peut-être de l'Arizona ou du Colorado. Le chien jouait avec elle. Quand on ne peut pas se perdre, il faut bien se distraire avec quelque chose. Une rafale plus violente que les autres poussa la boule contre le chien. Il ne pouvait plus se dégager. Je l'ai aidé. Le maître du chien m'a invité sur son tracteur. - Maudit vent. - Maudit vent. Avec une telle introduction et l'amitié des chiens en partage, on devient vite amis. - Vous voulez connaître la vie d'un paysan du coton ? Vous êtes prêt à ne pas beaucoup rire ? Bon. Par où voulez-vous que je commence ? »
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La Parole des auteurs - Sur la route du papier d'Erik Orsenna .
Après son Voyage aux pays du coton, paru en 2006, puis L?avenir sur l?eau, en 2008, Erik Orsenna, de l?Académie Française, nous présente son tour du monde Sur la route du papier publié aux éditions Stock en février 2012. « Un jour, je me suis dit que je ne l?avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c?est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n?avais que trop tardé. L?heure était venue de lui rendre hommage. D?autant qu?on le disait fragile et menacé. Alors j?ai pris la route. Sa route. de la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l?Inde, le Japon, l?Indonésie, l'Ouzbékistan, le Brésil, l?Italie, le Portugal et bien sûr la France, j?ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes. Saviez-vous que le chiffre d'affaires planétaire du papier l'emporte sur celui de l'aéronautique ? Comme je me préparais au départ, une petite voix m'avait soufflé : "Deux mille ans que la planète et le papier cohabitent. Plus tu en sauras sur lui, mieux tu apprendras sur elle". La petite voix n'avait pas tort. » Erik Orsenna Vous avez aimé l'auteur ou l'interview, n'hésitez pas à partager vos réactions avec les autres internautes. Donnez-nous vos impressions dans la rubrique réagissez à l'actualité.











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