> Richard Prêtre (Autre)

ISBN : 2851841416
Éditeur : Editions Champ Libre (1983)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
Sans doute parce que ce roman est un long monologue plein de drôlerie, on a pu dire qu'il s'agit de la part d'Orwell de son livre le plus tonique. A l'instar de Leopold Bloom dans«Ulysse», l'antihéros de ce récit souhaite échapper à la routine, aux traditions. Mais en r... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par Chouchane, le 15 novembre 2010

    Chouchane
    Georges a 45 ans, il est représentant de commerce, gros, rouge, il porte un dentier... Il se regarde vieillir quand une affiche publicitaire l'arrache au présent et le plonge dans ses souvenirs d'enfance... et nous avec. C'est une véritable rencontre avec la nostalgie, ce qu'elle a de merveilleux, de réparateur. Les descriptions de ce petit village à une encablure de Londres à l'aube de la première guerre mondiale font de nous les spectateurs muets et admiratif de l'histoire. Orwell nous fait remonter le temps, la Tamise regorge de poissons, des grainetiers font pousser la nourriture pour les oiseaux au fond de leur jardin, des châteaux sont abandonnés aux promeneurs, les étangs frais et profonds abritent d'énormes carpes, les enfants ont le temps de s'allonger sur le dos pour regarder les nuages et ils aiment ça ! Tout cela dans un parfum d'entre-deux guerre, de champs de batailles à venir, le livre est écrit en 39 et on sent l'inquiétude poindre. Les thèmes chers à Orwell sont présents en toile de fond, notre anti-héro pressent la guerre et les grands bouleversements qui vont modifier le monde. En remontant le chemin de ses souvenirs, Georges se rappelle qu'il s'était promis de revenir pêcher ces carpes, dans cet étang caché sous d'énormes hêtres. 40 après, il décide de remonter le courant vers les lieux de son enfance avec une canne à pêche mais "On ne peut pas remettre Jonas dans le ventre de la baleine". C'est un livre formidable qui malgré la nostalgie possède une certaine drôlerie et pour peu qu'on prenne le temps de se laisser envahir par cette atmosphère, on passe un très bon moment.
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Citations et extraits

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  • Par Philou, le 14 mars 2012

    Le monde dans lequel nous sommes destinés à dégringoler, le monde de la haine et des slogans. Les chemises de couleur. Les barbelés. Les matraques en caoutchouc. Les cellules secrètes où la lumière électrique brûle nuit et jour et le policier qui vous surveille pendant votre sommeil. Et les défilés d'affiches avec des visages gigantesques, et les foules de millions de personnes qui acclament le chef jusqu'à ce qu'elles soient persuader de l'adorer, tout en lui vouant une haine mortelle à en vomir. Tout cela va arriver. Ou est-ce évitable ? Certains jours je pense que c'est impossible, d'autres je sais que c'est inévitable.
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  • Par Chouchane, le 15 novembre 2010

    Qu'éprouvez-vous à voir les tombes de vos parents vingt ans plus tard ? je ne pas ce qu'on devrait éprouver, mais je peux vous dire ce que j'éprouvais moi : rien. Père et mère m'avaient toujours été présents. Comme s'ils existaient quelque part dans une sorte d'éternité.
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  • Par Chouchane, le 02 novembre 2010

    Ainsi, il me semble que c'est tout le temps l'été quand je me rappelle mon enfance. Je peux sentir l'herbe autour de moi, la chaleur qui monte de la terre, la poussière du sentier et la lumière verdie qui filtre entre les noisetiers.
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