Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

> Michel Le Guern (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070316254
Éditeur : Gallimard (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.56/5 (sur 213 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"L'homme est un roseau pensant" : cette célèbre pensée ne constitue qu'un des quelque huit cents fragments que comptent les Pensées, qui composent l'un des textes fondateurs de la pensée moderne. Destinées à l'origine à conva... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 07 décembre 2007

    chartel
    Cela faisait pas mal de temps que ce célèbre livre hantait mon esprit, et c'est parce que le Magazine Littéraire a sorti un numéro consacré à Pascal que j'ai enfin fait le pas et me suis lancé dans la lecture de ce recueil fragmenté (l'édition Sellier qui suit l'ordre de la seconde copie). J'ai tout d'abord été irrité par le fanatisme de cet homme. Il m'est apparu complètement aveuglé par sa foi et sa dévotion religieuse. Il en ressortait un sentiment amer d'œuvre pompeuse et moralisatrice. Et puis, même si ce sentiment ne s'est pas effacé totalement, surtout lorsque l'auteur s'acharne à disséquer les livres saints et à citer des passages appuyant ses thèses ou contredisant ses détracteurs, j'ai découvert un homme profondément désespéré. Désespéré par le sentiment du vide existentiel et par le profond aveuglement de l'Humanité. Blaise Pascal nous éblouit par son sens de la rhétorique, par ses aphorismes subtils, évidents et tranchants. La forme même de l'œuvre, parcellaire, peut se lire tout d'un trait, pour observer la construction d'une pensée et d'une argumentation, et de manière ponctuelle, comme lorsque l'on souhaite entendre le son poétique des mots. Blaise Pascal est un vrai poète. Il a peut être influencé certains auteurs célèbres (Nietzsche, Char), qui ont employé cette forme courte et lacunaire, mais terriblement foudroyante. Lire Pascal aujourd'hui permet également de mettre en évidence les travers de notre société : boulimie consommatrice qu'il mettait en exergue lorsqu'il évoquait les subterfuges du divertissement et autodestruction programmée par un système social brandissant comme étendard la valeur de la concurrence et du paraître qu'il fustigeât à travers sa dénonciation des ravages du péché d'orgueil.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par zohar, le 21 avril 2011

    zohar
    L'HOMME est, tout d'abord, un être déchu. Il est, ensuite, soumis aveuglément à ses désirs. Et enfin, il est incapable de se situer entre l'infiniment grand et l'infiniment petit. C'est dans ce constat que réside tout le fondement de la pensée pascalienne.
    Selon Pascal, ce qui est essentiel lui échappe, l'homme n'est apte à saisir que ce qui est connaissance secondaire (les sciences) ! Dès lors, les efforts des moralistes et philosophes apparaissent donc terriblement dérisoires : la raison ne peut, en aucune façon, fonder une morale ou une métaphysique.
    Seul le cœur constitue l'être profond de l'homme, dit-il, dans les pensées.
    Il est le siège des connaissances intimes immédiates et non démontrables : ces connaissances règlent la conduite de la vie et révèlent à l'être humain sa destinée !
    Par extension, au lieu de développer sa nature, dans l'amour de Dieu, l'homme se replie malheureusement sur lui-même, dans sa propre adoration.
    Il ne peut ainsi éviter le constat de ses insuffisances auxquelles il essaye en vain d'échapper par le DIVERTISSEMENT (c'est ce qui empêche l'homme de penser au néant et, à sa mort certaine).
    Par conséquent, pour assumer ses contradictions, il ne peut que se retourner vers DIEU, seul capable d'expliquer l'énigme qu'il représente (l'homme possède sa grandeur mais aussi sa misère.
    C'est entre ces deux extrémités qu'il trouvera son point d'équilibre et par voie de conséquence celui qui mènera, également, à Dieu).
    Ecrits dans un style poétique teinté d'un léger voile lyrique, les pensées (et ses Pensées) cheminent au gré d'unités qui se rythment et qui s'organisent en versets
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Avalon, le 15 octobre 2009

    Avalon
    Il s'agit d'un livre que j'ai du lire pendant les vacances pour mes cours de Littérature de la Terminale. C'est un livre qui présente Les Pensées plus ou moins longues et plus ou moins détaillées de Pascal. Certaines peuvent être facilement compréhensibles alors que d'autres sont assez dures à comprendre. Une lecture difficile qui nécessite, à mon avis, à certains niveaux de langues. Je pense que je l'apprécierais mieux une fois que je l'aurais étudié.
    L'étude de cette oeuvre m'a permi de comprendre certains aspects de l'oeuvre mais pas tout car il s'agit d'un ouvrage compliqué. J'ai dû acheter des études d'oeuvres (trois pour être précises) mais malgré tout, certains points sont restés dans l'ombre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par ceciled, le 30 juillet 2012

    ceciled
    Ah oui j'ai cru qu'il allait devenir mon pire cauchemar quand j'ai appris que je devrait l'étudier pour l'épreuve de littérature au bac.
    Peut-être est-ce parce que j'ai eu un excellent professeur, mais finalement ce livre ne me quitte plus. Oui, cela doit être grâce à elle car la grande majorité de ma classe voulait tomber sur un sujet traitant Les pensées de Pascal le jour J.
    Pascal est un penseur à la fois farfelu et lucide et ses Pensées plus ou moins longues méritent nos réflexions et méditations. Je garderai toujours en tête sa thèse du grand pari.
    Ce n'est pas une œuvre qui se lit d'une traite, surtout pas, notre cerveau exploserait !! Mais une petite pensée par jour ne fait pas de mal.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

  • Par Cularo, le 27 avril 2013

    Cularo
    Saisissant à mon sens le chef d'oeuvre du 17em siècle!
    Ce livre a été mon premier coup de foudre littéraire alors que j'étais au lycée;
    Le génie de Pascal,son art de la persuasion et la beauté de sa plume font qu'au
    lendemain de cette lecture j'ai failli me réveiller chrétienne.Mais surtout ses pensées
    sur la condition humaine,la mort,le pari,le divertissement,la justice m'ont profondément
    métamorphosées;j'avais perdu une partie de mon innocence mais avec le ravissement
    d'un coeur heureux séduit par une rencontre inoubliable.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

> voir toutes (63)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cularo, le 09 juin 2013

    Les Pensées fourmillent d'idées d'une extrême modernité sur les limites de la liberté,sur l'importance du déterminisme.Ce déterminisme,Pascal l'abordait sous un angle religieux mais il prend d'autres formes; la théorie de la grâce pourrait être retranscrite aujourd'hui en une théorie des dépendances diverses.Il y a chez Pascal une réflexion très profonde sur l'absurdité de la vie et la réaction face à la mort qui passe pour l'essentiel par le divertissement.Pascal a prophétisé l'actualité particulière,l'importance croissante que prendrait le divertissement.[Jacques Attali]
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par gteisseire2, le 28 juillet 2010

    184. En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme, en regardant tout l'univers muet et l'homme sans lumière abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers sans savoir qui l'y a mis, ce qu'il y est venu faire, ce qu'il deviendra en mourant, incapable de connaissance, j'entre en effroi comme un homme qu'on aurait porté endormi dans une île déserte et effroyable, et qui s'éveillerait sans connaitre et sans moyen d'en sortir.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par gteisseire2, le 28 juillet 2010

    33. Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même. Aussi qui ne la voit excepté de jeunes gens qui sont tous dans le bruit, dans le divertissement et dans la pensée de l'avenir ? Mais ôtez leur divertissement, vous les verrez se sécher d'ennui. Ils sentent alors leur néant sans le connaitre, car c'est bien être malheureux que d'être dans une tristesse insupportable aussitôt qu'on est réduit à se considérer et à n'en être point diverti.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par chartel, le 07 décembre 2007

    Rien n’est plus insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l’ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir.

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la citation

  • Par gteisseire2, le 28 juillet 2010

    91. D'où vient qu'un boiteux ne nous irrite pas et un esprit boiteux nous irrite ? A cause qu'un boiteux reconnait que nous allons droit et qu'un esprit boiteux dit que c'est nous qui boitons.

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la citation










Sur Amazon
à partir de :
5,00 € (neuf)
1,49 € (occasion)

   

Faire découvrir Pensées par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (715)

> voir plus

Quiz