La sortie au format poche du dernier volume en date a été l'occasion pour moi de replonger dans les aventures du plus sanguin des hidalgos. Allez savoir pourquoi, je ne cessais d'imaginer Viggo Mortensen en train de passer deux doigts sur sa moustache.
Or donc, Alatriste et son fidèle Inigo s'embarquent sur une galère pour voguer sur la Méditérranée et vivre par l'épée, comme toujours. Au menu : pirates, sacs et abordages. Quand je dis pirates, n'imaginez pas Alatriste incarné par
Errol Flynn, oh que non. Comme d'habitude avec
Arturo Pérez-Reverte, c'est crade, c'est moche, c'est sanglant. L'écriture est bourrée d'un vocabulaire marin qui sent bon l'embrun (une fois de plus, chapeau bas au traducteur,
François Maspero, qui a fait un travail admirable), c'est passionnant de plonger dans cette époque historique à travers la vie d'Alatriste. D'ailleurs, la couverture incarne à la perfection cette ambiance sanglante.
Mon seul regret, c'est l'absence d'une réelle intrigue. Alatriste se laisse pousser par le vent (ou du moins par la solde), mais il n'y a pas de réelle histoire derrière ce périple en mer. C'est très réaliste, c'est logique avec la vie de notre hidalgo, mais ça manque d'une certaine tension scénaristique. Surtout que le final m'a déçu.
J'ai une furieuse envie de revoir Master & Commander et le Pirates de
Polanski. C'est peu être pas très méditerranéen, mais va y avoir de la mitraille qui va voler.
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