> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 275781382X
Éditeur : Points (2009)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Le capitaine Alatriste et Iñigo de Balboa naviguent sur La Mulâtre, galère espagnole servant d’escorte à des navires marchands. Ils poursuivent une galiote barbaresque. L’abordage est sanglant. Les escales et une suite d’aventures truculentes les mènent d’Alger à Naples... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 15 avril 2010

    Folfaerie
    Corsaires du levant marque à nouveau une transition. Nous ne sommes plus à Madrid mais sur la galère «la Mulâtre » à sillonner la Mediterranée à la poursuite des Turcs (et sous ce vocable on désigne finalement pas mal de monde, Barbaresques, Infidèles, bref ennemis de sa très catholique majesté). Un monde tout aussi cruel que les champs de bataille des Flandres. Les batailles navales sont de véritables boucheries, chacun taille, tranche, décapite, éventre à qui mieux mieux. La vielle haine qui oppose Espagnols et infidèles est soigneusement entretenue de part et d'autres. Mais si à l'occasion on peut tomber sur des Anglais, c'est aussi bien, pas de quartiers. L'Espagne qui trahit ses soldats, les abandonne, doit non seulement faire face aux Turcs mais également aux Anglais, Français, etc.
    Quelle vie abominable pour ce soldats oubliés sur des terres hostiles. Encore ceux-là sont-ils chanceux face aux galériens. Pauvres diables condamnés à subir le fouet et les cadences infernales des galères espagnoles. Tous ces combattants enragés ne songent qu'à s'étriper, oubliant compassion ou générosité car même lorsque l'ennemi crie grâce, la mort s'abat. Tous ? Non, Le capitaine Alatriste sait encore faire la part des choses. C'est en secourant une jeune Berbère violée par des soldats de son pays qu'il va faire la connaissance d'un nouveau personnage fort attachant que nous devrions revoir très prochainement. Et ce nouveau compagnon est fort bienvenu car j'avoue que le jeune Inigo m'a considérablement agacée dans ce dernier volet. Une crise d'adolescence un peu tardive sans doute, mais enfin il n'a que 17 ans…
    Ce dernier volume m'a donc ravie, malgré la violence et la noirceur de l'histoire (la fin est fort poignante).
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Munin, le 08 septembre 2011

    Munin
    Je commençais d'être un peu lassé par la série des Alatriste : le précédent, le Gentilhomme au pourpoint jaune, en particulier, réutilisait des ficelles usées jusqu'à la corde (ah ah) : l'intrigue de cour, les Nemesis increvables, les duels, la poèsie, les sicaires... Cela donnait l'impression de relire un livre qu'on aurait déjà lu plusieurs fois mais dont on aurait oublié les détails. J'ai presque hésité à me plonger dans Corsaires du Levant, du coup. J'ai bien fait de céder, car quel beau roman ! Je n'aurais pas eu besoin de rajouter mon avis en-dessous de celui de Cédric, si je l'avais partagé en tous points. Contrairement à lui et à la plupart de nos commentateurs, j'ai été subjugué par ce récit maritime, tout entier dédié à la Méditerranée, cette grande flaque sur laquelle toutes les civilisations voisines se croisent, se mélangent et se battent depuis des temps immémoriaux.
    J'ai eu l'impression de vivre avec Alatriste et son jeune compagnon, le narrateur, sur la galère. de dormir dans la crasse, mangé par les poux et le sel marin, de sentir les odeurs rances montant des bancs des galériens, d'entendre le fouet claquer sur le dos de la chiourme, tout en guettant l'apparition sur l'horizon de voiles turques et mauresques. Les passages de bataille sont d'une violence épique à nouer les tripes, tout autant que la description de la vie en garnison sur la côte africaine en fait ressortir le côté solitaire et désespéré. Certes, Alatriste passe au second plan, mais c'est bien normal car en plus d'être un récit d'aventures maritimes, une peinture de l'âme espagnole, un constat désabusé des facteurs intemporels de décadence des civilisations occidentales, et une ode aux lettres classiques espagnole, les Corsaires du Levant, à travers le personnage d'Inigo, est en plus un roman d'apprentissage et du passage à l'age adulte. Finalement, si ce roman se démarque de la série, c'est en bien, car il lui permet de se renouveler, dans le style comme dans les personnages (leur caractère, leurs relations).
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par frankgth, le 14 novembre 2011

    frankgth
    Après leurs déboires face aux plus hautes autorités espagnoles (Le Gentilhomme au pourpoint jaune), Le capitaine Alatriste et Inigo Balboa décident d'aller se faire oublier du coté de Naples. Et là-bas rien de mieux pour se refaire une santé financière que de s'embarquer sur une des galères qui sillonnent la Méditerranée à la recherche de navires ennemis. Mais la récompense est à la hauteur du risque, car dans les combats navals, l'ennemi ne fait jamais de quartier.
    En plus de la précision et de la violence dans la description des combats, cet épisode vaut aussi pour l'évolution de la relation entre le narrateur et son maitre. Car fort de sa jeunesse, Inigo pense maintenant tout savoir, mais la réalité va se charger de lui rappeler que l'expérience et l'amitié sont deux choses précieuses dans la vie.
    Encore un très bon roman pour cette série vraiment passionnante, qui se renouvelle toujours avec bonheur, cette fois-ci en dévoilant une nouvelle facette de la guerre, et toujours servie par une plume diabolique. Il ne reste plus qu'à espérer qu'une suite voit le jour rapidement.
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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Wilt, le 21 mai 2012

    Wilt
    terrible le comte de monte-cristo sur mer et une super explication des batailles de l'Espagne contre le reste du monde, très chouette style, du tout bon
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    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    La sortie au format poche du dernier volume en date a été l'occasion pour moi de replonger dans les aventures du plus sanguin des hidalgos. Allez savoir pourquoi, je ne cessais d'imaginer Viggo Mortensen en train de passer deux doigts sur sa moustache.
    Or donc, Alatriste et son fidèle Inigo s'embarquent sur une galère pour voguer sur la Méditérranée et vivre par l'épée, comme toujours. Au menu : pirates, sacs et abordages. Quand je dis pirates, n'imaginez pas Alatriste incarné par Errol Flynn, oh que non. Comme d'habitude avec Arturo Pérez-Reverte, c'est crade, c'est moche, c'est sanglant. L'écriture est bourrée d'un vocabulaire marin qui sent bon l'embrun (une fois de plus, chapeau bas au traducteur, François Maspero, qui a fait un travail admirable), c'est passionnant de plonger dans cette époque historique à travers la vie d'Alatriste. D'ailleurs, la couverture incarne à la perfection cette ambiance sanglante.
    Mon seul regret, c'est l'absence d'une réelle intrigue. Alatriste se laisse pousser par le vent (ou du moins par la solde), mais il n'y a pas de réelle histoire derrière ce périple en mer. C'est très réaliste, c'est logique avec la vie de notre hidalgo, mais ça manque d'une certaine tension scénaristique. Surtout que le final m'a déçu.
    J'ai une furieuse envie de revoir Master & Commander et le Pirates de Polanski. C'est peu être pas très méditerranéen, mais va y avoir de la mitraille qui va voler.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/07/corsaires-du-levant.html
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Arturo Pérez-Reverte présente son nouveau livre "El asedio", publié en 2010 en Espagne et pas encore traduit en français.








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