> Jean-Pierre Quijano (Traducteur)

ISBN : 2253076252
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1994)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 180 notes) Ajouter à mes livres
Julia, restauratrice d'œuvres d'art à Madrid, travaille sur un tableau du XVe siècle représentant deux chevaliers jouant aux échecs. Une expertise révèle, sous la peinture, une phrase en latin pouvant se traduire par "qui a pris le cavalier" ou "qui a tué le chevalier".... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 28 février 2008

    Woland
    La Tabla de Flandes
    Traduction : Jean-Pierre Quijano
    Restauratrice d'oeuvres d'art, Julia se voit confier la tâche de rajeunir "La Partie d'Echecs", toile peinte par Peter van Huys en 1471. Très vite, elle repère une inscription écrite en latin, puis masquée par le maître flamand lui-même à l'arrière-plan du tableau : "Quis equitem necavit ?" En d'autres termes : "Qui a tué le cavalier ?" - le terme "equitem" pouvant également représenter non le cavalier blanc que l'un des protagonistes de la scène, le duc d'Ostenbourg, tient dans sa main mais bel et bien son adversaire et ami, Rutgier d'Arras, chevalier ayant combattu aux côtés des Français à Crécy mais qui trouva la mort bien plus tard, assassiné en pleine rue par un archer à la solde de mystérieux inconnus.
    Enfin, mystérieux, c'est selon. Disons indéterminés. En effet, la tradition veut que Rutgier ait entretenu une liaison avec Béatrice de Bourgogne, épouse du duc d'Ostenbourg et que le mari jaloux eût commandité son assassinat. Mais une autre version affirme que, pour soutenir la cause bourguignonne auprès de son époux, ce fut Béatrice - qui n'était autre que la propre cousine de Charles le Téméraire dont la fille épousera Maximilien d'Autriche, préludant ainsi au vaste empire qui écherra à Charles Quint - qui, à contrecoeur mais au nom de la raison d'Etat, sacrifia Rutgier aux menées politiques de sa maison natale.
    Quoi qu'il en soit, une chose est certaine : la découverte de l'énigme latine et plus encore sa résolution augmenteront sensiblement la valeur du tableau. Ce n'est cependant pas la raison qui pousse Julia à se passionner pour la question posée par van Huys. Après avoir demandé l'aide de son ancien amant, Alvaro, elle suit les conseils de son mentor, César l'antiquaire et, par son intermédiaire, contacte un joueur d'échecs prodige, Munoz : il semblerait bien que, en parvenant à reconstituer la partie d'échecs représentée sur le tableau, on réussira également à résoudre l'énigme.
    Seul problème : Alvaro est retrouvé mort, assassiné dans sa douche et un joueur invisible jaillit de nulle part pour reprendre la partie jouée par les noirs. Bien entendu, toute pièce qui tombe devient alors un cadavre ...
    Un bon roman* qui intrigue le lecteur et le mène droit jusqu'à la chute, inéluctable et désenchantée. On a du mal à s'en arracher. Mieux : la relecture reste aussi prenante.
    * : "Le tableau du Maître flamand" obtint le Grand Prix de littérature policière en 1993.
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    • Livres 4.00/5
    Par quenlore, le 26 octobre 2011

    quenlore
    Julia, jeune restauratrice de tableaux, se voit confier la remise à neuf d'une oeuvre du XVème siècle. Cette toile, "La partie d'échecs" de Pieter van Huys, représente un seigneur et un chevalier disputant une partie d'échecs, avec en arrière plan, une jeune dame en noir en pleine lecture.
    L'analyse de la peinture aux rayons X révèle une mystère inscription : "Qui a tué le cavalier?". Intriguée, Julia se lance dans une enquête historique palpitante pour découvrir la clé de l'énigme soumise par van Huys. Elle y entraîne César, son vieil ami de toujours, Menchu, son amie qui lui a confié le tableau et Alvaro, son ancien amant et historien de l'art. Persuadés que la solution se trouve dans la partie d'échecs commencée il y a 5 siècles, ils font appel à Munoz, un joueur professionnel.
    Mais ce qui ne devait être qu'un jeu prend rapidement une tournure dangereuse. Un mystérieux joueur anonyme semble désireux de poursuivre la partie du tableau et sème la mort sur son chemin, identifiant les proches de Julia aux pièces du jeu. A l'énigme de la toile s'ajoute celle de l'identité du meurtrier actuel.
    C'est un polar captivant, qui se distingue par son originalité. La peinture flamande, l'histoire et la logique du jeu d'échec se trouvent mises au service de deux intrigues, séparées par cinq siècles, qui s'entremêlent et se relient étrangement. En plus d'un suspense magistral, il nous offre une belle palette de personnages, baroques, attachants et dotés de caractères bien trempés.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 23 mai 2011

    cicou45
    Julia est une jeune restauratrice de tableaux qui se voit un jour confier un tableau datant du XV ème siècle intitulé «La partie d'échecs». Sur ce dernier sont représentés deux hommes en train de disputer une partie d'échecs ainsi qu'une belle jeune femme en arrière plan. En étudiant le tableau avec plus d'attention, Julia y découvre une mystérieuse inscription en latin qui signifie «Qui a tué le cavalier ?». Julia entreprend alors de minutieuses recherches historiques afin de lever le voile sur cet étrange mystère, entraînant avec elle son ami de toujours, César, la personne qui lui a confiée le tableau et Alvaro qui est historien de l'art. Étant tous les quatre persuadés que la solution de l'énigme se trouve dans la partie d'échecs, ils font également appel à un joueur d'échecs professionnels afin de comprendre les mécanismes et stratégies employés par les 2 joueurs lors de cette partie commencée il y a plus de 5 siècles. Cela aurait pu être une enquête palpitante si un joueur inconnu n'avait pas décidé de s'immiscer dans la partie frauduleusement en semant la mort sur son passage.
    Un roman riche en événements, tant dans l'enquête policière qui en découle mais aussi sur toutes les recherches historiques et en rapport avec l'art qui sont menés autour du tableau. Roman prodigieux puisque Arturo Pérez-Reverte mène le lecteur par le bout du nez du début à la fin et lui fait découvrir divers milieux. Ce qui est sûr, c'est que j'ai adoré ce livre et qu'une fois que je l'avais commencé, je ne pouvais plus m'arrêter...À découvrir !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brouillard, le 18 février 2009

    brouillard
    Ce livre est tout à fait admirable, l'auteur nous plonge dans une intrigue policière sur fond pictural (La Partie d'échecs de 1471 de Pieter van Huys) et sur fond de partie d'échecs que même un non initié peut apprécier. Les descriptions du tableau, des échecs, des relations entre les personnages sont très bien liées. le suspens est maintenu jusqu'au dénouement et la tension est palpable. La révélation n'est pas abrupte, elle est accompagnée d'explications. L'écriture de l'auteur est précise et fluide, tout en subtilité.
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    • Livres 3.00/5
    Par calimaq, le 28 décembre 2007

    calimaq
    On se prend vite au jeu de cette mise en abîme, entre les mystères d'un tableau de la Renaissance et les manigances du monde de l'art aujourd'hui. le trait d'union entre ces deux univers se fait par l'intermédiaire d'une partie d'échecs codée, dans laquelle le déplcements des pièces se répercute dans la réalité, jusqu'à la mort !
    Dommage que le roman se termine par une fin alambiquée, avec un rebondissement final un peu décevant. Il manque peut-être un peu d'humour et de second degré. reste quand même une lecture agréable, surtout quand on s'intéresse à la peinture.
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Citations et extraits

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  • Par jovidalens, le 06 février 2012

    ...César devait bien l'admettre à contre-coeur, rappelant avec nostalgie le temps où la moindre salle de conseil d'administration devait posséder son tableau respectable et comme il faut [...] au lie de ces délires post-industriels tellement adaptés à l'esprit des nouvelles générations - argent de plastique, meubles de plastique, art de plastique - qui occupaient ces mêmes salles après le passage de décorateurs aussi coûteux qu'ils étaient à la mode.
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  • Par genieblanc, le 03 février 2012

    L'homme n'est pas né pour résoudre le problème du monde, mais pour découvrir la nature du problème.
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  • Par brouillard, le 18 février 2009

    Cette nuit-là aussi, la pluie avait longtemps tombé sur elle, assise en boule sous la douche, enveloppée par la vapeur d'eau comme un brouillard brûlant, ses larmes se mêlant aux gouttes ruisselant sur ses cheveux mouillés qui lui couvraient le visage, sur son corps nu. Cette eau limpide et tiède sous laquelle elle était restée près d'une heure avait emporté avec elle Alvaro, un an avant sa mort physique, réelle et définitive. Et par une de ces étranges ironies qu'aimaient tant le Destin, Alvaro avait fini ainsi, dans une baignoire, les yeux ouverts, la nuque brisée, sous la douche; sous la pluie.



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  • Par Cath36, le 16 janvier 2011

    La vie est une aventure incertaine dans un paysage diffus aux limites en perpétuel mouvement, où les frontières sont toutes artificielles ; où tout peut s'achever et recommencer à chaque instant, ou prendre fin subitement, comme par un coup de hache, inattendu à tout jamais. Où la seule réalité absolue, compacte, indiscutable et définitive est la mort.
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  • Par Spilett, le 28 novembre 2010

    Souvent, sur un échiquier, ce ne sont pas deux écoles d'échecs qui s'opposent dans la bataille, mais deux philosophies... deux manières de concevoir le monde.
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Arturo Pérez-Reverte présente son nouveau livre "El asedio", publié en 2010 en Espagne et pas encore traduit en français.











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