> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2020550776
Éditeur : Seuil (2004)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Condamné à la terre ferme, Coy, le marin sans bateau, est pourtant chaviré par une beauté blonde et ravageuse, Tanger Soto, qui l'entraîne dans une chasse au trésor trépidante à la recherche d'une épave remplie d'émeraudes. Et les ennuis commencent ...
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Coy est un lointain reflet de Corto Maltese. Un marin éternellement coincé dans sa vareuse qui lui sert d'armure. Exilé sur terre après avoir perdu son titre d'officier à cause d'un accident, le voilà qui traine son ennui un peu partout jusqu'à croiser une femme aussi mystérieuse que calculatrice. Avant d'avoir eu le temps de dire ouf, Coy est amoureux et prêt à tout pour coucher avec elle, y compris s'embarquer dans une chasse au trésor hasardeuse. Car elle ne lui dit pas tout. Car d'autres veulent être riches. Car la mer vous garde toujours un chien de sa chienne.
    Le Cimetière des bateaux sans nom emprunte à plusieurs styles. On a tantôt l'impression de se promener dans une Dan Brownerie quelconque avec un trésor jésuite et des méchants prêts à tout pour arriver à leurs fins (la preuve, ils tuent même un chien pour bien montrer qu'ils sont méchants). Puis le duo de la femme-fatale et du solitaire ténébreux un brin bagareur donne des airs de Sam Spade coupé à l'eau salée. Ce qui fait que la sauce prend, c'est qu'Arturo Pérez-Reverte possède une réelle assise littéraire. Ce n'est pas un plumitif, c'est un écrivain. Son Coy n'est pas une coquille vide qui erre d'énigme en traquenard mais un marin hanté par une garce et par l'appel de la mer. le trésor est presque un McGuffin. C'est plus une histoire de nostalgie, le regret d'une époque perdue où la navigation se faisait au sextant et non avec un GPS. Une marine plus aventureuse, plus poétique. C'est du bon Thalassa en roman (et là, je ne suis pas sarcastique, pour une fois).
    Avec Corsaires du levant, je savais déjà qu'APR était passionné par la mer. Ce roman-là est la confirmation qu'il est dans le sillage d'un Melville ou d'un Verne. Comme toujours avec les romans marins, le vocabulaire est parfois vide de sens pour un marin d'eau douce comme moi, mais il participe à l'immersion. Mon seul regret est que de nombreux passages où les chercheurs de trésor imaginent la vie sur le bateau qu'ils recherchent auraient gagné à être de vrais passages narrés à la première personne par le capitaine ou un mousse. J'aurais adoré alterner entre l'histoire ancienne et la modernité de la chasse au trésor, un bon moyen d'accentuer le clivage entre les deux périodes.
    Autre point d'agacement : la convention littéraire qui veut que les héros ténébreux et solitaire écoutent du jazz. Je n'en peux plus des mecs qui écoutent du Coltrane en regardant la lune et en ruminant le blues qui leur fend le coeur. C'est comme le cliché du gars intelligent qui joue aux échecs : ça devrait être punissable ce genre de procédé.
    Le Cimetière des bateaux sans nom, donc. À lire en écoutant My lady blue d'Éric Serra. Ou pas.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/10/le-cimetiere-des-bateaux-sans-nom...
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    • Livres 5.00/5
    Par quenlore, le 29 octobre 2011

    quenlore
    Coy, marin débarqué, s'entiche de Tanger Soto, mystérieuse chasseuse de trésor à la peau maculée de tâches de rousseurs, comme autant d'îles sur une carte marine. Partis à la recherche de la précieuse cargaison d'un navire jésuite coulé au XVIIe siècle le long des côtes de Gibraltar, ils doivent déjouer les rets d'une intrigue séculaire et les ambitions d'un armateur mafieux mal intentionné, sur fond des romans de Conrad et de Melville.
    Un excellent roman, comme tous ceux de Perez-Reverte à mon avis… un roman « marin », mais pas seulement.
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 05 octobre 2011

    joedi
    L'histoire d'un marin sans bateau et d'une conservatrice au musée de la Marine à la recherche d'un navire espagnol, le Dei Gloria, coulé le 4 février 1767. Tanger, persuadée qu'il avait un « trésor » à bord engage Coy le marin pour retrouver l'épave.
    La chasse au trésor est engagée, les ennuis commencent et c'est le début d'une grande aventure.
    Très belle écriture d'un auteur membre de la Real Academia Espanola de las Letras.
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    • Livres 4.00/5
    Par Emma-saru, le 25 avril 2010

    Emma-saru
    Conseillée par une amie, j'ai dévoré ce livre, éblouie par l'intrigue. Se lit comme un polar.
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    • Livres 5.00/5
    Par JeanMarcDubray, le 19 août 2011

    JeanMarcDubray
    Voilà un livre que j'ai adoré, un de plus, un véritable "roman d'aventures", dans la plus pure tradition du genre, qui fleure bon l'iode et le sel marin.
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 26 septembre 2011

    La terre, avait-il décidé après en avoir fait maintes fois le tour, n'est rien d'autre qu'une coalition faite exprès pour décourager le marin ; elle a des récifs qui ne figurent pas sur les cartes, des écueils, des bancs de sable, des caps entourés de hauts-fonds traîtres ; et de plus elle est peuplée d'une multitude de fonctionnaires, de douaniers, de lamaneurs, de capitaine de port, de policiers, de juges et de femmes à la peau couverte de taches de rousseur.
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  • Par joedi, le 25 septembre 2011

    Une carte marine est bien plus qu'un instrument indispensable pour aller d'un point à un autre ; c'est une gravure, une page d'histoire, parfois un roman d'aventures.
    Jacques Dupuet, Marin
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  • Par joedi, le 25 septembre 2011

    Observons la nuit. Elle est presque parfaite, l'étoile Polaire est visible à sa place exacte, à droite de la ligne formée par Merak et Dubhé, en multipliant par cinq la distance qui les sépare. La Polaire va rester au même endroit durant les vingt mille prochaines années ; et tous les navigateurs qui la contempleront éprouveront du réconfort en la voyant là-haut, car il est bon que demeure ainsi quelque part un repère immuable, quand les gens ont besoin de tracer des routes sur une carte maritime ou sur le paysage confus d'une vie.
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  • Par joedi, le 02 octobre 2011

    Feux. A la dérive, ballotté par la houle, les yeux fermés, ne bougeant que de temps en temps pour conserver sa chaleur et économiser son énergie, le scintillement blanc sur ses épaules l'aveuglant à intervalles réguliers, Coy continuait de penser à toutes sortes de feux. Feux amis et feux ennemis, de poupe, de mouillage, de bâbord et de tribord, phares verts, phares bleus, phares blancs, balises, étoiles. Feux qui font la différence entre la vie et la mort.
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  • Par joedi, le 25 septembre 2011

    Le monde était une structure très complexe que l'on ne pouvait contempler que du large ; et la terre ferme ne prenait des proportions rassurantes que la nuit, durant le quart, lorsque le timonier était une ombre muette et que des entrailles du bateau montait la douce trépidation des machines.Quand les villes étaient réduites à des petitis traits de lumière au loin, et quand la terre n'était que le feu tremblant d'un phare entrevu dans la houle.
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Arturo Pérez-Reverte présente son nouveau livre "El asedio", publié en 2010 en Espagne et pas encore traduit en français.











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