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> Roger Caillois (Traducteur)

ISBN : 2070328295
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 4.44/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Tout philosophe a deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza », a écrit Henri Bergson. L'Éthique est l'oeuvre fondamentale de Spinoza (1632-1677) qu'il a achevée peu de temps avant sa mort.
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 08 décembre 2012

    vincentf
    A la fois rigueur et joie, la pensée de Spinoza séduit l'esprit autant que le corps, qu'elle ne sépare presque pas, tout se trouvant rassemblé par Dieu, en Dieu, c'est-à-dire en la Nature. Il n'y a, pour Spinoza, qu'une substance, qu'un être, c'est Dieu, et ce Dieu est indivisible, donc partout. Il est la Nature. Nous sommes une partie de Dieu, nous sommes même Dieu lui-même, puisqu'il est indivisible. Malheureusement, nous ne sommes pas spontanément conscients de cette adéquation entre notre corps (Dieu perçu sous le point de vue de l'étendue), notre esprit et Dieu, parce que nous sommes affectés de mille façons par l'extérieur et que nous sommes souvent passifs, pénétrés de tristesse et non de joie. le travail de l'esprit consistera donc toujours à chercher la joie, l'action, la pensée adéquate qui correspond à la vérité de la Nature. Son désir sera de se conserver, d'être utile à lui-même, c'est-à-dire, toujours, à Dieu. N'est moral que ce qui est utile à ma conservation. Ce qui me plaît dans L'éthique de Spinoza, même si ses démonstration m'échappent parfois, c'est que c'est une éthique du désir et non du devoir, une quête de joie et non du "bien", défini simplement par l'utile. C'est qui m'est utile est bien, et non le contraire. Bien sûr, Spinoza surestime l'entendement humain, mais il le désencombre des vieux modes de penser qui le corsetaient.
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    • Livres 5.00/5
    Par Mariol, le 25 février 2012

    Mariol
    Ce livre, je l'ai lu plusieurs fois. A deux reprises dans une édition de poche en en sentant la puissance sans bien en comprendre la portée. Cela tenait pour partie à la traduction de Roland Caillois, pas toujours systématique. Ma vie a été bouleversée par la traduction de Robert Misrahi. Pour dire les choses sans y réfléchir 107 ans, je crois que j'y ai trouvé la joie que procure : (1) le fait de ne pas vivre en s'imaginant au centre du monde – le monde qui nous entoure est plus intéressant que soi (si tant est qu'on puisse se penser hors du reste) et Spinoza offre « une vie hors de soi » passionnante ; (2) le fait de ne pas percevoir le monde à travers une interprétation finaliste – les choses sont par nécessité et non par conformité à une fin. Enfin, Spinoza fournit des catégories bien précises pour penser correctement des choses un peu obsédantes (Dieu). Mention spéciale : une pensée émancipée du dualisme corps-esprit. Ça a l'air un peu académique mais c'est une avancée anthropologique cruciale qui n'a pas fini de transformer le monde. Nous sommes un corps, c'est-à-dire de la matière organisée, y compris dans les aspects qui nous paraissent les plus immatériels (la pensée). Je recommande spécialement ce livre aux personnes dépressives, il soulage énormément et apporte un cadre suffisamment cohérent pour vivre joyeux.
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    • Livres 5.00/5
    Par GuillaumeTM, le 29 mars 2013

    GuillaumeTM
    Voici l'œuvre principale de Spinoza (celui qu'on surnomme souvent comme le philosophe de la joie), qui sera publié pour la première fois après sa mort. Ecrit dans une langue austère, pas toujours très agréable, se servant comme Descartes de la logique mathématique pour étayer ses thèses, l'auteur donne de la symbolique de Dieu une tout autre image, bien loin de celle dont ses contemporains étaient habitués. Ce qui lui valut pas mal d'animosités et même une agression à coup de poignard.
    Pour Spinoza, Dieu c'est la nature (panthéisme) et tout est dans la nature y compris les êtres humains, donc tout est en Dieu. Il rejette également en bloc l'idée selon laquelle Dieu aurait une pensée et existerait sous un anthropomorphisme humain. Il dit aussi que "le désir est l'essence même de l'homme, en tant que conçue comme déterminée de quelque façon à faire quelque chose". Assurément l'un des plus importants et plus grands philosophes avec Nietzsche.
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    • Livres 5.00/5
    Par gigi55, le 25 octobre 2009

    gigi55
    Surement un des sommets de la philosophie occidentale.
    Écrit dans un style d'ascète, cet ouvrage n'est pas d'un accès facile, car il se place immédiatement au plus haut niveau en nous faisant approcher l'essence de Dieu, c'est à dire du monde. "Deus, sive natura".
    Chez Spinoza Dieu est partout et nulle part, il est immanent au monde, il est sans visée, sans intention, sans miséricorde. Il EST car le monde EST
    C'est beau et aride comme une idée, comme le désert.
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  • Par Colonel, le 29 octobre 2010

    Colonel
    Le pilier.
    Télécharger les enregistrements du cours de Gilles Deleuze, sur Spinoza. En complément, histoire de bien décortiquer ce "monolithe noir" de la philosophie.

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Citations et extraits

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  • Par GuillaumeTM, le 19 mai 2013

    Il apparaît par là combien vaut le Sage et combien il l'emporte en pouvoir sur l'ignorant conduit par le seul appétit sensuel. L'ignorant, outre qu'il est de beaucoup de manière ballotté par les causes extérieures et ne possède jamais le vrai contentement intérieur, est dans une inconscience presque complète de lui-même, de Dieu et des choses et, sitôt qu'il cesse de pâtir, il cesse aussi d’être. Le Sage au contraire, considéré en cette qualité, ne connait guère le trouble intérieur, mais ayant, par une certaine nécessité éternelle conscience de lui-même, de Dieu et des choses, ne cesse jamais d’être et possède le vrai contentement.
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  • Par Piatka, le 18 mai 2013

    Il y a autant de force d'âme à fuir un danger qu'à l'affronter.

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  • Par gaillard1, le 26 septembre 2010

    ....les hommes se croient libres pour cette seule cause qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des cause par où ils sont déterminés...

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  • Par gaillard1, le 26 septembre 2010

    Cet Être éternel et infini que nous appelons Dieu ou la Nature agit avec la même nécessité qu'il existe... N'existant pour aucune fin, il n'agit donc aussi pour aucune; et comme son existence, son action n'a ni principe ni fin.

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  • Par gaillard1, le 26 septembre 2010

    L'amour intellectuel de l'âme envers Dieu est une partie de l'amour infini duquel Dieu s'aime lui-même.

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