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ISBN : 2070612368
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 6501 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par Livrepolska, le 23 avril 2012

    Livrepolska
    Il est particulièrement important puisqu'il sert de base introductive aux six autres tomes. Il permet de découvrir l'univers d'Harry Potter, de se familiariser avec les personnages, les lieux, les mœurs et tout le vocabulaire de ce monde magique inventé. Ce premier tome ne semble pas soulever de questions sans réponses, mais il n'en est rien : il contribue à installer les nœuds de l'intrigue d'Harry Potter grâce à des indices sur la suite de l'histoire suffisamment bien cachés pour ne pas éveiller les soupçons du lecteur.

    Il a été traduit en français, comme les six autres tomes de la série, par Jean-François Ménard. L'illustration de la couverture dans son édition française est de Jean-Claude Götting. La toute première édition française d'Harry Potter à l'école des sorciers de 1998 contient des illustrations en têtes de chapitre dessinées par Emily Walcker totalement inédites qui ont été supprimées par Gallimard dans les éditions suivantes, ce qui fait de l'édition originale un collector absolu et rarissime, ceci d'autant plus qu'à l'instar de son homologue britannique, elle a bénéficié d'un tirage de lancement assez faible (Personne ne connaissait Harry Potter à l'époque). Cette première édition dont le prix atteint aujourd'hui des sommets est évidemment activement recherchée par les collectionneurs français et demeure extrêmement difficile à dénicher (surtout en bon état, car ce petit livre était très fragile). le texte français de la première édition était toutefois allégé de certains paragraphes du texte original. Cette première édition se reconnait au dépôt légal et date d'impression.
    Après la mort tragique de Lily et James Potter, Harry est recueilli par sa tante Pétunia, la sœur de Lily et son oncle Vernon. Son oncle et sa tante, possédant une haine féroce envers les parents d'Harry, le maltraitent et laissent leur fils Dudley l'humilier. Harry ne sait rien sur ses parents. On lui a toujours dit qu'ils étaient morts dans un accident de voiture.

    Le jour de ses 11 ans, un demi-géant du nom de Rubeus Hagrid vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie, où il est attendu pour la rentrée. Hagrid lui révèle qu'il est un sorcier comme ses parents et que ses parents ont en réalité été tués par l'un des plus grands mages noirs du monde de la sorcellerie, Voldemort, surnommé "Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom". Voldemort a cherché à tuer Harry, mais ce dernier a survécu, en gardant une cicatrice en forme d'éclair sur le front. Harry découvre alors qu'il est un héros dans le monde des sorciers, car le sort que Voldemort lui a lancé pour le tuer s'est retourné contre lui et le règne du mage noir s'est arrêté, grâce à lui. Harry, surnommé le survivant, est adulé par la communauté des sorciers.

    Harry entre donc à l'école de sorciers, Poudlard, où le professeur Albus Dumbledore est directeur. Après sélection par le Choixpeau magique, il entre dans la maison des Gryffondor et se fait de très bons amis : Ron et Hermione, avec qui il passe des moments heureux. Harry entre rapidement dans l'équipe de Quidditch de sa maison, un sport collectif très populaire chez les sorciers se pratiquant sur des balais volants.

    Mais Harry découvre bientôt l'existence d'un complot à l'intérieur de Poudlard.
    Chapitre 1 : le survivant

    Le premier novembre 1981, les Dursley mènent une vie paisible au 4, Privet Drive, quand un mystérieux personnage, Albus Dumbledore, dépose leur neveu Harry, alors âgé d'un an, devant leur porte. Sa mère Lily Potter est la sœur de Pétunia Dursley, mais Pétunia refuse d'entendre parler d'elle, même par son mari Vernon Dursley. Les parents de Harry sont morts la veille, assassinés par un personnage effrayant dont on ne doit pas prononcer le nom, mais Harry a survécu à l'attaque. Il est donc appelé par le monde de la sorcellerie « Harry Potter, le survivant ».

    Chapitre 2 : Une vitre disparaît

    Dix ans plus tard, chez les Dursley, Harry est négligé par son oncle et sa tante. Lors de l'anniversaire de Dudley, la famille Dursley se rend au zoo en compagnie de Piers Polkiss, l'ami de Dudley ; Harry fait partie de la sortie. Dudley, qui veut voir un serpent bouger, demande à son père de taper contre la vitre du vivarium, mais sans succès. Il reporte alors son attention sur d'autres reptiles mais, pendant ce temps, Harry parle au serpent ; et celui-ci se comporte comme s'il comprenait les paroles de Harry. Dudley bouscule alors Harry, le fait tomber a terre et s'appuie contre la vitre, tout satisfait de voir le serpent bouger. Harry devenu furieux, la vitre disparaît mystérieusement, laissant le serpent s'échapper, et Dudley et Piers sont pris de panique. Suite à l'incident, Vernon décide d'enfermer Harry dans son placard, situé sous les escaliers.

    Chapitre 3 : Les lettres de nulle part

    Un matin, en allant prendre le courrier, Harry découvre une lettre qui lui est destinée. Mais son oncle la lui confisque et semble très inquiet. le lendemain, la lettre arrive à nouveau mais en dix exemplaires, et il en arrive de plus en plus chaque jour. Pour échapper à ces lettres et de peur que Harry ne réussisse à en attraper une, la famille, sur la décision de l'oncle Vernon, part se réfugier dans un hôtel, l'Hôtel du Rail, mais ils y reçoivent la lettre une fois de plus. Ils partent alors se réfugier dans une cabane située au sommet d'un rocher, à bonne distance de la côte.

    Chapitre 4 : le gardien des clés

    Cette nuit-là, Harry Potter, couché sur le plancher de la cabane car les Dursley n'ont pas pris la peine de lui faire un lit, attend avec impatience que la montre de Dudley sonne minuit, car dès minuit, il allait avoir onze ans. Mais un demi-géant du nom de Rubeus Hagrid vient perturber le silence de la cabane. Il se présente comme étant le gardien des clés et des lieux à l'école de sorcellerie de Poudlard. Il est par contre choqué de savoir que Harry ne connait pas cet endroit et qu'il croit ses parents morts dans un accident de voiture. Harry apprend alors comment ses parents ont été tué par le plus grand mage noir de tous les temps, Lord Voldemort (Que l'on connaitra plus tard sous le nom de Tom Elvis Jedusor), et il est (finalement) autorisé à lire sa lettre qui l'informe qu'il est inscrit à Poudlard depuis sa naissance.

    Chapitre 5 : le chemin de Traverse

    Hagrid, le géant, emmène Harry acheter ses fournitures scolaires sur le Chemin de Traverse à Londres, une sorte d'univers parallèle auquel on accède par la magie. À la banque des sorciers de Gringotts, Harry apprend que ses parents lui ont laissé beaucoup d'argent avant de mourir. Tandis qu'il prend l'argent, Hagrid récupère dans une chambre forte un objet entouré de papier mais sérieusement gardé. Harry achète son matériel, dont une baguette magique, il apprend qu'elle est faite avec une plume du même phénix que celle qui constitue la baguette de Voldemort.

    Chapitre 6 : Rendez-vous sur la voie 9¾

    Le premier septembre, dans le train qui le conduit à Poudlard, Harry fait la connaissance de Ron, Hermione et Neville qui entrent comme lui en première année à l'école de sorcellerie. Mais il ne se fait pas que des amis : il doit aussi affronter les moqueries de Drago Malefoy et de ses deux acolytes Goyle et Crabbe. Il apprend aussi qu'à Poudlard il y a quatre maisons et que les élèves y entrent selon leur personnalité. Mais tout le monde se pose la même question : dans quelle maison chacun va-t-il aller ?

    Chapitre 7 : le choixpeau magique

    Les élèves arrivent à Poudlard. Pour savoir dans quelle maison les apprentis sorciers vont faire leurs études, ils doivent chacun leur tour coiffer le choixpeau magique : quand on le pose sur la tête du novice, il annonce la maison à laquelle celui-ci est destiné. Harry est envoyé à Gryffondor pour rejoindre « les courageux, les plus hardis et les plus forts », avec Ron et Hermione. Il est content d'avoir résisté au choixpeau qui voulait l'envoyer à Serpentard — à l'instar de Drago —, la maison par où sont passés de nombreux sorciers qui ont mal tourné, comme Voldemort.
    Chapitre 8 : le maître des Potions

    Lors de cette première semaine de cours, Harry découvre ses professeurs et surtout l'hostilité que semble lui vouer un certain Severus Rogue, le professeur de potions. le vendredi, Harry voit un journal, la Gazette du Sorcier, annonçant que la banque des sorciers avait été cambriolée le jour même où lui et Hagrid s'y étaient rendus. Il comprend que le cambriolage visait précisément la chambre forte où Hagrid avait récupéré l'objet mystérieux.

    Chapitre 9 : Duel à Minuit

    Au premier cours de vol sur balai, Neville, un ami de Harry, reçoit un Rapeltout, une petite boule dont la fumée s'en dégageant devient rouge quand on a oublié quelque chose, envoyé par sa grand-mère. Drago Malefoy s'en empare, ce qui fait éclater entre Malefoy et Harry une bagarre pour récupérer le Rapeltout dans les airs, Harry se montre très doué en vol sur balai. Harry réussit à récupérer l'objet de Neville mais se fait attraper par le professeur Minerva McGonagall qui l'emmène dans le château et lui fait une proposition : être attrapeur pour le match de Quidditch. Malefoy qui espérait que Harry se fasse renvoyer de Poudlard le provoque en duel à minuit, mais ne vient pas. Ceci avait en fait pour but de l'attirer dans un piège. Harry, accompagné d'Hermione et de Ron, se trouve poursuivi par Argus Rusard — le concierge — et se cache dans le couloir interdit. Harry découvre alors où se trouve le petit paquet enveloppé de papier kraft que Hagrid était allé cherché dans la chambre forte n° 713 de la banque Gringotts : il est dans le couloir interdit, protégé par Touffu, le terrible chien à trois têtes.

    Chapitre 10 : Halloween

    Le jour d'Halloween, Hermione, qui entend une remarque de Ron qui ne lui plaît pas, va se réfugier dans les toilettes, ne sachant pas qu'un Troll est dans l'école. Ron et Harry décident d'aller la chercher. En jetant le sort Wingardium Leviosa, Ron réussit à assommer le Troll avec sa propre massue et à sauver Hermione. Harry remarque alors que Rogue est blessé à la jambe et en déduit qu'il a fait rentrer le troll pour pouvoir passer devant Touffu, le chien à trois têtes.

    Chapitre 11 : le match de Quidditch

    Après un long entraînement, voici enfin le premier match de Quidditch. Pendant le match, le balai de Harry est soudain détourné par un maléfice inconnu : il emporte Harry de plus en plus haut et cherche à le faire tomber. Dans les tribunes, Hermione aperçoit le professeur Rogue formuler des incantations en regardant fixement Harry. Elle court vers lui mais au passage renverse le professeur Quirrell pour le déstabiliser et envoie une étincelle sur sa robe qui prend feu. le feu s'éteint vite, Harry reprend le contrôle de son balai et Gryffondor gagne le match (on saura plus tard que c'était Quirrell qui voulait faire tomber Harry de son balai et que Rogue cherchait à rétablir la situation). En allant ensuite boire un thé chez Hagrid, Harry, Ron et Hermione apprennent que l'objet que celui-ci était allé chercher à la banque des sorciers « est une affaire entre Albus Dumbledore et Nicolas Flamel ».

    Chapitre 12 : le Miroir du Riséd

    Harry, Ron et Hermione recherchent dans la bibliothèque des informations sur Nicolas Flamel. Harry reçoit une cape d'invisibilité pour Noël. Pour échapper à Rogue et à Rusard, Harry rentre dans une pièce dont la porte est entrouverte. Il y découvre un miroir étrange, sur lequel il est écrit : « Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej », qui lu à l'envers fait « je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir ». Il fait un pas en avant et voit son reflet avec un groupe de gens derrière lui (sa famille). Harry revient plusieurs fois car il veut en savoir plus sur lui-même. Ron est de mauvaise humeur et Harry lui promet de lui montrer le miroir qu'il a vu. Ron voit son reflet avec l'équipe de Poudlard (Ron est capitaine). Ils reviennent plusieurs fois jusqu'à ce qu'on enlève le miroir. Car Dumbledore, qui les a surpris, a expliqué à Harry que ce miroir ne montre que notre désir le plus profond et le plus cher et qu'il a rendu certains sorciers fous. Dumbledore prend la décision de le changer de place à travers le château afin que Harry ne sache plus où il se trouve.

    Chapitre 13 : Nicolas Flamel

    Grâce à Hermione, les trois amis retrouvent qui est Nicolas Flamel : « c'est le seul alchimiste qui ait réussi à fabriquer la pierre philosophale », qui a la propriété de transformer n'importe quel métal en or pur et qui produit l'élixir de longue vie qui rend immortel. Ils comprennent maintenant que l'objet si précieux caché dans le couloir interdit est la pierre philosophale. Après la victoire du match de quidditch contre la maison de Poufsouffle, Harry surprend une conversation entre les professeurs Rogue et Quirrell, de laquelle il déduit que Rogue cherche l'aide de Quirrell pour aller voler la pierre.

    Chapitre 14 : Norbert le dragon

    Harry apprend que Hagrid élève un dragon dans sa cabane bien qu'il sache qu'il est interdit d'avoir ou d'élever un dragon à Poudlard. Mais le dragon grandit et la catastrophe est imminente. Harry réussit, avec Ron et Hermione, à convaincre Hagrid d'envoyer le dragon en Roumanie, où le frère de Ron a un élevage. Après tout ça, Hagrid explique à Harry, Ron et Hermione que la pierre philosophale est gardée au passage interdit par Touffu et par les sortilèges des professeurs. Un soir à minuit, alors que Ron est à l'infirmerie, Harry et Hermione emmènent Norbert le dragon au sommet de l'une des tours de l'école pour que les amis du frère de Ron, qui arrivent sur leurs balais, l'emportent. Mais en repartant vers leurs dortoirs, Harry et Hermione se rendent compte qu'ils ont oublié la Cape d'Invisibilité qui les camouflait en haut de la tour. Et comble de l'horreur, ils rencontrent Rusard sur leur passage. Il les emmène dans le bureau du professeur McGonagall. Harry découvre alors que Neville à également été attrapé pour avoir cru à l'histoire du dragon. Drago Malefoy est aussi pris.

    Chapitre 15 : La forêt interdite

    Harry, Drago, Neville et Hermione reçoivent une retenue et enlèvent respéctivement 150 points à Gryffondor et 20 à Serpentard car ils étaient dehors après le couvre-feu. Gryffondor est alors relégué à la dernière place du classement pour la Coupe des Quatre Maisons. Alors que les examens approchent, Harry soupçonne Quirrell d'avoir été à nouveau menacé par Rogue et de lui avoir cédé. le lendemain de cette découverte, Harry, Neville, Hermione et Drago apprennent en quoi doit consister leur retenue : ils doivent aller dans la forêt interdite avec Hagrid pour retrouver une licorne blessée. C'est Harry et Drago qui la retrouvent, mais elle est morte ; penchée sur elle, une créature encapuchonnée est en train de boire son sang. Harry éprouve alors une douleur insupportable à sa cicatrice. Cette créature n'est autre que Lord Voldemort, qui ne peut alors survivre qu'en buvant du sang de licorne. Un centaure répondant au nom de Firenze vient au secours d'Harry et chasse Voldemort.

    Chapitre 16 : Sous la trappe

    Harry comprend que Rogue essaie de trouver la pierre philosophale pour redonner la vie à Voldemort. Si Rogue a réussi à convaincre Quirrell, il va probablement essayer d'aller chercher la pierre le soir même. Harry apprend justement que Dumbledore a été éloigné de Poudlard par ruse ; il décide donc d'aller prendre la pierre lui-même. Avec Ron et Hermione, ils parviennent à franchir les protections des professeurs Chourave, Flitwick, McGonagall, Quirrell et Rogue mais c'est seul qu'Harry parvient à la dernière pièce, où se trouve la pierre.

    Chapitre 17 : L'homme aux deux visages

    Après avoir franchi toutes les épreuves, Harry se retrouve nez à nez avec Quirrell. Celui-ci lui raconte toute la vérité : c'est lui qui avait fait entrer le troll dans l'école et tenté de tuer Harry lors du match de Quidditch. Harry est terrifié lorsque Quirrell déroule le fameux et mystérieux turban violet qu'il porte toujours : le couvre-chef dissimulait le visage de Voldemort, formé à l'arrière du crâne de Quirrell ; le mage noir parasitait le corps du professeur pour se rapprocher de la pierre philosophale cachée dans l'école. À travers Quirrell, Voldemort demande à Harry de lui donner la pierre, et ce dernier la sent apparaître dans sa poche à ce moment-là : il a pu la trouver car il ne souhaitait pas s'en servir pour devenir immortel. Harry se rend compte que Quirrell ne pouvait le toucher sans souffrir de terribles brûlures. Dumbledore, qui a été averti par Ron et Hermione, sauve Harry in extremis de Voldemort et fait détruire la Pierre. À la fin de l'année, grâce aux exploits d'Harry, de Ron, d'Hermione et des 10 points gagné par Neville Londubat « pour le courage de se battre contre ses amis », les Gryffondor gagnent la coupe des quatre maisons. Quand il rentre enfin chez les Dursley (qui ne savent pas qu'Harry n'a pas le droit de pratiquer la magie en dehors de l'école), Harry dit tout haut : « Je vais bien m'amuser avec Dudley cet été ! ».
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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 15 janvier 2009

    Woland
    Harry Potter and the Philosopher's Stone
    Traduction : Jean-François Ménard
    C'est dans la banlieue aisée de Londres, 4, Privet Drive, que réside la famille Dursley. le père, Vernon, énorme et moustachu, dirige une entreprise spécialisée dans les perceuses et autres instruments du même type. La mère, Petunia, est une maniaque du ménage. Après son époux, son second amour, c'est son fils, Dudley, qu'elle surnomme allègrement (dans la traduction française, en tous les cas) "Dudleynichou."
    Et puis, au numéro 4, Privet Drive, vit aussi le neveu des Dursley, le jeune Harry Potter, seul enfant de la soeur de Petunia, disparue onze ans plus tôt dans un accident de voiture aux côtés de son mari, James Potter. (Telle est en tous cas la version que Harry a toujours entendue jusque là.)
    Comme le souligne J.K. Rowling dans je ne sais plus quel passage, on ne peut pas dire que les Dursley privent Harry de nourriture. Cependant, sans évoquer les Thénardier d'hugolienne mémoire, ils n'apprécient pas du tout leur neveu qu'ils laissent allègrement brutaliser par Dudley et ses amis.
    D'ailleurs, Harry a droit au placard sous l'escalier en guise de chambre à coucher, c'est tout dire.
    Quand débute cette saga promise à l'avenir brillant que l'on sait (mais qui ne se bâtira de bouche-à-oreille qu'à partir du troisième tome), Harry, comme d'ailleurs son cousin, va avoir onze ans. Et c'est quelques jours avant cette date symbolique que la Magie fait son entrée officielle dans son existence.
    Harry est en effet né sorcier, fils de sorciers et, en tant que tel, inscrit d'office dès son premier vagissement à l'illustre Ecole de Magie de Poudlard que, conformément à la Tradition, il se doit de rejoindre à la rentrée scolaire suivant ses onze ans.
    Cette histoire effarante, qu'il prend au début pour une mauvaise blague, il l'apprend, après bien des péripéties (l'oncle Vernon, traqué par des tonnes de lettres ensorcelées qu'il n'entend pas remettre à leur destinataire, Harry, et qui, de ce fait, soumettent littéralement le 4, Privet Drive à un siège intensif reste un moment-culte du livre autant que du film qui en fut tiré), de la bouche de Rubeus Hagrid, Gardien des Clefs et des Lieux à Poudlard, le même Hagrid qui alla le recueillir tout enfant dans la maison où ses parents avaient été assassinés par Lord Voldemort, le plus grand mage noir de tous les temps.
    Cette nuit de cauchemar, dont le jeune garçon ne conserve que le vague souvenir d'une fulgurante lumière verte, lui a en outre laissé sur le front une cicatrice en forme d'éclair, celle que lui infligea la baguette de Voldemort lorsque celui-ci, pour compléter son oeuvre de mort, tenta d'assassiner également le nourrisson.
    Seulement voilà : si prodigieuse que fût la magie du Seigneur des Ténèbres (autre nom pour désigner Lord Voldemort), elle n'eut sur Harry aucun effet. Mieux : elle se retourna contre celui qui voulait l'utiliser à son encontre et depuis ce jour, nul ne sait ce qu'est devenu Lord Voldemort.
    Mais, ainsi que le dira plus tard Albus Dumbledore, le seul sorcier que Voldemort, qui fut jadis son élève à Poudlard, ait jamais redouté, le Seigneur des Ténèbres ne possédait plus en lui suffisamment d'humanité pour mourir. En foi de quoi, il est quelque part, on ne sait trop où, guettant son heure ...
    Tel est le point de départ d'une série pour la jeunesse qui aura marqué la fin du XXème siècle et le début de celui-ci à un degré tel que beaucoup s'en sont agacés. A tort car les aventures de Harry Potter sont aussi morales que celles que nous concoctait jadis la comtesse de Ségur. Simplement, elles sont plus modernes et résolument tournées vers un fantastique qui, d'abord aimable, commence à s'assombrir dès le troisième volume.
    Il n'y a pas d'ailleurs que les créatures fantastiques qui se fassent plus inquiétantes. Rowling a eu l'habileté de calquer le "gouvernement" du monde des Sorciers sur celui des Moldus (= les non-sorciers) et le personnage de Dolores Ombrage, qui fait son apparition dans le cinquième volume, s'inspire bien plus de l'Inquisition que des monstres lovecraftiens. Mais nous y reviendrons.
    Un volume par année passée à Poudlard : si l'idée n'est pas neuve, elle permet en tous cas à Harry de grandir avec ses lecteurs. Ses émotions et ses angoisses font de même. Et, bien sûr, ses condisciples : tout d'abord, ses deux plus fidèles amis, Ron Weasley qui appartient à l'une des plus vieilles familles de sorciers connues, et Hermione Granger, une Moldue pur-sang dont les parents sont ... dentistes ; mais aussi les inénarrables jumeaux Fred et George, frères aînés de Ron, toujours à l'affût d'une bêtise à faire ou d'une nouveau passage secret à découvrir, Neville Londubat, dont les parents sont devenus fous après avoir été torturés par les sbires de Lord Voldemort et bien d'autres ...
    Les professeurs, quant à eux, ne changent guère. D'année en année, tous sont fidèles au poste, sauf celui à qui revient la charge d'enseigner la Défense contre les Forces du Mal - on en connaîtra les raisons dans un autre volume.
    Parmi ces enseignants, mention spéciale au professeur Severus Rogue, l'un des personnages les plus ambigus et aussi les plus puissants de la série. Retenez bien son nom ...
    ... si vous ne le connaissez pas encore, ce dont je doute.
    Enfin, on ne se lasse pas de le dire et de l'écrire, la première magie de ce livre, la plus puissante sans doute, est de ramener le lecteur adulte et blasé au temps de son enfance, quand il rêvait encore de sorcières, de balais volants, de dragons ... et d'un univers aussi vaste que ses rêves les plus secrets.
    Et c'est pourquoi, en dépit d'un style un peu faible et que la traduction dessert souvent, J. K. Rowling mérite de figurer à jamais au Panthéon des Ecrivains pour la Jeunesse, aux hauteurs vertigineuses où planent depuis longtemps deux autres Anglo-saxons : le très britannique Lewis Carroll et l'australienne Pamela J. Travers, la "mère" de Mary Poppins. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 15 décembre 2012

    Gwen21
    Je me suis lancée dans la saga du jeune sorcier Harry en décalage avec le reste de l'Humanité. Normal puisqu'une fois de plus j'étais passée complètement à l'ouest de ce phénomène littéraire et médiatique intersidéral... et ce n'est qu'à l'approche de la sortie du film (oui, je parle bien de la sortie de Harry Potter à l'Ecole des Sorciers, ça commence à dater...) que je m'y suis intéressée.
    Bien qu'étant moi-même une pure Moldue, je n'ai pas mordu à l'oeuvre (c'était facile) au point d'être totalement fascinée par elle. Certes, j'ai aimé ce premier volet, dans son écriture et dans sa trame originale, mais je n'ai jamais été happée, je n'ai jamais perdu une minute de sommeil au profit d'une lecture nocturne et je n'ai eu à déplorer aucune crise de nerfs lorsque la dernière page a été achevée, m'ouvrant une voie royale vers le tome 2. Je ne peux même pas prétexter avoir échappé à la crise de nerf susnommée par le fait que je possédais d'ores et déjà la suite (ce qui m'exonérais d'avoir à l'attendre fébrilement et de planter ma canadienne devant la Fnac ou tout autre action débile de ce genre) car je ne me suis pas jetée dessus dès ce premier tome gloutonné. Non, je me suis replongée avec allégresse dans d'autres bouquins avant de revenir à la suite des péripéties de Harry et de ses petits copains.
    Bien, revenons à l'oeuvre, c'est plus intéressant que mes états d'âme. Le style de J.K. Rowling ne m'a pas transcendée mais la lecture des aventures de Harry m'a quand même offert de beaux moments d'évasion. La narration est tellement fluide que c'est impressionnant de constater avec quelle vitesse le roman défile devant vos yeux. Le récit est comme chacun sait riche en rebondissements, les personnages sont (très) attachants et le lecteur, redevenu un enfant, n'a aucun scrupule et même toute légitimité à se complaire dans un manichéisme autant teinté de fantastique.
    Bref, j'ai été enchantée à défaut d'avoir été ensorcelée.
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    • Livres 5.00/5
    Par florencemullot, le 20 juillet 2011

    florencemullot
    J'ai commencé la saga de J.K Rowling, il y a très longtemps. Près de 13 ans maintenant. Quand j'y repense cela me fait un peu bizarre, mais le plus important reste ce que m'a apporté Harry Potter et tout son univers. J'avais depuis un certain temps perdu confiance en la littérature pour adolescents et enfants. J'avais l'impression qu'à l'époque il n'y en avait que pour les adultes et qu'on nous oubliait vraiment. Certes, il y avait les grands classiques mais rien d'extraordinairement palpitant, de nouveau, d'excitant. C'était frustrant. Il n'y a pas d'autre mot... Et puis, en tête de gondole alors que je faisais les courses avec ma mère, un ouvrage aux couleurs vertes m'a intriguée. Je m'en souviens encore, c'est peu dire.
    Je dois avouer que la couverture française était un peu étrange à mon goût, beaucoup trop enfantine, mais le titre "L'école des Sorciers", ça c'était intriguant. Je me suis mise à lire le résumé et là encore, j'ai été intriguée. L'histoire d'un jeune sorcier qui ne sait pas qui il est et qui va entrer dans une école de magie. Cela pourrait arriver à n'importe qui en somme ? Même à moi (dans un monde idyllique, bien sûr), mais il y avait déjà ce côté là de : le livre a un héros, mais il vous ressemble, cela pourrait être vous.
    Après avoir fait les yeux doux à ma mère (oui, à l'époque, j'avais pas vraiment les moyens de m'acheter cette petite merveille), je réussis à obtenir ce nouveau roman. Je n'avais pas encore vu l'ampleur et l'engouement que suscité déjà Harry, à l'époque encore, internet n'était pas vraiment disponible dans presque tous les foyers. Je me suis donc faite une opinion toute seule comme une grande. Et ça a été le plus gros coup de coeur que j'ai jamais pu avoir pour un livre. J'en dévorais et j'en dévore pourtant à la pelle des romans, mais celui-ci avait quelque chose de spécial. Un petit miracle pour moi qui perdait peu à peu foi dans la littérature de jeunesse.
    J'ai été charmée. du début à la fin. Tout était si intense, si nouveau, si enthousiasment. J.K Rowling et Jean François Ménard ont su remettre de la couleur dans mon univers littéraire. Nous avançons avec appréhension dans le nouveau monde que découvre ce jeune orphelin, Harry, mais en même temps c'est une excitation magique à chaque page. Harry est célèbre dans le monde entier des sorciers, et il ne l'a jamais su. En fait, il ne sait pas grand chose sur lui, nous découvrons donc avec lui qui il est. C'est étrange mais en même temps assez palpitant, surtout que nous n'avons pas une seule seconde pour nous ennuyer. Harry est du genre énergique et c'est un fonceur. Il se fait très vite des amis (et des ennemis), se montre courageux, plutôt doué, adorable, souriant, et en même temps si seul. Il ne se laisse cependant pas du tout abattre, bien au contraire. Il est prêt à prendre sa nouvelle vie à pleine dent et on ne va certainement pas lui dire de faire autre chose !
    Son univers s'enrichit petit à petit avec Poudlard, ses professeurs, Ron et Hermione (mes deux personnages préférés), les jumeaux Fred et George, Dean, Seamus, Neville, Drago, le Quiddicht, Hagrid, Hedwige et tellement d'autres choses que ce tome qui est le plus court, reste dans un sens le plus riche.
    Pour avoir lu les autres tomes (bien entendu !), je dois aussi dire que ce tome reste le plus "enfantin" si je puis dire. Il est à l'image de Harry et de son jeune âge. Il n'en reste pas moins un livre excellent, mais il est plus naïve, plus tendre que ceux qui vont suivre. Et c'est en partie ce qui est extraordinaire dans cette saga, c'est qu'il est facile de grandir avec les livres car ils deviennent, à l'image de ses héros de plus en plus adultes et sombres.
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    • Livres 4.00/5
    Par Domichel, le 22 octobre 2013

    Domichel
    Comme beaucoup de parents des années 90, j'ai découvert au début des années 2000 les aventures de Harry Potter, “grâce” à ma fille, qui avait reçu les 3 premiers tomes pour Noël, par une de ses tantes. La curiosité et le bouche à oreille faisant leur chemin, je lui ai emprunté alors le premier livre. Bien sûr je me suis laissé prendre aussitôt, comme presque tout le monde et peu de temps après, j'ai enchaîné avec les autres.
    On a dit tout et son contraire sur l'écriture de ce(s) livre(s), “nanan” pour les uns, bêtifiant pour d'autres, navrant encore ou prenant les enfants pour des débiles.
    On a parlé aussi d'événement littéraire, de chef-d'œuvre, de monde magique au sens propre comme au figuré. On a tressé des couronnes de lauriers ou d'épines pour J.K. Rowling, prétextant qu'elle avait plagié J.R.R. Tolkien, ou C.S.Lewis (auxquels on avait fait le même reproche 50 ans plus tôt en parlant du Ring) que n'a-t'on pas dit de bêtises dans des “cercles” dits “littéraires”.
    Et en fin de compte, qu'en reste-t-il ? Tout de même un phénomène littéraire qui rien que pour la France s'est vendu à plus de 27 millions d'exemplaires, tous tomes confondus et pour un lectorat tous âges confondus, des enfants aux parents et même aux grands-parents… le plus grand nombre n'a pas toujours raison, certes, mais à ce point, les plus grincheux sont obligés de reconnaître qu'il n'y a pas eu qu'un effet de mode passager. On a dit aussi - et c'est vrai - que grâce aux aventures de ce nouveau héros, des quantités impressionnantes de jeunes ados jusqu'ici réservés à l'idée même de prendre un livre de plus de cent pages se sont découvert une passion pour la lecture. Je pense en outre qu'elle a permis de redécouvrir de nombreux auteurs anciens tels que C.S Lewis avec Narnia, J.R.R. Tolkien avec Le seigneur des anneaux, et ouvert la voie à de nouveaux, P. Botero avec Ewilan, Ch. Paolini avec Eragon et encore d'autres aussi prolixes. J.K. Rowling a su créer autour de son petit binoclard un univers parallèle poussant la finition jusqu'au moindre détail, vestimentaire, décoratif, vocabulaire, animal, historique, sportif, légendaire…
    À l'âge de onze ans, Harry qui ignore tout de ses origines et évidemment de son futur, apprend qu'il doit intégrer une école de sorciers, à l'instar de ses camarades qui eux vont rentrer au collège et/ou en internat dans le monde “moldu”. Découvrant comme le lecteur, qu'il est un futur sorcier, il va entamer des études prévues pour une durée de 7 ans, dans une école nommée Poudlard, approximativement située au centre de l'Écosse, où il est emmené à bord d'un train pas tout à fait comme les autres et avec des futurs camarades pas tout à fait comme ceux qu'il fréquentait auparavant. Dès lors, de surprises en rebondissements il va se laisser porter par les événements qu'il ne maîtrise pas ou peu, “simplement” parce qu'il est devenu - à son corps défendant -, peu de temps après son premier anniversaire, l'ennemi du plus grand mage noir que l'histoire de la magie ait connu, “celui dont on ne doit pas prononcer le nom” et qui se fait appeler Lord Voldemort…
    Je ne vous raconterai pas la suite des événements, ce n'est pas mon propos, mais j'ai découvert (grâce aussi aux traductions de J.-F. Ménard) une faculté d'écriture hors du commun, un sens du rythme, un fil conducteur solide et souple et une richesse de vocabulaire, prompts à captiver les lecteurs les plus rétifs. le premier volume n'est pas très important en nombre de pages mais au-delà d'une intrigue accomplie, J.K. Rowling réussit le pari de nous faire entrer complètement, et dans son monde de la magie, et dans tous les codes qu'elle a créés pour servir de cadre à la vie de ses personnages. On ne se contente pas de lire mais on voit le décor et on évolue dans l'histoire tout comme les nombreux protagonistes.
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Citations et extraits

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  • Par Koneko-Chan, le 25 septembre 2014

    Le lac avait gelé et les jumeaux Weasley reçurent une punition pour avoir fabriqué des boules de neige magiques qui suivaient Quirrell partout où il allait en visant son turban.
    [C'est Voldy qui doit être content...]

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  • Par Koneko-Chan, le 25 septembre 2014

    - Ne t'inquiète pas, tu peux faire confiance aux Weasley pour s'occuper des Cognards. Eux-mêmes sont des espèces de Cognards humains.

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  • Par Acr0, le 09 février 2012

    La dernière boutique dans laquelle ils pénétrèrent était étroite et délabrée. Au-dessus de la porte, des lettres d’or écaillées indiquaient « Ollivander – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. » Dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé.
    L’intérieur de la boutique était minuscule. Une unique chaise de bois mince était réservée aux clients et Hagrid s’y assit en attendant. Harry éprouvait une étrange sensation, comme s’il venait d’entrer dans une bibliothèque particulièrement austère. Il sentit un frisson dans la nuque. La poussière et le silence du lieu semblaient recéler une magie secrète.
    _ Bonjour, dit une voix douce.
    Harry sursauta. La chaise sur laquelle Hagrid était assis craqua bruyamment et il se leva d’un bond.
    Un vieil homme se tenait devant eux. Ses grands yeux pâles brillaient comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.
    _ Bonjour, dit Harry, mal à l’aise.
    _ Ah oui, oui, bien sûr, dit l’homme. Je pensais bien que j’allais vous voir bientôt. Harry Potter. Vous avez les yeux de votre mère. Je me souviens quand elle est venue acheter sa première baguette, j’ai l’impression que c’était hier, 25,6 centimètres, souple et rapide, bois de saule. Excellente baguette pour les enchantements.
    Mr Ollivander s’approcha de Harry. Les yeux argentés du vieil homme avaient quelque chose d’angoissant.
    _ Votre père en revanche, avait préféré une baguette d’acajou, 27,5 centimètres. Flexible. Un peu plus puissante et remarquablement efficace pour les métamorphoses. Enfin, quand je dis que votre père l’avait préférée… en réalité, c’est bien entendu la baguette qui choisit son maître.
    Mr Ollivander était si près de Harry à présent que leurs nez se touchaient presque. Harry distinguait son reflet dans les yeux couleur de brume du vieil homme.
    _ Ah, c’est ici que…
    D’un doigt long et blanc, Mr Ollivander toucha la cicatrice en forme d’éclair sur le front de Harry.
    _ J’en suis désolé, mais c’est moi qui ai vendu la baguette responsable de cette cicatrice, dit-il d’une voix douce, 33,75 centimètres. En bois d’if. Une baguette puissante, très puissante, et entre des mains maléfiques… Si j’avais su que cette baguette allait faire en sortant d’ici…
    Il hocha la tête puis, au grand soulagement de Harry, il se tourna vers Hagrid.
    _ Rubeus ! Rubeus Hagrid ! Quel plaisir de vous revoir… C’était du chêne, 40 centimètres, plutôt flexible, n’est-ce pas ?
    _ En effet, dit Hagrid.
    _ Une bonne baguette. Mais ils ont dû la casser en deux quand vous avez été exclu du collège ? demanda Mr Ollivander d’un ton soudain grave.
    _ Euh… oui… oui, c’est ça… répondit Hagrid, mal à l’aise. Mais j’ai gardé les morceaux, ajouta-t-il d’une voix plus assurée.
    _ J’imagine que vous ne vous en servez pas ? interrogea sèchement Mr Ollivander.
    _ Oh, non, bien sûr que non, monsieur, répondit précipitamment Hagrid.
    Harry remarqua que ses mains s’étaient crispées sur le parapluie rose.
    _ Mmmmm, marmonna Mr Ollivander en jetant à Hagrid un regard perçant. Bien revenons à vous, Mr Potter. Voyons un peu…
    Il sortit de sa poche un mètre ruban avec des marques en argent.
    _ De quelle main tenez-vous votre baguette ? demanda-t-il.
    _ Euh… je suis droitier, répondit Harry.
    _ Tendez le bras. Voilà.
    Il mesura le bras de Harry, de l’épaule jusqu’au bout des doigts, puis du poignet jusqu’au coude, puis la hauteur de l’épaule jusqu’aux pieds, puis du genou jusqu’à l’aisselle et enfin, il prit son tour de tête.
    _ Chaque baguette de chez Ollivander renferme des substances magiques très puissantes, Mr Potter. Nous utilisons du poil de licorne, des plumes de Phénix ou des ventricules de cœur de dragon. Et de même qu’on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux Phénix exactement semblables, il n’existe pas deux baguettes de chez Ollivander qui soient identiques. J’ajoute, bien entendu, qu’aucune baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisants que les nôtres.
    Le vieil homme alla prendre des boîtes disposées sur des étagères tandis que le mètre ruban continuait tout seul de prendre les dernières mesures nécessaires – l’écartement des narines, notamment.
    _ Ca ira comme ça, dit l’homme, et le mètre ruban tomba en un petit tas sur le sol. Essayez donc celle-ci, Mr Potter. Elle est en bois de hêtre et contient du ventricule de dragon, 22,5 centimètres. Très flexible, agréable à tenir en main. Prenez-la et agitez-là un peu.
    Harry prit la baguette et la fit tournoyer légèrement en se sentant parfaitement idiot. Mais Mr Ollivander la lui arracha presque aussitôt des mains et lui en fit essayer une autre, puis une autre et une autre encore. Bientôt, il y eut un monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne convenait.
    _ Un client difficile, commenta Mr Ollivander d’un air satisfait. Mais nous finirons bien par trouver celle qui vous convient. Voyons celle-ci. Une combinaison originale : bois de houx et plume de Phénix, 27,5 centimètres. Facile à manier, très souple.
    Harry prit la baguette et sentit aussitôt une étrange chaleur se répandre dans ses doigts. Il la leva au-dessus de sa tête, puis l’abaissa en la faisant siffler dans l’air. Une gerbe d’étincelles rouge et or jaillit alors de l’extrémité de la baguette, projetant sur les murs des lueurs mouvantes. Hagrid applaudit en poussant une exclamation enthousiaste.
    _ Bravo ! s’écria Mr Ollivander. Très bien, vraiment très bien. Etrange… très étrange…
    Il reprit la baguette et la remit dans sa boîte qu’il enveloppa de papier kraft en continuant de marmonner : « Etrange… vraiment étrange… »
    _ Excusez-moi, dit Harry, mais qu’est ce qui est donc si étrange ?
    Le vieil homme fixa Harry de ses yeux pâles.
    _ Je me souviens de chaque baguette que j’ai vendue, Mr Potter, répondit-il. Or, le Phénix sur lequel a été prélevée la plume qui se trouve dans votre baguette a également fourni une autre plume à une autre baguette. Il est très étrange que ce soit précisément cette baguette qui vous ait convenu, car sa sœur n’est autre que celle qui… vous a fait cette cicatrice au front.
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  • Par Mafta, le 29 août 2010

    Lee Jordan avait du mal à ne pas prendre parti.
    - Donc, après cette scandaleuse tricherie...
    - Jordan ! protesta le professeur McGonagall.
    - Je voulais dire, après cette faute révoltante...
    - Jordan, je vous préviens...
    - D'accord, d'accord. Flint a failli tuer l'attrapeur de Gryffondor, ce qui aurait pu arriver à n'importe qui et donc Gryffondor bénéficie d'un penalty repris par Spinnet et c'est Gryffondor qui garde le Souafle.
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  • Par val95028, le 18 juillet 2009

    [...]- Vous deux vous allez être sages, cette année! Si jamais je reçois un hibou qui me dit que vous avez fait exploser les toilettes...-Faire exploser les toilettes? On n'a jamis fait ça -Mais c'est une bonne idée. Merci maman! [...] ...la petite fille se mit à pleurer. -T'en fais pas, lui dit l'un des jumeaux par la fenêtre ouverte. On t'enverra pleins de hiboux. -Et un siège de toilettes de poudlard, ajouta son frère. -George! S'indigna sa mère. -C'était pour rire, M'man....
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