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ISBN : 2253049921
Éditeur : Le Livre de Poche (1989)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Olivier, le héros de la série des Allumettes suédoises a huit ans et demi. Il mène auprès de sa mère, Virginie, la belle mercière, une vie insouciante et joyeuse.

L'aventure commence pour lui avec la rencontre de David, le fils de M. Zober, le... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 août 2011

    brigittelascombe
    Oui j'ai aimé cette presque Guerre des boutons à la Louis Pergault qui vrille de ses cris stridents le quotidien de la rue Labat.
    "Quelle raclée mes aïeux!" tempête Olivier le petit héros des Allumettes suédoises,de Trois sucettes à la menthe et des Noisettes sauvages dans ce retour en arrière que Robert Sabatier nous offre aux côtés de Virginie Chateauneuf, la belle mercière, qui laissera le garçonnet orphelin dans les autres tomes.
    Oui j'ai aimé son coquard rouge et bleu qui souligne le vert d'algue de son oeil tuméfié lorsqu'il défend David Zolber, plus petit en taille, des "chnoques",des "gougnafiers",des "gougnagnas" de la rue Chatelet quitte à se prendre une dérouillée de tous les diables, quitte à se "faire bigorner".
    "Oïlle! Oïlle! Oïlle!" compatissent les Zolber.
    Oui j'ai aimé cette rencontre et l'amitié sans faille qui naitra entre le petit juif secouru et le petit goy qui apprécie les strudels de sa famille étrangère pétris avec les mains du coeur.
    Oui j'ai aimé tout ce réseau amical tissé autour de ce gamin des rues sensible et inventif. "Mort aux pigeons!" Les sarbacanes de Loulou,Cap de verre, Tricot,Jack Schlack... et bien d'autres qui ratent souvent leur cible en se faisant traiter de brigands par la concierge Madame Haque.
    Mais j'ai surtout aimé le goût de bonheur de ce roman qui transparait à travers les personnages car empreint de poésie, il a déjà le goût du bonheur perdu,celui d'un Grand Meaulnes, celui des contes de fées qu'il faut engranger avant qu'il ne soit trop tard.
    Virginie chante "Parlez moi d'amour" et Monsieur Zolber,éperdu alors qu'elle le repousse sent son coeur battre plus que de raison.
    C'est ce personnage là qui m'a émue et touchée,celui de l'amoureux transi, celui du juif errant qui se pose là et repart aussitôt,celui du père aimant qui pique une colère noire en surprenant sa Giselle au bras de Mac le sulfureux ou qui pleure sans retenue fier du prix d'excellence de son fils,celui du revanchard qui connait plusieurs langues qui ne lui servent à rien mais inculque le goût des études aux siens pour un jour peut être briller en Amérique, celui de l'homme criblé de dettes qui dépose son argenterie au Mont de piété. Un sacré bonhomme ce Monsieur Zolber!
    Oui j'aime ce chandelier à sept branches qui éclaire la rue Labat, clin d'oeil sans doute aux années de résistance de Robert Sabatier et ses souvenirs piochés dans sa propre enfance puisqu'il a vécu lui aussi à Montmartre et a été orphelin très jeune.
    Et bien sûr j'ai aimé la prose poétique aux si jolies images de Robert Sabatier, membre de l'Académie Goncourt, dont l'oeuvre foisonnante, traduite en plusieurs langues,portée parfois à l'écran, a été couronnée de plusieurs prix dont le grand prix de l'Académie française et le prix Guillaume Apollinaire pour Les fêtes solaires.
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    • Livres 5.00/5
    Par andreepierrette, le 31 décembre 2014

    andreepierrette
    Paris, Montmartre, 1930. : Olivier, fils de la jolie mercière, veuve ,
    David, fils du tailleur Isaac, venant d'Europe de l'Est, Habite depuis deux mois rue Labat, la maison voisine de celle d'Olivier.
    Les deux gamins, âgés de huit ans et demi vont faire connaissance et se lier d'amitié.
    Dans cette rue populaire, entourés d'une bande de copains se regroupant par "clans" on assistera à la conquêtes de territoires,,de bagarres, d'interdictions diverses, de revanches et d'exploits . Tous fils d'ouvrier, de petit commerçant,liés les uns aux autres par les mêmes conditions de vie, comparables à celles d'un village où tout le monde se connait.
    La description qu'en fait R. Sabatier est parfaitement exacte. La façon de vivre, les relations de voisinage, l'argot du Titi parisien, la description des petits métiers disparus, les moyens modestes de distraction, l'ingéniosité des enfants à se fabriquer du rève avec des bouts de rien, raconte la vie modeste du petit peuple de Paris.
    J'ai lu avec grand plaisir des petits bouts de vie des personnages attachants, la vie de ces bandes d'enfants dont la rue était tout leur univers.
    J'avais lu les livres précédents de l'auteur : les allumettes suédoises, Trois sucettes à la menthe, les Noisettes sauvages. Ici, Olivier découvrira les habitudes de vie, les règles, les rites discrets évoqués avec timidité par David, de sa famille juive
    On sent dans l'écriture une telle tendresse pour les enfants, pour un passé disparu, que je vais certainement relire ces trois livres. Je les conseille aux lecteurs amateurs de douceur, de tendresse, d'humour, de chaleur humaine, de simplicité et aussi de poésie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Carosand, le 22 octobre 2012

    Carosand
    C'est rafraîchissant comme l'enfance !

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    • Livres 5.00/5
    Par Joana, le 24 mars 2011

    Joana
    Oliviera huit ans et demi. Il vit avec sa mère, Virginie, une mercière et mène une vie insouciante et joyeuse. Il joue dans la rue avec ses amis, Loulou, Capdeverre, Elie, Tricot, Jack Schlack, et tant d'autres, qui font la guerre aux enfants de la rue Bachelet, comme Anatole, Tartine. David, emménage rue Labat, et il est le fils de M. Zober, le tailleur qui vit depuis peu rue Labat avec sa femme, Esther, et sa fille aînée, Giselle. David est plus qu'un ami pour Olivier, les deux enfants sont insérables et vivent de multitudes d'aventures ensemble. Ils se racontent des secrets, jouent ensembles, font des projets, tellement de choses qui les unissent. Olivier lui montre Montmartre, les gens qui y vivent, etc... David quant à lui, lui fait connaître sa famille, leurs coutumes, leur croyance, et un oncle qui est allé en Amérique, ce qui étonne Olivier.
    Ce roman est très bien réussi et offre un petit brin d'aventure avec ses deux inséparables amis. Les deux garçons ont tout pour nous charmer. On est triste quand on apprend que David doit partir, c'est un moment difficile pour le lecteur qui s'est attaché aux garçons, mais surtout pour Olivier. Un roman magnifique à savourer, et il ne faut surtout pas manquer la suite.

    Lien : http://lecturesdejoana.blogspot.com/2011/03/david-et-olivier.html
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 19 août 2011

    brigittelascombe
    David et Olivier, le juif et le goy,conjuguent l'amitié avec bonheur au coeur du Montmartre des années trente. Un roman tissé de nostalgie comme cet air "Parlez moi d'amour!" que chante la maman d'Olivier, la belle mercière de la rue Labat car tout a une fin mais ils ne le savent pas encore!
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 17 octobre 2012

    Olivier lutta contre le sommeil qui le gagnait. Pris par le spectacle des flammes, il découvrait un bien-être nouveau, un mélange de calme, de joie, de douceur où sa mère, le foyer, lui-même semblaient se veiller, tissant ainsi des fils d'union, composant une sensation exquise dont Olivier recevait les bienfaits en ignorant que cette sensation, c'était celle du bonheur.

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  • Par andreepierrette, le 31 décembre 2014

    Ca change Montmartre, ils construisent des immeubles partout comme à Paris
    - c'est la faute aux Américains,
    - tu parles, Charles !
    - avec leur cinéma sonore et parlant, on ne pourra même plus discuter dans les salles
    - c'est le progrès
    - des progrès comme ça !
    .............................

    Les fenêtres restées ouvertes, on entendait les gens chanter ou se chamailler. Olivier qui montait et descendait la rue ne cessait de dire bonjour.Dans le commerce, n'est-ce pas ? on connait tout le monde. Et puis dans la rue on ne se sentait pas vraiment dehors : cet espace appartenait à chacun, le prolongement du chez-soi comme un jardin. Il y avait du sourire dans l'air.
    page 152)
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  • Par Carosand, le 22 octobre 2012

    Il finissait par perdre son bien le plus précieux : l'envie de réver et d'espérer.

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  • Par brigittelascombe, le 19 août 2011

    -Jamais!Jamais! s'écria Isaac.
    Il ouvrit la porte et s'échappa en courant.Il marcherait sans but jusqu'à la tombée de la nuit,de rue en rue,sans savoir où il se trouverait.Il voyagerait dans ses pensées,et finirait,tout au bout de sa désespérance,en se rattachant à un moment de douceur,à une intonation,à un sourire,par glaner un brin d'espoir qui grandirait.

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  • Par brigittelascombe, le 19 août 2011

    Je me promène dans les allées de ma mémoire comme on visite les ruelles d'un vieux quartier.Cette nuit là fut la plus féconde de toutes:devant le 73 de la rue Labat,j'ai retrouvé un ami.Et aussi l'année la plus souriante de ma vie.

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