ISBN : 2070128377
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.34/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle.
La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par domlectures2008, le 15 mai 2010

    domlectures2008
    Ce livre est étonnant... on ne peut en effet le lâcher et pourtant... il est pathétique. Ce "roman" est le récit de 3 parcours sur "el camino" (de Compostelle)... l'auteure y croise un ramassis de pauvres gens naïfs et déboussolés tous aussi pathétiques les uns que les autres. Je ne m'étendrai pas sur les rencontres et les histoires d'amitiés à deux balles qui jalonnent le récit et j'irai même jusqu'à dire que ce roman est glauque et donne une image vraiment peu flatteuse de la nature humaine... l'auteure apparait également sous un jour peu flatteur avec une personnalité assez "brute de décoffrage", naïve, lourde (et pas qu'un peu !), mal dans sa peau, un peu "fofolle" et - ma foi - elle ne donne vraiment pas envie de mieux la connaître... le tout est assez mal écrit... un roman à oublier très vite... En résumé, si vous êtes "en panne" de bon livre à lire, dévorez plutôt "Un brillant avenir" de Catherine Cusset... un roman absolument jubilatoire. Qu'Alix de Saint-André m'absolve avec un peu d'eau bénite si elle lit cette critique assez virulente...
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 05 août 2011

    kathel
    Voici un livre parfait pour l'été, qu'il fasse trop chaud pour marcher, ou que la pluie vous contraigne à de longues heures (délicieuses !) de lecture. Je connaissais Alix de Saint-André comme chroniqueuse pour Elle et dans une émission de télévision, il y a une éternité, puis comme auteur de L'ange et le réservoir du liquide à freins, polar sympa mais pas inoubliable. J'avoue que son dernier livre ne m'attirait pas plus que ça, comme l'idée d'accomplir un pèlerinage n'est pas ce qui me tente le plus en guise de vacances. Je ne pensais même pas que l'on puisse faire ce chemin sans motif religieux. Dans ce cas, j'imaginais un truc de journaliste, je marche deux matinées sur le chemin de Saint-Jacques, je discute avec quelques pèlerins, je m'arrête dans un refuge et hop, je ponds un témoignage.
    Cela ne s'est pas du tout passé comme ça ! Alix de Saint-André a marché trois fois vers Compostelle, la première fois sans préparation aucune, du pied des Pyrénées au but ultime, plus de cinq cent kilomètres tout de même… Moi, ça me laisse rêveuse… Elle raconte cela avec tellement de simplicité, d'humour, que tout à coup ce périple semble faisable. Ce qui fait le charme du livre, ce sont les multiples rencontres faites sur le chemin, elle qui voulait en profiter pour méditer, penser en marchant, et se retrouve en train de cheminer avec Raquel, une bavarde impénitente qui s'arrête à tout moment et peine à finir les étapes. Raquel sera d'ailleurs la cause de son deuxième pèlerinage. La troisième fois, ce sont sept hommes de tous âges et horizons, qui seront pendant un temps ses compagnons de route. Car même le marcheur qui part seul se retrouve accompagné, comme celui qui part en groupe peut être seul la plupart du temps, selon son rythme de marche.
    Les chaussures, les ampoules, le remplissage du sac à dos, la variété des refuges, le rituel de la lessive, les bons repas, les cigarettes, la météo, tout est intéressant et amusant sous la plume d'Alix, avec quelques moments plus douloureux, lorsque la « vraie » vie la rattrape au détour de coups de fils passés chaque soir. Et puis on sourit de nouveau et on éprouve de la tendresse pour l'âne Pompon, compagnon de quelques étapes ou pour Margarito, chat "raté". Une jolie façon de parcourir ce chemin mythique, où l'humain tient plus de place que le paysage, et au final, une découverte très agréable.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-alix-de-saint-andre-en-a..
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    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 26 mars 2012

    Corboland78
    Alix de Saint-André est journaliste (entre autre elle fut chroniqueuse sur Canal+) et écrivaine. Son nouveau livre En avant, route ! nous raconte son pèlerinage sur la route de Compostelle, trajet qu'elle eut l'occasion de faire trois fois, la première au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port, la seconde en partant de La Corogne et enfin en accomplissant le vrai voyage, à savoir partir de chez elle, des bords de la Loire et rejoindre Compostelle à pied.
    Une vraie cure de jouvence la lecture de ce bouquin car Alix n'est pas du genre à pleurnicher sur ses maux de pieds ou nous assommer avec des considérations religieuses lourdingues. « Beaucoup s'imaginent qu'on marche derrière des curés en récitant des prières, pas du tout ! Les gens sont très individualistes, pour tout dire on picole, on s'amuse, on improvise des fêtes. Beaucoup même, ne sont pas croyants. »
    Livre de marche mais surtout de rencontres, car c'est là l'un des principaux aspects de ce périple, on rencontre des hommes et des femmes – ainsi qu'un âne – de toutes nationalités et de tous âges. Chacun vient avec son caractère, ses problèmes et ses joies, on marche ensemble pendant quelques étapes, on se perd de vue, on se retrouve plus loin. Sans que le bouquin soit un guide, Alix nous distille quelques conseils pratiques sur la manière de sangler son sac à dos, de marcher avec son bâton de pèlerin, les rituels aux étapes dans les gîtes prévus pour les marcheurs et la trace de votre passage grâce au tampon apposé sur votre crédentiale, ce petit livret qui certifie votre passage, par le curé du village ou parfois la tenancière d'un bistrot !
    Alix de Saint-André écrit dans un style alerte, plein d'humour et de culture sans ostentation mais avec aussi quelques passages émouvants sur son père et deux amies disparues. On est tenté de lire son livre très vite, mais il faut le déguster lentement pour mieux le savourer, car comme le dit un proverbe du Mali « Tu as la montre, et moi j'ai le temps ». N'hésitez pas à vous lancer dans la lecture de ce livre délicieux qui accompagnera à merveille vos randonnées estivales et le soir, fourbus, vous pourrez dire sans honte « Nous sommes de vrais pèlerins qui ronflons, qui buvons et qui sentons mauvais des pieds ! »
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    • Livres 1.00/5
    Par plotin, le 31 octobre 2010

    plotin
    Déception !
    Pourtant, le livre est bien écrit. le texte est vivant, agréable à lire. Rien à dire sur le talent de l'écrivaine à nous raconter des histoires.
    Mais j'espérais de ce récit portant sur ce fameux pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle autre chose que des anecdotes sur les aspects physiques de l'aventure : marcher, manger, discuter, boire et dormir !
    J'espérais, à travers cette aventure (Alix de Saint André a pris trois fois les chemins de Compostelle), une dimension spirituelle, intellectuelle.
    Quel dommage ! L'auteure en reste tout au long du récit à des préoccupations bassement matérielles : marcher (les fameuses ampoules au pied…), manger (les fameuses soupes à l'ail…), discuter (les fameuses papotes tout au long de la journée…), boire (les fameuses bières en soirée…) et dormir (les fameuses nuits en dortoir…). le récit fait état de rencontres faites tout au long du périple. Certes, se dégage beaucoup d'humanité à travers ces rencontres. Mais n'importe quel trek, randonnée, aventure, voyage est l'occasion de rencontres et de découvertes de l'autre.
    J'imaginais que la marche sur les Chemins de Compostelle avait cette particularité d'aider à cheminer vers l'Esprit. le livre d'Alix de Saint-André n'en fait pas état. Pourtant, une phrase et une seule (page 211) laisse entrevoir que l'auteure est sur ce chemin vers l'Esprit. En expliquant à un pèlerin nommé Carlos ce qu'elle comprend de la Trinité, Alix de Saint-André laisse échapper : « En enseignant Carlos, je redécouvrais la foi ».
    Ce livre traduit bien cette impudeur (cette honte ?) de beaucoup de chrétiens de notre époque à exprimer leur foi. Pour cela, il est bien dans l'air du temps.
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    • Livres 4.00/5
    Par cleomine, le 22 septembre 2011

    cleomine
    N'attendez pas un récit traditionnel du fameux pèlerinage de Compostelle ! Même si la dimension spirituelle est bien présente, l'expérience d'Alix de Saint André est davantage tournée vers l'humain et ses petits travers, le charme du quotidien, les mésaventures diverses (chercher son chemin, se retrouver dans un dortoir au milieu des ronfleurs et des chaussettes odorantes, rencontrer des bavards ou des casse-pieds...). L'auteur nous livre avec une incroyable générosité les portraits des marcheurs qu'elle a côtoyés pendant son parcours. Elle revient aussi avec émotion sur ses souvenirs et sa vie, les amis qu'elle a perdus, sa famille... En avant, route ! Sur les chemins de la vie avec humour et émotion. Un excellent livre qui vous redonne du baume au cœur !!
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Critiques presse (3)


  • Telerama , le 27 juillet 2011
    En avant, route ! est un livre poétique et drôle qui ne fait aucun prosélytisme, mais invite à partager un bout de bitume, un bon conseil et le sens de l'amitié.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 06 juillet 2011
    Le parfait vade-mecum du pèlerin, à mettre dans toutes les poches !
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 18 juin 2011
    Ceux qui ne marchent pas pourront, avec ce récit singulier, se refaire le Voyage autour de ma chambre cher à Xavier de Maistre, les images en plus - mais l'émotion en moins.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par LesAubepines, le 15 septembre 2011

    On peut se croiser, mais on n'habite plus dans le même monde que les automobilistes. Pendant qu'on tournicote sans fin sur nos sentiers, de village en village, ils foncent tout droit d'une ville à l'autre. Si j'avais voulu ne pas me perdre et gagner du temps, j'aurais pu aussi longer les routes nationales. Il y en a toujours une pas loin, les panneaux sont sans mystère, cela va plus vite et c'est plus court. Mais le raccourci se paye cher : on s'explose les articulations et les pieds à marcher sur la chaussée, on respire le parfum des pots d'échappement, et l'on passe à côté de l'essentiel. Des lieux et des gens. Le chemin n'est pas fait pour aller vite d'un point A à un point B, il est fait pour se perdre, et perdre du temps. Ou prendre son temps, sil l'on veut. Retrouver un monde à taille humaine et ses humains habitants. Ses animaux et ses végétaux. Chaque nouvelle erreur est une nouvelle rencontre, chaque pas sur un sentier en creuse davantage l'existence sur la croûte terreste, et l'on zigzague autour de la modernité à quatre kilomètres à l'heure. A la vitesse (si l'on peut dire !) du pas humain. Dans un autre espace-temps.
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  • Par plotin, le 31 octobre 2010

    "C'est quoi cette connerie de Trinité ?" questionne Carlos
    "- Dieu n'est pas un vieux barbu sur son nuage, Carlos, il est partout, en trois dimensions. Regarde autour de nous, l'horizon immense, la nature, c'est Dieu le Père.Toi, moi, les pèlerins, c'est Dieu le Fils, frère de tous les hommes, habitants dans tous les hommes. Et la voix de ta conscience, le Dieu intérieur, c'est le Saint-Esprit.
    - On ne m'avait jamais dit çà"
    A moi non plus. En enseignant Carlos, je redécouvrais la foi
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  • Par billette, le 21 mars 2011

    "C'est quoi cette connerie de Trinité?
    - Dieu n'est pas un vieux barbu sur son nuage, Carlos, il est partout, en trois dimensions. Regarde autour de nous, l'horizon immense, la nature, c'est Dieu le père. Toi, moi, les pèlerins c'est Dieu le fils, frère de tous les hommes, habitant de tous les hommes. Et la voix de ta conscience, le Dieu intérieur, c'est le saint Esprit.
    - On ne m'avais jamais dit ça."
    A moi non plus. En enseignant Carlos, je découvrais la foi.
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  • Par LesAubepines, le 15 septembre 2011

    La discrétion d'Alfredo venait aussi de sa nationalité difficile à porter, en raison des contestables régimes politiques qui s'étaient succédé dans son pays, et déclenchaient souvent de violentes passions chez ses interlocuteurs. Ruiné par la crise, et bien décidé à ne jamais refaire fortune malgré son inépuisabe énergie d'Argentin toujours prête à rebondir sans la moiindre amertume, il était l'un des rares à aller à la messe, avec Santo quand il ne dormait pas, mais se montrait souvent anticlérical ou ironique à l'égard de la religion (vis-à-vis de Maria, par exemple), dès qu'il prenait la parole. Sur le chemin, il cherchait des réponses à ses questions, sans être sûr qu'elles se trouvent là. Lui aussi marchait pour essayer de comprendre ce qu'il pensait.
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  • Par Neigeline, le 04 février 2011

    "Tu as la montre, et moi j'ai le temps", avait dit un berger du Mali, il y a vingt ans, à un copain photographe qui me l'avait rapporté. C'était très juste.
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