ISBN : 2070376842
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 143 notes) Ajouter à mes livres
Quatrième de couverture : Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui, par ses mises en garde, ses scrupules, ses interrogations, son insistance, l'aide à faire surgir " quelques moments, quelques mouvements encore intacts, a... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 18 juillet 2009

    annie
    Résumé du livre :
    Tout au long du récit le lecteur se trouve face à une écriture fragmentée qui marque l'hésitation de Sarraute
    Nathalie Sarraute passe des vacances avec son père dans un hôtel. Elle veut obstinément respecter la consigne de sa mère qui lui a dit de mâcher ses aliments jusqu'à ce qu'ils soient aussi liquides qu'une soupe. La petite fille est alors critiquée par les autres enfants mais refuse de tromper sa mère.
    Elle retrouve sa mère à Paris. On a une observation de la mère selon le point de vue de l'enfant.
    Elle raconte sa vie à Paris. Les promenades avec la bonne pour aller au jardin du Luxembourg.
    Episode de l'opération des végétations de Nathalie Sarraute et la venue de sa grand-mère paternelle.
    Elle exprime le caractère autoritaire de sa mère
    L'enfant veut que sa maman ait un autre bébé, épisode plutôt drôle et attendrissant étant donné la candeur de la fillette, qui pense que sa mère doit seulement avaler de la poussière...
    Voyage vers la Russie (Kamenetz-Podolsk), chez son oncle Gricha Chatounovski. La 2e instance réapparaît car elle doute de nouveau dans le récit de son Enfance (les beaux souvenirs ne lui conviennent pas). Elle raconte tout de même la vie avec sa mère en Russie.
    Elle y collectionne et a une passion pour les flacons de parfum qu'elle perd juste après son départ. Elle enchaîne en nous racontant un moment où elle était malade et où elle a pu profiter de sa mère qui s'occupait un peu plus d'elle, notamment lorsque celle-ci lui lisait des livres.
    Elle est à la maison d'Ivanovo avec son père. Elle a beaucoup d'affinités avec son père. Elle y passe de bons moments, joue avec la neige et apprécie la lecture d'un livre qu'on lui a offert.
    On lui offre aussi une poupée qu'elle n'aime pas beaucoup parce qu'elle est trop rigide. On a alors une vision du père plus en détail toujours selon le point de vue de la fille. Elle passe Noël avec son père et a un premier contact avec sa belle-mère, Véra.
    Nathalie Sarraute et son père vont chez les parents du père, et la petite fille est étonnée par la violence qu'il a eue lorsqu'il leur a parlé (la petite fille a exagéré en fait la réaction du père) et ne profite donc pas du séjour avec ses grands-parents.
    Nathalie Sarraute est à Paris avec son père et se promène dans le jardin du Luxembourg .
    Elle joue à un jeu où il faut attraper des anneaux mais se crispe trop et rate. On voit alors le caractère de Nathalie Sarraute qui n'arrive pas à jouer comme les autres enfants.
    Elle est dans un mariage mais elle ne trouve pas sa place avec les grands et adopte alors un déguisement de bébé.
    Elle arrive alors rue Boissonade ,juste après ;la fiancée de son père arrive et danse avec la petite fille qui rit beaucoup.
    Elle est encore au Luxembourg avec son père et sa fiancée et tout à coup ressent une joie intense qui l'envahit et qui l'emplit mais elle n'arrive pas à trouver les mots pour exprimer ce sentiment.
    Elle se promène avec sa mère et elle revoit une poupée dans une vitrine, que sa mère trouve très jolie. Elle annonce alors à sa mère : Elle est plus belle que toi! . C'est alors la rupture entre sa mère et sa fille.
    Nathalie part à Paris pour rejoindre son père.
    Sa belle mère attend un enfant, elle est malade à la suite de l'accouchement.
    A l'arrivée du bébé à la maison, Nathalie Sarraute se retrouve dans une petite chambre, sans qu'on l'ait prévenue avant.
    La grande chambre est réservée au bébé. Elle se sent rejetée.
    Lili, l'enfant de Vera, obtient un traitement de faveur de la part de celle-ci, on lui donne de la cervelle ou des bananes que l'on refuse à Nathalie.
    Nathalie va à l'école primaire.
    Sa mère lui demande si elle souhaite retourner avec elle en Russie, Nathalie refuse alors et décide de rester chez son père.
    Véra annonce à Nathalie que sa mère l'a abandonnée.
    Elle s'amuse à faire le service dans le restaurant que tenaient les parents de l'une de ses amies. Elle ne joue pas à des jeux comme les autres enfants.
    Elle nous raconte les plaisirs qu'elle éprouve lorsqu'elle écrit son chagrin ; l'écriture semble venir d'ailleurs . . .
    Elle est troublée par la perspicacité de Vera dans l'épisode du pot de fleurs. Elle rencontre Ivgin le fils de Teübe, ami de son père.
    Pour apprendre ses leçons elle plie des cocottes en papier et joue à la maîtresse.
    Il y a la visite de sa grand-mère paternelle (la mère de Vera) elle l'aime beaucoup et s'amuse bien avec elle mais elle doit malheureusement partir et cela lui fend le cœur sans totalement s'en rendre compte lors de son départ. C'etait une élève modèle. - wikipédia
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 18 juillet 2009

    annie
    Nathalie Sarraute, y raconte, sous forme d'un dialogue avec elle-même, ses souvenirs d'Enfance.
    Cette période est déchirée entre ses parents, divorcés, et entre la Russie et la France.
    N. Sarraute essaye d'être aussi sincère que possible, et son roman s'avère être une sorte d'introspection où elle s'interroge sur la véritable nature de sa mère, froide et distante, et qui finit par l'abandonner complètement à l'adolescence.
    Toutefois, elle explique qu'elle renoue ses liens avec sa mère vers la fin du livre.
    On assiste dans le livre à un dédoublement du personnage : entre deux parents, entre deux cultures (russe et française), entre deux personnages: Nathalie et sa propre conscience, et entre deux langues. le livre relate les souvenirs d'Enfances de l'auteur. Il n'y a pas de récit rétrospectfif organigé selon une logique temporelle mais le livre nous expose les souvenirs d'Enfance de l'auteur selon la perception de l'enfant, les souvenirs apparaissent dans l'ordre dicté par les sensations de l'enfant. Dans ce livre, on remarque que l'enfant est beaucoup plus proche de son père même s'il ne lui montre pas beaucoup de signes d'affection.Elle est délaissée par sd'affection montrée.
    Le but de cette autobiographie selon Nathalie Sarraute est de "décrire comment naît la souffrance qui accompagne le sentiment du sacrilège". Sarraute veut retrouver les sensations éprouvées au moment où est remis en question Le Mensonge originaire, celui de la beauté de la mère.

    Elle rencontre différents problèmes de mémoire :
    L'oubli : On peut le voir dans les verbes (savoir, se souvenir…) à la forme négative, dans les adverbes (probablement, peut-être…).
    L'imprécision du souvenir : le narrateur introduit des descriptions qu'elle appelle «morceaux de préfabriqué».
    Les vides (lacunes du souvenir) : Visibles dans les espaces blancs, piétinements de la répétitions des mots.

    Il y a par ailleurs dans le livre deux notions du temps : le temps du souvenir et le temps de l'écriture (le temps de l'histoire) :
    Le temps du souvenir : Il est lié à la perception de la conscience enfantine, l'enfant dilate les événements qu'il juge importants et rétracte les autres. Il y a ainsi des ellipses temporelles quand l'enfant ne se souvient pas ou banalise certains faits.
    Le temps de l'écriture : Il est rattaché à la double voix et à son rôle. Il y a une dilatation, un grossissement du temps là ou il y a nécessité de réfléchir ou d'approfondir.

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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 31 juillet 2011

    brigittelascombe
    Nathalia Tcherniak, connue sous son nom d'écrivain Nathalie Sarraute, est née en 1900 et son écriture annonce le nouveau roman. Ce livre, Enfance, de souvenirs... d'Enfance est autobiographique et a été publié en 1983.Nathalie Sarraute a été par ailleurs la mère de Claude Sarraute.
    Rien à voir avec l'Enfance idyllique et idéalisée de Marcel Pagnol dans sa trilogie.
    Natacha (à la russe) s'interviewe elle même et son récit traverse le miroir pour crever certains abcés encore purulents en surface.
    Moscou.L'admirative fillette pense de sa mère:"Ô quelle est belle" mais lui affirme qu'il y en a une autre encore plus belle. Alors là!!! L'insupportable petite fille insupporte sa mère froide et distante.
    Mais, n'est ce pas le comble de l'horreur que de s'attendre à une visite de sa grand mère et de voir arriver un médecin qui vous anesthésie, vous étouffe d'un masque et hop en ni une ni deux vous ôte les amygdales?
    Et n'est ce pas le comble du mensonge que de s'entendre affirmer:- une femme tombe enceinte en avalant de la poussière?
    Et n'est ce pas le comble de l'abandon que ce départ vers Paris où sauf quelques cartes postales, les nouvelles maternelles seront rares.
    La fillette rêveuse, élevée dans un univers tissé de mots puisque sa mère écrit des contes mais lui en raconte peu, voudrait, qu'"ils se posent... à l'intérieur de la maison, dans cette pièce aux murs très blancs...le parquet jonché de tapis de couleurs..les divans,les fauteuils..." partout.Et ces mots, elle les lit, les boit,les absorbe pour les faire siens.Contes d'Andersen,David Coperfield,tout est bon et surtout les romans dont les "phrases envoutantes vous enferment".
    Tachok, Tachotchik,Pigalitza, tendres diminutifs, que le père emploie avant leur départ en France. Que de jolies berceuses chante t il à la petite fille sage qui sait si bien faire les révérences! Divorcé, il va recueillir Natacha à Paris où il travaille dans une fabrique. Famille recomposée, avec Véra en belle mère peu sympathique, Lili en demi soeur qui capte l'attention des grands, Adèle la bonne "qui sait quel enfant Madame porte dans son coeur".
    Un livre exutoire à portée psychanalytique, un récit à double voix, celle de Nathalie qui retranscrira en journaliste les propos recueillis et celle de Natacha, la petite qui a souffert de solitude, de rejet et qui pleure encore au fil des mots.
    Emouvant parcours qui établit la génèse d'un grand écrivain.
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    • Livres 3.00/5
    Par zohar, le 12 mars 2011

    zohar
    « Enfance » de Nathalie Sarraute est une autobiographie à deux voix !
    La première appartient au « je ». La « VOIX NARRATRICE » (c'est-à-dire l'enfant, la voix instinctive, et candide) qui tente de rassembler les souvenirs de ses onze premières années, en explorant et analysant, à la fois des sensations éprouvées et des émotions restées informulées pendant son Enfance (sa première rédaction scolaire, la séparation de ses parents, l'attitude de sa belle-mère, l'indifférence maternelle, sa vie à Paris).
    Quant à la deuxième voix, elle correspond au double de la narratrice et joue un rôle de conscience morale. La « VOIX CRITIQUE », (c'est la conscience adulte de l'écrivain).
    Cette seconde met en garde la première voix contre les risques d'une telle entreprise (parler de soi) ou, au contraire la pousse à l'approfondir, mais sous l'égide de la vigilance et de la réflexion pour déjouer les pièges traditionnels de l'autobiographie.
    En d'autres termes, il faut éviter de compenser les défauts de la mémoire par des inventions artificielles, ou par des « raccords » et « replâtrages » des souvenirs.
    La deuxième voix est garant de l'authenticité et de la véracité des propos, en introduisant le soupçon, le doute pour une meilleure sincérité des formulations.
    « Enfance » ouvre ainsi la voie à une nouvelle conception de l'autobiographie marquée par la psychanalyse. L'auteur-narrateur effectue le travail de remémoration à travers le récit à deux voix, en suivant l'importance qu'ont les évènements dans la mémoire et en recherchant les Tropismes : « Ce sont des mouvements indéfinissables, qui glissent très rapidement aux limites de notre conscience ; ils sont à l'origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons (…). Ils me paraissaient et me paraissent encore constituer la source secrète de notre existence (écrit-elle, dans la préface de son essai, « L'Ere du soupçon »).
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    • Livres 4.00/5
    Par hove, le 31 juillet 2011

    hove
    C'est une autobiographie mais pas seulement. En plus de sa passionnante histoire personnelle, balloté d'un pays à l'autre, de ses relations avec son père, sa mère, sa belle-mère, sa demi-sœur etc. c'est surtout la part psychologique de cet enfant et la façon dont l'auteur la retranscrit qui m'a fasciné. Ce qui donne toute sa dimension à l'œuvre est la méditation intérieure représentée par ce dialogue avec elle-même. Il apporte une vitalité supplémentaire, une profondeur que ses réflexions, ses "mouvements" de l'âme viennent sans cesse alimenter. On comprend pourquoi Nathalie Sarraute est associée au nouveau roman, là c'est un coup de maître, une révélation. Ce n'est pas une longueur d'avance que cette autobiographie prend sur les autres, c'est plutôt d'un habile pas de côté que Nathalie Sarraute se démarque. A la suite de cette lecture elle devient pour moi incontournable, une référence.
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 16 décembre 2009

    Je regardais les espaliers en fleurs le long du petit mur de briques roses, les arbres fleuris, la pelouse d’un vert étincelant jonchée de pâquerettes, de pétales blancs et roses, le ciel, bien sûr, était bleu, et l’air semblait vibrer légèrement… et à ce moment-là, c’est venu… quelque chose d’unique… qui ne reviendra plus jamais de cette façon, une sensation d’une telle violence qu’encore maintenant, après tant de temps écoulé, quand, amoindrie, en partie effacée elle me revient, j’éprouve… mais quoi ? quel mot peut s’en saisir ? pas le mot à tout dire : "bonheur", qui se présente le premier, non, pas lui… "félicité", "exaltation", sont trop laids, qu’ils n’y touchent pas… et "extase"… comme devant ce mot ce qui est là se rétracte… "Joie", oui, peut-être… ce petit mot modeste, tout simple, peut effleurer sans grand danger… mais il n’est pas capable de recueillir ce qui m’emplit, me déborde, s’épand, va se perdre, se fondre dans les briques roses, les espaliers en fleurs, la pelouse, les pétales roses et blancs, l’air qui vibre parcouru de tremblements à peine perceptibles, d’ondes… des ondes de vie, de vie tout court, quel autre mot ?… de vie à l’état pur, aucune menace sur elle, aucun mélange, elle atteint tout à coup l’intensité la plus grande qu’elle puisse jamais atteindre… jamais plus cette sorte d’intensité-là, pour rien, parce que c’est là, parce que je suis dans cela, dans le petit mur rose, les fleurs des espaliers, des arbres, la pelouse, l’air qui vibre… je suis en eux sans rien de plus, rien qui ne soit à eux, rien à moi.
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  • Par mathilde08, le 14 mai 2011

    Voici enfin le moment attendu où je peux étaler le volume sur mon lit, l'ouvrir à l'endroit où j'ai été forcée d'abandonner... je m'y jette, je tombe... impossible de me laisser arrêter, retenir par les mots, par leur sens, leur aspect, par le déroulement des phrases, un courant invisible m'entraîne avec ceux à qui de tout mon être imparfait mais avide de perfection je suis attachée, à eux qui sont la bonté, la beauté, la grâce, la noblesse, la pureté, le courage mêmes... je dois avec eux affronter des désastres, courir d'atroces dangers, lutter au bord de précipices, recevoir dans le dos des coups de poignard, être séquestrée, maltraitée par d'affreuses mégères, menacée d'être perdue à jamais... et chaque fois, quand nous sommes tout au bout de ce que je peux endurer, quand il n'y a plus le moindre espoir, plus la plus légère possibilité, la plus fragile vraisemblance... cela nous arrive... un courage insensé, la noblesse, l'intelligence parviennent juste à temps à nous sauver..
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  • Par mandarine43, le 08 août 2011

    [ Incipit ]

    - Alors tu vas vraiment faire ça ? « Evoquer tes souvenirs d'enfance »... Comme ces mots te gênent, tu ne les aimes pas. Mais reconnais que ce sont les seuls mots qui conviennent. Tu veux « évoquer tes souvenirs »... il n'y a pas à tortiller, c'est bien ça.
    - Oui, je n'y peux rien, ça me tente, je ne sais pas pourquoi...
    - C'est peut-être... est-ce que ce ne serait pas.. on ne s'en rend parfois pas compte... c'est peut-être que tes forces déclinent...
    - Non, je ne crois pas... du moins je ne le sens pas...
    - Et pourtant ce que tu veux faire... « évoquer tes souvenirs »... est-ce que ce ne serait pas...
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  • Par torezu, le 24 octobre 2010

    Je dévale en courant, en me roulant dans l’herbe rase et drue parsemée de petites fleurs des montagnes jusqu’à l’Isère qui scintille au bas des prairies, entre les grands arbres… […] je regarde le ciel comme je ne l’ai jamais regardé… je me fonds en lui, je n’ai pas de limites, pas de fin.
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  • Par torezu, le 16 août 2010

    A moi aussi un sort a été jeté, je suis envoûtée, je suis enfermée ici avec eux, dans ce roman, il m’est impossible d’en sortir…
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