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Inge Jens (Éditeur scientifique)Pierre-Emmanuel Dauzat (Éditeur scientifique)
ISBN : 2847344365
Éditeur : Tallandier (2008)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Le 22 février 1943, Hans (né en 1918) et Sophie Scholl (née en 1921) étaient guillotinés avec leur camarade Christoph Probst. Quelques semaines plus tard, trois autres membres de la « Rose blanche » (le professeur Kurt Huber et deux autres étudiants : Willi Graf et Alexander Schmorrel) connaissaient le même sort.
Leur crime ? Avoir peint des « Vive la liberté » dans les rues et distribué des tracts à l’université de Munich pour appeler les Allemands à la rés... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
carre
carre06 mai 2012
  • Livres 5.00/5
Avec ces lettres et carnets de Hans et Sophie Scholl, c'est un pan de l'histoire allemande peu connu des terribles années 1930 à 1945 et le courage de la résistance contre un régime en proie à une folie meurtrière.
Hans et Sophie étaient promis à un brillant avenir, mais la montée de l'antisémisme, les discours abjects d'Hitler vont à tout jamais briser leur espoir.
Le frère et la soeur ainsi que leur ami Christoph Probst seront arrêtés puis guillotinés le lendemain de leur arrestation. Leur crime, avoir fondé un groupe de résistance "La Rose blanche" pour dénoncer la folie du régime en place.Ces écrits sont remarquables par leur teneurs érudites, passionnées, courageuses, engagées, enflammées. Hans et Sophie Scholl nous touchent car ils ne rêvent qu''à un monde tolérant, épris de justice et de fraternité. Au fil des récits, les textes de Hans se font plus noirs, plus engagés, montre la maturité et le talent d'écriture du jeune homme qui perçoit que les causes qu'il défend se paieront au prix cher, tandis que Sophie sa cadette montre plus d'insousiance et de frivolité. Hans devine le prix àpayer pour défendre la liberté alors que Sophie, la veille de son arrestation n'imagine pas les risques qui planent sur leurs vies.
Des récits forts et bouleversants dont la portée font écho encore aujourd'hui, et rejoignent les grands textes de résistance.
A lire absolument.
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mimipinson
mimipinson19 mai 2016
  • Livres 3.00/5
On en parle moins, parce que moins organisée et surtout moins connue, mais la résistance au nazisme a bel et bien existé. Toutes les couches de la société sont concernées, et toutes les sensibilités politiques.
Hans et Sophie Scholl appartenaient à un réseau d'étudiants : La rose blanche.
Cette édition a réuni de manière chronologique, des lettres, brouillons de lettres, journaux, et notes écrits et envoyés par frère et la soeur à leurs amis et famille.
Il s'agit d'une correspondance écrite entre 1941 et 1943. On y découvre une jeunesse allemande dynamique, curieuse, cultivée, soucieuse de son avenir. Cette jeunesse est prise dans le filet du régime ; obligée à se soumettre à un embrigadement qui les pèse et qui au fur et à mesure de son emprise va laisser installer chez ces jeunes la révolte et induire leur implication au sein d'un groupe de résistance.
Cet ouvrage donne au lecteur la mesure de l'emprise du régime sur la population, et explique les difficultés que les réseaux de résistance ont pu rencontrer pour exister, agir, et surtout perdurer.
Dans cette correspondance, il n'est jamis question des camps, et de la répression à l'encontre des juifs. Etaient-ils au courant ? Ce sont les mesures autoritaires, l'obligation de service civique, puis la défaite de Stalingrad qui induiront cette prise de conscience.
Sans être d'une grande intensité dramatique, ce livre est néanmoins instructif, et plaisant à lire.
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NATB
NATB26 mai 2014
  • Livres 3.00/5
La correspondance de deux jeunes allemands frère et soeur Hans et Sophie Scholl ,adolescents lors de la prise du pouvoir par Hitler.
A travers leurs lettres,on découvre leurs passions pour la lecture,la musique,le sport,les réunions avec leurs amis.
La restriction des libertés de pensée et de religion,ainsi que la connaissance des atrocités menées à l'Est vont les amener à fonder le mouvement de la résistance universitaire munichoise die Weisse Rose(la Rose Blanche).
On se rend bien compte du changement radical chez Sophie à partir de 1942,elle est révoltée (lettre du 28octobre 1942).
Dénoncés,ils seront condamnés à mort par le régime nazi qui ne tolérait aucune opposition:décapités le 22 février 1943(malgré la législation allemande qui imposait un délai de 99 jours avant l'exécution d'un condamné).
Hans,la veille de l'exécution,déclare au juge accusateur nazi:" Aujourd'hui vous nous tuez demain,c'est vous qui serez à notre place".
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lonesloane
lonesloane14 avril 2011
  • Livres 5.00/5
une leçon de vie.
un livre de chevet.
résister. j'en ai maintenant compris le sens.
Dans les années sombres de l'histoire Allemande, ou comment au travers de leurs correspondances, nous sommes amenés à vivre la prise de conscience d'un petit groupe de jeunes Allemands immergés dans l'enfer nazi.
D'abord enthousiastes (comme beaucoup), petit à petit ils constatent les atrocités, les privations de liberté, la ségrégation, l'inhumanité… petit à petit ils vont apprendre à résister, chercher à faire prendre conscience. « La rose blanche » est née, mais elle sera décapitée, par un triste jour de l'hiver 1943 à Munich.
Lien : http://testivore.com/lettres..
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patrick75
patrick7507 mai 2012
  • Livres 2.00/5
J'en attendais peut être beaucoup trop, mais ces lettres échangées entre les membres d'une même famille et leurs amis ( en Allemagne durant les années quarante) ne m'a pas intéressé plus que çà.
Je comprends que la censure empêchait de se découvrir.Malgré cela, la plupart des lettres sont insignifiantes voir banales, à part quelques réflexions philosophiques.
L'on s'aperçoit également que "l'anti-nazisme" de ces jeunes gens ne prend réellement forme qu'avec la défaite de Stalingrad.
Durant les évènements précédent on ne les sent que très peu concernés.
Evidemment la fin de l'ouvrage aurait tendance à prouver le contraire, à moins qu'il ne s'agisse de l'acte d'un pouvoir aux abois, qui veut des "exemples".Ces lettres méritaient elles un livre ?
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick7502 mai 2012
Qui aurait cru qu'une minuscule fleur puisse occuper si complètement quelqu'un qui n'y ait plus la moindre place pour une autre pensée, que je puisse me transformer en terre, comme j'aurais aimé le faire, ou me jeter dans les bras du premier venu, tant j'étais heureuse. Ce que j'ai aimé le plus, c'était de m'allonger par terre, où j'étais proche des petites créatures, en étant une partie du tout.
Les fourmis et les bestioles me prenaient simplement pour un bout de bois, et je n'étais ainsi que trop heureuse de les laisser se promener sur moi. Tout était si beau.
+ Lire la suite
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patrick75patrick7506 mai 2012
:" J'ai pitié des gens incapables de rire de la moindre vétille, de ceux qui ne trouvent pas en chaque chose un prétexte à rire, le piment de la vie quotidienne.
Cela n'est pas nécessairement en rapport avec la superficialité.
En vérité, je crois que, s'il le fallait, je pourrais trouver une raison de rire jusque dans les moments les plus tristes."
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PseudoPseudo16 juin 2016
"De la pauvreté"

[...]
L'autre rive,
Nous aspirons tous à y parvenir. Mais aucun de nous n'y est conduit. Nous en sommes réduits à regarder le bac, une quête qui souvent nous conduit à glisser, à tomber et à nous redresser. La rivière est noire et profonde, son débit rapide ; c'est la nuit. Pas une étoile dans le ciel. Ni sentier, ni pont. Juste une vague lumière sur l'autre rive, au loin, à l'abri du vent, et rien qu'un bac pour faire la traversée.
Mais le bac a pour nom pauvreté. Ceux qui voient la lumière doivent devenir pauvres avant de pouvoir séjourner dans la lumière qui illumine les affamés depuis deux mille ans. Oh vous, sots vaniteux qui préférez vous vouer aux vagues et périr. Vous voyez la lumière et vous ne pouvez l'atteindre. Vous voyez le chemin et vous ne voulez pas l'emprunter. L'amour me pousse à souhaiter à maint homme épreuves et affliction, qu'il connaisse la pauvreté ! La pauvreté est plus forte que la richesse. La pauvreté permet de jeter aux vents sans regret l'ancienne abondance, de placer toute possession au-dessous des valeurs spirituelles. La pauvreté met l'homme en face du choix absolu.
La guerre nous rendra tous très pauvres. Nous devons abandonner tout espoir d'un heureux dénouement. Dans un premier temps, la faim et la détresse ne vont pas nous lâcher d'une semelle, tandis que les hommes des villes dévastées, des pays dévastés et des nations dévastées et à demi exterminées rechercheront des diamants indestructibles enfouis sous les décombres.
Malgré tout, nous ne souhaitons pas que le calice soit éloigné de nous. il faut le boire jusqu'à la lie. Nos ennemis ne seront pas abattus par la chute de tuiles, pas plus qu'ils ne s'évanouiront de la surface de la terre. Ils seront plutôt totalement défaits par leur incompétence et noyés dans leur fange.
Cela seul suffira à empêcher toute glorification future de l'histoire.
La guerre assujettira l'Europe à une grande pauvreté. N'oubliez pas, mes amis, que la pauvreté est le chemin de la lumière.


Pages 118-119
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patrick75patrick7530 avril 2012
Et j'en pleurerais, de voir combien les gens sont mesquins, même à un haut niveau de responsabilité politique, et trahissent leurs semblables, peut être pour un avantage personnel.
Le courage ne pourrait-il parfois passer par là ?
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patrick75patrick7502 mai 2012
Peut-être imaginez-vous qu'un homme doit rentrer de guerre plus sage et plus mûr. Mais cela n'est vrai que dans de très rares cas. Je crois que j'étais plus sensible et plus réceptif avant cette folie.
La guerre nous ramène loin en arrière. On a du mal à concevoir à quel point l'être humain est devenu dérisoire.
Nous quittons la salle d'opération, où quelqu'un se meurt, et fumons une cigarette.
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Video de Hans Scholl (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hans Scholl
Sophie Scholl, Les derniers jours (Trailer en V.O), film réalisé par Marc Rothemund, adaptation des "Lettres et carnets "
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