> Patrick Charbonneau (Traducteur)

ISBN : 2070425223
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres

« Je vois les pièces vidées. Je me vois assis tout au sommet de la carriole, je vois la croupe du cheval, la vaste étendue de terre brune, les oies dans la gadoue des basses-cours et leurs cous tendus, et aussi la salle d'attente de la gar... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 06 avril 2012

    le-mange-livres
    Pas de lecture depuis un bout de temps ... ou plutôt si, je me suis embourbée depuis un mois dans Waltenberg dont j'aurais bientôt l'occasion de parler - un pavé donc, que j'ai malencontreusement sorti de mon sac en début de semaine pour caler le vidéoprojecteur, et qui est donc malencontreusement resté au lycée le soir.
    Impossible pour moi de rester sans lecture le soir ... je me lance donc dans un nouveau bouquin : Les émigrants de Sebald, un auteur que pour l'occasion je découvre.

    C'est à mon sens un très beau livre, que j'ai dévoré d'une traite, qui n'est ni vraiment un roman, ni vraiment une autobiographie, ni vraiment une fiction, mais plutôt une sorte d'enquête, de quête, même, agrémentée de photographies, un peu comme les magnifiques Disparus de Mendelsohn, ou, dans un tout autre genre Istanbul de Pamuk. J'aime assez ce procédé, qui ajoute une dimension sensible très touchante à l'œuvre - qui correspond d'ailleurs, dans les trois cas, à un véritable parcours personnel.
    Bref, pour en revenir aux Emigrants, il s'agit de quatre « récits » de vie, qui redonnent leur dignité à ces migrants ou ces déracinés, marqués par le destin chacun à leur manière (j'ai bien aimé l'instituteur et ses méthodes pédagogiques … particulières … ou le très beau texte sur Manchester qui clôt le livre). En filigrane se dessine la tragédie du génocide juif, mais toujours effleurée sans être réellement évoquée. La pensée vagabonde, c'est fin, et c'est sensible. Beau récit sur les êtres brisés par les départs et les retours toujours recommencés.
    « Je vois les pièces vidées. Je me vois assis tout au sommet de la carriole, je vois la croupe du cheval, la vaste étendue de terre brune, les oies dans la gadoue des basses-cours et leurs cous tendus, et aussi la salle d'attente de la gare de Grodno avec, au beau milieu, le poêle surchauffé entouré d'une grille et les familles d'émigrants regroupées tout autour. Je vois les fils du télégraphe montant et descendant devant les fenêtres du train, je vois les alignements des maisons de Riga, le bateau dans le port et le recoin sombre du pont où, autant que l'entassement le permettait, nous avions installé notre campement familial. »

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2010/07/les-emigrants-wg-sebald.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    ignatus-reilly
    Un livre émouvant et poétique sur la difficulté de l'exil.
    Il évoque le destin de 4 déracinés, ayant réellement existé, qui ne se remettront jamais de leur expatriation : Dr Henry SELWYN, Paul BEREYTER, Ambros ADELWARTH, Max FERBER.
    Ce livre est rendu encore plus vivant et émouvant par l'ajout de nombreuses photographies.
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    • Livres 4.00/5
    Par vlg0901, le 02 mai 2012

    vlg0901
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Citations et extraits

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  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    Quant au bénitier situé à côté de la porte, et qui représentait le flambant Cœur de Jésus, Paul, comme j'eus à plusieurs reprises l'occasion de le voir, le remplissait à ras bord juste avant l’heure de religion, avec l'arrosoir qui servait d'ordinaire pour les pots de géraniums.
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  • Par vlg0901, le 02 mai 2012

    Le malheur de ma jeunesse et de ma période de formation s'était si profondément enracinée en moi qu'il a pu resurgir plus tard, produire des fleurs malignes, tisser au-dessus de ma tête cette voûte de feuillage vénéneux qui a tant assombri et obscurci mes dernières années.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    L'avenir se brouille devant ses yeux et il éprouve, il éprouve alors pour la première fois cet implacable sentiment de défaite qui plus tard devait si souvent l'envahir et auquel il allait finir par succomber.
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  • Par vlg0901, le 01 mai 2012

    Voilà donc comment ils reviennent, les morts. Parfois, après plus de sept décennies, ils sortent de la glace et gisent au bord de la moraine, un petit tas d'os polis, une paire de chaussures cloutées.
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  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    Les années et les saisons passaient, à un automne wallon succédait un hiver blanc et interminable dans la région de Berditchev, un printemps en Haute-Saône, un été sur la côte dalmate ou en Roumanie, en tout cas on était toujours, comme Paul l'a écrit au-dessous de cette photographie, à quelque deux mille kilomètres à vol d'oiseau...mais d'où ?
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Video de W. G. Sebald

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Winfried Georg Sebald : Les Émigrants
Au port d'Amsterdam, Olivier BARROT présente le livre de W.G. Sébald "Les Émigrants" aux éditions actes sud. le livre, écrit par ce Bavarois installé en Angleterre, narre l'histoire de quatre personnes authentiques exilées d'Europe par le nazisme.








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