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ISBN : 2369140992
Éditeur : Libretto (2014)


Note moyenne : 4.36/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un aventurier de génie, le cosaque Bogdan Chmielniçki, parti de rien ou presque, parvient à lever au fin fond des steppes de l'Ukraine une armée d'un demi-million d'hommes qu'il lance contre la Pologne -en rêvant secrètement d'aller beaucoup plus loin.
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Moan, le 09 août 2014

    Moan
    Challenge Nobel littérature 2013.2014
    Et voilà , je viens de finir mon pavé de l'été; Et quel pavé!
    Il est époustouflant de la première à la 720ème page! Il faut dire qu'il est écrit par le polonais Henryk Sienkiewicz qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1905.
    Ce roman historique nous transporte à une allure folle en 1648 et 1649 à travers la Pologne.
    Le cosaque Bogdan Khmelnitski se révolte contre la noblesse et les magnats polonais et entraîne avec lui tous les cosaques dont les privilèges octroyés par le roi, "pour le sang versé dans tant de guerres", ont été repris par les seigneurs. Il se retrouvera à la tête de milliers de Zaporogues (cosaques du delta du Dniepr) et combattra à plusieurs reprises les polonais. "A travers les chênaies, les plaines, les rivières s'écoulaient des flots humains sans cesse accrus , des vagues qui affluaient de toute l'Ukraine: paysans, mécontents, fuyards, pillards".
    Face à l'énergie des cosaques Khmelnitski et Bohun, dans l'armée du duc Yarema Wisniowiecki, les officiers Kretuski, Wolodowski, Zagloba, Podbipieta sont toujours prêts à se battre et donner leur vie pour la république ou une fiancée.
    Un roman rempli de personnages attachants, d'amitié, d'amour, d'aventures et de descriptions magistrales. A lire!
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    • Livres 4.00/5
    Par Oliv, le 28 juin 2014

    Oliv
    Friand de tout ce qui touche à l'histoire de l'Europe de l'Est, cela faisait longtemps que je voulais découvrir ce roman d'Henryk Sienkiewicz... C'est désormais chose faite grâce à l'opération Masse Critique, que Babelio et l'éditeur en soient remerciés !
    Récemment paru aux éditions Libretto, "Par le fer et par le feu" n'est pas une véritable nouveauté, loin de là, mais une réédition légèrement remise au goût du jour d'un grand classique de la littérature polonaise. Le dernier tirage datait de 1992 et était épuisé depuis des années.
    Difficile de résumer en quelques lignes une épopée de plus de 700 pages, où foisonnent des personnages et des faits historiques méconnus sous nos latitudes... Pour faire simple, l'action du roman se déroule au milieu du 17ème siècle et a pour cadre la révolte des Cosaques menés par Bogdan Khmelnitsky ; ces événements dramatiques vont mettre à mal l'unité entre la Pologne et l'Ukraine qui, avec la Lithuanie, formaient alors un seul état. Quand on songe aux soubresauts politiques survenus ces derniers temps dans ces confins de l'Europe, ce récit d'une Ukraine à l'identité mal définie, tiraillée entre les influences occidentales et orientales, penchant alternativement vers Varsovie et Moscou, a des résonances très actuelles...
    Mais il faut surtout garder à l'esprit le contexte dans lequel le roman a été écrit, à la fin du 19ème siècle, lorsque la Pologne avait cessé d'exister en tant que nation indépendante : Henryk Sienkiewicz n'a jamais caché ses visées patriotiques, ni sa nostalgie d'une Pologne puissante, capable d'imposer sa volonté dans toute l'Europe de l'Est ; une puissance symbolisée par les fameux "hussards ailés", corps d'armée auquel appartient le personnage principal du roman. En toute logique, l'auteur présente les événements avec un regard polonais. Sans toutefois tomber dans un manichéisme excessif, il ne faudra pas s'étonner si les héros parés de vertus chevaleresques se trouvent majoritairement dans le camp des fidèles au roi, et les fourbes, les traîtres et les pillards dans celui des Cosaques... Ainsi le rebelle Bogdan Khmelnitsky, figure exécrée de "grand méchant" dans le roman, est-il aujourd'hui un héros national en Ukraine au point d'apparaître en effigie sur les billets de banque, après avoir prêté son nom à une prestigieuse distinction militaire soviétique...
    Les luttes entre cosaques Zaporogues et Polonais rappellent certaines scènes du "Tarass Boulba" de Nicolas Gogol. Mais il y a surtout dans cette fresque historique, à la saveur délicieusement surannée des films de cape et d'épée en Technicolor, quelque chose des grands romans d'Alexandre Dumas, avec ses belles dames amoureuses, ses serviteurs fidèles, ses duels d'honneur et ses accès de bravoure... On pourra d'ailleurs effectuer un rapprochement entre d'un côté les quatre compagnons Jean, Michel, Zagloba et Longinus, et de l'autre D'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis.
    Au bout du compte, on a là une illustration de ce qu'est un bon roman d'aventures populaire, au sens le plus noble du terme — celui-ci ayant été écrit à une époque où la volonté de toucher un large lectorat n'excluait pas une irréprochable qualité littéraire. Originellement publié sous forme de roman-feuilleton, "Par le fer et par le feu" bénéficie de l'efficacité du format : les péripéties s'enchaînent à la vitesse d'un cheval au galop, le souffle épique retombe rarement, si bien que les 700 pages de ce gros volume s'engloutissent sans peine et, comme pour tout bon feuilleton, c'est avec une certaine tristesse que l'on quitte des personnages auxquels l'on s'était attaché.
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    • Livres 5.00/5
    Par Taraxacum, le 09 juillet 2014

    Taraxacum
    Vive Babelio pour Masse Critique, et vive Libretto d'avoir réédité ce roman que j'ai dévoré avec bonheur après que Masse Critique l'ait déposé dans ma boite aux lettres.
    Henryk Sienkiewicz, je le connaissais uniquement en tant qu'auteur de Quo Vadis: à vrai dire j'étais persuadée, allez savoir pourquoi, qu'il n'avait écrit que ça, et bien 1/j'avais tragiquement tord 2/je ratais quelque chose.
    Par le fer et le feu est un beau pavé de 700 pages qui traite du soulèvement de Khmelnytsky, un événement historique tout à fait réel. Pas de panique ceci dit si vous n'en aviez jamais entendu parler (comme moi, décidément à la traîne sur le sujet de la Pologne, ses écrivains et de son histoire) , l'histoire se dévoile peu à peu et que ce soit les personnes réelles ou les individus inventés, le lecteur lambda ne se retrouve pas perdu par tout ce beau monde. Et puis mes félicitations à l'éditeur qui a eu la bonne idée d'inclure des cartes précisant le découpage de l'époque et les lieux de l'action, sans cela j'aurais été un peu perdue dans ces régions où le découpage des frontières est différent de celui d'aujourd'hui.
    On comprend très vite les raisons du succès de ce roman : ode à la Pologne écrite à l'époque où celle-ci était privée de son indépendance, empli à la fois d'un souffle épique et d'une certaine poésie, cela a quelque chose d'entraînant, un roman feuilleton au sens noble du terme: palpitant, bien écrit, attachant, avec des pointes d'humour, le genre qui vous fera trépigner et rêver... Le personnage principal a d'ailleurs tout du jeune premier à l'oeil vif récurrent dans ce genre d'oeuvre ! La langue est riche, agréable, jamais lassante et le mélange de figures historiques, comme le cosaque Bogdan Chmielniçki, ou inventées, est bien équilibré, ce qui n'est pas toujours facile dans un roman historique.
    Non, la seule chose que j'aurai à redire c'est cela: pourquoi diable un éditeur n'a-t-il pas encore pris en main la publication du Déluge et de Messire Wolodyjowski, romans suivants dans la trilogie que cet auteur a consacré à la Pologne?
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    • Livres 4.00/5
    Par chriskorchi, le 19 juillet 2014

    chriskorchi
    Totale découverte et de l'auteur (oui, je sais je suis impardonnable je toujours pas lu Quo vadis) et de l'histoire des cosaques et des polonais . C'est une fresque historique passionnante et terrifiante à la fois. Que de destins croisés, de chevauchées et d'action dans ce roman historique. Beaucoup de réalisme et de dureté mais quelle écriture, quelle habilité dans l'art de nous prendre par la main délicatement pour nous faire vivre l'Histoire. C'est passionnant, et la crainte des 719 pages que j'avais a fondu petit à petit comme neige au soleil. L'action du roman se déroule au milieu du 17ème siècle et a pour cadre la révolte des Cosaques menés par Bogdan Khmelnitsky ; ces événements dramatiques vont mettre à mal l'unité entre la Pologne et l'Ukraine qui, avec la Lithuanie, formaient alors un seul état. C'est épique tout en étant poétique et c'était pas gagné aux vues du sujet.
    Magnifique, je suis conquise et j'espère que les éditions Libretto sortiront les deux prochains volumes de cette trilogie sur la Pologne.
    VERDICT
    Offrez-le aux passionnés d'Histoire ils vous en seront éternellement reconnaissant, c'est sans nul doute un indispensable. Vous ne verrez pas passer les 719 pages tant c'est passionnant.
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    • Livres 5.00/5
    Par claudialucia, le 01 août 2014

    claudialucia
    Par le fer et par le feu de Henrik Sienkiewicz qui paraît en 1884 est le premier roman d'une trilogie qui, avec le déluge et Messire Wolodowsky, raconte l'histoire de la Pologne au XVII siècle dans une des périodes les plus troublées de son histoire. Quand il publie son roman, Henrik Sienkiewicz veut en faire le symbole de la lutte polonaise à une époque où la Pologne n'existe plus, la majorité de son territoire étant annexée par la Russie, l'autre partagée entre la Prusse et l'Autriche.
    Le récit commence en 1647, lorsque la République polonaise dites des "deux Nations" comprenant la couronne polonaise et le grand-duché de Lituanie est un immense état qui englobe aussi l'Ukraine. Celle-ci voudrait se faire reconnaître comme troisième nation mais vainement. Les cosaques, peuple guerrier de semi-nomades vivant en Ukraine, menés par Bogdan Khmelnitsky,  vont alors se soulever contre la République en s'alliant aux Tatars de Crimée. Commence une guerre civile effroyable qui décimera les populations et au cours de laquelle s'affronteront les nobles chevaliers polonais et les rebelles.
    Henrik Sienkiewicz avec ce roman porté par un style flamboyant écrit l'épopée de la Pologne.  Il nous lance en chevauchées fantastiques dans les grandes espaces des steppes ukrainiennes, à la découverte de villes ou de bourgades dévastées, nous confronte au fleuve majestueux le Dniepr, nous fait vivre dans des villes assiégées, affronter des combats terrifiants, démesurés dont la grandeur n'a d'égale que la cruauté. le sang coule à flots et teinte l'eau des rivières, les cadavres comblent les douves des châteaux, la torture, le pal, les trahisons se succèdent et quand ils ne sont pas au combat, les nobles chevaliers trouvent encore le moyen de se battre en duel pour leur honneur et pour leur Belle!  le symbole du pouvoir polonais est incarné non par le roi nommé par la noblesse mais par le puissant seigneur que tous redoutent, le duc Yarema Wisniowiecki, dont le nom seul fait trembler des armées entières..
    Un souffle épique anime les prouesses des chevaliers ou des cosaques, car les ennemis sont de force égale, semblables à des demi-dieux, accomplissant des actes hors du commun, géants que rien ne semble pouvoir abattre et dont l'auteur nous montre pourtant la fragilité.  Car au milieu de ce roman qui a choisi pour héros tout un peuple, Henryk Sienkiewicz s'intéresse aussi aux individus, à leur mentalité mais aussi à leur vie personnelle. Nous suivons avec empathie les aventures du vaillant  chevalier Jean Kretuski et  de son amour, la jeune et belle Hélène, enlevée par le cosaque Bohun; nous faisons connaissance de  ses amis  le vieux et rusé Zagloda, le frêle et redoutable Michel Wolodowski, et le lituanien Podbipieta, géant candide et naïf capable d'exploits hors du commun. le roman raconte ainsi une histoire d'amour et d'amitié qui peut aller jusqu'au sacrifice. Cruauté et idéalisme vont de pair et L Histoire et la fiction s'allient pour notre plus grand plaisir.
    Un roman historique passionnant qui vous entraîne bien loin en imagination, dans des contrées  sauvages et des époques éloignées. Et pas d'inquiétude devant ce pavé, on ne fait qu'une bouchée des 700 pages du livre!


    Lien : http://claudialucia-malibrairie.blogspot.fr/2014/07/henrik-sienkiewi..
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Citations et extraits

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  • Par Taraxacum, le 09 juillet 2014

    On rencontrait partout des vestiges séculaires de villes fortes. Lubnié et Chorol eux-mêmes avaient été construits sur ces anciennes cités. Nombre de tombes d'époques diverses étaient aujourd'hui recouvertes par la forêt. Ici, comme dans les Champs Sauvages, la nuit voyait se lever esprits et vampires. Les vieux Zaporogues se racontaient à la veillée, autour du feu, les merveilles de cette profonde forêt toute emplie de hurlements d'animaux inconnus, ni hommes, ni bêtes, du tumulte effrayant de batailles ou des chasses. Au fond des eaux tintaient les cloches des villes submergées.
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  • Par Oliv, le 28 juin 2014

    — Le dernier de ma race, j'ai juré, à l'autel de Notre-Dame de Troki, de vivre dans le célibat et en état de chasteté jusqu'à ce que j'aie, à l'exemple de mon aïeul, fait tomber trois têtes ennemies d'un coup de ce même glaive. Seigneur ! vous le savez, j'ai été chaste, scrupuleusement ; j'ai toujours imposé silence aux révoltes d'un cœur qui n'est que trop tendre ; j'ai cherché la guerre partout, et partout me suis jeté au fort de la mêlée... Hélas ! le succès n'est pas mon lot sur la terre.
    Le lieutenant sourit sous sa moustache.
    — C'est dire que vous n'avez pas encore abattu les trois têtes d'un seul coup ?
    — Je l'avoue à ma honte... Pas de chance ! Deux têtes... ça m'est arrivé... Trois !... impossible... Elles ne sont jamais sur la même ligne. Il est difficile, n'est-ce pas, d'exiger de ses ennemis qu'ils se rangent à souhait. Voilà que j'atteins ma quarante-cinquième année ; mon cœur a toujours soif de tendresse, ma race s'éteint... et les trois têtes manquent toujours.
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  • Par Oliv, le 28 juin 2014

    Dans ces hautes herbes, on chassait l'homme, comme on chasse le loup. Chassait qui voulait. Armé jusqu'aux dents, le berger y gardait son troupeau, le banni s'y réfugiait, le soldat s'y lançait en quête d'aventures, le pillard en quête de butin, le Cosaque y courait sus au Tatar, et le Tatar sus au Cosaque. Il arrivait que des troupes entières dussent défendre leurs troupeaux contre de multiples agresseurs. Ainsi apparaissait le steppe, vide et plein à la fois, silencieux et menaçant, tranquille et infesté d'embûches, sauvage par le sol, sauvage par l'hôte.
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  • Par Oliv, le 28 juin 2014

    Tu me menaces de l'enfer, tu m'accuses d'intérêt personnel et de trahison. Qui t'a dit que je ne voulais venger que mes propres injures ? S'il en était ainsi, aurais-je trouvé une armée prête à se lever à ma voix ? Regarde ce qui se passe en Ukraine. Il n'y reste de place que pour les Wisniowiecki, les Potocki... pour une poignée de grands. A eux les starosties, les dignités, à eux le bonheur et la liberté, tandis que le peuple élève des bras suppliants vers le ciel. Qu'a-t-on donné aux Zaporogues en reconnaissance des services rendus, du sang versé dans tant de guerres ? Où sont les privilèges cosaques ? Le roi nous les a octroyés ; les seigneurs nous les ont repris. Nalevaïko est mort empalé, Pavluk a été rôti dans un tonneau de fer. Et tant de martyrs, brûlés, égorgés, empalés! Le sang de nos blessures n'a pas encore séché sur nos membres.Si je dois être le fléau de Dieu sur cette terre, que la volonté divine s'accomplisse ! Je chargerai ce fardeau sur mes épaules.
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