ISBN : 2913939376
Éditeur : Oxymore (2004)


Note moyenne : 4.67/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Si les Parques, qui écrivent notre Destin, avaient des voix, seraient-ce celles de l'eau ? Se feraient-elles rivières pour nous conter, tumultueuses, le sort de ceux qui trichent avec la Fatalité, ou le chant des Banshee ? Deviendraient-elles sources murmurantes, secrèt... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Delaetitia, le 23 février 2008

    Delaetitia
    Edité en 2004 dans la collection Moirages de la défunte maison d'édition de l'Oxymore, ce recueil nous ouvre ses portes sur une introduction de Léa Silhol. Cette dernière nous envoûte au travers de quatorze nouvelles dont une novella, toutes construites au rythme des saisons - Etreintes d'Eté, Lumières d'Automne, Morsures d'Hiver et Frissons de Printemps pour se clore sur l'Eternité. Chacun des quatorze textes est relié par un fil conducteur, l'eau, élément récurrent que l'on retrouve dans les rivières et sources, neige et givre, pluie et larmes, étroitement lié à nos héroïnes Silholiennes.
    Puisant son inspiration dans la mythologie et autres légendes folkloriques du passé - Hard fantasy - Léa Silhol tisse de sa plume toute personnelle, poétique et baroque, un univers onirique et puissant où la destinée est au cœur de toute chose. En sort une palette de personnages à la fois fragiles et cruels où se côtoient mortels et immortels, où les figures féminines sont à l'honneur - Gorgonnes, Banshee, Roussalka, Parques, Fata, Dryade et autres déesses -.
    La prose de la fée Silhol nous charme par ses nombreuses métaphores pleine de lyrisme et d'autant plus sublimée par une écriture empreinte de symbolique. "Son cheval, cette nuit-là était blême comme l'os ou les rayons de la lune, et tout aussi inexorable."
    Pour finir, Natacha Giordano nous invite dans une longue postface à une étude riche et argumentée pour qui veut explorer le monde fascinant et l'œuvre d'une grande conteuse française. Ce livre est à lui seul un petit bijou tant par son écrin dont l'illustration est extraite d'une nouvelle (En tissant la Trame) que par les précieux textes qu'il contient.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par faery, le 16 février 2010

    faery
    Léa Silhol, on aime ou on n'aime pas, mais lorque l'on aime c'est sans modération car son style d'écriture nous emporte dans l'Autre Monde et il est difficile d'en revenir.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Bookworm84, le 15 septembre 2010

    Bookworm84
    J'ai ouvert ce recueil en croyant connaître les mythes, les légendes. Les nouvelles de Léa Silhol m'ont fait comprendre que ce n'était pas le cas : sous sa plume, les dieux et autres créatures légendaires présentent un visage nouveau, et pourtant si véridique. Les phrases sont ciselées, à la limite de la poésie, et la magie des mots joue autant que la magie contenue dans l'histoire. Au-delà de cet émerveillement, il y a aussi des sentiments. Chaque texte m'a laissée hébétée, envoûtée. Chaque phrase a fait mouche. J'ai été touchée au plus profond de moi-même, touchée comme rarement je l'avais été par des textes. [Lire la suite de la critique sur le site de La Lune Mauve]

    Lien : http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-livres/chroniques-con..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par petitefa, le 05 février 2012

    Je regardais ses mains, qui effleuraient les plantes. Il passait par-dessus sans jamais les toucher. Et quelque chose, comme une pelote de cordée tissée en mon sein, me disait : s'il les touche, elles mourront. Ceci je murmurais à ma propre oreille, voulant me rendre inflexible : il est cruel, sa main ramasse les fils tranchés, sa main flétrit les fleurs. Il est en son jardin, et son jardin est noir. Ici point de lumière, ici point de salut. Cette boule dans ma gorge, cette cage sur mon cœur, me coupaient le souffle, et mettaient des mises en garde dans mon pas, et pourtant... je le regardais, et je savais mes yeux avides.
    Il est beau, mon Seigneur, ma mère. Il est beau comme l'acier.

    Le Cœur de l'Hiver
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par petitefa, le 05 février 2012

    Maintenant j'avance entre les arbres sentinelles vers le cœur vert des bois, sur un tapis de feuilles si épais que le bruit de mes pas n'est plus que le bruissement du vent dans le jardin de la Déesse. Autour de moi les troncs des érables, des chênes et des hêtres sont des piliers de cathédrale jetés vers l'impassibilité du ciel. Et la voûte en berceau que forme leur ramure se pare d'une gloire de teintes au-delà de toute comparaison. Dans d'infinies nuances de rouge et de jaune, de pourpre et de mordoré. Et ces couleurs tombent lentement de la charpente transfigurée du ciel avec des gestes de valseurs, soutenues par l'air seul sous l'acier de leurs nervures. Les couleurs d'automne, le cuivre, la rouille, le sang. Je ne suis plus, déjà, qu'une couleur parmi tant d'autres au sein de l'immobilité millénaire des arbres.

    Couleurs d'Automne
    (Le cuivre, la rouille, le sang)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par petitefa, le 05 février 2012

    En dessous, comme à portée de main, était le lit de la rivière, parfaitement visible à travers le miroir de l’eau, la valse lente des truites, le reflet de la lumière sur les cailloux, la résistance entêtée des herbes aquatiques. Et la femme. Allongée sur le lit de pierre, sous l'eau miroitante, drapée seulement de la gloire de sa chevelure. Yeux ouvertes, cœur fermé, absente. Elle fixait le ciel d'un regard qui ne cillait pas, à travers la trame fissurée des couronnes des arbres. Pas une bulle d'air n'échappait à ses lèvres, et pourtant sa poitrine semblait se soulever doucement. Sur la peau d'ivoire et de crème, la chevelure. Le fil. Une chevelure si longue qu'il n'eût pas été impossible de l'imaginer occupant tout le cours d'eau. Flottant dans le courant au rythme lent des algues, évoquant à la fois l'immobilité et la fuite sans fin.

    En Tissant la Trame
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par petitefa, le 05 février 2012

    - Et qu'est-ce que cela nous fait ? Je ne veux pas que l'on prenne ce qui est à moi.
    - A toi ? La femme et l'enfant ? A toi comme tes vaches ou ton vignoble, comme la terre sous tes pieds ?
    - La femme oui. Pour l'enfant de l'autre, cela me va si vous l'emportez au Diable.
    La colère flamboya dans les yeux de l'étranger.
    - Voici donc comment raisonnent ceux d'argile. ils jettent aux orties ce qui est pour nous un inestimable présent, et ils possèdent les êtres à qui nous ne prenons, nous, que ce que leur bon vouloir nous donne...

    Frost
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par petitefa, le 05 février 2012

    Parfois il rit dans son sommeil, et elle sourit aussi. Mais la plupart du temps elle reste les yeux grands ouverts, brûlants, dans la nuit poudreuse. Ou elle dort d'un sommeil léger, sans rêves, qu'un rien peut fissurer. Elle se laisse bercer par les mouvement paradoxalement désordonnés et réguliers du train. Tant qu'il roule, ça va. Rien ne les arrête, rien de mal ne peut monter. Tant que le train roule, pour une heure ou un jour de plus.
    Ils vont vers l'ouest.

    Runaway Train
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Léa Silhol

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Léa Silhol

Aperçu du processus de création pour la maquette de l'ouvrage Fo/vea








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La Tisseuse : contes de fées, contes de failles par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (49)

> voir plus

Quiz