Note moyenne : 3.24/5 (sur 17 notes)
Histoire de mes assassins6Ajouter à mes livres
Aujourd'hui à Delhi il y a un homme à abattre. Cet homme-journaliste renommé -apprend par un flash d'informations, un dimanche matin, qu'il vient d'échapper à la mort et que 5 assassins ont été arrêtés. Il ignore pourquoi on a voulu le tuer. Est-ce parce qu'il a révélé ... > voir plus
L'intrigue se déroule à notre époque en Inde à Dehli . Un journaliste a « échappé » à une tentative d'assassinat perpétré par cinq assassins . On assistera au procès à travers les yeux du journaliste et partagera son incompréhension des faits et événements. En effet il ne connaît aucun de ces criminels et ne sait pourquoi ils voulaient le tuer.
L'histoire se complique lorsque Sara l'amante du journaliste commence à enquêter auprès des détenus pour savoir le fin mot de l'histoire. le récit gagne alors en profondeur et en émotion, car le lecteur, aux travers des découvertes de la jeune femme va apprendre le passé traumatisant des cinq assassins.
Ces passages de l'histoire qui sont « séparés » de l'intrigue principales et qui racontent la jeunesse des cinq tueurs sont crus et assez violent. Dans le contexte du livre cela ne me choque pas et je trouve même que cela va avec les thèmes abordés dans le livre. Toutefois je ne conseillerais pas ce livre à des personnes qui ont « l'âme fragile » ou qui n'aiment pas la violence et le sang. Ce livre n'est donc pas pour tout le monde et je le déconseillerai au plus jeunes même si cela est écris sous forme d'enquête policière.
L'écriture est très fluide et cela se lit facilement et rapidement. Il n'y a pas de phrases longue et le vocabulaire employé est accessible à tous. Pour ce qui est du vocabulaire inconnue du public puisque ce sont des termes indiens il y a des explications.
Foisonnant, précis, historique et humain.
Il me reste de cette lecture l'idée que j'ai rencontré décidément (après Loin de Chandigarh) un grand écrivain et un grand homme.
J'y ai trouvé aussi une familiarité avec la langue, le rythme.
Certaines scènes sont restées gravées dans ma tête comme des photos que j'aurais prise en voyage, au plus près des gens.
J'irais en Inde, c'est sûr !
Histoire de mes assassins est un roman complexe et imposant. C'est aussi une fresque sur l'Inde moderne. Il est difficile de "rentrer" dans ce roman tant il est émaillé de mots indiens peu familiers, tant les détails sont nombreux. Trop de détail tue le détail. Certains passages sont bons voir très bons mais honnêtement la lecture m'a paru fastidieuse et le roman fait quand même presque 600 pages. Je n'ai pas accroché sur l'intrigue et je n'ai poursuivi ma lecture que pour en apprendre un peu plus sur la culture indienne loin des clichés habituels.
Je conseillerai donc ce livre aux passionnés de l'Inde, la vraie pas celle des cartes postales car l'auteur en fait une brillant description ultra-réaliste, pour le reste on a vu meilleur.
Il écrit peu, mais magistralement bien et, heureusement, le lire dure longtemps. Après le sublime et sensuel Loin de Chandigarh (Buchet Chastel, 2005) Tarun J. Tejpal reprend du service avec Histoire de mes assassins (Buchet Chastel, 2009), un pavé percutant de la première à la 592ème (et dernière) page, véritable traité romanesque sur l'Inde post-partition...
« Histoire de mes assassins » est en quelque sorte un thriller à l'envers. Plutôt qu'une traque des coupables, c'est une plongée dans leur passé et leur psychologie. Sans grande surprise, Tejpal dresse le portrait d'une Inde à la population essentiellement composée de laissés-pour-compte, qui indéniablement deviennent des tueurs en puissance. Le fond semble être un plaidoyer ou un appel à l'aide afin de briser les castes, traditions et inégalités. Mais la forme, à mon sens, est trop violente pour donner envie d'approfondir la lecture. Une plus grande nuance dans le propos aurait été la bienvenue. On aime ou on n'aime pas.
Un couteau est un bel objet. Il n’est pas fait pour tuer. Pour ça, il y a le pistolet. Le couteau sert à effrayer, à semer la terreur dans la mémoire de ton adversaire. Le couteau est un instrument d’orfèvre, le pistolet un ustensile de quincailler. Une balle ne te donnera jamais la finesse, la précision d’une lame. Avec un couteau, tu peux décider de la punition exacte que tu veux infliger. Faire une incision de douze centimètres de long, un trou de cinq centimètres de profondeur, trancher la moitié d’un doigt, épointer le nez, sectionner la langue en deux, couper un testicule en rondelles, agrandir la taille d’un trou du cul, effiler les oreilles, dessiner une fleur sur un torse, une étoile sur une joue. Tu peux réaliser toutes ces jolies choses. Si les circonstances l’exigent, tu peux aussi sortir les entrailles, découper le coeur, planter un drapeau dans la cervelle. Avec un pistolet, une seule chose est possible : un trou dans la peau. Les tueurs utilisent une arme à feu. Les artistes préfèrent l’arme blanche.