> Folco Terzani (Collaborateur)
> Fabienne-Andréa Costa (Traducteur)
> Christophe André (Préfacier, etc.)

ISBN : 2757816276
Éditeur : Points (2010)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Après une carrière intense de grand reporter, Tiziano Terzani a décidé de se retirer du monde. Dans une cabane reculée, il médite, apprivoisant peu à peu sa mort prochaine. Il fait venir son fils pour lui transmettre son h&#... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par LVI, le 20 mars 2012

    LVI
    Je vole !

    Tiziano Terzani fut un Florentin né en 1938 et mort en 2004, connu dans le monde entier pour son travail de journaliste, correspondant de guerre, puis correspondant tout court, en Asie, du 'Spiegel' (le miroir), le plus important news magazine allemand de l'après seconde guerre mondiale, l'équivalent germanique de notre 'Express' national. Auteur de nombreux ouvrages, Terzani vécut pendant 30 ans en Asie, couvrit la guerre du Vietnam à partir de Singapour, apprit le chinois et s'installa dans la Chine de Mao dès que le 'Spiegel' put y ouvrir des bureaux, découvrit l'Inde et alla méditer au Tibet jusqu'à ce qu'un cancer l'amena à retourner chez lui, en Toscane, où il finit sa vie auprès de son épouse et travailla à peaufiner avec la collaboration de son fils Folco, cet ouvrage-bilan de ce que fut sa vie.

    Réflexion sur la vie et donc la mort, née de conversations à bâtons rompus entre le père et le fils durant les trois derniers mois de la vie de Terzani, l'ouvrage et le film qui en a été tiré (voir 'Das Ende ist mein Anfang' de Jo Baier avec Bruno Ganz) sont empreints d'une grande sagesse : l'homme n'a pas fait que vivre en Asie, il en a aussi adopté la vision globaliste du Monde : tout est lié et l'homme doit accepter la souffrance parce qu'elle va de pair avec la joie, rien n'a vraiment d'importance et l'homme devrait apprendre à se détacher des fausses valeurs de la culture occidentale, tout est en soi et la mort n'est que la conclusion logique de la vie, un nouveau départ pour autre chose. Si vous avez envie de vous régaler, ne vous retenez pas !
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  • Par KATE92, le 22 janvier 2012

    KATE92
    Un voyage merveilleux, magique. le sujet est ambitieux et extrêmement passionnant.
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  • Par titepomme, le 03 août 2011

    titepomme
    ✭✭✭ Un récit d'une grande beauté, d'une grande pudeur, une déclaration d'amour.
    Magnifique et émouvant ! ✭✭✭
    Note : 2.5/3


    Lien : http://lecture-addict.blogspot.com/2011/07/le-grand-voyage-de-la-vie..
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Citations et extraits

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  • Par karine13, le 30 avril 2011

    Je vais très bien. Je suis dans une merveilleuse disposition de l’âme. Tout ce que je vois, en attendant ma fin ferme le cercle. Tu sais, il y avait un célèbre maître zen à qui on demanda un jour : « Quel est le sens de tout cela ? » Et le maître zen prit un pinceau chinois, le plongea dans l’encre et dessina un cercle. J’ai moi aussi ce rêve. C’est beau, non ? Fermer le cercle.
    Je me porte merveilleusement bien. Je ris tout le temps. Mais mon se liquéfie de toutes parts et commence à pourrir. C’est pour cela que, ces trois ou quatre dernières années, je me suis exercé à me détacher de mon propre corps, à le laisser ici et à m’en aller.
    Le laisser ici !
    Il rit.
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  • Par karine13, le 07 février 2011

    Le vrai désir, si on veut n’en choisir qu’un, c’est celui d’être soi-même. La seule chose qu’un homme puisse désirer, c’est de ne plus avoir de choix, parce que le vrai choix n’est pas de choisir entre deux dentifrices, entre deux femmes, entre deux voitures. Le vrai choix, c’est de choisir d’être soi-même. Avec l’habitude et l’entrainement, si on réfléchit – si on y réfléchit vraiment ! -, on comprendra que ces désirs sont une forme d’esclavage. Parce que plus on désire, plus on se crée de limitations. On désire une chose au point de ne plus penser à autre chose, on ne fait rien d’autre, on devient esclave de ce désir.
    On peut, quand vient l’âge adulte, l’âge mûr, commencer à voir tout cela…
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  • Par karine13, le 30 avril 2011

    Tu sais, je me suis toujours intéressé à l’humanité. L’homme, mais qui est-il, bon sang ? Alors, j’ai fini par me poser cette question, un peu bête mais tellement importante : « Et moi, qui suis-je ? » Une question, du reste, concerne chacun de nous. Cet homme, cet homme… Bref, j’ai été totalement pris par l’homme, par l’humanité. Où va-t-il ? Que fabrique-t-il ? S’améliore-t-il ou ne s’améliore-t-il pas ?
    C’est cela l’histoire, tu ne crois pas ?
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  • Par karine13, le 10 mai 2011

    A vingt ans, trente ans, cinquante ans, tu peux entendre quelqu’un qui te dit : « Mais cette… », et tu n’en as rien à faire. Ca rentre d’un côté, ça sort de l’autre. Pourtant, comme disent toujours nos chers indiens : « Lorsque l’élève est prêt, le maître apparait. »
    Le 1e janvier de l’an 2000, je suis arrivé sur la crête de cette montagne et j’étais un autre. Le spiritus loci opérait déjà ! Et le Vieil Homme a ouvert la bouche et a dit ces mots : « La Vérité est une terre sans sentiers… » S’il avait prononcé ces mots deux ou trois ans plus tôt, je me serais dit : « Sans sentiers ! Mais je t’en foutrais, moi ! » J’aurais cherché à savoir combien mesurait la montagne.
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  • Par karine13, le 30 avril 2011

    Folco : Les révolutions ne servent à rien ?
    Tiziano : C’est là que j’ai franchi le pas jusqu’à la seule révolution qui serve à quelque chose, celle qui se vit à l’intérieur de soi. Les autres révolutions, on les voit. Les autres se répètent, elles se répètent de manière constante, parce que, tout au fond, il y a la nature de l’homme. Et si l’homme ne change pas, si l’homme ne fait pas ce saut qualitatif, si l’homme ne renonce pas à la violence, au désir de dominer la matière, au profit et à l’intérêt, tout se répète, tout se répète, tout se répète.
    Papa se plonge dans une longue réflexion.
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