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Critiques sur Le Montespan (133)


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    • Livres 3.00/5
    Par lehane-fan le 19/06/2012


    LHPG - rien à voir avec une série américaine , on se calme - , enfin Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin , marquis de Montespan , est amoureux ! Oh oui , de cet amour qui vous nourrit , vous transcende , vous remplit . L'heureuse élue ? Françoise de Rochechouart de Mortemart , voluptueuse gourgandine décomplexée devenue La Montespan en moins de temps qu'il n'en faut pour se défaire de ses jupons qu'elle retirait savamment à l'envi .
    Mariés pour le meilleur et pour le pire ? le meilleur fut de courte durée mais intense ! Au programme , galipettes , jeux d'argent , galipettes , faire bombance et ripailler , galipettes , fiers rejetons , gali...Tres vite désargenté , ce mari éperdu ne verra d'autres solutions que de taper dans l'oeil du roi Louis XIV , guerroyant en son nom afin de s'attirer ses faveurs pécunieres . Aussi compétent en stratégie qu'en gestion ( et budgetfacile.com , c'est pour les gueux ? ) , il récidivera cependant et échouera lamentablement , perdant et sa crédibilité , et sa frivole épouse un tantinet vénale et opportuniste devenue alors la favorite de ce souverain polygame .
    Voici venu le temps des souffrances , le temps de la lutte ! A une époque ou devenir la favorite était fort prisé car gage d'aisance financiere, Le Montespan , lui , personnage romanesque et à contre courant s'il en est , ne l'entend pas de cette oreille - contrairement à Beethoven ( non , pas le chien ) soupir - . Revolutionnaire avant l'heure , il se fait fort de récuperer sa belle par tous les moyens possibles et inimaginaux , tel un Don Quichotte se lançant à l'assaut d'une forteresse Royale que l'on devine imprenable !

    Ben moi , j'aime bien Teulé ! Je suis pas un fan de la premiere heure mais je sais qu'en ouvrant l'un de ses bouquins , les sourires devraient suivre dans la foulée ! Teulé est un conteur incontestable . Il le prouve une nouvelle fois avec ce Montespan , sujet révé pour cet écrivain amateur de personnages atypiques . le ton est enlevé , paillard , caustique , absurde et ravit aussi bien les yeux que l'ame ! Vérité romancée ou roman vérité , peu importe ! L'on se délecte des tentatives maladroites et grotesques ( mention spéciale au passage sur les prostituées afin de choper le plus de maladies possibles et ainsi penser aller contaminer le roi en allant violer sa femme ! Ingénieux le bougre:) de ce marquis rebelle faisant fi de son rang pour aller faire la nique à l'ordre établi ! Cocu magnifique , souvent malhabile , toujours droit dans ses bottes et ses sentiments , Le Montespan ne peut qu'attirer une sympathie bien légitime matinée d'un respect bienveillant .
    Au-delà de cette quete chevaleresque, Teulé dresse le portrait d'une époque , d'un monde perverti ou les courtisans débauchés et corrompus , vulgaires et bétifiants , n'avaient d'autres passe-temps que de hurler avec les loups , pensant ainsi s'arroger les faveurs d'un monarque à la triste figure ! Véritable récit frondeur , Le Montespan interpelle par son imagination débridée, sa ténacité , son courage et , hélas , son aveuglement ! Multipliant les tentatives plus ingénues qu'ingénieuses pour récuperer une moitié qui ne le méritait certainement pas , ce Marquis insoumis , déchu et moqué de tous , procure au lecteur un contentement indéniable !

    Le Montespan : preuve éclatante que l'amour rend aveugle... ! Qui a osé rajouter : " et con " , profitant lachement de mon empressement à refaire les lacets de mes tongs ?! C'est moche cette attitude...
    3.5 / 5

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 23/01/2013


    "Je vais aller me cacher derrière un nuage pour attendre Louis XIV avec un gourdin" confie, avec humour alors qu'il agonise, Louis-Henri de Pardaillan marquis de Montespan à la petite fille de sa cuisinière.
    C'est l'esprit de vengeance d'un cocu aux longues cornes, si longues qu'il en décora son carrosse,mais c'est aussi l'amour obsessionnel d'un "époux séparé mais inséparable" pour son épouse infidèle qui est "LA beauté" et devient la favorite de Louis XIV qui nous sont contés, d' une verve toute pétillante par Jean Teulé dans Le Montespan.
    La bande dessinée Le Montespan de Philippe Bertrand (supervisée par Jean Teulé et adaptée de son roman) donne déjà une bonne approche de ce pan d'histoire du XVII° siècle où la volonté du Roi Soleil était inébranlable, où les courtisans serviles se pliaient à ses envies et où les jolies femmes remarquées se battaient pour subir ses assauts ponctuels et répétitifs, même s'il ne se lavait qu'une fois l'an. Dans Le Montespan de Jean Teulé cette atmosphère hypocrite de cour (même Molière se moque publiquement du célèbre cocu), de frivolité ("mode à la hurluberlu"),de rivalités sournoises est fort bien décrite.L'affaire des poisons, cette énigme historique (traitée dans moult romans par Jean-Christian Petitfils, Arlette Lebigre, Paul Giniewski, Arthur Ténor, Claude Quétal....) est abordée ici et montre la métamorphose de la douce Françoise "vorace de plaisirs" en une Athanaïs ambitieuse puis en une démone n'hésitant pas à sacrifier enfants ou rivales embarrassantes.
    Jean Teulé campe dans son roman de beaux portraits psychologiques: La Montespan mauvaise mère,lubrique,fine d'esprit,prête à tout pour réussir,odieuse,exhibitionniste,superstitieuse,infidèle,manipulatrice,méprisante,
    amorale,impatiente,repentante....malheureuse.
    Le Montespan: amoureux,naïf au départ ("Vive le roi") car dans le déni,déconfit,désespéré,téméraire,extravagant,pitoyable,excessif,fidèle en amour et en amitié...noble coeur dont "la grandeur est pathétique".
    Les décors, presque théâtraux, rendent fort bien l'ambiance de l'époque.D'ailleurs quelques illustrations en noir et blanc de ci de là viennent compléter le récit de l'auteur.
    Enfin,"vertubleu!",malgré le côté un peu trop vert de certaines formules imagées,c'est dans la truculence du langage employé que Jean Teulé (ex: "La Frette crache le beurre rance de ses chicots pourris au visage de Chalais",, "humain-oiseau au long plumage et oeil crevé par la contamination des putes dans les bordels", "se rôtir le balai dans ma fille"..),transmet au lecteur ce petit chef d'oeuvre qu'est Le Montespan qui montre que l'amour peut-être éternel mais que la pourriture l'est aussi.
    Petit rappel: Jean Teulé, auteur connu et reconnu à l'ironie mordante (dont le sanglant Charly 9 est irrévérencieux), a reçu pour Le Montespan le prix des Maisons de la Presse 2008. Un prix largement mérité!

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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun le 27/11/2012


    L'humour caustique et la plume enjouée de Jean Teulé font merveille dans cette biographie romancée de Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan, aristocrate désargenté. Il tombe amoureux de la belle Françoise de Rochechouart qui devait épouser son frère tué en duel mais il va bientôt connaître les affres de la passion.

    Le couple roucoule quelques temps mais bien vite, le belle Françoise s'ennuie, veut briller en société, mener grand train. Elle a beaucoup d'esprit et son sens de la répartie fait mouche à Versailles. Bien vite, elle devient dame de compagnie à la cour puis la favorite de Louis XIV.
    Rongé par la douleur, Louis-Henri va toute sa vie durant, tenter de récupérer sa femme et n'acceptera aucune compromission. Comment ne pas tomber sous le charme de ce personnage haut en couleurs, toujours droit dans ses bottes et fidèle à l'amour de sa vie !

    Il est impossible de s'ennuyer en suivant son épopée amoureuse, les chapitres sont courts, le ton enlevé et plein de malice, un brin coquin.
    C'est l'histoire par le petit bout de la lorgnette racontée avec drôlerie mais sans cacher la dureté des mœurs l'époque. A chaque page, on découvre de nouvelles petites perfidies à la cour, on imagine les odeurs pestilentielles, on fronce le nez de dégout, on sourit…

    La Montespan avait bien du tempérament mais son mari aussi.

    Un livre irrésistible.

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    • Livres 5.00/5
    Par jimetdalva le 26/08/2012


    Madame de Montespan a laissé plus de traces dans l'histoire française que son mari, alors que c'est lui le véritable héros du couple. Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan , est un jeune noble désargenté et amoureux fou de sa femme ,si belle, aux formes si généreuses et si parfaites qu'elle fait tourner la tête du plus humble, les apprentis de la rue, au plus distingué, le roi Louis XIV.
    Le problème de ce genre de récit, qui mêle histoire et fiction ,est le questionnement du lecteur face à la liberté de l'auteur. Où est la vérité, où est l'exagération, où est la fiction ?
    Mais ici, cela n'a en fait aucune importance tant le lecteur est emporté par le personnage hors norme du Montespan, qui ne pouvant rivaliser avec le Roi , choisit d'afficher ouvertement son statut de cocu en ajoutant sur son carrosse une paire de cornes. le personnage est truculent, entier , intègre, passionné, la langue est verte, parfois vulgaire, parfois savante. Les odeurs de Paris vous chatouilleront le nez, le froid du château en ruine vous glacera;Jean Teulé a su faire renaître cette époque pour le plaisir du lecteur !
    La fin est extraordinaire car Le Montespan restera jusqu'au bout l'homme qui a le plus aimé la Montespan. Qui ne rêverait pas d'un tel amour? Peut-être que ce titre touchera plus les femmes que les hommes... le mot touchant définit parfaitement ce personnage.
    Cette édition est agrémentée de quelques reproductions qui vous plongeront dans l'époque.
    Depuis que je l'ai lu, je l'ai déjà offert trois fois , tant j'avais envie de faire partager ma découverte de ce personnage!


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  • Par marysedepe81 le 05/06/2012


    Tout le monde connaît la vie et les oeuvres de la marquise de Montespan , célèbre maîtresse royale du Roi Soleil, mais peu de gens savent que son jeune époux amoureux ne s'est jamais résigné à la perte de son épouse adorée.C'est donc l'histoire de ce cocu mécontent et rebelle que nous conte Jean Teulé dans ce roman « historique ».D'une plume caustique il recrée pour le lecteur captivé les dessous pas chics de la cour de Louis XIV . Affreux, sales et méchants, c'est ainsi que nous découvrons une aristocratie dépravée, à l'image de son maître pour qui rien n'est sacré hors son plaisir.Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan ne cessa jamais d'aimer sa femme et de la réclamer a son souverain, ce Gascon au grand coeur, «séparé mais inséparable» de celle-ci osa défier le Roi en circulant dans et hors de Paris dans son carosse repeint en noir et orné d'énormes ramures de cerf.
    Le marquis cornu n'a rien d'un contestataire, mais sa révolte contre les agissements du monarque va peu à peu le transformer en quasi-révolutionnaire.
    Ce roman drôle, grinçant, grivois parfois, d'une lecture aisée, sera apprécié autant des amateurs d'histoire que de ceux qui découvrirons L Histoire dans l'histoire.

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    • Livres 5.00/5
    Par michaels le 23/05/2011


    C'est vrai, ce livre est un petit bijou. Une histoire cocasse qui ne m'a par contre pas toujours fait rire, mais au contraire souvent dégoûté et affligé. Les mœurs et l'hygiène de l'époque à la cour de Versailles sont les raisons de mon dégoût. L'attitude du marquis de Montespan et son amour déraisonnable pour une marquise qui n'en a que faire de lui, trop occupé à se faire salir par le roi pour acquérir du futile plaisir matériel est la raison de mon accablement et de mon dépit.
    Jean Teulé a su dépeindre ici la totale absurdité de la situation. Autant, au début on ne peut que trouver beau l'attitude du Marquis lorsqu'il apprend son cocufiage, autant par la suite, son attitude nous insupporte. On n'a envie de lui mettre des claques, de lui ouvrir les yeux. Mais on le sait l'amour peut rendre aveugle et ici l'expression a tout son sens… Combinez l'amour à la passion et à un excès de possessivité et le tour est joué… de nos jours, il y a encore pleins de Marquis de Montespan. On peut cependant donner au mérite du Marquis un certain courage ou une certaine folie, ça dépend.
    En définitif, « Le Montespan » est un excellent livre. L'écriture est d'autant plus très bonne et agréable, même si le contenu est très explicite. A ne pas mettre entre les mains d'innocents et d'innocentes !

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R le 01/09/2012


    Comme Don Quichotte, rêveur idéaliste, le marquis Louis-Henri de Montespan croit indéfiniment qu'il pourra sortir sa femme, l'exquise et spirituelle Athénaïs de Montespan, des griffes avides de son royal amant, Louis XIV.

    C'est le thème récurrent de ce récit alerte, d'une ironie noire qui restitue avec détails effervescents l'envers de toute une époque qui a fait la gloire de la France. Mu par son amour éperdu de mari fidèle, le voilà, se mettant au service, risquant sa vie, courant les batailles aux quatre coins du monde pour espérer satisfaire les désirs soudains d'apparat et de luxe de sa belle. Obtiendra-t-il enfin, par son courage … et sa naïve franchise, quelque pension honorable et les pistoles nécessaires pour recouvrir les dettes innombrables du couple si épris à ses débuts ? Hélas rien n'y fait. Il s'épuise lamentablement cependant que la belle a trouvé des voies plus perfides pour arriver à combler ses appétits de grandeur.

    On adore la vivacité et une certaine familiarité de ton. Les descriptions picaresques et amoureuses sont hautes en couleur, livrées dans le langage fleuri de l'époque et présentées avec verve parfois. La moquerie vis-à-vis des « riches » n'est pas déguisée.

    Plus le Gascon au sang chaud enrage, plus la bassesse des conspirations et des trahisons transpire et la veulerie des courtisans et de leur roi éclate sans ménagements. le marquis dépité refusera catégoriquement toute offre de négociation, menaçant même le roi de le faire excommunier. Son amour de mari bafoué « séparé mais inséparable » décuple ses forces, fait bouillir sa colère et sa révolte et il n'hésitera pas à marcher impudemment contre ce roi soleil, entouré de fidèles « talons rouges ».

    Personnage maudit, c'est un révolutionnaire avant la lettre, un antihéros qui nous éclaire sur cette époque à la fois si brillante et si noire. Lui consacrer un roman historique est du pur génie et un contrepied jubilatoire! Jean Teulé maîtrise parfaitement l'Histoire contée. On se délecte.

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    • Livres 3.00/5
    Par Dosamuse le 07/05/2013


    Je voulais lire du Jean Teulé, c'est fait !
    C'est une jolie histoire : la narration est fluide, les personnages ont du corps, c'est très bien écrit.
    Mais très frustrant pour moi car les histoires de cape et d'épée ne m'emballent pas plus que ca.
    Ne vous fiez pas à mon avis, c'est un très bon livre. Quant à vous Monseigneur Teulé, nous nous retrouverons sous d'autres cieux.

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    • Livres 4.00/5
    Par Lorraine47 le 26/08/2012


    Chronique de la mort d'un amour annoncée... Le Montespan, mari éperdument amoureux traversera la vie empli de cet amour pour une femme choisie par un autre auquel on ne saurait se refuser: le roi soleil!
    Louis-Henri de Montespan croqué par Jean Teulé a toute notre empathie, Françoise "Athénaïs" sa chère et tendre n'est pas de reste car nous la voyons à travers le regard de son tendre époux.
    Hommage est ici rendu à la constance des sentiments en un siècle frivole et matérialiste.

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    • Livres 4.00/5
    Par amartia le 15/06/2012


    Qui, mieux que Jean Teulé et sa gouaille, pouvait nous raconter l'histoire de cet homme qui a fait de sa vie de cocu, une oeuvre d'art ?

    Quoi de plus gênant pour un amant, fut-il roi, de voir le mari de sa maîtresse, revendiquer son statut de cocu ?

    Quoi de plus têtu et aveugle, qu'un homme fou amoureux, toujours prêt à trouver une excuse à l'inconduite de sa femme ?

    Je ne dévoilerai pas ici, tous les stratagèmes que ce petit marquis tenta pour récupérer sa femme, mais je dois dire qu'il ne manquait pas d'imagination !

    Jean Teulé, nous conte non seulement l'histoire de ce mari, mais aussi celle des moeurs de la cour du roi Louis XIV, d'une campagne militaire peu connue - menée en Algérie, de la vie du petit peuple.

    Lire la suite sur


    Lien : http://meslecturesintantanees.blogspot.gr/2012/06/jean-teule-le-mont..

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