Kari Vaara est à bout de souffle depuis sa précédente affaire. Souffrant d'insomnie chronique, hanté par ses démons, il est désormais inspecteur pour la criminelle d'Helsinki, la célèbre Murharyhmâ. Délaissant... > voir plus
Enquête de l'inspecteur Kari Vaara qui appartient désormais à la criminelle d'Helsinki. Vaara est l'époux de Kate, américaine, et bientôt papa d'une petite fille. La soeur et le frère de Kate sont venus des Etats-Unis pour la naissance du bébé, tous devront faire face aux susceptibilités dues aux cultures « USA – Finlande » mais aussi à leurs méconnaissances des uns et des autres. Ces frictions disparaîtront à la naissance du bébé et la famille n'en sera que plus soudée.
L'inspecteur Vaara enquête sur le meurtre d'une jeune femme ayant été torturée et mène parallèlement des investigations sur un ancien héros de la Seconde Guerre mondiale, âgé de quatre-vingt-dix ans et soupçonné de complicité de crimes de guerre. Enfin, ce roman est une histoire pleine de rebondissements et le dépaysement est garanti !
La culture finlandaise de l'alcool est une hypocrisie. Les hommes sont censés boire. S'ils ne boivent pas, on ne leur accorde aucune confiance. Toute la vie sociale et professionnelle tourne autour de la boisson. Les contrats sont souvent signés de nuit dans une ambiance d'ivresse, c'est une affaire d'hommes. Vu que les affaires se concluent la plupart du temps dans les saunas unisexes, autour de quelques verres, les femmes sont exclues des décisions importantes.
Si ça tourne mal dans un bar et que quelqu'un se fait descendre, c'est pas de chance, dans la plupart des cas. Les témoins ne comptent pas, ils ne peuvent pas prouver qu'ils n'étaient pas soûls. La justice rejette la faute sur la victime et refuse de condamner. L'abus d'alcool est un impératif culturel, mais quand les gens sont ivres, ils perdent tous leurs droits civiques.
Même après toutes mes années de flic, la noirceur inhérente à la nature humaine m'étonnera toujours. Parfois, j'ai la tentation d'emmener Kate et notre enfant vivre dans les bois, loin de la bête cruelle qu'on appelle l'humain.
La neige, déjà presque à hauteur de la taille, se déverse en torrent. Lucifer ne se calme pas. Dante prétend que le diable habite le neuvième cercle de l'enfer, piégé dans la glace comme nous, et je sens qu'il est là et qu'il nous épie en hochant la tête d'approbation.