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ISBN : 2013971362
Éditeur : Hachette Jeunesse (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.11/5 (sur 3281 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Grandalf le magicien et treize nains barbus l'entraînent dans un voyage périlleux.
C'est le début d'une grande aventure, d'une fantastiq... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par bookaure, le 24 août 2012

    bookaure
    Quelle agréable sensation que celle d'être à nouveau un enfant à qui un grand père surdoué raconte une histoire fantastique! Et c'est ce que j'ai ressenti chaque fois que j'ai ouvert Bilbo le Hobbit du très talentueux Tolkien.
    Ce premier récit de Tolkien est beaucoup plus court que chacun des tomes du Seigneur des Anneaux, oeuvre pharaonique, mais alors quel condensé de talent de conteur dans un si petit ouvrage!
    Il s'agit donc des aventures de Bilbo Baggins, ancêtre du célèbre Frodon, humble petit hobbit qui se satisfait de sa vie paisible, dans un pays sans histoires. Cette paix va être troublée de manière inattendue par l'arrivée du magicien Gandalf accompagné de treize nains, qui viennent solliciter son aide pour la reconquête d'un trésor perdu, gardé par le dragon Smaug près de la Montagne Solitaire. Enrôlé malgré lui, il vivra de multiples péripéties, affrontant trolls, Swargs, gobelins, araignées géantes, sans oublier le terrible Gollum.
    Étant une grande fan de la trilogie des Anneaux, c'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé l'imaginaire du génie Tolkien. Ce récit qui mêle brillamment fantastique, peur et humour, ne nous ennuie jamais et j'ai eu l'impression d'être en train de sourire tout au long de ma lecture.
    Les personnages sont extrêmement attachant, et c'est avec plaisir que j'ai vu se placer les jalons de la trilogie.
    En résumé, il s'agit là d'un grand classique du conte fantastique qu'il ne faut absolument pas rater. Il vous apportera rêve, évasion, espoir et...bonne humeur! Vivement la fin de l'année pour la sortie du film!
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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 15 janvier 2013

    boudicca
    « Dans un trou vivait un hobbit... ». Qui aurait cru que ces simples six petits mots marqueraient le commencement d'une aventure aussi extraordinaire et la découverte d'un monde d'une richesse et d'une originalité à peine imaginables en 1937 lorsque J.R.R. Tolkien donne naissance à la désormais célèbre Terre du Milieu et au personnage de Bilbo Baggins. Conte pour enfant servant de prélude à la fameuse trilogie « Le Seigneur des Anneaux », le roman nous relate l'odyssée d'un paisible hobbit de la Comté qui se retrouve embarqué bien malgré lui par le magicien gris Gandalf dans une extraordinaire aventure aux côtés de Thorin Écu-de-Chêne et de sa compagnie. L'objectif : rien de moins que récupérer le mirifique trésor du peuple nain spolié par le redoutable dragon Smaug veillant jalousement sur son butin au coeur de la Montagne Solitaire. Ni une, ni deux, voilà notre hobbit en route pour cette périlleuse expédition en compagnie du magicien et de treize nains enthousiastes (Thorin, Balin, Dwalin Fili, Kili, Dori, Nori, Ori, Oin, Gloin, Bifur, Bofur, Bombur). Autant dire que le voyage promet !
    C'est avec un émerveillement presque craintif que l'on découvre la splendeur de l'univers de Tolkien qui nous happe dès les premières pages pour ne plus nous lâcher, et cela même une fois le livre refermé. Bilbo est quant à lui un personnage extrêmement attachant, qui n'a certes rien d'un héros, mais auquel on s'identifie sans mal. Comme pour beaucoup de lecteurs ma découverte de l'histoire de ce hobbit en mal d'aventures date du tout début de mon adolescence, et pourtant aujourd'hui encore c'est avec aisance et non sans un sourire nostalgique que je me remémore les scènes les plus marquantes du roman : la rencontre avec les trolls, la traversée de la forêt de Mirkwood, la confrontation avec le terrible Smaug, le duel d'énigmes entre Bilbo et Gollum... Dix ans après la lecture, les souvenirs sont encore vivaces et c'est ce qui en fait, à mon sens, un livre incontournable pour lequel j'aurais toujours une tendresse particulière (c'est après tout lui qui m'aura fait découvrir la fantasy). Pour ceux qui n'auraient pas encore tenté l'expérience, il n'est heureusement jamais trop tard. Pour les autres, il reste encore les magnifiques films de Peter Jackson à découvrir.
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    • Livres 4.00/5
    Par Dixie39, le 20 août 2015

    Dixie39
    - Maman, mais qu’est ce que tu es en train de lire ?
    - Tu vois bien : Bilbo le Hobbit.
    - Mais, tu sais que je l’ai lu quand j’étais en primaire !
    - Bah, oui et alors ?
    - Tu as 45 ans et tu lis Bilbo ?
    - Déjà, j’en ai 44 encore pendant un mois ! Merci ! Et puis, je t’ai dit que j’allais lire de la Fantasy, alors je lis de la Fantasy.
    - Tu lis Bilbo, mais tu lis pas Pratchett ! Pourquoi tu ne lis pas du Pratchett ?
    - Parce que je commence par les bases !
    - Et bien dans ce cas-là, il faudrait que tu lises les deux derniers tomes du seigneur des anneaux. Tu as lu le premier, tu n’as pas lu les autres...
    - Je sais, mais j’attends la sortie du tome 2 dans la nouvelle traduction.
    - (soupir d’incompréhension couplé à une certaine forme de désespoir, non transcriptible en langage écrit, mais dont l’auteure de la critique ici présente, qui n’en a que le nom - de critique, bien sûr -, peut certifier de la justesse d’interprétation).
    - ...
    - Et alors, cela te plaît, Bilbo ?
    - ça me rassure ! Cela t’intéresse quand même ! Et bah, j’aime bien ! C’est clair qu’on sent bien que cela a été écrit pour des enfants, mais c’est justement ce qui en fait son charme. Je me laisse porter par l’histoire et suis les aventures de Bilbo avec bienveillance, car je sais que c’est un livre fondateur. Et c’est plaisant de retrouver la genèse de ce que j’ai pu lire dans le premier tome du seigneur des anneaux. Le Gollum, par exemple. J’attendais ce passage avec impatience. Je suis presque déçue, car je pensais qu’il serait plus long. C’est fou l’imagination ! Mais, le lien est fait. En deux temps trois mouvements, Bilbo a l’anneau dans sa poche ! Cela tient à rien ! Quand tu réalises tout ce qui va en découler. Dans l’univers de Tolkien, mais pas que. Et depuis les années 30...
    Combien de livres écrits pour des enfants sont encore en tête des ventes 80 ans plus tard ? A part peut-être « le petit prince ». Et t’en connais beaucoup des adultes qui se replongeraient dans la littérature jeunesse de cette époque ? Imagine, à la pause café :
    « - Et tu lis quoi en ce moment ?
    - Je dévore « le Père Castor à la ferme », c’est un truc de dingue !! Faut que j’arrive à le finir avant ce week end, car j’ai promis aux gamins qu’on regarderait le film, et j’aimerai vraiment pas l’avoir vu avant de finir le livre. Tu comprends, c’est pas pareil après.
    - C’est clair. ça gâche tout !! »
    Bon, j’arrête là ! Avant que vous ne pensiez, si ce n’est déjà fait, que cette critique part à vau-l’eau et que cela devient du grand n’importe quoi ! Mais franchement, qu’est-ce que je pouvais apporter de plus que 291 autres lecteurs avant moi ?
    Un peu de vécu et une petite pointe d’humour...
    - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
    « - Dis, tu vas le lire quand même un jour, Pratchett ?
    - Oui, chéri. Je vais le lire un jour. C’est promis ! »
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 20 décembre 2012

    lecassin
    « Bilbo le Hobbit », même s'il est moins connu et cité dans l'oeuvre de Tolkien que « le Seigneur des anneaux », n'en reste pas moins un prélude…comme le point de départ de la plus grande saga féerique de tous les temps.
    « le Seigneur des anneaux » nous raconte la lutte désespérée de la confrérie de l'Anneau contre Sauron et les forces du mal ainsi que le long voyage qui les conduira au coeur du Mordor, pays de Sauron, afin de détruire l'Anneau en le jetant dans la lave des Crevasses du Destin, là où il fut forgé ; sans quoi, si Sauron venait à en prendre possession, il le rendrait invulnérable…
    Une épopée où le magicien Gandalf tiendra une grande part.
    Mais l'Anneau unique, l'Anneau de pouvoir, comment est-il venu en possession de Bilbo ?
    C'est entre autres le thème de ce premier roman de JRR Tolkien : « Bilbo le Hobbit ».
    Entre autres car « Bilbo le Hobbit », c'est avant tout une poignée de nains qui « débarquent » chez Bilbo, accompagnés de Gandalf, pour lui annoncer sa participation en tant que cambrioleur à une aventure qui consistera à récupérer le trésor des Nains qui leur a été dérobé par Smaug, le dragon de la Montagne Solitaire.
    Comme dans « le Seigneur de Anneaux », la route sera longue et semée d'embûches, jusqu'à l'antre de Smaug : il faudra traverser la redoutable Forêt de Mirkwood, sortir victorieux des pièges tendus par les Gobelins, combattre des araignées géantes, s'évader des geôles du Roi des Elfes des Forêts… combattre des Trolls des Montagnes…et tout ça sans l'aide directe de Gandalf le magicien, qui, pris par de plus impérieuses obligations laissera cette petite équipe à l'entrée de la forêt de Mirkwood.
    Bilbo rencontrera Gollum et prendra possession de l'Anneau autant par chance que par ruse ; un anneau qui les tirera, lui et sa joyeuse confrérie de nains , de nombreux mauvais pas…
    On a souvent rangé Bilbo le Hobbit dans la catégorie « littérature jeunesse »… Certes, voilà un roman plus abordable que « le Seigneur des Anneaux » ; de part sa brièveté, d'abord - à peine quatre cents pages - mais aussi et surtout par une structure plus légère, moins sombre.
    Un roman qui n'en reste pas moins un grand régal pour tous ceux qui comme moi, aiment de temps en temps se distraire et retrouver leur âme d'enfant.
    Ajoutons à cela une nouvelle édition du Livre de Poche tout bonnement somptueuse dans son coffret « Indigo-or » magnifiquement orné de dragons…
    Un seul bémol : une police de caractères un peu petite pour assurer un confort de lecture parfait.
    J'envie les nouveaux lecteurs de Tolkien et leur dis : bienvenue en Faërie
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    • Livres 5.00/5
    Par florencem, le 15 janvier 2014

    florencem
    J'ai longtemps attendu avant de lire Bilbo, le Hobbit… Non pas que l'histoire ne me tentait pas, bien au contraire, mais je n'avais pas trouvé le petit déclencheur qui me ferait passer le cap. J'ai pourtant lu plusieurs des oeuvres de Tolkien : le Seigneur des anneaux, Faërie, Contes et légendes inachevés… et je les ai tous adorées. Et puis, Peter Jackson a sortie son premier opus, ce qui m'a décidé à acheter le roman. le second film a été le déclic pour commencer enfin la lecture de l'oeuvre.
    J'ai bien entendu adoré l'histoire de Bilbo. J'ai même du mal à le quitter. C'est un peu comme si j'avais l'impression de ne pas avoir réellement fini l'histoire… On y retrouve pas mal de points similaires avec le Seigneur des anneaux, mais Bilbo reste, à mon avis, plus léger, plus drôle. Tolkien y jette les fondements de sa trilogie tout en gardant un aspect conte pour enfants. L'histoire se lit ainsi plus facilement, avec plus d'entrain et elle est, à mon avis, tout à fait adaptée à de jeunes lecteurs. J'ai lu le Seigneur des anneaux, il y a une dizaine d'années maintenant, et malgré le fait que la trilogie est un de mes coups de coeur littéraire, il m'en reste un souvenir d'une lecture un peu laborieuse à certains moments. On retrouve, bien entendu pour Bilbo, le don de Tolkien à rendre ses récits riches et plein de merveilles. J'ai aussi beaucoup apprécié les apartés du narrateur. C'est un peu comme si Tolkien nous racontait lui-même son histoire. Et cela donne une petite touche d'espièglerie aussi.
    Ma lecture a aussi été très agréable grâce à l'édition que j'ai acheté. le livre en lui-même est très agréable à manipuler et à lire. le papier de qualité, blanc et l'encre qui ne s'étale pas sur les pages dès qu'on a le malheur de poser un doigt sur le texte est tout de même très agréable. Je ds donc merci aux Éditions le Livre de Poche pour cela.
    Concernant l'histoire en elle-même. Je savais à quoi m'attendre, plus ou moins, ayant vu les deux premiers opus de la trilogie de Peter Jackson (bien que le second volet soit une adaptation très, très libre). Pourtant, j'ai pris un réel plaisir à découvrir le voyage de Bilbo. C'est vraiment un personnage que j'apprécie. Il a de nombreuses qualités insoupçonnées et tout autant de petits défauts. On s'attache à lui très rapidement. Il n'a pas l'étoffe d'un héros et pourtant, c'est bien lui qui mène la barque durant tout le roman. C'est ce que j'apprécie avec Tolkien, cette sorte de tolérance, de respect qui fait que ce sont souvent les personnes auxquelles on ne donnerait aucun crédit qui sont pourtant les meilleures.
    A contrario, j'ai trouvé les Elfes de la Forêt, certains nains et les hommes quelques fois méprisables. Leur grandeur, leur force, leur pouvoir les rendent parfois trop imbus d'eux-mêmes, trop égoïstes. le contraste avec Bilbo était saisissant bien souvent. Thorïn, par exemple, n'a jamais été un personnage que j'ai apprécié, malgré son statut de roi et de commandant.
    Bien entendu, on ne s'ennuie pas une seule seconde. Les aventures se succèdent en même temps que nous découvrons (ou redécouvrons) les Terres du Milieu ainsi que les différentes créatures qui peuplent ces lieux. Il n'y a pas réellement de temps mort tout du long, si bien que la fin arrive très rapidement en un sens. Mais, on a le temps de découvrir tellement de choses et surtout de voir évoluer Bilbo. Je persiste mais ce personnage est vraiment la clé de voute du roman. Il est ce qu'il y a de plus intéressant pour moi. Je me demande d'ailleurs ce qu'aurait été l'histoire de Bilbo, si Tolkien avait pu la réécrire après le Seigneur des anneaux. C'est peut-être une idée étrange, mais je me dis que cela aurait sûrement pu être intéressant.
    Il y a d'ailleurs un petit point qui m'a « perturbée », c'est le changement des noms. Enfin, je dis changement, mais c'est uniquement parce que je suis habituée aux termes du Seigneur des anneaux… du coup, j'ai eu un peu de mal au tout début, je n'avais pas les mêmes repères diront-nous !
    Mon premier roman de l'année et un coup de coeur, sans aucune surprise. Choisir ma prochaine lecture ne sera pas chose facile.
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Citations et extraits

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  • Par Dixie39, le 19 août 2015

    Là, dans les profondeurs près de l'eau sombre, vivait le vieux Gollum, une petite créature visqueuse. Je ne sais pas d'où il venait, ni qui il était, ou ce qu'il pouvait être. C'était Gollum : noir comme les ténèbres, hormis deux grands yeux ronds qui luisaient dans son visage émacié. Il avait une petite barque, qu'il promenait sur le lac sans aucun bruit - car c'était bien un lac : vaste, profond, et horriblement froid. Il la manœuvrait de ses larges pieds qui pendaient de chaque côté, mais sans jamais faire la moindre ride sur l'eau. Lui, non, jamais. De ses yeux allumés comme des lampes, il guettait les poissons aveugles, qu'il saisissait entre ses longs doigts à la vitesse de l'éclair. Il aimait aussi la viande. Celle des gobelins lui plaisait, quand il en trouvait ; mais il s'assurait de ne jamais être découvert. Il se contentait de les étrangler par derrière, lorsqu'ils s'aventuraient seuls au bord de l'eau pendant qu'il rôdait alentour.
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  • Par lesmiscellaneesdepapier, le 22 mai 2015

    Extrait : « - Vous feriez mieux d'attendre ici, dit le magicien aux nains ; et quand j'appellerai ou sifflerai, commencez à me suivre- vous verrez le chemin que je prendrai - mais seulement par paires, notez-le, à cinq minutes d'intervalle. Bombur, qui est le plus gros, comptera pour deux ; mieux vaut qu'il vienne seul et en dernier. Venez, monsieur Baggins ! Il y a une porte quelque part par ici. (…)

    Ils s'assirent là sur des bancs de bois, et Gandalf entama son récit(…)

    - Je traversais les montagnes avec un ou deux amis . . ., dit le magicien.

    - Ou deux ? Je n'en vois qu'un, et un petit, avec ça, dit Beorn.

    - Eh bien, à vrai dire, je ne voulais pas vous encombrer d'un grand nombre de personnes avant d'avoir vu si vous n'étiez pas occupé. Je vais appeler, si vous le permettez.(…)

    - Un ou trois, vous voulez dire, à ce que je vois ! dit Beorn. Mais ceux-ci ne sont pas des hobbits, mais des nains ! (…)

    - Il y a eu un orage terrible ; les géants de pierre étaient sortis et projetaient des rochers ; à l'entrée du col, le hobbit, moi et quelques-uns de nos compagnons, nous nous sommes réfugiés dans une grotte...

    - Appelez-vous donc deux quelques-uns ?

    - Euh, non. En fait, nous étions plus de deux.

    - Où sont-ils ? Tués, mangés, rentrés chez eux ?

    - Eh bien, non. Il semble qu'ils ne soient pas tous venus quand j'ai sifflé. Par timidité, sans doute. Nous craignons beaucoup de former un groupe un peu nombreux à recevoir, vous comprenez.

    - Allez-y, sifflez encore ! Je suis bon pour une partie, à ce qu'il paraît ; un ou deux de plus ne feront pas grande différence, grogna Beorn.

    Gandalf lança un nouveau sifflement ; mais Nori et Ori furent là presque avant qu'il ne s'arrêtât, car il leur avait prescrit de venir par paire toutes les cinq minutes, rappelez-vous.(…)

    - Aussitôt que nous fûmes endormis, reprit Gandalf, une crevasse dans le fond de la grotte s'ouvrit ; des gobelins en sortirent, qui se saisirent du hobbit, des nains et de notre troupe de poneys...

    - Une troupe de poneys ? Qu'étiez-vous donc ? un cirque ambulant ? Ou transportiez-vous une quantité de marchandises ? Ou bien appelez-vous toujours six une troupe ?

    - Oh, non ! En vérité, il y avait plus de six poneys, car nous étions plus de six - et, euh ! . . . en voici deux autres !

    A ce moment, parurent Balïn et Dwalïn, qui s'inclinèrent si bas que leur barbe balaya le sol dallé. Le grand homme commença par froncer les sourcils, mais ils s'évertuèrent à être terriblement polis, et ils continuèrent si bien à hocher la tête, à se courber, à saluer et à agiter leurs capuchons devant leurs genoux (selon toutes les convenances en cours chez les nains) qu'il finit par abandonner son renfrognement pour laisser échapper un rire convulsif, tant ils étaient comiques.

    - Troupe était le mot exact, dit-il. Et belle troupe comique. Entrez, mes joyeux drilles, et comment vous appelez-vous, vous ? Je n'ai pas besoin de vos services pour l'instant, je ne veux connaître que vos noms ; après quoi, cessez de vous balancer et asseyez-vous !

    - ... et je me glissai dans la crevasse avant qu'elle ne se refermât. Je suivis jusque dans la grande salle, qui était pleine de gobelins. Le Grand Gobelin se trouvait là avec trente ou quarante gardes en armes. Je pensai : « Même s'ils n'étaient pas enchaînés tous ensemble, que pourraient-ils faire à douze contre un tel nombre ? »

    - Une douzaine ! C'est la première fois que j'entends appeler huit une douzaine. Ou bien avez-vous encore quelques diables qui ne soient pas encore sortis de leur boîte ?

    - Eh bien, oui, il semble qu'en voilà justement une paire - Fili et Kili, je crois, dit Gandalf, tandis que ces deux apparaissaient et se tenaient là, souriant et saluant.(…)

    - Oh, qu'ils viennent tous ! Venez, vous deux ; dépêchez-vous de vous asseoir ! (…)

    Beorn ne le montrait pas plus qu'il ne pouvait l'éviter, mais en réalité il avait commencé d'être fort intéressé. Dans l'ancien temps, il avait connu la partie même des montagnes que Gandalf décrivait, vous comprenez. Il hocha la tête en grognant au récit de la réapparition du hobbit, de leur dégoulinade dans l'éboulis et du cercle de loups dans la forêt.

    - Seigneur ! grogna Beorn. N'allez pas prétendre que les gobelins ne savent pas compter. Ils le peuvent fort bien. Douze ne font pas quinze, et ils le savent.

    - C'est juste. Il y avait aussi Bifur et Bofur. Je ne me suis pas risqué à les présenter plus tôt,

    - Eh bien, maintenant vous êtes en effet quinze ; et puisque les gobelins savent compter, je suppose que c'est là tous ceux qui se trouvaient dans les arbres. Alors peut-être pourrons-nous achever l'histoire sans autre interruption.

    M. Baggins vit alors toute l'habileté de Gandalf. Les interruptions avaient vraiment accru l'intérêt de Beorn pour l'histoire, et l'histoire l'avait empêché de renvoyer aussitôt les nains comme des mendiants suspects. Il n'invitait jamais personne à entrer chez lui quand il pouvait l'éviter. Il avait très peu d'amis et ceux-ci habitaient assez loin ; et il n'en invitait jamais plus de deux à la fois. A présent, il avait quinze étrangers assis dans son porche !»

    http://lesmiscellaneesdepapier.over-blog.com/bilbo-le-hobbit-tolkien.html
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  • Par Musardise, le 04 décembre 2014

    [Bilbo a invité le magicien Gandalf, rencontré la veille, à prendre le thé. Mais quand la sonnette tintinnabule à l'heure dite, ce n'est pas Gandalf mais un nain inconnu qui se présente à la porte]

    Le lendemain, il avait complètement oublié Gandalf. Il n'avait pas très bonne mémoire des choses, à moins de les inscrire sur son agenda comme ceci : "Thé Gandalf mercredi". La veille, il était trop agité pour agir de la sorte.
    Juste avant l'heure du thé, une retentissante sonnerie se fit entendre à la porte, et alors il se souvint ! Il se précipita pour mettre la bouilloire à chauffer, sortir une seconde tasse et un ou deux gâteaux supplémentaires ; puis il courut à la porte.
    - Excusez-moi de vous avoir fait attendre ! allait-il dire, quand il vit que ce n’était nullement Gandalf, mais un nain avec une barbe bleue passée dans une ceinture dorée et des yeux très brillants sous un capuchon vert foncé.
    Aussitôt la porte ouverte, il entra comme s'il fût attendu. Il suspendit son capuchon à la patère la plus proche et dit avec un profond salut :
    - Dwalïn, pour vous servir !
    - Bilbo Baggins, à votre disposition ! dit le hobbit, trop surpris sur le moment pour poser des questions.
    Le silence qui suivit devenant gênant, il ajouta :
    - J'étais sur le point de prendre le thé ; venez le partager avec moi, je vous en prie.
    C’était dit d'un ton peut-être un peu raide, mais il n'y mettait aucune mauvaise intention. Et que feriez-vous si un nain non invité venait suspendre ses effets dans votre vestibule sans un mot d'explication ?
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  • Par TwiTwi, le 20 octobre 2012

    Par monts brumeux, cimes glaces,
    Jusqu'aux cavernes du passé,
    Pour trouver l'or, avant l'aurore
    Il faut partir sans renoncer.

    Nombreux les sorts des nains d'antan,
    Les coups de leurs marteaux sonnants
    Là où se terrent dans la pierre
    Merveilles et monstres dormants.

    Pour seigneur elfe et roi âgé
    Maints trésors ils ont façonné
    Et la lumière ils capturèrent
    Dans des joyaux sur leurs épées.

    Ils firent des colliers d'argent,
    Des couronnes d'un feu brûlant
    Ils imprégnèrent, marièrent
    L'éclat des astres, jaune et blanc.

    Par monts brumeux, cimes glacées,
    Jusqu'au cavernes du passé,
    Partons avant l'aurore
    Pour retrouver l'or enchanté.

    Dans leur vaste palais du Nord
    Résonnèrent des harpes d'or
    Et fort longtemps de nombreux chants
    Jamais entendus au-dehors.

    Les pins sifflaient sur le versant,
    Dans la nuit gémissait le vent.
    Le feu montait et rougeoyait ;
    Les arbres flambaient brusquement.

    Les cloches sonnaient dans le val,
    Les hommes guettaient, le teint pâle ;
    Et le dragon sur leurs maisons
    Abattit son ire brutale.

    Le mont fumait au clair de lune ;
    Adieu trésors, adieu fortune.
    Dehors les nains, cruel destin,
    Tombèrent dans le clair de lune.

    Par monts brumeux, cimes glacées,
    Jusqu'aux cavernes désolées,
    La harpe et l'or, avant l'aurore
    Il faut partir lui réclamer !
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  • Par TeaSpoon, le 07 novembre 2012

    - Gandalf, Gandalf! Dieu du Ciel! Pas le magicien errant qui donna au Vieux Took un paire de boutons de diamant magiques qui s'agrafaient d'eux-mêmes et ne se défaisaient que sur ordre exprès? Pas le personnage qui racontait dans les réunions de si merveilleuses histoires de dragons, de géants, de la délivrance de princesses et de la chance inespérées de fils de veuves? Pas l'homme qui faisait des feux d'artifices si parfaits? Ah! Je me les rappelle, ceux-là ! Le Vieux Took les avait la veille de la Saint-Jean. Splendides! Ils s'élevaient comme de grands lis, des gueules de lion ou des cytises de feu et restaient longtemps suspendus dans le crépuscule."
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Videos de J.R.R. Tolkien

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Vidéo de J.R.R. Tolkien

Petite vidéo pour vous présenter les 5 livres qui m'ont fait pleurer.
- le Seigneur des Anneaux, Tolkien : http://mademoisellecordelia.fr/comment-tolkien-a-bouleverse-ma-vie - Nos étoiles contraires, John Green : http://mademoisellecordelia.fr/lectures-de-juin - Boys don't cry, Malorie Blackman : http://mademoisellecordelia.fr/lectures-de-septembre - le faire ou mourir, Claire-Lise Margnier : https://www.youtube.com/watch?v=r8fba9E5Mv0 - Si loin de toi, Tess Sharpe - Annabel, Kathleen Winter : https://www.youtube.com/watch?v=9751aH6vPtE - le Trône de Fer, GRR Martin : https://www.youtube.com/watch?v=Yldv5crYZKg
Et retrouvez moi : https://www.facebook.com/mademoisellecordelia https://twitter.com/MlleCordelia http://mademoisellecordelia.fr/








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