AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Francis Ledoux (Traducteur)
ISBN : 2253049417
Éditeur : Le Livre de Poche
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.11/5 (sur 3868 notes)
Résumé :
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Grandalf le magicien et treize nains barbus l'entraînent dans un voyage périlleux.
C'est le début d'une grande aventure, d'une fantastique quête au trésor semée d'embûches et d'épreuves, qui mènera Bilbo jusqu'à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug ...

Prélude au Seigneur des anneaux, Bilbo le Hobbit a été v... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (355) Voir plus Ajouter une critique
Endymion_
Endymion_05 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
O rage! ô désespoir! ô vieillesse ennemie! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? C'que c'est beau, faudrait peut-être la publier un jour cette phrase. Comment qu'est-ce que j'apprends, mon freluquet de neveu, ce chenapan de Frodon Sacquet a publié ses exploits! Alors que cela fait 121 ans que j'attends ce moment. Et de surcroît il appelle Mon anneau son Prééécieux, alors que c'est moi qui l'ai trouvé. Je m'en vais d'ailleurs vous conter comment je conquis de haute lutte ce bien. Nous partîmes 15 et par un prompt renfort nous nous vîmes 15 en sortant de chez moi. Nous aurions pu nous lancer dans un match de rugby sans précédent mais la terre d'Ovalie est loin, la défaite bien lourde 62-13 et nous avions d'autres chats à fouetter !
Notre équipe de choc pour pénétrer le milieu alors Ne me raconte plus que tu es innocent parce que c'est une insulte à mon intelligence et ça me rend de mauvaise humeur. Euh Parrain, tu peux sortir de mon histoire steup, le milieu c'est pas la mafia, pffff! Donc...Treize nains pas très grands, un hobbit encore plus petit (un mini nain donc) et un magicien (un nain contournable jeteur de sorts). Oui, vous avez bien vu treize nains, mieux que cette chère Blanche-Neige qui pourtant était la plus belle et la plus innocente, mieux que les douze salopards, qui quant à eux n'étaient point nains et innocents ,mais moins bien que les 101 dalmatiens me direz-vous. Mais je m'égare, revenons-en à nos petits nains (oh ! le vilain pléonasme que voilà !), il s'appelait Tatoo, c'était un nain tout blanc, il était mon idole. (Monsieur Roarke, sortez de ce corps !). Celui-là, il se croit tout permis ! Ce n'est pas parce que son île est fantastique qu'il doit s'inviter dans ma critique ! Non mais ! Par une belle matinée ensoleillée, je m'apprêtais à déjeuner, mais qu'elle ne fut pas ma surprise les nains étaient partis avec leurs affaires il est vrai que le nain porte manteau. Oui c'est nain porte quoi, je sais ! Donc nous partîmes quinze, et par un prompt renfort nous nous vîmes quinze en arrivant au porc (Citation extraite du Cidre de Corbeau, où quelque chose comme ça) !Chemin faisant, la compagnie de nain fanterie , lutta encore et toujours contre les Orques ( à chaque fois qu'il y a des méchants c'est toujours sur nous les orques que ça tombe ! C'est vraiment trop injuste mon cher calimérorque !). Et patati et patata, quelques petites broutilles plus tard, en pleine boîte de nuit à la caverne, alors que l'on s'apprêtait à faire une chenille endiablée avec mes potes, v'la ti pas qu'une odeur de poisson parvint jusqu'à nos narines. En deux temps trois mouvements, me v'la parti à la lutte aux charades avec un demi-père Fouras à la retraite. Et vlan, me v'la maître du temps, prisonnier le père Fouras. Fort braillard me voilà nanti de mon Précieux à l'assaut du dragon. Nos treize nains parviendront-ils à récupérer leur trésor, si oui ils devront se méfier des nains pôts sur la fortune.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          7321
bookaure
bookaure24 août 2012
  • Livres 5.00/5
Quelle agréable sensation que celle d'être à nouveau un enfant à qui un grand père surdoué raconte une histoire fantastique! Et c'est ce que j'ai ressenti chaque fois que j'ai ouvert Bilbo le Hobbit du très talentueux Tolkien.
Ce premier récit de Tolkien est beaucoup plus court que chacun des tomes du Seigneur des Anneaux, oeuvre pharaonique, mais alors quel condensé de talent de conteur dans un si petit ouvrage!
Il s'agit donc des aventures de Bilbo Baggins, ancêtre du célèbre Frodon, humble petit hobbit qui se satisfait de sa vie paisible, dans un pays sans histoires. Cette paix va être troublée de manière inattendue par l'arrivée du magicien Gandalf accompagné de treize nains, qui viennent solliciter son aide pour la reconquête d'un trésor perdu, gardé par le dragon Smaug près de la Montagne Solitaire. Enrôlé malgré lui, il vivra de multiples péripéties, affrontant trolls, Swargs, gobelins, araignées géantes, sans oublier le terrible Gollum.
Étant une grande fan de la trilogie des Anneaux, c'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé l'imaginaire du génie Tolkien. Ce récit qui mêle brillamment fantastique, peur et humour, ne nous ennuie jamais et j'ai eu l'impression d'être en train de sourire tout au long de ma lecture.
Les personnages sont extrêmement attachant, et c'est avec plaisir que j'ai vu se placer les jalons de la trilogie.
En résumé, il s'agit là d'un grand classique du conte fantastique qu'il ne faut absolument pas rater. Il vous apportera rêve, évasion, espoir et...bonne humeur! Vivement la fin de l'année pour la sortie du film!
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          660
boudicca
boudicca15 janvier 2013
  • Livres 4.00/5
« Dans un trou vivait un hobbit... ». Qui aurait cru que ces simples six petits mots marqueraient le commencement d'une aventure aussi extraordinaire et la découverte d'un monde d'une richesse et d'une originalité à peine imaginables en 1937 lorsque J.R.R. Tolkien donne naissance à la désormais célèbre Terre du Milieu et au personnage de Bilbo Baggins. Conte pour enfant servant de prélude à la fameuse trilogie « Le Seigneur des Anneaux », le roman nous relate l'odyssée d'un paisible hobbit de la Comté qui se retrouve embarqué bien malgré lui par le magicien gris Gandalf dans une extraordinaire aventure aux côtés de Thorin Écu-de-Chêne et de sa compagnie. L'objectif : rien de moins que récupérer le mirifique trésor du peuple nain spolié par le redoutable dragon Smaug veillant jalousement sur son butin au coeur de la Montagne Solitaire. Ni une, ni deux, voilà notre hobbit en route pour cette périlleuse expédition en compagnie du magicien et de treize nains enthousiastes (Thorin, Balin, Dwalin Fili, Kili, Dori, Nori, Ori, Oin, Gloin, Bifur, Bofur, Bombur). Autant dire que le voyage promet !
C'est avec un émerveillement presque craintif que l'on découvre la splendeur de l'univers de Tolkien qui nous happe dès les premières pages pour ne plus nous lâcher, et cela même une fois le livre refermé. Bilbo est quant à lui un personnage extrêmement attachant, qui n'a certes rien d'un héros, mais auquel on s'identifie sans mal. Comme pour beaucoup de lecteurs ma découverte de l'histoire de ce hobbit en mal d'aventures date du tout début de mon adolescence, et pourtant aujourd'hui encore c'est avec aisance et non sans un sourire nostalgique que je me remémore les scènes les plus marquantes du roman : la rencontre avec les trolls, la traversée de la forêt de Mirkwood, la confrontation avec le terrible Smaug, le duel d'énigmes entre Bilbo et Gollum... Dix ans après la lecture, les souvenirs sont encore vivaces et c'est ce qui en fait, à mon sens, un livre incontournable pour lequel j'aurais toujours une tendresse particulière (c'est après tout lui qui m'aura fait découvrir la fantasy). Pour ceux qui n'auraient pas encore tenté l'expérience, il n'est heureusement jamais trop tard. Pour les autres, il reste encore les magnifiques films de Peter Jackson à découvrir.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          541
Megadonut
Megadonut07 janvier 2016
  • Livres 5.00/5
"Qu'ai-je dans ma poche ?"
Pour moi, la réponse c'est : ce livre !
Treize nains, un magicien et un cambrioleur quelle compagnie originale !
Encore un très bon tome de J.R.R.Tolkien, qui nous entraîne encore dans les folles terres du milieu. L'histoire se déroule avant le Seigneur des anneaux, le ton est aussi donc plus guilleret et plus facile à lire.
Bilbo est un jeune hobbit simple, et un hobbit simple ne se lance jamais dans des aventures. Pourtant, la venue du magicien Gabdalf le Gris va complètement bouleverser sa vie. Car ce magicien, qui venait avant pour faire des feux d'artifice, va l'engager un peu contre son gré dans une compagnie de nains dont le but est de retrouver le trésor de leur peuple. J'ai bien aimé le fait que au début, les nains se méfie et sous-estiment Bilbo et qu'à la fin, ils l'honorent.
Une compagnie de nains donc. Pendant leur route, ils vont croiser une multitude de créatures, aussi bien ignoble que noble (la rime ! ;-)) et Bilbo au cours d'une malencontreuse chute, va découvrir un objet pur, circulaire et magique : l'Anneau. Mais une certaine créature nommée Gollum va défier son droit de sortie du souterrain à un jeu d'énigmes.
Ce passage est d'ailleurs un de mes préférés car il est plutôt rare que l'on trouve des énigmes dans un livre fantasy ! Je les ressors à mes amis à l'occasion :-).
Quelques péripéties plus tard, ils arrivent devant ma montagne et vont demander à Bilbo d'exercer ses talents de cambrioleur. Celui-ci va recourir à sa trouvaille, l'Anneau, pour leur montrer qu'il est pas un bon à rien.
Ce passage est plutôt cocace car voir un petit hobbit en qui les nains n'avaient pas confiance auparavant être plus courageux qu'eux tous et prendre une coupe en or dans le trésor pendant que les nains grelotte tu de peur à l'entrée est original !
Après, l'adaptation cinématographique du livre à rajouté des personnages et quelqu'un a calculé que si on ne prenais que des passages du livre, les films feraient respectivement environ 1h30, 1h30 et 45 min (contre environ 2h30 par film).
Bref, j'ai adoré ce livre mais j'ai été un peu déçu par les films...
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          524
Dixie39
Dixie3920 août 2015
  • Livres 4.00/5
- Maman, mais qu’est ce que tu es en train de lire ?
- Tu vois bien : Bilbo le Hobbit.
- Mais, tu sais que je l’ai lu quand j’étais en primaire !
- Bah, oui et alors ?
- Tu as 45 ans et tu lis Bilbo ?
- Déjà, j’en ai 44 encore pendant un mois ! Merci ! Et puis, je t’ai dit que j’allais lire de la Fantasy, alors je lis de la Fantasy.
- Tu lis Bilbo, mais tu lis pas Pratchett ! Pourquoi tu ne lis pas du Pratchett ?
- Parce que je commence par les bases !
- Et bien dans ce cas-là, il faudrait que tu lises les deux derniers tomes du seigneur des anneaux. Tu as lu le premier, tu n’as pas lu les autres...
- Je sais, mais j’attends la sortie du tome 2 dans la nouvelle traduction.
- (soupir d’incompréhension couplé à une certaine forme de désespoir, non transcriptible en langage écrit, mais dont l’auteure de la critique ici présente, qui n’en a que le nom - de critique, bien sûr -, peut certifier de la justesse d’interprétation).
- ...
- Et alors, cela te plaît, Bilbo ?
- ça me rassure ! Cela t’intéresse quand même ! Et bah, j’aime bien ! C’est clair qu’on sent bien que cela a été écrit pour des enfants, mais c’est justement ce qui en fait son charme. Je me laisse porter par l’histoire et suis les aventures de Bilbo avec bienveillance, car je sais que c’est un livre fondateur. Et c’est plaisant de retrouver la genèse de ce que j’ai pu lire dans le premier tome du seigneur des anneaux. Le Gollum, par exemple. J’attendais ce passage avec impatience. Je suis presque déçue, car je pensais qu’il serait plus long. C’est fou l’imagination ! Mais, le lien est fait. En deux temps trois mouvements, Bilbo a l’anneau dans sa poche ! Cela tient à rien ! Quand tu réalises tout ce qui va en découler. Dans l’univers de Tolkien, mais pas que. Et depuis les années 30...
Combien de livres écrits pour des enfants sont encore en tête des ventes 80 ans plus tard ? A part peut-être « le petit prince ». Et t’en connais beaucoup des adultes qui se replongeraient dans la littérature jeunesse de cette époque ? Imagine, à la pause café :
« - Et tu lis quoi en ce moment ?
- Je dévore « le Père Castor à la ferme », c’est un truc de dingue !! Faut que j’arrive à le finir avant ce week end, car j’ai promis aux gamins qu’on regarderait le film, et j’aimerai vraiment pas l’avoir vu avant de finir le livre. Tu comprends, c’est pas pareil après.
- C’est clair. ça gâche tout !! »
Bon, j’arrête là ! Avant que vous ne pensiez, si ce n’est déjà fait, que cette critique part à vau-l’eau et que cela devient du grand n’importe quoi ! Mais franchement, qu’est-ce que je pouvais apporter de plus que 291 autres lecteurs avant moi ?
Un peu de vécu et une petite pointe d’humour...
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
« - Dis, tu vas le lire quand même un jour, Pratchett ?
- Oui, chéri. Je vais le lire un jour. C’est promis ! »
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          4828
Citations & extraits (209) Voir plus Ajouter une citation
Daniella13Daniella1316 mai 2016
Il avait toujours été le premier pour ce qui etait de manger, de parler et de rire. Mais maintenant il avait tout simplement disparu !
Commenter    J’apprécie          140
lesmiscellaneesdepapierlesmiscellaneesdepapier22 mai 2015
Extrait : « - Vous feriez mieux d'attendre ici, dit le magicien aux nains ; et quand j'appellerai ou sifflerai, commencez à me suivre- vous verrez le chemin que je prendrai - mais seulement par paires, notez-le, à cinq minutes d'intervalle. Bombur, qui est le plus gros, comptera pour deux ; mieux vaut qu'il vienne seul et en dernier. Venez, monsieur Baggins ! Il y a une porte quelque part par ici. (…)

Ils s'assirent là sur des bancs de bois, et Gandalf entama son récit(…)

- Je traversais les montagnes avec un ou deux amis . . ., dit le magicien.

- Ou deux ? Je n'en vois qu'un, et un petit, avec ça, dit Beorn.

- Eh bien, à vrai dire, je ne voulais pas vous encombrer d'un grand nombre de personnes avant d'avoir vu si vous n'étiez pas occupé. Je vais appeler, si vous le permettez.(…)

- Un ou trois, vous voulez dire, à ce que je vois ! dit Beorn. Mais ceux-ci ne sont pas des hobbits, mais des nains ! (…)

- Il y a eu un orage terrible ; les géants de pierre étaient sortis et projetaient des rochers ; à l'entrée du col, le hobbit, moi et quelques-uns de nos compagnons, nous nous sommes réfugiés dans une grotte...

- Appelez-vous donc deux quelques-uns ?

- Euh, non. En fait, nous étions plus de deux.

- Où sont-ils ? Tués, mangés, rentrés chez eux ?

- Eh bien, non. Il semble qu'ils ne soient pas tous venus quand j'ai sifflé. Par timidité, sans doute. Nous craignons beaucoup de former un groupe un peu nombreux à recevoir, vous comprenez.

- Allez-y, sifflez encore ! Je suis bon pour une partie, à ce qu'il paraît ; un ou deux de plus ne feront pas grande différence, grogna Beorn.

Gandalf lança un nouveau sifflement ; mais Nori et Ori furent là presque avant qu'il ne s'arrêtât, car il leur avait prescrit de venir par paire toutes les cinq minutes, rappelez-vous.(…)

- Aussitôt que nous fûmes endormis, reprit Gandalf, une crevasse dans le fond de la grotte s'ouvrit ; des gobelins en sortirent, qui se saisirent du hobbit, des nains et de notre troupe de poneys...

- Une troupe de poneys ? Qu'étiez-vous donc ? un cirque ambulant ? Ou transportiez-vous une quantité de marchandises ? Ou bien appelez-vous toujours six une troupe ?

- Oh, non ! En vérité, il y avait plus de six poneys, car nous étions plus de six - et, euh ! . . . en voici deux autres !

A ce moment, parurent Balïn et Dwalïn, qui s'inclinèrent si bas que leur barbe balaya le sol dallé. Le grand homme commença par froncer les sourcils, mais ils s'évertuèrent à être terriblement polis, et ils continuèrent si bien à hocher la tête, à se courber, à saluer et à agiter leurs capuchons devant leurs genoux (selon toutes les convenances en cours chez les nains) qu'il finit par abandonner son renfrognement pour laisser échapper un rire convulsif, tant ils étaient comiques.

- Troupe était le mot exact, dit-il. Et belle troupe comique. Entrez, mes joyeux drilles, et comment vous appelez-vous, vous ? Je n'ai pas besoin de vos services pour l'instant, je ne veux connaître que vos noms ; après quoi, cessez de vous balancer et asseyez-vous !

- ... et je me glissai dans la crevasse avant qu'elle ne se refermât. Je suivis jusque dans la grande salle, qui était pleine de gobelins. Le Grand Gobelin se trouvait là avec trente ou quarante gardes en armes. Je pensai : « Même s'ils n'étaient pas enchaînés tous ensemble, que pourraient-ils faire à douze contre un tel nombre ? »

- Une douzaine ! C'est la première fois que j'entends appeler huit une douzaine. Ou bien avez-vous encore quelques diables qui ne soient pas encore sortis de leur boîte ?

- Eh bien, oui, il semble qu'en voilà justement une paire - Fili et Kili, je crois, dit Gandalf, tandis que ces deux apparaissaient et se tenaient là, souriant et saluant.(…)

- Oh, qu'ils viennent tous ! Venez, vous deux ; dépêchez-vous de vous asseoir ! (…)

Beorn ne le montrait pas plus qu'il ne pouvait l'éviter, mais en réalité il avait commencé d'être fort intéressé. Dans l'ancien temps, il avait connu la partie même des montagnes que Gandalf décrivait, vous comprenez. Il hocha la tête en grognant au récit de la réapparition du hobbit, de leur dégoulinade dans l'éboulis et du cercle de loups dans la forêt.

- Seigneur ! grogna Beorn. N'allez pas prétendre que les gobelins ne savent pas compter. Ils le peuvent fort bien. Douze ne font pas quinze, et ils le savent.

- C'est juste. Il y avait aussi Bifur et Bofur. Je ne me suis pas risqué à les présenter plus tôt,

- Eh bien, maintenant vous êtes en effet quinze ; et puisque les gobelins savent compter, je suppose que c'est là tous ceux qui se trouvaient dans les arbres. Alors peut-être pourrons-nous achever l'histoire sans autre interruption.

M. Baggins vit alors toute l'habileté de Gandalf. Les interruptions avaient vraiment accru l'intérêt de Beorn pour l'histoire, et l'histoire l'avait empêché de renvoyer aussitôt les nains comme des mendiants suspects. Il n'invitait jamais personne à entrer chez lui quand il pouvait l'éviter. Il avait très peu d'amis et ceux-ci habitaient assez loin ; et il n'en invitait jamais plus de deux à la fois. A présent, il avait quinze étrangers assis dans son porche !»

http://lesmiscellaneesdepapier.over-blog.com/bilbo-le-hobbit-tolkien.html
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          62
Dixie39Dixie3919 août 2015
Là, dans les profondeurs près de l'eau sombre, vivait le vieux Gollum, une petite créature visqueuse. Je ne sais pas d'où il venait, ni qui il était, ou ce qu'il pouvait être. C'était Gollum : noir comme les ténèbres, hormis deux grands yeux ronds qui luisaient dans son visage émacié. Il avait une petite barque, qu'il promenait sur le lac sans aucun bruit - car c'était bien un lac : vaste, profond, et horriblement froid. Il la manœuvrait de ses larges pieds qui pendaient de chaque côté, mais sans jamais faire la moindre ride sur l'eau. Lui, non, jamais. De ses yeux allumés comme des lampes, il guettait les poissons aveugles, qu'il saisissait entre ses longs doigts à la vitesse de l'éclair. Il aimait aussi la viande. Celle des gobelins lui plaisait, quand il en trouvait ; mais il s'assurait de ne jamais être découvert. Il se contentait de les étrangler par derrière, lorsqu'ils s'aventuraient seuls au bord de l'eau pendant qu'il rôdait alentour.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          300
TwiTwiTwiTwi20 octobre 2012
Par monts brumeux, cimes glaces,
Jusqu'aux cavernes du passé,
Pour trouver l'or, avant l'aurore
Il faut partir sans renoncer.

Nombreux les sorts des nains d'antan,
Les coups de leurs marteaux sonnants
Là où se terrent dans la pierre
Merveilles et monstres dormants.

Pour seigneur elfe et roi âgé
Maints trésors ils ont façonné
Et la lumière ils capturèrent
Dans des joyaux sur leurs épées.

Ils firent des colliers d'argent,
Des couronnes d'un feu brûlant
Ils imprégnèrent, marièrent
L'éclat des astres, jaune et blanc.

Par monts brumeux, cimes glacées,
Jusqu'au cavernes du passé,
Partons avant l'aurore
Pour retrouver l'or enchanté.

Dans leur vaste palais du Nord
Résonnèrent des harpes d'or
Et fort longtemps de nombreux chants
Jamais entendus au-dehors.

Les pins sifflaient sur le versant,
Dans la nuit gémissait le vent.
Le feu montait et rougeoyait ;
Les arbres flambaient brusquement.

Les cloches sonnaient dans le val,
Les hommes guettaient, le teint pâle ;
Et le dragon sur leurs maisons
Abattit son ire brutale.

Le mont fumait au clair de lune ;
Adieu trésors, adieu fortune.
Dehors les nains, cruel destin,
Tombèrent dans le clair de lune.

Par monts brumeux, cimes glacées,
Jusqu'aux cavernes désolées,
La harpe et l'or, avant l'aurore
Il faut partir lui réclamer !
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          190
MusardiseMusardise04 décembre 2014
[Bilbo a invité le magicien Gandalf, rencontré la veille, à prendre le thé. Mais quand la sonnette tintinnabule à l'heure dite, ce n'est pas Gandalf mais un nain inconnu qui se présente à la porte]

Le lendemain, il avait complètement oublié Gandalf. Il n'avait pas très bonne mémoire des choses, à moins de les inscrire sur son agenda comme ceci : "Thé Gandalf mercredi". La veille, il était trop agité pour agir de la sorte.
Juste avant l'heure du thé, une retentissante sonnerie se fit entendre à la porte, et alors il se souvint ! Il se précipita pour mettre la bouilloire à chauffer, sortir une seconde tasse et un ou deux gâteaux supplémentaires ; puis il courut à la porte.
- Excusez-moi de vous avoir fait attendre ! allait-il dire, quand il vit que ce n’était nullement Gandalf, mais un nain avec une barbe bleue passée dans une ceinture dorée et des yeux très brillants sous un capuchon vert foncé.
Aussitôt la porte ouverte, il entra comme s'il fût attendu. Il suspendit son capuchon à la patère la plus proche et dit avec un profond salut :
- Dwalïn, pour vous servir !
- Bilbo Baggins, à votre disposition ! dit le hobbit, trop surpris sur le moment pour poser des questions.
Le silence qui suivit devenant gênant, il ajouta :
- J'étais sur le point de prendre le thé ; venez le partager avec moi, je vous en prie.
C’était dit d'un ton peut-être un peu raide, mais il n'y mettait aucune mauvaise intention. Et que feriez-vous si un nain non invité venait suspendre ses effets dans votre vestibule sans un mot d'explication ?
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          160
Videos de J.R.R. Tolkien (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de J.R.R. Tolkien
J.R.R. Tolkien : le Seigneur des Ecrivains. Un superbe reportage diffusé sur France 5 dans le cadre de "La Grande Librairie", réalisé par François Busnel et Adrien Soland.
autres livres classés : fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Bilbo le hobbit

Comment s'appelle Bilbo?

Bag
Baggins
Bagins
Bagin

9 questions
768 lecteurs ont répondu
Thème : Bilbo Le Hobbit de J.R.R. TolkienCréer un quiz sur ce livre
. .