ISBN : 224673441X
Éditeur : Grasset (2008)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Présentation de l'éditeur
Cette jeune fille avait tout, la beauté, le talent, une famille qui l'aimait. Elle était la Belle de Montgomery, la fille du président de la Cour suprême d'Alabama. Tout le monde l'admirait et elle pouvait tout se permettre. Mais elle a ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par asphodele85, le 22 janvier 2012

    asphodele85
    Pourquoi donc parle-t-on autant de Zelda Fitzgerald ces dernières années ? Depuis Alabama Song de Gilles Leroy, qui nous a mis l'eau à la bouche, avouons-le avec cette semi-fiction, Jacques Tournier, traducteur de Gatsby le Magnifique, de Tendre est la nuit et de moultes nouvelles nous livre une biographie partielle mais juste et basée essentiellement sur la correspondance entretenue entre les deux époux tout au long de leur vie, correspondance que lui a remise leur fille Frances dite Scottie (née en 1921) quelques mois avant de décéder d'un cancer en 1986. Je ne vais pas vous faire un parallèle entre les deux, ça n'a presque rien à voir, mais vous parler de ce que Jacques Tournier a extrait de cette correspondance passionnée. Cette femme connue pour ne pas avoir été reconnue en son temps, en tant que femme, en tant qu'écrivain, danseuse, peintre, méritait bien qu'on s'attarde sur son âme, qui a basculé très vite dans la folie mais qui gardait malgré tout une terrible lucidité. Si la schizophrénie avait pu se traiter à l'époque autrement que par des chocs d'insuline, qu'en aurait-il été ? En quittant Paris pour ne jamais revenir, voilà ce qu'a dit Scottie (entre autres) à Jacques Tournier : ” Il faut que vous lisiez leurs lettres. Elles prouvent à quel point ils se sont aimés, avec quel courage, quelle constance, quelle compréhension mutuelle, d'un amour souvent déchiré mais intense.” “Déchiré” est un euphémisme….
    Ils se sont aimés, battus, jalousés aussi, quittés par la force des choses mais l'amour n'est mort qu'avec eux. Ils sont enterrés côte à côte, comme Zelda l'avait souhaité au cimetière de Rockville dans le Maryland, et la dernière phrase de Gatsby le Magnifique est gravée dans la pierre : ” So we beat on boats against the current, horne back ceaselessly into the past”. Ou en français ” Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, renvoyés sans fin au passé”.
    Qu'a-t-elle été d'autre, Zelda, qu'une barque ballottée par des flots trop agités et cruels pour elle ? L'ombre trop vite fanée d'un mari cannibale mais aimant ? La conscience aigüe, au début de sa maladie, de ce qu'elle représentait encore pour son mari et sa volonté qu'il soit reconnu était parfois touchante alors qu'il s'était servi d'elle pour le personnage de Nicole dans Tendre est la nuit ; avant d'avoir tout lu, elle lui écrit : ” Chéri, le livre est grand, l'émotion de plus en plus forte, (…) on a les larmes aux yeux en découvrant comment le monde en mutation réduit à néant leur faculté de décision personnelle. C'est le but que doit se fixer un grand livre et toi, tu l'as atteint. C'est subtil, délicat, d'une telle beauté d'écriture qu'on ne peut que s'incliner devant elle, une contribution majeure à ce que les écrivains vont être obligés de créer dans les années futures”. Visionnaire Zelda ? Avant qu'elle ne découvre la deuxième partie, que ça la détruise complètement, il faudra la réhospitaliser après cette lecture choc. Rien ne sera plus jamais comme avant. Scott va se dissoudre dans le gin avec une frénésie jamais atteinte, son livre est un succès mais ne se vend pas, nous sommes en 1932, en pleine Dépression, les Fitzgerald sont rentrés de France et ce monde triste à mourir qui les attend va également aggraver l'état de Zelda. de cliniques privées très chères (c'est Scott qui paye et il commence à avoir du mal), en hôpitaux, elle fait des haltes dehors. Ils vivront à La Paix (en français le nom !), une grande maison un peu miteuse où Zelda apprend à connaître sa fille de douze ans, qui a été élevée par des nurses jusque là. Elle a abandonné la danse après s'être fait saigner les pieds. Il faut dire qu'elle avait commencé à 27 ans…
    Nous avons des passages magnifiques quand, elle décide de vider ses malles et, sous les yeux de Scottie, met leur contenu aux enchères, devant un public invisible. Chaque chose est un souvenir de son glorieux passé. “Le premier cadeau de ton père, lui dit-elle. le Post venait de lui acheter une nouvelle. Avec l'argent, il m'a offert cet éventail, accompagné d'une orchidée, la première qu'une jeune fille du Sud ait épinglée à son corsage.” Et Jacques Tournier d'ajouter :” En ouvrant ensemble les dernières malles, Zelda lui offrira des fragments d'anciens temps, dans un plaisir de confidence.” Mais elle s'ennuie, son livre écrit en trois semaines “Accordez-moi cette valse“, alors qu'elle est internée sera un flop commercial également et recueillera des critiques terribles. Elle s'abîme dans les souvenirs, de plus en plus, comme si elle voulait se prouver que tout ça a bien été réel… Son mari l'y encourage, lui aussi est un naufragé du temps, celui qui ne revient pas, celui que l'on regrette à jamais car y sont inscrits nos instants de gloire, d'amour les plus intenses, les plus funestes aussi. Voilà ce qu'il lui écrit : ” Tu dois penser que je me cache derrière des métaphores, mais c'est l'absolue vérité. Je veux te voir ici avec moi. Les regrets du passé ne me quittent pas.” Mais la folie vient de frapper fort, elle a ses premières hallucinations auditives, elle devient de plus en plus bigote, voire obsessionnelle à la fin : Dieu lui parle. Elle doit avertir le monde que le péché va l'anéantir. Lorsqu'elle est retournée vivre avec sa mère à Montgomery, Alabama, pour éviter des frais de clinique à Scott qui vit de plus en plus chichement à Hollywood, il lui arrive d'errer dans les rues, de frapper aux portes en criant des imprécations ! Elle a beaucoup peint à cette époque.

    Times Square by Zelda
    Mais si nous entrons dans ce livre avec l'éclat des rires qui résonnent sur la Riviera ou à Paris pendant les Années Folles, le bruit des verres qui s'entrechoquent dans la fureur des nuits, tout doucement, les larmes remplacent ces rires, les cris sont des hurlements de douleur, les pas se font légers, les ombres crépusculaires remplacent les êtres pleins de vie qu'ils étaient, avec la mort de Scott en 1940 d'abord, puis celle de Zelda qui périra dans l'incendie de son asile et qui ne sera identifiée que grâce à un chausson de danse à côté d'elle. C'était en 1948.
    Scott et Zelda sur la Riviera (photo)

    Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Lali, le 22 juin 2011

    Lali
    Zelda et Francis Scott Fitzgerald incarnent à eux seuls une époque. Nul ne pourra affirmer le contraire s'il a un peu lu sur les années 20 et les figures marquantes de celles-ci.
    Et si l'auteur de Gatsby le magnifique, celui qu'on désigne comme étant le chef de file de la Génération perdue, un courant littéraire auquel Gertrude Stein a donné le nom, est bien davantage connu que son épouse en tant qu'écrivain, elle n'a pas moins mené une carrière parallèle dans l'ombre de celui-ci. Moins éblouissante, il est vrai. Toute femme, si belle, si talentueuse, et tel était le cas de Zelda, n'aurait pu prendre le devant de la scène avec un mari tel que Fitzgerald, dont l'alcoolisme brûlera le restant de génie qu'il possédait encore aux dernières heures de sa vie alors qu'il tentait de gagner sa vie comme scénariste à Hollywood.
    À cette époque, Zelda avait perdu la raison depuis longtemps, ou du moins ne la possédait plus assez souvent pour être en mesure de vivre au cœur de la société. C'est en effet en 1926, alors qu'elle a 26 ans, qu'elle commence à être rongée par la maladie qui aura de plus en plus d'emprise sur elle : la schizophrénie. Alors que Scott publie sous son nom les nouvelles qu'elle a écrites, elle tente de se réfugier dans un monde où il ne pourra entrer en compétition avec elle, le ballet. Puis, ce sera la peinture pour laquelle elle semble assez posséder un œil et une main sûrs. En fait, Zelda était douée pour tout. Et le grand écrivain des années folles, malgré tout l'amour qu'il éprouvait pour Zelda, ne pouvait accepter qu'elle soit son égale, et encore moins qu'elle le dépasse.
    C'est cela que raconte Jacques Tournier, connu aussi sous le nom de Dominique Saint-Alban, traducteur de Fitzgerald, dans ce récit intimiste où l'on s'attache à ces héros que la vie, l'amour, la maladie, l'alcool et les rêves finiront par briser tout en faisant d'eux des icônes qui avaient inspiré à la dramaturge québécoise Johanne Beaudry une pièce créée en 1984 dont je me souviens encore. Un très beau récit, comme un constat, sans jugement, juste éclairé avec pudeur par les souvenirs de Scottie, la fille de Zelda et Scott, relayés par l'auteur qui a eu l'occasion de la rencontrer.
    Zelda, une femme brisée par la maladie et par celui qui l'aimait.


    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=41917
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    • Livres 1.00/5
    Par LiliGalipette, le 04 décembre 2010

    LiliGalipette
    Texte de Jacques Tournier.
    Le couple formé par Scott et Zelda Fitzgerald est de ceux qui font les légendes. Beaux et célèbres, ils se sont aimés avec passion et se sont déchirés de même. En arrière-plan, on retrouve la mythologie de la première rencontre du couple, sur fond de ballet et de coupes de champagne. le texte présente les dernières années du couple et particulièrement de Zelda. Entrée tôt dans la folie et la dépression, elle passe de clinique en hôpital. Les rémissions nourrissent l'espoir mais ne durent jamais. Zelda perd pied, s'enfonce dans un univers dont Scott ne peut plus la sauver. Elle écrit Accordez-moi cette valse et elle sublime son histoire, elle écrit pour s'autoriser à vivre et réaliser ses ambitions d'artiste. De son côté, Scott se débat dans l'alcool mais écrit plus furieusement que jamais. En réponse au texte de sa femme, il écrit Tendre est la nuit, "qui est un adieu à Zelda, un adieu à lui-même, à ce qu'ils ont été dans l'exubérance de leurs vingts ans." (p. 91) Quelques pages laissent la parole à Scottie, l'enfant chérie du couple. Elle se rappelle de ses parents amoureux, souligne l'intensité de la correspondance qu'ils ont échangée.
    Ce texte est extrêmement court et se lit en une heure à peine. Je l'ai ouvert pour faire suite à la lecture du roman de Zelda, pour y trouver un peu plus. Mais ce texte est décevant, plat, simple compilation de faits laconiques. Sa forme est brouillonne, entre biographie d'artiste, tranche de vie, témoignage et correspondance. Me voilà doublement déçue par le récit de l'histoire du couple Fitzgerald...

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/12/04/19781176.html
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    • Livres 4.00/5
    Par michelekastner, le 15 avril 2012

    michelekastner
    Biographie partielle de Zelda Fitzgerald : danseuse, peintre, écrivain et schizophrène, l'amour profond et tourmenté qu'elle partage avec Scott. Jacques Tournier a été le traducteur de Scott pour "Gatsby le magnifique". La fille du couple lui a confié les lettres de correspondance de ses parents quelques mois avant de succomber à un cancer.
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Citations et extraits

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  • Par thursdaynext, le 14 novembre 2010

    "Cette jeune fille avait tout, la beauté, le talent, une famille qui l'aimait. Elle était la Belle de Montgomery, la fille du président de la Cour suprême d'Alabama. Tout le monde l'admirait et elle pouvait tout se permettre. Mais elle a tout perdu en perdant sa tête. Elle est devenue folle. Et j'en suis passionnément amoureux." F.S. Fitzgerald.
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  • Par asphodele85, le 22 janvier 2012

    Chéri, le livre est grand, l'émotion de plus en plus forte, (…) on a les larmes aux yeux en découvrant comment le monde en mutation réduit à néant leur faculté de décision personnelle. C'est le but que doit se fixer un grand livre et toi, tu l'as atteint. C'est subtil, délicat, d'une telle beauté d'écriture qu'on ne peut que s'incliner devant elle, une contribution majeure à ce que les écrivains vont être obligés de créer dans les années futures.
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  • Par asphodele85, le 22 janvier 2012

    Il faut que vous lisiez leurs lettres. Elles prouvent à quel point ils se sont aimés, avec quel courage, quelle constance, quelle compréhension mutuelle, d'un amour souvent déchiré mais intense
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  • Par asphodele85, le 22 janvier 2012

    Tu dois penser que je me cache derrière des métaphores, mais c’est l’absolue vérité. Je veux te voir ici avec moi. Les regrets du passé ne me quittent pas.
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Vidéo de Jacques Tournier

NOELE AUX QUATRE VENTS serie TV. D'abord adapté à la radio sur France-Inter de 1965 à 1969, le roman de Dominique SAINT-ALBAN fut ensuite adapté pour la télévision (1970) et connut un grand succès d'audience. générique








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