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Résumé :
Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malabar_, le 30 janvier 2013

    Malabar_
    Ça y est, j'ai lu Gatsby. Un peu fébrile il faut bien l'avouer, avant d'ouvrir ce roman dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée. J'avais peur de me retrouver face à vieux chef-d'oeuvre ampoulé à l'intrigue tarabiscotée et au dessein abscons. Peur d'être déçu, d'être trop jeune pour apprécier. Et puis il faut bien l'avouer peur de m'emmerder, car si certains classiques restent géniaux, d'autres deviennent sérieusement indigestes. Bref, pas serein le gars. J'avais tort.
    L'histoire met bien un peu de temps à démarrer, mais une fois passée ce cap, la claque!
    Prenez une dose de mystère, ajoutez-y une dose de luxe et de paillettes, un Gatsby nonchalant et charismatique à souhait et vous obtenez normalement un roman à l'eau de rose génialement lénifiant.
    Normalement, car au pays de Fitzgerald tout n'est que désillusion. Les paillettes ne brillent pas éternellement, le mystère n'est présent que pour cacher une réalité bien plus sordide et les hommes ne sont pas des modèles de vertu. Via les yeux du jeune Carraway (un narrateur plus spectateur qu'acteur, une des grandes forces du récit), on assiste impuissant et médusé à la destruction de ce monde factice.
    Une des précédentes critiques fait allusion à la tragédie grecque revisitée, je pense que tout est dit. Ne soyez pas rebutés comme j'ai moi-même pu l'être par la réputation du livre et l'aspect « amours bourgeoises et problèmes de riches ».
    Vous découvrirez, en plus d'une intrigue universelle parfaitement menée, une écriture un rien surannée mais très poétique, une des plus belles qu'il m'ait été donné de lire jusqu'ici.
    Un livre qui mérite des relectures et que je relirai forcément. En un mot, un classique. Un vrai.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 08 mai 2013

    Ode
    Sous les paillettes des Années folles, en à peine 200 pages, Francis Scott Fitzgerald dépèce un des plus grands mythes américains, la réussite du self-made man, illustrant au passage un adage vieux comme le monde : l'argent ne fait pas le bonheur.
    Qui est Jay Gatsby ? Qui se cache derrière ce bel aventurier qui étourdit la jet-set new-yorkaise de ses somptueuses réceptions ? C'est ce que va nous aider à découvrir son voisin Nick Carraway, le seul à approcher Gatsby de près et à recueillir ses secrets.
    La réussite ostentatoire de Gatsby n'a qu'un but : reconquérir la belle et délicate Daisy. C'est la brûlure de cet amour de jeunesse au-dessus de sa condition qui l'a poussé, par son engagement dans la Grande guerre et d'autres moyens plus troubles, à gravir l'échelle sociale. Lorsque son argent lui permet enfin de se fabriquer un personnage digne de côtoyer le milieu de Daisy, la jeune femme est déjà mariée au riche et arrogant Tom Buchanan, qui la trompe sans vergogne. Gatsby va donc solliciter son voisin Nick Carraway, qui est aussi le cousin de Daisy, pour revoir la jeune femme. Mais un malheureux enchaînement de circonstances va transformer les retrouvailles en tragédie...
    Formidable roman d'ambiance, Gatsby le magnifique nous transporte dans le quotidien de la jeunesse dorée des années 20, qui noie son ennui dans l'alcool, les clubs, les virées en voiture dans les palaces et une certaine forme de libertinage... Ce vernis d'insouciance n'arrive cependant pas à masquer les fêlures de l'âme et, dans le cas de Gatsby, une solitude au goût de désespoir. Tout en profitant de la générosité de Gatsby, la haute société de Long Island – Tom Buchanan en tête – le méprise comme un parvenu. Et aucun bien de ce monde ne pourra acheter son idéal : ravir le cœur Daisy et l'épouser. À la fin du livre, la rencontre de Nick Carraway avec le père de Gatsby, qui lève le voile sur son enfance, est un moment poignant qui ne s'oublie pas.
    J'aime comparer Gatsby au Grand Meaulnes, les ayant découverts tous deux à l'adolescence. Malgré l'écart de style, d'époque et de culture, ces deux destins tragiques contés par un sage narrateur-confident sont pour moi aussi intenses et mystérieux. Comme François Seurel avec Meaulnes, Nick Carraway observe Gatsby se brûler les ailes à la flamme de ses rêves. Avec une différence notable cependant : la profonde amitié de Seurel permet à Meaulnes de survivre au désenchantement, tandis que l'inclination polie de Carraway et sa prise de conscience tardive ne suffisent pas à sauver Gatsby.
    Chaque livre a été magnifiquement porté à l'écran et dans mon souvenir, Gatsby aura à jamais les traits de Robert Redford, amoureux fou de Mia Farrow dans le film un peu irréel de Jack Clayton. A contre-courant de la tendance actuelle, je n'ai pas envie d'en altérer l'image par une version plus moderne.
    « C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé ».
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    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 04 janvier 2013

    juliette2a
    Un nouveau roman de Francis Scott Fitzgerald très enrichissant ! L'auteur nous plonge dans une période marquante des Etats-Unis : l'Entre deux guerres, et plus spécialement les années 20 où la prohibition et les affaires louches dominent dans les quartiers de New York...
    Le récit est racontée par Nick Carraway, jeune homme de trente ans qui suit le destin de Jay Gatz, devenu Gatsby, son voisin, un homme mystérieux dont le passé reste flou mais qui jouit tout de même d'une immense popularité. Toutefois, Gatsby, devenu l'ami de Nick, ne recherche qu'une seule chose -ou plutôt une seule personne : Daisy, l'amour de sa vie mariée au millionnaire Tom Buchanan.
    Ainsi, à travers des paysages somptueux des côtes américaines, l'histoire devient plus intéressante, mais nous conduit irrémédiablement vers une issue fatale pour Gatsby le "Magnifique". La fin m'a vraiment surprise, autant de lâcheté de la part des hommes est tellement affligeante !
    J'ai donc bien aimé ce roman, l'un des plus célèbres du XXe siècle, mais il ne m'a pas autant marquée et l'histoire ne m'a pas autant passionnée que d'autres romans pourtant moins connus. J'en garde quand même un très bon souvenir, et je ne peux que saluer le talent de l'auteur, véritable "poète" de la littérature.
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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 21 mai 2013

    sandrine57
    Nick Carraway a quitté son Middle West natal pour travailler dans la finance à New-York. Par un heureux hasard, il trouve à se loger à Long Island, la banlieue chic de la ville. Sa petite maison est coincée entre deux grosses bâtisses, dont l'une est la somptueuse villa de l'énigmatique Jay Gatsby. L'endroit semble abriter une fête permanente où le tout New-York se presse pour profiter des largesses du maître de maison. Mais personne ne connait vraiment Gatsby et les rumeurs les plus folles courent à son sujet. Qui est-il? D'où vient-il? D'où vient sa fortune? On raconte même qu'il aurait tué un homme...Convié à l'une de ces célèbres réceptions, Nick va se lier à son mystérieux voisin et recueillir quelques confidences. Si James Gatz s'est élevé au-dessus de sa condition, a accumulé une fortune colossale, est devenu Gatsby, c'est pour être digne de Daisy, son amour de jeunesse. Daisy qui vit de l'autre côté du détroit avec son riche mari Tom Buchanan. Daisy qui ne semble pas heureuse auprès d'un époux qui la trompe avec une certaine Myrtle, une femme du peuple mariée à un garagiste. Daisy qui n'est autre que la cousine de Nick. Ce dernier va donc aider au rapprochement des anciens amoureux. Mais par un enchaînement de circonstances malheureuses, les retrouvailles vont tourner au drame.

    Ils sont jeunes, superficiels, arrogants, ils dépensent sans compter la fortune familiale, ils s'étourdissent de musique, d'alcool, de vitesse et de sexe. Ils sont la jeunesse privilégiée de l'Amérique des années 20 qui trompe son ennui de fêtes alcoolisées en virées dans les palaces new-yorkais. S'ils fréquentent Gatsby, ce n'est pas sans une certaine condescendance envers ce nouveau riche à la fortune d'origine douteuse. Et pourtant, cette fortune, il l'a amassée pour le plus pur des motifs, pour un rêve d'amour. Comme souvent d'ailleurs, le rêve ne supportera pas d'être confronté à la réalité et Gatsby l'apprendra de façon tragique.
    Le roman d'une époque, au ton doux-amer, qui, sous ses airs de grand classique, cache un petit bijou d'émotions tout à fait abordable.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 17 mai 2012

    Nastasia-B
    Je n'avais jamais rien lu de F.S. Fitzgerald avant Gatsby. de prime abord, j'ai trouvé le style plaisant mais pas transcendant et le fond pas non plus désagréable mais pas davantage à baver d'allégresse. L'histoire se déroule durant l'été 1920 aux États-Unis (à ce titre il peut être intéressant de le comparer à Manhattan transfer). L'auteur nous y décrit le monde très prout-prout de l'époque. À y réfléchir maintenant, je trouve que son livre a aujourd'hui une valeur documentaire (peut-être est-ce la raison secrète pour laquelle l'ouvrage a plus de succès maintenant qu'à sa sortie) et qu'il est, en ce sens, plus intéressant qu'il n'y paraît initialement. Gatsby est touchant de délicatesse à l'égard de son aimée. Les personnages secondaires féminins sont, il faut bien le reconnaître, assez caricaturaux mais très intéressants. J'ai beaucoup aimé la façon que l'auteur a de nous endormir dans le feutre du récit pour mieux nous bousculer, ainsi que ses personnages, dans le coup de tonnerre final. L'auteur nous livre également une réflexion sur la réussite sociale et le bonheur. Que ceux qui n'en veulent pas savoir davantage arrêtent la lecture de mon commentaire ici, pour les autres, voici le synopsis :
    Nick Carraway, un jeune homme du Middle West américain atteignant la trentaine, se rend à New York pour travailler dans la finance comme agent de change. Par hasard, il trouve à louer une petite bicoque à Long Island, zone résidentielle très huppée et snob de la banlieue new-yorkaise. Sa demeure, presque invisible, est située dans West Egg entre deux énormes et luxueuses villas. de là, la vue est imprenable sur East Egg, l'endroit le plus cossu et sélect de toute la zone. C'est là qu'habite Daisy, sa cousine germaine et Tom Buchanan, son mari, issu de la même promotion que Nick à l'université Yale.
    Nick se rend un soir chez les Buchanan, qu'il connaît à peine, sur invitation de Daisy. Tom, beau et riche colosse, mais quelque peu bourru paraît végéter auprès de Daisy, laquelle semble tout autant s'ennuyer ferme avec son mari. Elle passe le plus clair de son temps avec son amie Jordan Baker, une joueuse de golf professionnelle.
    Tom, peu de temps après, demande à Nick de l'accompagner pour lui présenter sa maîtresse, Myrtle Wilson, la femme d'un garagiste sur la route qui relie New York à Long Island. Nick, témoin de l'inconstance de Tom, de l'enlisement du couple qu'il forme avec Daisy, n'aurait guère d'intérêt à fréquenter les Buchanan s'il n'y avait le rapprochement de plus en plus sensible avec la belle Jordan. Celle-ci s'étonne qu'il ne connaisse pas Gatsby puisqu'il habite West Egg, comme lui, et qu'on ne parle que de cet homme à la richesse fabuleuse.
    Gatsby, justement, c'est son voisin. C'est lui qui possède l'immense maison très animée qui occulte la misérable de Nick. Gatsby donne fréquemment des réceptions somptueuses qui accueillent des centaines de convives. Mais qui est Jay Gatsby ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Les rumeurs les plus folles circulent sur son passé et sa fortune, même au sein de sa propre maison. C'est ce que Nick brûle de découvrir lorsqu'un jour il reçoit une invitation pour passer la soirée chez Gatsby. Une étonnante histoire va lier Nick, Tom, Gatsby, Jordan, Myrtle et Daisy...
    Un roman doux-amer, avec une sorte de petit caillou qui crisse sous la plume feutrée de Fitzgerald, pour nous dépeindre son Amérique. Peut-être pas un incontournable, mais un livre baromètre d'une époque, aujourd'hui révolue, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire pas grand-chose.
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Citations et extraits

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  • Par DioEugene, le 14 avril 2014

    "Quand tu auras envie de critiquer quelqu’un, songe que tout le monde n’a pas joui des mêmes avantages que toi."

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  • Par Roggy, le 10 avril 2014

    J'ai dans l'idée que Gatsby lui-même ne croyait plus que l'appel viendrait, et peut-être d'ailleurs n'y attachait-il plus aucune importance. S'il est était bien ainsi, il dut penser qu'il avait perdu le bon vieux monde et sa chaleur, et payé le prix fort pour avoir vécu trop longtemps avec un rêve unique.

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  • Par Roggy, le 10 avril 2014

    Il est invariablement désolant de regarder avec des yeux neufs des choses dont l'observation a épuisé nos propres capacités d'adaptation.

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  • Par Chouchane, le 13 septembre 2012

    Il m'adressa un sourire (...). Un de ces sourires rare, source d'éternel réconfort, comme on n'en rencontre que quatre ou cinq fois dans sa vie. Un sourire qui défiait -ou semblait défier - brièvement le monde entier, puis se focalisait sur vous comme s'il vous accordait un préjugé irrésistiblement favorable. Qui vous comprenait dans la mesure exacte où vous souhaitiez être compris. Qui croyait en vous comme vous auriez voulu croire en vous même.
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  • Par Jooh, le 25 août 2012

    Il a dû sentir qu'il venait de perdre à jamais son ancien monde de lumière, que c'était le prix à payer pour avoir trop longtemps vécu prisonnier d'un seul rêve. Il a dû s'étonner d'apercevoir, entre les feuillages devenus hostiles, un ciel qu'il n'avait jamais vu; trembler de découvrir à quel point la rose était un objet grotesque, à quel point le soleil criard écrasait les jeunes pousses de gazon. Un monde nouveau, concret et pourtant irréel, où de mornes fantômes, ne pouvant respirer qu'à travers leurs songes, dérivaient au hasard - tel ce personnage surnaturel, au visage de cendres, qui glissait vers lui parmi les troncs informes.
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