> Antoine Blondin (Préfacier, etc.)
> Victor Liona (Traducteur)
> Bernard Frank (Préfacier, etc.)
> Jean-François Revel (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253007900
Éditeur : Le Livre de Poche (1976)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 372 notes) Ajouter à mes livres
Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solair... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nastasiabuergo, le 17 mai 2012

    nastasiabuergo
    Je n'avais jamais rien lu de F.S. Fitzgerald avant Gatsby. de prime abord, j'ai trouvé le style plaisant mais pas transcendant et le fond pas non plus désagréable mais pas davantage à baver d'allégresse. L'histoire se déroule durant l'été 1920 aux États-Unis (à ce titre il peut être intéressant de le comparer à Manhattan transfer). L'auteur nous y décrit le monde très prout-prout de l'époque. À y réfléchir maintenant, je trouve que son livre a aujourd'hui une valeur documentaire (peut-être est-ce la raison secrète pour laquelle l'ouvrage a plus de succès maintenant qu'à sa sortie) et qu'il est, en ce sens, plus intéressant qu'il n'y paraît initialement. Gatsby est touchant de délicatesse à l'égard de son aimée. Les personnages secondaires féminins sont, il faut bien le reconnaître, assez caricaturaux mais très intéressants. J'ai beaucoup aimé la façon que l'auteur a de nous endormir dans le feutre du récit pour mieux nous bousculer, ainsi que ses personnages, dans le coup de tonnerre final. L'auteur nous livre également une réflexion sur la réussite sociale et le bonheur. Que ceux qui n'en veulent pas savoir davantage arrêtent la lecture de mon commentaire ici, pour les autres, voici le synopsis :
    Nick Carraway, un jeune homme du Middle West américain atteignant la trentaine, se rend à New York pour travailler dans la finance comme agent de change. Par hasard, il trouve à louer une petite bicoque à Long Island, zone résidentielle très huppée et snob de la banlieue new-yorkaise. Sa demeure, presque invisible, est située dans West Egg entre deux énormes et luxueuses villas. de là, la vue est imprenable sur East Egg, l'endroit le plus cossu et sélect de toute la zone. C'est là qu'habite Daisy, sa cousine germaine et Tom Buchanan, son mari, issu de la même promotion que Nick à l'université Yale.
    Nick se rend un soir chez les Buchanan, qu'il connaît à peine, sur invitation de Daisy. Tom, beau et riche colosse, mais quelque peu bourru paraît végéter auprès de Daisy, laquelle semble tout autant s'ennuyer ferme avec son mari. Elle passe le plus clair de son temps avec son amie Jordan Baker, une joueuse de golf professionnelle.
    Tom, peu de temps après, demande à Nick de l'accompagner pour lui présenter sa maîtresse, Myrtle Wilson, la femme d'un garagiste sur la route qui relie New York à Long Island. Nick, témoin de l'inconstance de Tom, de l'enlisement du couple qu'il forme avec Daisy, n'aurait guère d'intérêt à fréquenter les Buchanan s'il n'y avait le rapprochement de plus en plus sensible avec la belle Jordan. Celle-ci s'étonne qu'il ne connaisse pas Gatsby puisqu'il habite West Egg, comme lui, et qu'on ne parle que de cet homme à la richesse fabuleuse.
    Gatsby, justement, c'est son voisin. C'est lui qui possède l'immense maison très animée qui occulte la misérable de Nick. Gatsby donne fréquemment des réceptions somptueuses qui accueillent des centaines de convives. Mais qui est Jay Gatsby ? D'où vient-il ? Que fait-il ? Les rumeurs les plus folles circulent sur son passé et sa fortune, même au sein de sa propre maison. C'est ce que Nick brûle de découvrir lorsqu'un jour il reçoit une invitation pour passer la soirée chez Gatsby. Une étonnante histoire va lier Nick, Tom, Gatsby, Jordan, Myrtle et Daisy...
    Un roman doux-amer, avec une sorte de petit caillou qui crisse sous la plume feutrée de Fitzgerald, pour nous dépeindre son Amérique. Peut-être pas un incontournable, mais un livre baromètre d'une époque, aujourd'hui révolue, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire pas grand-chose.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Great Gatsby
    Traduction : Jacques Tournier
    Personnellement, j'ai toujours trouvé que la littérature américaine du XXème siècle marquait une véritable fascination envers la Tragédie. C'est Faulkner qu'on cite bien sûr en premier en ces occasions mais il ne faudrait pas oublier John Steinbeck (qui joua sur les deux tableaux, celui de la Tragédie échevelée, avec "A l'est d'eden" comme celui de la Tragédie sobre avec ce chef-d'oeuvre qui s'appelle "Des souris et des hommes"), Norman Mailer, Truman Capote (Si "De sang-froid" n'est pas une tragédie, qu'est-ce que c'est ?) ou, au théâtre, le baroque et flamboyant Tennessee Williams.
    S'y ajoute pour moi désormais un auteur dont j'avais évidemment entendu parler mais dont, je l'avoue à ma grande honte, je n'avais jamais lu un seul écrit jusqu'ici, à l'exception d'une nouvelle fantastique publiée dans l'un des volumes "Alfred Hitchock présente ..." au Livre de Poche. (Je l'ai encore, cette nouvelle et je vais d'ailleurs la relire.)
    Cet auteur, c'est Francis Scott Fitzgerald qui mourut d'une crise cardiaque en 1940 après avoir menée la vie excentrique et rongée par l'alcool d'un suicidaire-né.
    On l'oppose souvent à Hemingway - que je n'ai jamais pu lire tant son style (ou son absence de style ???) me rebute - mais, pour l'un comme pour l'autre, le procédé est injuste. Tous deux cherchaient à se détruire en éblouissant au maximum leur entourage, voire la terre entière, tous deux voyaient en la Mort le feu d'artifice suprême destiné à sceller leur légende.
    "Gatsby le magnifique" marque l'apogée de Fitzgerald qui, plus jamais, ne retrouvera pareil éclat aux yeux du monde. L'intrigue en est supérieurement simple mais cette simplicité justement est si diabolique et l'agencement en est si rigoureux que ce roman atteint avec un naturel parfait aux plus hauts sommets de la Tragédie antique.
    Nous sommes pourtant en 1922, à East Egg, l'un des faubourgs de New York où le narrateur, Nick Carraway, vient tout juste d'emménager. En cette époque où la Prohibition est reine et où rien ne laisse présager qu'un certain jeudi de novembre 1929, la chute de Wall Street entraînera dans la mort nombre de fortunes aussi conséquentes que récemment acquises, Carraway a pris un poste dans une banque. Côté sentimental, il entretient une petite correspondance avec une jeune fille dont il est vaguement amoureux et qui est demeurée dans le Middle West dont il est originaire.
    Un jour, par curiosité autant que par ennui, Carraway traverse la baie pour se rendre à West Egg, banlieue nettement plus riche et plus snob qu'East Egg, pour y déjeuner chez sa cousine, Daisy. Celle-ci s'est mariée avec l'un de ses pairs, Tom Buchanan, fils de famille aisée en qui Fitzgerald nous dépeint, non sans cruauté, le WASP-type.
    C'est au cours de ce déjeuner que Nick fait la connaissance de Jordan Baker, joueuse de golf professionnelle, dont il tombe amoureux. C'est aussi au cours de ce déjeuner qu'il entend pour la première fois évoquer le nom de son plus proche voisin à East Egg, Jay Gatsby.
    Enfin, nouvelle qui le sidère, il apprend également que Buchanan a une maîtresse, que ce n'est pas la première fois, que Daisy n'ignore rien de la chose et que tout cela crée beaucoup de tensions dans le couple de ses cousins.
    Plus tard, Tom le mènera presque de force chez sa maîtresse, Myrtle Wilson, à qui il a loué un petit pied-à-terre à New-York dans une résidence luxueuse. Nick ne saisit pas très bien ce que son cousin trouve en cette femme somme toute vulgaire, qui n'est autre que l'épouse d'un gérant de station-service avec qui, bien entendu, Tom a fait ami-ami. Comme il est homme, il ferme néanmoins les yeux sur une situation qu'il juge malhonnête et malsaine mais tout au fond de lui prend racine le mépris qu'il laissera éclater à la fin du roman envers Buchanan.
    En parallèle, Nick se rend à l'une des somptueuses réceptions que donne Gatsby, son voisin. Il a la surprise d'y croiser Jordan Baker, laquelle est venue là comme tant d'autres, amenée par l'ami d'un ami de ... qui avait entendu dire qu'on s'amuserait bien. De papotages en ragots de mondains quasi professionnels, venus là pour manger et surtout boire victuailles et alcools de qualité sans débourser un seul centime, Carraway saisit les plus invraisemblables histoires sur Gatsby et surtout sur les origines de sa fortune. Si certains soutiennent qu'il est bel et bien l'ancien étudiant d'Oxford et le fils de famille qu'il affirme être, la majorité ne relève en lui que le bootleger sans scrupules, l'associé d'individus dont il est préférable de ne pas citer les noms.
    Pourtant, Gatsby est un homme charmant. Plus il le fréquente et plus Carraway s'en persuade même si, à certains moments, un doute subtil s'en vient l'effleurer. C'est donc de fort bonne grâce qu'il finit bientôt par favoriser les retrouvailles de Gatsby avec Daisy. Les deux jeunes gens s'étaient en effet rencontrés cinq ans auparavant et avaient eu une brève liaison. Puis Gatsby avait rejoint l'armée américaine en Europe où il s'était d'ailleurs comporté en héros. Hélas ! en le rendant à la vie civile, l'armée l'avait aussi rendu à son statut minable de fils de fermier dans l'impossibilité absolue de prétendre à la main d'une jeune fille telle que Daisy. Au reste, celle-ci, lasse d'attendre, avait épousé Tom Buchanan et sa fortune.
    A partir de là, nous entrons dans la véritable tragédie, l'une de celle qui eût séduit les Anciens Grecs et l'on reste ébloui par l'incroyable naturel avec lequel Scott Fitzgerald noue et dénoue les fils de la trame qu'il a tissée.
    Sous une autre plume, l'histoire aurait été pesante, voire invraisemblable. Avec la sienne, elle irradie d'éblouissants éclairs de poésie sans porter atteinte un seul instant à la rigueur toute mathématique du découpage. La magie qui s'opère, à la fois aérienne et profonde, participe de cette antique fascination qui saisit encore les modernes lorsqu'ils prêtent l'oreille à ces mythes impitoyables où des mortels qu'attirait trop l'Olympe se voient rejetés, foudroyés, sur la terre. Ou plutôt, comme l'écrit Scott Fitzgerald au final :
    "Gatsby croyait en la lumière verte, l'extatique avenir qui, d'année en année, recule devant nous. Il nous a échappé ? Qu'importe ! Demain, nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin ... Et un beau matin ...
    C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui vous rejette sans cesse vers le passé." ;o)
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par trust_me, le 04 mars 2012

    trust_me
    Dans l'Amérique des années 20, le narrateur, Nick Carraway, a quitté son Middle West natal pour venir s'installer à New York et apprendre le métier de courtier en valeurs. Préférant ne pas vivre en ville, Nick emménage dans le quartier de West Egg, à Long Island. Une banlieue chic où son plus proche voisin, Jay Gatsby, organise de somptueuses fêtes dans sa non moins somptueuse villa. Gatsby est un personnage mystérieux. Certains affirment qu'il a été espion à la solde des allemands durant la première guerre mondiale. D'autres ont entendu dire qu'il mène des activités douteuses. Personne en tout cas ne sait réellement d'où vient sa fortune. Devenu rapidement l'ami et le confident de Gatsby, Nick comprend surtout que si cet homme multiplie les réceptions extravagantes, c'est dans le but d'attirer chez lui la belle Daisy Buchanan, un amour de jeunesse aujourd'hui mariée à un autre et qu'il souhaite ardemment reconquérir.
    Gatsby est le chef d'œuvre de Fitzgerald. Un roman à ranger parmi les classiques de la littérature américaine. C'est surtout une satire mordante de l'égoïsme d'une partie de la société obnubilée par la gloire et l'argent. le récit est traversé par l'amertume, la mélancolie et le constat de la vacuité de l'existence. Sur le personnage de Gatsby plane l'ombre du désenchantement. Il représente une sorte d'homme-enfant bercé par la nostalgie de ses souvenirs amoureux d'avant guerre.
    La construction du roman et son découpage en neuf chapitres ne relèvent pas du hasard. Dans les quatre premiers Fitzgerald célèbre la jeunesse, l'espoir, l'éclat de la fête. Dans les chapitres six à neuf, c'est la mélancolie qui l'emporte. Gatsby réalise son rêve mais il perd ses illusions, le drame se noue, il pleut quasiment tout le temps. le changement d'atmosphère est radical. Entre ces deux parties très différentes se trouve le 5ème chapitre, point central où tout bascule. C'est celui des retrouvailles entre Gatsby et Daisy, celui à partir duquel l'amoureux transi va doucement glisser vers son funeste destin.
    Fitzgerald a écrit son roman pendant un séjour en France, à un moment où Zelda, l'amour de sa vie, le trompe avec un autre. Une situation qui le poussera dans une crise sentimentale extrême. Il déclarera d'ailleurs : « J'ai arraché Gatsby le magnifique de mes entrailles dans un moment de détresse. » Que retenir de ce texte magnifique ? Peut-être simplement une vérité trop souvent vérifiée : « Tout s'écroule lorsqu'un rêve poursuivi pendant des années devient une réalité. »

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2012/03/gatsby-le-magnifique...
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    Critique de qualité ? (24 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Eric75019, le 28 septembre 2011

    Eric75019
    Même si l'on n'a pas vu le film tiré du livre et réalisé par Jack Clayton en 1974 (c'est mon cas), on a tous en tête l'affiche montrant sous une grande casquette blanche la bouille réjouie de Robert Redford, planté derrière une Mia Farrow absolument divine ; ils sont riches, souriants, extrêmement élégants, confiants dans l'avenir, et regardent dans la même direction. Mais qu'en est-il exactement ?
    Avec le roman Francis Scott Fitzgerald, le lecteur est d'emblée plongé dans l'Amérique des années 20, chez les nantis des faubourgs chics new-yorkais. le narrateur lui-même fait partie de la classe dominante, même s'il s'en défend, Nick Carraway travaille dans la finance et fréquente les milieux huppés. La richissime cousine de Nick, Daisy (Mia Farrow dans le film), est mariée à Tom Buchanan, un camarade de promotion de Nick à Yale. Nick fait la connaissance d'une amie de Daisy, la championne de golf Jordan Baker. Jordan évoque le mystérieux voisin de Nick, Jay Gatsby (Robert Redford), qui bientôt invitera Nick à l'une de ses fastueuses soirées, dans le but de revoir et de reconquérir Daisy, qu'il considère comme l'amour de sa vie. Par ailleurs Tom, dont le couple bat de l'aile, présente à Nick sa maîtresse, Myrtle Wilson, une femme vulgaire qui est également l'épouse de son garagiste, un minable. Une fois le décor planté et les acteurs en place, le scénario du roman peut se dérouler tranquillement mais inexorablement jusqu'au drame final.
    En début de roman, Scott Fitzgerald peint la vie de ses personnages par petites touches, à la manière des impressionnistes : des bribes de conversation, dont le contexte nous échappe, des ellipses dans la narration, des zones d'ombre et des angles morts, des répliques incomplètes au téléphone, des personnages secondaires furtifs et un peu flous… Il faut un peu de recul pour que le tableau dévoile sa cohérence. Gatsby le magnifique dépense sans compter pour parvenir à ses fins et cherche à en mettre plein la vue en organisant des soirées somptueuses pour ses voisins, le who's who new-yorkais (dont la liste des noms ne nous est pas épargnée !). Mais Gatsby n'est pas, contrairement aux autres personnages, un héritier de la classe dominante, on finit par apprendre qu'il est un parvenu d'origine modeste, et qui plus est, l'origine de sa fortune reste un mystère un peu louche… mais nul n'y prête attention tant que dure la fête et que tout le monde peut en profiter !
    Peu à peu, le flou mondain et un peu ennuyeux des premiers chapitres fait place à des scènes plus précises et plus violentes. Les sentiments et les calculs sont dévoilés, les masques tombent, et l'histoire se referme, dénonçant avec une lumière crue l'hypocrisie et le cynisme des nantis, prêts à tout pour protéger leur monde. Il faudra attendre les derniers chapitres pour que Nick, témoin jusqu'alors étrangement extérieur au drame qu'il raconte, entre en action, prenne parti et juge la conduite de ses semblables (mais sans remords excessifs).
    Quelques petits problèmes de traduction nuisent un peu à la crédibilité du récit de cette nouvelle version sortie en poche (Gatsby appelle sans arrêt Nick « cher vieux » au lieu de « mon vieux » ou « vieux frère ») mais il paraît qu'il y a eu encore pire dans une traduction récente, versant carrément dans le jeunisme anachronique, j'ai heureusement échappé à celle-ci. Décidément, traduire des classiques américains ne semble pas être une chose si facile !
    Par ailleurs, le roman est complété pas une annexe retraçant la correspondance entre Francis Scott Fitzgerald et son éditeur avant la publication du livre (qui fut un échec commercial à sa sortie), ces documents en disent long sur l'état d'esprit de l'auteur, et apportent un témoignage sur la fabrication du livre, à la façon des bonus sur les DVD.
    Au final, ce roman n'est ni nécessaire ni indispensable (la satire sociale n'est tout de même pas très prononcée), sauf pour ceux qui aiment étudier les riches entre eux (une minorité en voie de disparition, mais on ne le savait pas encore à l'époque).
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 15 février 2012

    brigittelascombe
    "Je suis allée partout,j'ai tout vu de ce qui est à voir,j'ai tout fait.Blasée-Dieu que je suis blasée!"
    Pauvre petite fille riche! Daisy a tout pour être heureuse la beauté, une superbe maison à Long Island, un mari (Tom Buchanan) rentier qui l'adore et des fêtes où le champagne coule à flots.
    Son histoire et celle de sa liaison fatale avec Jay Gatsby, alias "Gatsby le magnifique", nous est contée par son voisin et cousin Nick Carraway, un provincial issu d'une famille désargentée qui a essayé de percer en tant que courtier en bourse et qui, après l'avoir méprisé est devenu l'ami de Jay.
    Ce drame psychologique basé sur la passion éprouvée par deux hommes pour la même femme frivole montre le pouvoir et l'attrait de l'argent dans les années folles de l'après guerre de 14 car Gatsby, au charisme indéniable, est en fait un parvenu, attiré par un milieu clinquant et superficiel, jadis amoureux de la belle Daisy et voulant à tout prix réussir dans tous les secteurs en jouant le rôle d'homme du monde qu'il n'est pas.
    Un tragique accident provoqué par la vitesse grisante de la prétentieuse Daisy, puis la suppression du fautif (propriétaire de la voiture) par le mari jaloux et vengeur, tout en détruisant le rêve de réussite sociale de l'Américain moyen, réunira les amants par delà la mort.
    Gatsby le magnifique, roman d'amour romantique (pour le couple Jay-Daisy) très fouillé au point de vue psychologique évoque également L'insoutenable légèreté d'être de Kundera où il n'y a pas de "demi-mesure", "pas d'arrangements" où le couple de Théreza et Thomas meurt dans un accident mais variante la jalousie et l'amour exclusif sont éprouvés par le mari de Daisy Tom Buchanan.
    Gatsby le magnifique a été adapté au cinéma et en pièce de théatre. Francis Scott Fitzgérald, auteur américain du XX° siècle,(dont le couple célèbre avec la fantasque Zelda a souvent fait scandale) a toujours mis beaucoup de lui (provincial issu d'une famille pauvre) dans ses romans.
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Citations et extraits

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  • Par nastasiabuergo, le 02 avril 2012

    - Ces chiens-là, j'en veux un! s'écria-t-elle. J'en veux un pour l'appartement. C'est tellement merveilleux d'avoir ça - un chien!
    Une rapide marche arrière nous mit à hauteur d'un vieil homme grisonnant (...). Dans une corbeille, qu'il portait autour du cou, gigotaient une douzaine de chiots au pedigree problématique.
    - De quelle race sont-ils? lui demanda-t-elle comme il se penchait vers la portière.
    - Toutes les races. Laquelle souhaitez-vous, madame?
    - J'aimerais un genre chien policier. Vous n'avez pas ça j'imagine?
    Le vieil homme jeta sur la corbeille un regard dubitatif, y plongea la main, en sortit, par la peau du cou, une petite boule frétillante.
    - Ça n'a rien d'un chien policier, dit Tom.
    - Pas exactement policier, reconnut le vieil homme avec un soupçon de regret. Plutôt un airedale.
    Il lui frotta le dos, qui évoquait une serpillère brunâtre.
    - Touchez-moi cette fourrure. Ça, c'est de la fourrure. Un chien comme ça, vous êtes tranquille, s'enrhumera jamais.
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  • Par Meduzantic, le 22 octobre 2011

    A mesure que la lune montait sans le ciel, toutes ces maisons prétentieuses se perdaient en ombres confuses, et j'ai eu l'impression de voir lentement ressurgir l'île ancienne, telle qu'elle s'était offerte un jour aux yeux des marins hollandais - le coeur intact, verdoyant, d'un monde neuf. Le murmure des arbres aujourd'hui disparus, ceux qu'il avait fallu abattre pour construire la demeure de Gastby, avait alors encouragé le dernier et le plus important de tous les rêves humains. Pendant un instant fugitif et miraculeux, l'homme avait retenu son souffle en découvrant ce continent, envahi par un sentiment de beauté harmonieuse qu'il ne comprenait pas et qu'il n'attendait pas, confronté pour la dernière fois de son histoire à quelque chose qui pouvait être à la mesure de son émerveillement.
    Et [...] j'étais assis là, rêvant à cet ancien monde inconnu (...).
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  • Par sentinelle, le 05 juillet 2010

    Tom et Daisy étaient deux êtres parfaitement insouciants - ils cassaient les objets, ils cassaient les humains, puis ils s'abritaient derrière leur argent, ou leur extrême insouciance, ou je-ne-sais-quoi qui les tenait ensemble, et ils laissaient à d'autres le soin de nettoyer et de balayer les débris.
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  • Par MarianneDesroziers, le 13 juillet 2010

    Gatsby avait foi en cette lumière verte, en cet avenir orgastique qui chaque année recule devant nous. Pour le moment, il nous échappe. Mais c'est sans importance. Demain, nous courrons plus vite, nous tendrons les bras plus avant...Et, un beau matin...Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé.
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  • Par chartel, le 08 octobre 2007

    Dès mon âge le plus tendre et le plus facile à influencer, mon père m'a donné un certain conseil que je n'ai jamais oublié.

    -Chaque fois que tu te prépares à critiquer quelqu'un, m'a-t-il dit, souviens-toi qu'en venant sur terre tout le monde n'a pas eu droit aux mêmes avantages que toi.
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From Hemingway's Paris memoir "A Moveable Feast," this excerpt offers a window into the system of decadence built and inhabited between F. Scott and Zelda Fitzgerald.
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