> Jacques Tournier (Traducteur)

ISBN : 2253052299
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1990)


Note moyenne : 3.99/5 (sur 97 notes) Ajouter à mes livres
Tendre, la nuit ne le fut que brièvement pour les héros de ce roman, chez qui l'on pressent dès le début une fêlure qui laisse présager la chute. L'évolution est implacable, orchestrée par un récit impeccablement construit, e... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ballad, le 08 janvier 2012

    ballad
    J'ai passé un bon moment de lecture, émouvant par endroit. C'était agréable de s'installer dans cette histoire. Je ne me suis pas doutée du tour que prendraient les choses, car le récit était bien construit, avec de multiples rebondissements. Les personnages du couple dont il est question sont découverts en profondeur, avec leurs failles insoupçonnées. L'alchimie qui a permis au couple de se former a échappé à l'un comme à l'autre, et des années plus tard, comment traiter la vulnérabilité alors que ni l'un ni l'autre ne peut plus la gérer ?
    L'histoire : cela se passe durant les années 20 principalement en France et en Suisse. Rosemary, une actrice américaine vient se reposer sur la Riviera où elle fait la connaissance de Nicole et de Dick Diver, un couple de gens fortunés. L'homme comme la femme sont fascinants, brillants, séduisants, entourés d'une armada d'amis qui les vénèrent et les protègent. On se bat même en duel pour eux. Rien ne laisse suspecter de faille dans ce couple, et pourtant, Rosemary vient à savoir que Dick est un ancien psychiatre ayant soigné Nicole pour troubles profonds, et que c'est ainsi qu'aurait débuté leur histoire d'amour…
    Le monde dans lequel nous fait entrer ce roman est certainement un monde de privilégiés et de gens snobs et puritains, mais l'auteur semble évoluer là dedans un peu comme un étranger, même s'il en fait partie. C'est un roman aux accents autobiographiques : on y voit l'alcoolisme de Fitzgerald, la schizophrénie de Zelda sa femme, ainsi que la désintégration de leur couple. Je pense qu'il a fallu à l'auteur beaucoup d'introspection et de courage pour avoir mis sur page les différentes étapes de la transformation des êtres aux fins de ce récit, ce qui est une manière douloureuse de témoigner de sa propre souffrance.
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Tender Is the Night
    Traduction : Jacques Tournier
    Tout artiste est considéré comme abritant une personnalité cachée qui ne se met aux commandes de son être que lorsqu'il se décide à écrire, peindre ou composer. Rarement phénomène aura été mieux illustré que par Scott Fitzgerald rédigeant "Tendre est la nuit."
    Nul ne l'ignore, Fitzgerald s'est fortement inspiré de la maladie de son épouse pour créer le personnage de Nicole Diver. Lui-même a donné beaucoup à celui de Dick Diver. le tout représente l'une des meilleures peintures de la schizophrénie. Pas seulement la schizophrénie - j'allais écrire "classique" - dont souffre la jeune femme mais aussi la schizophrénie fondamentale qui caractérise l'écrivain.
    C'est d'abord la culpabilité profonde de Fitzgerald qui éclate aux quatre coins de "Tendre est la nuit." Privilège du romancier, il tente de la nier en refaçonnant la réalité qu'il a fortement contribué à créer.
    Dans cette réalité, on le sait, Zelda ne s'en est jamais sortie. Même si, les trois-quarts du temps, elle pouvait mener une vie "normale" auprès de sa mère, qui l'avait prise en charge, il lui fallait retourner périodiquement dans une clinique où elle finit par mourir dans un incendie, en 1948.
    Or, dans le roman, Fitzgerald guérit Nicole, laquelle divorce et abandonne son mari à un alcoolisme quasi-pathologique. En d'autres termes, la victime, ce n'est plus Zelda : c'est Scott.
    Nicole est représentée comme une femme fortement égocentrique (ce qu'était Zelda mais l'était-elle moins que Scott lui-même, il y aurait beaucoup à dire là-dessus), possessive et qui, par sa folie, favorise l'éthylisme de son mari. Dick sacrifie pratiquement tout pour elle, devient son esclave et pour ainsi dire son médecin. Telle une lamie, elle le vampirise et, ayant récupéré toute son énergie et sa santé mentale, le quitte donc après avoir pris un amant. Mais là où le discours fitzgeraldien se teinte d'une très forte ambiguïté, c'est lorsque le lecteur réalise que, de toutes façons, par ses crises d'alcoolisme, Diver contraint peu à peu sa femme, si elle veut se protéger, à le laisser tomber.
    Voilà pourquoi il est difficile de ne pas sortir de ce livre sans vouloir connaître exactement ce qui est arrivé à Scott et Zelda Fitgerald. Et voilà aussi ce qui l'amène à prendre conscience d'une évidence : "Tendre est la nuit" ne se contente pas d'évoquer la schizophrénie, c'est un roman schizophrène.
    Pour atteindre à un tel degré, plus ou moins bien maîtrisé, de culpabilité, il fallait que, en Fitzgerald, l'époux et l'amant ne se sentissent pas la conscience tranquille. le miracle, amer et pourtant unique, de "Tendre est la nuit", c'est que le romancier, dans son acte d'écriture, est parvenu à rédiger, en filigrane de son auto-apitoiement et de son auto-justification, une analyse aussi intègre de la situation. Les deux discours se contredisent, bien évidemment et c'est en cela qu'on peut voir en ce roman la matérialisation parfaite de la schizophrénie qui caractérise l'acte de création littéraire.
    Véritable pavé jeté par la personnalité qui écrivait dans la mare de son double alcoolique et faible, "Tendre est la nuit" retranscrit, en un style brillant et aiguisé, tout ce que le premier voyait dans le second de négatif et de lâche. Fitzgerald s'apitoie sur lui-même et se présente comme "la" victime et pourtant, sans relâche, le lecteur l'entend qui raconte une toute autre histoire, bien différente ... Fitzgerald s'en est-il rendu compte en remettant son manuscrit ? Qui pourrait le dire, aujourd'hui ? ...
    Un conseil : après "Tendre est la nuit" et plus encore si vous vous intéressez au phénomène de la création littéraire, passez directement à une biographie de Scott et de Zelda Fitzgerald. C'est fascinant. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 01 février 2011

    Titine75
    Dans la première partie de “Tendre est la nuit”, nous suivons une jeune actrice du nom de Rosemary. Elle est en vacances sur la Riviera avec sa mère. Rapidement, elle se lie d'amitié avec Dick et Nicole Diver. le couple possède une maison sur la côté d'Azur où il attire tous leurs amis pour l'été. le couple polarise tous les regards et symbolise totalement les années folles. “Chez les Diver, l'horaire de chaque journée avait été conçu, comme dans les civilisations les plus anciennes, pour profiter au maximum de tout ce qui s'offrait et savourer pleinement le passage d'une activité à une autre. “ Les Diver sont un tourbillon étincelant qui entraînent tous les autres à leur suite. Ils semblent perpétuellement inspirés, fourmillant d'idées pour amuser et distraire leur suite. La jeune Rosemary Hoyt ne peut que succomber au charme du couple et surtout à celui de Dick : “Quant à Dick Diver - ah ! c'était la perfection même. Elle l'admirait en silence. Un teint délicatement roux, hâlé par le grand air, des cheveux coupés court, qui avaient la même couleur - et qu'on retrouvait, en toison légère, sur les mains et les bras. Des yeux d'un bleu intense, presque blessant. Un nez plutôt pointu. On savait toujours à coup sûr qui il regardait et à qui il parlait - marque d'attention particulièrement flatteuse, car qui vous regarde vraiment ? ” Rosemary va suivre le couple jusqu'à Paris où elle va commencer à pressentir La Fêlure derrière le couple parfait.
    La deuxième partie du roman va nous révéler cette faille chez les Diver, tandis que la troisième nous montrera le délitement du couple. Comme ce roman est en partie autobiographique, on se doute assez vite que Nicole a des soucis d'ordre psychologique. Dick est un jeune psychiatre lorsqu'il rencontre Nicole. Il fait l'erreur de penser qu'il peut la sauver en l'épousant. Il y dépense beaucoup d'énergie, il tente par tous les moyens de distraire sa femme. C'est pour cela que les Diver passent leur temps à voyager d'un endroit à un autre. C'est pour cela aussi, qu'ils sont sans cesse entourés d'amis, de pique-assiettes. Mais cette multitude de mondanités monte rapidement à la tête de Dick qui tourne en rond et ne peut s'accomplir. La douleur de Dick est déchirante, il sent qu'il gâche sa carrière et qu'il n'arrive plus à aider Nicole. Dick, c'est bien entendu le double de Francis Scott et sa douleur est la sienne. On l'imagine perdu, impuissant face à la détresse de Zelda. le désespoir de cet homme est terriblement poignant.
    Ce qui fait également la grande force des livres de FS Fitzgerald est son style. le ton du roman s'assombrit au fur et à mesure des différentes parties. On passe d'une humeur légère, brillante au début à une mélancolie de plus en plus marquée. Comme dans “Gatsby le magnifique”, les années du couple Diver se couvrent d'amertume. L'indépendance voulue par Nicole est décrite de manière poignante : “Elle se battit sauvagement, courageusement, avec tous les vieux débris de faïence, de cartons, de bouteilles, tous les emballages devenus inutiles des affronts, des erreurs, des péchés qu'elle avait expiés. En l'espace de deux minutes, elle affermit définitivement son triomphe, se disculpa vis-à-vis d'elle-même, sans mensonges ni faux-fuyants, coupa elle-même, à jamais, le cordon ombilical. Puis, les jambes tremblantes, sanglotant sans bruit, elle regagna cette maison, qui lui appartenait enfin.” Toute la complexité de l'âme et ses revirements sont décrits dans cette phrase. FS Fitzgerald a l'art de décrire les affects de manière poétique.
    Tendre est la nuit” est la confirmation de l'immense admiration que je porte à Francis Scott Fitzgerald. J'avais beaucoup aimé “Accordez-moi cette valse” qui était très touchant. Mais il est bien évident que le talent du mari est inégalable. Son style musical, mélancolique emporte le lecteur. L'analyse psychologique des personnages, l'intelligence de la construction sont les marques d'un grand écrivain. Je vous préviens, une fois commencé “Tendre est la nuit”, vous ne voudrez plus le lâcher et Francis Scott Fitzgerald entrera dans votre panthéon d'auteurs favor

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par Nadael, le 14 octobre 2011

    Nadael
    L'auteur aurait emprunté le titre de son roman Tender is the night à un poème de John Keats ; Ode à un rossignol :
    « (...) Avec toi, déjà ! Tendre est la nuit,
    Et il se peut que sur son trône la Reine Lune
    Se drape d'un essaim féérique d'étoiles ;
    Pourtant ici nulle lumière,
    Sinon ce qui nous vient des cieux avec les brises
    Et court sur les chemins moussus, dans les ténèbres.(...) »
    le choix de ce titre par Fitzgerald est loin d'être anodin : les vers du poète sont empreints d'une grande mélancolie et d'un rude constat  : tout plaisir est fugace et la mort inexorable.
    On fait la connaissance de Dick Diver, célèbre psychiatre américain sur la côte d'azur. Accompagné de sa femme Nicole, le temps est à l'oisiveté et à l'élégance. de promenades en bord de mer aux hôtels de luxe, l'argent est dépensé sans compter, les voitures sont clinquantes et les toilettes somptueuses...Voilà le tableau dépeint par l'auteur. Les années vingt, l'entre-deux-guerres qu'on appelle « les années folles » en France, des américains en goguette, les plaisirs de la vie, la jeunesse dorée... Dick apparaît au début du roman comme un héros romantique, un esthète. Il est séduisant, le sait et en joue. Entouré d'une bande d'amis, le couple semble beaucoup s'amuser. On suit donc, perplexe les aventures légères et superficielles des ces gens emplis de fatuité...jusqu'à ce que le vernis craque.
    La fin de la première partie laisse entrevoir l'envers du décor  : une idylle avec une starlette, un incident mystérieux se terminant en duel et un cadavre découvert sous un lit...
    Puis, c'est le flashback. Fitzgerald nous fait remonter le temps. On découvre alors que Nicole a été la patiente (atteinte de schizophrénie) de Dick Diver avant de devenir sa femme. Et là, plus de futilité, on entre de plein pied dans une réalité dure et complexe. Tendre est la nuit est l'histoire d'une désagrégation, une plongée (à noter que le mot anglais -diver- signifie plongeur), dans les profondeurs de la nature humaine.
    L'amour de Dick pour sa femme la guérira de sa maladie. Soignée, elle le quittera pour un autre. La responsabilité que son mari aura endossée toute sa vie pour protéger Nicole aura raison de lui. Esseulé, sa jeunesse enfuie, éreinté, l'alcool sera sa nouvelle compagne.
    Mise en abyme de l' auteur qui se dédouble en prenant les traits de Dick et en abordant le thème de la schizophrénie, terrible mal dont souffre Zelda, la femme qui partage sa vie.
    Un très bon roman avec un style indéniable et une écriture d'une grande finesse. Habilement et avec lenteur, Fitzgerald démasque le réel. L'adage « les apparences sont trompeuses » se vérifie ici ; les êtres se dévoilent et transparaissent, sans fard, quand se fissure le glacis.


    Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-tendre-est-la-nuit-86356..
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    • Livres 1.00/5
    Par Florel, le 03 janvier 2012

    Florel
    Comment vous dire que je n'ai pas aimé ce livre, qui est pourtant un classique, moi qui généralement adore les classiques... Je sais que je vais me faire lyncher pour avoir dit ça, mais vraiment je n'ai rien pu faire pour apprécier ce livre. L'écriture ne m'a pas plu du tout, il y'a trop de description, -ce qui peut vite devenir indigeste-, sans compter que parfois je me suis un peu perdue dans les méandres de cette dernière. Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai pas accroché, ou que je me suis mise à sauter des passages, mais j'ai trouvé l'écriture dure à suivre par moment. :s
    En outre, je sais aussi que l'auteur a mis beaucoup de sa vie dans ce livre, le personnage de Nicole représente sa femme Zelda par exemple. Mais pourtant... (suite sur le blog)

    Lien : http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2012/01/03/23157659.html
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Critiques presse (1)


  • LaLibreBelgique , le 02 août 2011
    Roman d’un amour impossible et désespéré, "Tendre est la nuit" est aussi le récit d’un renoncement qui voit un être payer "son tribut personnel à des faits impossibles à alléger, à anéantir, à absoudre" et affronter "un certain principe de solitude : tellement facile d’être aimé, tellement difficile d’aimer".
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par ballad, le 08 janvier 2012

    « En s’approchant sans bruit, elle l’aperçut derrière son chalet, assis sur un transat auprès du mur de la falaise, et pendant un moment elle le regarda en silence. Il réfléchissait, il s’enfermait dans un monde qui lui appartenait en propre, et en suivant les petits mouvements de son visage, les sourcils s’élevant ou s’abaissant, les yeux se plissant ou s’élargissant, les lèvres qui se serrent, les petits gestes de la main, elle le vit qui progressait d’une phase à l’autre de sa propre histoire déroulée, de son histoire à lui, non pas à elle. Une fois il serra les poings et se pencha en avant, une fois elle aperçut sur sa face une expression de tourment et de désespoir ; quand ce fut passé, il en resta quelque chose dans ses yeux. »
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  • Par Cath36, le 27 juillet 2011

    Etre admis, pendant un moment, dans l'univers de Dick Diver était, de toute façon, une expérience inoubliable. Il donnait aux gens l'impression d’avoir pour eux des attentions particulières, de déceler, sous l'amas des compromissions qui l'avaient étouffée depuis tant d'années, ce que leur vie pouvait avoir d'unique et d'incomparable. Personne ne résistait longtemps à son exquise politesse, aux égards qu'il poussait si loin, et de façon si intuitive, qu'on ne pouvait les mesurer qu'aux résultats qu'il obtenait. Alors, sans autre précaution, de peur de laisser faner des relations à peine écloses, il vous ouvrait les portes de son univers. Tant que vous le considériez comme un tout parfait, auquel rien ne manquait, que vous y adhériez sans réserve, il ne travaillait qu'à vous rendre heureux. Mais, au premier soupçon, à la première lueur de doute, qui paraissait remettre en jeu l'intégralité de cet univers, il disparaissait à vos yeux, et c'est à peine si l'on se souvenait de ce qu'il avait bien pu dire ou faire.
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  • Par Lilly, le 11 décembre 2010

    Il avait de plus en plus de mal à reconnaître, à coup sûr, ce qui n'était qu'un détachement professionnel, un réflexe d'autodéfence, et ce qui indiquait peut-être une désaffection de son coeur. Lorsqu'on s'habitue à l'indifférence, ou qu'on la laisse s'atrophier, on finit par se sentir vide.Dick s'était habitué à se sentir vide de Nicole, et il la soignait contre sa volonté, en refusant toute contrainte émotionnelle. On dit des cicatrices qu'elles se referment, en les comparant plus ou moins aux comportements de la peau. Il ne se passe rien de tel dans la vie affective d'un être humain. Les blessures sont toujours ouvertes. Elles peuvent diminuer, jusqu'à n'être qu'une pointe d'épingle. Elles demeurent toujours des blessures. Il faudrait plutôt comparer la trace des souffrances à la perte d'un doigt, ou à celle d'un oeil. Peut-être, au cours d'une vie entière, ne vous manqueront-ils vraiment qu'une seule minute. Mais quand cette minute arrive, il n'y a plus aucun recours.
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  • Par Nadael, le 14 octobre 2011

    Il était épouvantable qu'une si belle tour ne demeurât pas érigée, droite, mais seulement suspendue, accrochée à lui.(...) Les hommes était faits pour cela, poutre et idée, solive et logarithme. Mais cependant Dick et Nicole étaient devenus un et égaux, non pas juxtaposés et complémentaires. Elle était Dick, la moelle de ses os. Il ne pouvait pas observer sa désagrégation sans y participer. Son intuition débordait de lui-même sous forme de tendresse et de compassion.
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  • Par csapin, le 23 mars 2011

    A dix-neuf ans et à vingt-neuf ans, quand elles sont jolies, les femmes ont en elles-mêmes la même confiance dégagée. (...) Dix-neuf et vingt-neuf ans sont les âges de l'insolence, celle, pour le premier, d'un élève officier frais émoulu d'une école militaire, celle, pour le second, d'un guerrier victorieux, qui parade après le combat.

    Mais si la jeune fille de dix-neuf ans tire sa confiance en elle de l'excès d'intérêt qu'elle suscite, la femme de vingt-neuf connaît des satisfactions plus subtiles. Affamée, c'est avec discernement qu'elle comble ses appétits. Rassasiée, elle déguste avec bonheur les grains de caviar d'un pouvoir confirmé.
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From Hemingway's Paris memoir "A Moveable Feast," this excerpt offers a window into the system of decadence built and inhabited between F. Scott and Zelda Fitzgerald.
Photos d'archives.
Anglais non sous-titré








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