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ISBN : 2286014183
Éditeur : Le Grand Livre du Mois
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.85/5 (sur 1889 notes)
Résumé :
Le loup-garou est de retour. Sa présence est signalée dans le sud de la France où il aurait égorgé de nombreuses brebis. Suzanne met en cause Massart, un étrange voisin coupable d'avoir, il y a quelques années, recueilli et élevé un loup abandonné. Peu après, la vieille éleveuse est retrouvée déchiquetée. Son fils adoptif, un Africain, et son berger veulent la venger; ils sollicitent Camille, une jeune parisienne établie dans le secteur, pour conduire une bétaillère... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
16 janvier 2015
  • 4/ 5
Aaaah le Mercantour ! Ses montagnes qui vous gagnent, son parc national immémorial et son loup-garou gori-ii-ii-llle !
Comment, plaît-il, son loup-garou ?
En effet, il semblerait qu'une bébête, d'un fort beau gabarit ma foi, ait pris possession de ces vertes contrées.
Comme toute légende qui se respecte, et tout en voulant faire la nique à celle du Gévaudan, c'est d'un monstrueux coup de gueule mortel qu'elle décime allègrement les troupeaux alentours, n'hésitant plus à s'attaquer à l'humain et alimenter un peu plus la psychose ambiante.
Adamsberg ayant fort à faire pour sauver ses miches sur Paname, c'est son ex, Camille, qui s'y collera, flanquée de deux olibrius au caractère bien trempé.
N'étaient ces quelques cadavres bien légitimes dans tout bon policier qui se respecte, cet Homme à l'Envers s'avère être une véritable bouffée d'oxygène.
Dépayser et divertir, deux mamelles généreuses que n'auraient pas renié Rémus et Romulus dans ce Vargas qui atteint des sommets.
Et même si l'ombre d'Adamsberg plane sur ces cimes ensanglantées – ombre qui se matérialisera aux 2/3 du bouquin – la plume ensorcelante de Vargas, titillant nos peurs les plus primaires, fait encore et toujours des merveilles.
Loup y es-tu ?
Oh que oui mon enfant...
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Lorraine47
20 décembre 2013
  • 5/ 5
Mon premier Vargas et depuis je les ai tous lus mais jamais critiqués, pudeur extrême face à ce qu'on préfère? Cette histoire de loup garou n'abime pas le mythe bien au contraire! On est trimballés dans le Gévaudan haut lieu de légendes! Ça pue le suint de brebis, le sang, la boue, ça vous file les jetons mais vous en redemandez!
Et puis il y a Camille, l'héroïne de Vargas, on ne peut qu'être sous le charme, car elle a comme un petit chat sauvage, qui ressemble au tatouage que j'ai dans l'coeur... Y'a pas d'erreur!
Allez, zou, montez dans la bétaillère et laissez vous porter par l'écriture de notre Fred à nulle autre pareille!
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carre
16 février 2013
  • 3/ 5
Au village de Saint-Victor du Mont, ça commence à parler fort, le loup serait de retour, des brebis se font massacrer. Ca se transforme vite fait en flip lorsque c'est une éleveuse qui passe de vie à trépas. La rumeur enfle, il semble bien que Garou (ce qui pourrait expliquer un suicide collectif !!!), non pardon, un loup-garou serait le coupable, foi d'un compatriote du chanteur.
Les peurs ancestrales se ravivent, les mauvaises langues se délient, notre cher Adamsberg suit cela de Paris.
Vargas montrait déjà avec cet Homme à l'envers, son talent de raconteuse d'histoires, sa marque de fabrique, celle de s'appuyer sur des peurs primales ou le cartésien y perd son latin. Sa manière de mettre le ver dans le fruit et d'observer cela avec malice et originalité.
Alors même si dans celui-ci J.B. Adamsberg à un rôle secondaire, et que Vargas à fait beaucoup mieux depuis, un petit tour vers le Mercantour, c'est du plaisir en retour.
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ibon
16 février 2015
  • 4/ 5
La peur ancestrale du loup est le moteur de cette intrigue. Si la bête terrifiante pourra faire penser à celle du "chien des Baskerville" quant à la taille ( de ses morsures), on s'en rapproche aussi par l'aspect fantastique. Et si c'était la légende de l'homme à l'envers?
Un homme à l'envers a les poils sous la peau et il faut l'ouvrir pour vérifier que c'est bien... un loup-garou.
Ou est-ce un complot pour faire disparaître les loups de France? Des pertes conséquentes parmi les brebis, et les bergers ont de bonnes raisons de les faire disparaître!
En tout cas, c'est un loup hors norme qui sévit dans les vallées alpines du Mercantour. de quoi faire tourner les esprits et le lait de brebis!
Voilà une enquête d'Adamsberg qui vous emmène sur des sentiers rocailleux, en bonne compagnie sur une bétaillère imprégnée de suint de mouton. Fred Vargas créé une atmosphère qui fait peur et rire en même temps dans un savant dosage. Un régal !
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comtesseoboulof
11 octobre 2012
  • 4/ 5
Voilà ma troisième lecture de Fred Vargas, découverte récente, y'a un mois, à force d'en entendre parler je me suis lancée. Ouaisssssss, c'est chouette ! J'ai encore tout aimé de ce road movie à la mode « berger » .
Allez on plante le décor. le Mercantour, en été, un loup attaque les brebis, un loup à la mâchoire gigantesque, qui finit par tuer Suzanne Rosselin, une femme comme y'a plus d'homme, qui dirige un élevage de brebis, d'une main de fer, un peu trop brutale, un peu trop grossière, moche et qui pue, comme la décrit Lauwrence, le Canadien. Lui, c'est un spécialiste du grizzli, et il est bien dans le Mercantour, a observé les loups venus des Alpes italiennes, il s'attache à Sibellius, à Marcus à Cracus le Pelé et à Camille, sa compagne, à son nuque, son corps, son sourire.
Camille, c'est la Camille du commissaire Adamsberg, celle qui apparaît et disparaît de sa vie, mais qui lui colle à la peau. Et pendant qu'il mange ses nouilles à Paris en regardant les actualités , il la voit avec ses bottes adossées à un arbre, à côté d'un grand blond, Ah Camille, te revoilà. Mais qu'est-ce qu'elle fout dans le Mercantour , la musicienne plombiere ?
C'est tout le talent de Fred Vargas, on les adore ses personnages, on les suit et elle nous en offre de beaux dans ce polar, Soliman, le jeune africain, trouvé sur les marches de l'église, élevé par Suzanne, dans le respect de ses origines lointaines, et la connaissance des boutures de tomate et puis encore le Veilleux, berger de son état, pas bavard, mais philosophe à sa façon, qui téléphone à ses brebis pour leur remonter le moral.
Et les voilà ces cinq là , partis sur la route dans une vielle bétaillère à la recherche de l'assassin de Suzanne, un loup garou, un homme sans poil, parce qu'il les a à l'intérieur…
Moi je suis bien contente d'avoir fait le grand saut, d'avoir tâter de la Vargas, du coup je suis repartie mardi avec deux autres polars dans ma valise, Adamsberg j'arrive….
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Citations & extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
NeigelineNeigeline10 juillet 2010
- Tu l'aimes ? demanda le Veilleux.
- Tu m'emmerdes avec ta question.
- ça prouve que c'est une bonne question.
- Je n'ai pas dit qu'elle était mauvaise.
- Je m'en fous, j'ai toute la nuit. J'ai pas sommeil.
- Quand on pose une question, dit Adamsberg, c'est qu'on a déjà la réponse. Sinon, on la boucle.
- C'est vrai, dit le Veilleux,. J'ai déjà la réponse.
- Tu vois.
- Pourquoi tu la laisses aux autres ?
Adamsberg resta silencieux.
- Je m'en fous, dit le Veileux. J'ai pas sommeil.
- Merde, le Veilleux. Elle n'est pas à moi. Personne n'est à personne.
- Finasse pas avec ta morale. Pourquoi tu la laisses aux autres ?
- Demande au vent pourquoi il ne reste pas sur l'arbre.
- Qui est le vent. Toi ? Ou elle ?
Adamsberg sourit.
- On se relaie.
- Ce n'est pas si mal, mon gars.
- Mais le vent s'en va, dit Adamsberg.
- Et le vent revient, dit le Veilleux.
- C'est ça, le problème. Le vent revient toujours.
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cece21cece2101 janvier 2011
- Tu l'aimes ? demanda le Veilleux.
- Tu m'emmerdes avec ta question.
- ça prouve que c'est une bonne question.
- Je n'ai pas dit qu'elle était mauvaise.
- Je m'en fous, j'ai toute la nuit. J'ai pas sommeil.
- Quand on pose une question, dit Adamsberg, c'est qu'on a déjà la réponse. Sinon, on la boucle.
- C'est vrai, dit le Veilleux,. J'ai déjà la réponse.
- Tu vois.
.................................
-Et toi le veilleux? T'as aimé quelqu'un?
Le veilleux resta silencieux.
-Je m'en fous dit Adamsberg. Je n'ai pas sommeil.
-T'as la réponse?
-Suzanne, toute ta vie. C'est pour ça que j'ai vidé ta cartouchière.
-Fumier de flic, dit le veilleux.
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FredMartineauFredMartineau13 novembre 2016
Dans le rétroviseur, elle regarda s'éloigner ce barrage protecteur, avec la sensation de pénétrer dans un monde béant, dépourvu de toute espèce de cadre, où les menaces et les comportements n'étaient plus prévisibles, pas même le sien.
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NeigelineNeigeline10 juillet 2010
Elle avança la main vers ce visage, avec la sensation angoissée qu'à son contact, quelque chose exploserait. La vitre épaisse, peut-être. Ou bien les cales insoupçonnées de cette mémoire, bourrées de vieux trucs en état de marche, qui attendaient, hypocrites, embusqués, défiant le temps. C'est à peu près ce qui se produisit, une longue déflagration, plus alarmante qu'agréable. Elle considéra tout ce fracas, et le fouillis stupéfiant échappé des basses cales de son propre navire. Elle voulut ranger, contenir, mettre de l'ordre. Mais, comme une part de Camille convoitait le désordre, elle renonça et s'allongea contre lui.
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alicejoalicejo21 mai 2010
On réveillait l'effroi, la haine. On mêlait dans un bain insalubre les ingrédients cousins de la jouissance et de la terreur. On maudissait les carnages avec volupté, on détaillait la puissance de la bête : insaisissable, féroce et, surtout, colossale. Cela, avant toute chose, formait le levier de l'intérêt passionné que le pays entier portait à présent à la "Bête du Mercantour". Sa taille hors norme, en l'arrachant au vulgaire, en l'excluant du commun, lui faisait prendre rang au sein des cohortes du diable. On avait découvert un loup de l'enfer et pour rien au monde on n'y aurait renoncé.
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