ISBN : 2290353353
Éditeur : J'ai Lu (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.73/5 (sur 167 notes) Ajouter à mes livres
Clément Vauquer est une rareté. Il est stupide au point d'exécuter ce qu'on lui demande de faire sans se poser de questions, et assez aveugle pour ne pas voir la tombe qu'on creuse sous ses pieds. Pour un manipulateur, c'est une véritable aubaine. Lo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par MissG, le 06 janvier 2012

    MissG
    "Le tueur fait une seconde victime à Paris".
    C'est ainsi que débute la troisième aventure des Evangélistes (Marc, Lucien pour Luc et Mathias pour Mathieu) et la deuxième menée en collaboration avec Louis Kehlweiler dit l'Allemand, ancien policier ou espion au passé flou aujourd'hui traducteur de Bismarck.
    Si tout désigne Clément Vauquer comme l'assassin de deux femmes, Marthe, ancienne prostituée, n'y croit pas un seul instant car "ce gosse-là, c'est Clément, et Clément, c'est [son] garçon".
    Et son garçon, il ne peut pas avoir commis de telles atrocités car comme elle le dit à son amie Gisèle : "Il a rien fait. C'est tous les autres qui en veulent après lui."
    Aussi Marthe vient trouver Louis pour qu'il l'aide, et ce dernier va alors se tourner vers la baraque pourrie et ses habitants pour abriter le petit protégé et dénouer le vrai du faux.
    Fred Vargas a l'art et la manière de plonger le lecteur dans une intrigue qui de premier abord apparaît comme simple ou résolue d'avance.
    Or, il n'en est jamais rien et ce livre en est une parfaite illustration.
    Sans grande conviction, hormis Marthe, tous les personnages vont essayer de prouver l'innocence de Clément avant de s'en convaincre eux-mêmes, ce qui est, il faut bien le reconnaître, une tournure d'esprit particulière.
    Mais c'est ainsi dans l'univers de Fred Vargas, il y a beaucoup de personnages bancals, paumés dans la vie ou donnant l'impression de marcher en permanence sur un fil hors du temps.
    Et à chaque fois la recette prend, le lecteur s'attache fortement aux personnages et suit avec avidité leur parcours.
    J'ai beaucoup apprécié dans ce livre les personnages, c'est sans nul doute l'un de ses points forts, l'intrigue et sa résolution étant presque secondaires.
    Ils ont tous une personnalité différente les uns des autres, rien n'est jamais gagné d'avance et puis ils finissent par s'entendre et par aller ensemble dans la même direction.
    J'ai ainsi découvert Louis, personnage attachant cultivant une part de mystère et accompagné de son crapaud Buffon. C'est le moteur de l'histoire, le lien entre tous les personnages.
    J'ai également pris beaucoup de plaisir à retrouver "les évangélistes", un groupe de trois garçons aussi complémentaires que différents dans leur caractère ou leur spécialité en histoire et finalement très craquants.
    Ils se sont d'ailleurs répartis les étages de la maison en fonction de leur spécialité : préhistoire, Moyen-âge et première guerre mondiale.
    Cette fois-ci l'auteur a choisi de s'intéresser plus longuement à Marc, j'ai été à la fois satisfaite mais un peu déçue que les deux autres évangélistes soient plus en retrait.
    Même s'il s'illustre comme le héros de l'histoire, il repart bredouille car "tu ne peux pas à la fois avoir fait acte d'intelligence et de bravoure et te ramasser la fille en plus."
    L'une des qualités de Fred Vargas est la recherche et le travail sur la psychologie de ses personnages. Ce sont des êtres complexes à la recherche de choses simples, cela me touche et m'attache aux personnages.
    Elle ne laisse personne de côté, elle travaille tout autant Lucien, Marc, que Marthe ou un personnage secondaire.
    L'autre atout de ce livre, c'est le style d'écriture de Fred Vargas.
    Je reconnais que son style peut dérouter au premier abord, mais c'est une écriture fluide et recherchée, qui se lit facilement.
    Dans ce livre, elle choisit de donner un style très particulier au personnage de Clément, qui ne cesse d'utiliser des tournures ou des expressions compliquées dans ses phrases, ce qui finit par donner un discours quelque peu distendu.
    Les premières fois j'ai été un peu gênée et j'ai dû relire certaines phrases, et puis à la fin j'ai fini par m'y habituer, à tel point que je me serai presque mise à parler comme lui.
    Quant à l'intrigue, elle met un peu de temps à se mettre en place mais une fois qu'elle est lancée le lecteur se prend au jeu.
    Il n'y a pas de révélation fracassante, tout est question de déduction et de recherche dans le passé de Clément.
    Même le lecteur a certaines clés qui lui permettent de se faire un avis sur le coupable. Cela n'en retire pas moins son charme à l'histoire.
    Une chose est sûre, je ne lirai plus les poèmes dans le métropolitain du même oeil !
    En conclusion, lire cette nouvelle enquête de Louis Kehlweiler dit l'Allemand et des Evangélistes, c'est comme "aller boire un café au café", c'est lire pour le plaisir de se faire plaisir.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Marc, Lucien et Mathias, les trois jeunes historiens au chômage ont décidé d'aider Louis Kehlweiler à innocenter Clément Vauquer, un jeune simplet à tête d'imbécile pas franchement sympathique. Marthe est la seule persuadée de l'innocence de son protégé à qui elle a appris à lire et à écrire.
    *
    Clément est accusé d'assassinats effroyables sur au moins deux jeunes femmes.
    Mais pourquoi lutter contre l'évidence ?
    Tout l'accuse !
    *
    C'est sans compter l'amitié qui lie la vieille Marthe, ex-prostituée devenue bouquiniste sur les quais, à Louis, ancien limier du ministère de l' Intérieur mais aussi ex-client et ami..
    Ils mènent l'enquête où manipulation, souvenirs cruels et démoniaques riment avec poésie.
    *
    Le trio d'enquêteurs lunaires, les évangélistes, ces érudits originaux aux réactions surprenantes, rentrent une nouvelle fois en scène.
    La ferveur de Lucien,
    la vertu de Mathias,
    et la finesse de Marc vont épauler Louis, l'enquêteur, à dénouer l'indénouable.
    *
    Eux-mêmes, non convaincus de l'innocence du « petit » de Marthe, vont tenter de démêler les liens qui unissent une fougère en pot et un poème de Nerval sur un fond musical angoissant d'osselets.
    *
    Fred Vargas dénonce avec brio la bêtise humaine qui se fie aux apparences simplistes d'un physique discourtois pour nier l'évidence d'un monde violent qui sait manipuler les faibles afin d'accomplir les plus abjects des desseins.
    Beaucoup de tendresse, d'ingéniosité et de poésie dans cette intrigue où la vérité n'est dévoilée qu'à la dernière page !
    Sans feu ni lieu, comme les quatre précédents romans policiers de Fred Vargas, mise sur le décalage et l'absurde.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Ori, le 31 juillet 2009

    Ori
    Sans feu ni lieu de Fred Vargas, J'ai lu
    Comment peut faire un imbécile pour s'en sortir quand un démoniaque tueur en série "le tueur aux ciseaux" qui sévit dans Paris, l'a pris pour bouc émissaire?
    Clément Vauquer est "personnellement" un imbécile, on le lui a répété toute sa vie, sauf la gentille Marthe, ex-prostituée de son état. Alors Marthe qui est sûre qu'il n'est pas le tueur, mais simplement l'objet d'une "machinerie", va le prendre sous son aile. Et puis elle va faire appel à l'Allemand, Louis Kelhweiler (dont ce n'est pas la première enquête apparemment) pour l'aider.
    J'ai donc retrouvé avec bonheur les personnages déjantés de Fred Vargas, Louis et son crapaud Buffo, les habitants de la "baraque pourrie", Marc, Lucien et Mathias, et le Vieux et leur système de communication moderne qui vont prendre Clément sous leur protection, le "Sécateur", l'autre crapaud, différents flics dans une intrigue somme toute banale (pour une fois, j'ai trouvé la fin!), mais tellement originale de par ses personnages.
    Par contre je sais pas qui je préfère entre Adamsberg et Louis, ils sont aussi tarrés l'un que l'autre!
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 20 avril 2011

    Onclepaul
    Fred Vargas possède son univers bien particulier, n'empruntant à aucune mode, ne se référant à aucun glorieux ancien. Elle déroule son intrigue avec une bonhommie superficielle, car, au-delà de l'aventure qu'elle prête à ses personnages, elle amène le lecteur à réfléchir. Dans Sans feu ni lieu, son dernier roman paru chez Viviane Hamy, nous sommes confrontés à ce que l'on appelle aujourd'hui le délit de faciès. Hier nous disions plus prosaïquement, il a une sale gueule. Clément n'a pas la tête avenante, loin de là. de plus c'est un simplet. Alors à ce que les flics le soupçonnent du meurtre d'une jeune femme, il n'y a qu'un pas à franchir, vite franchi d'ailleurs. Faut-il être bête aussi de poireauter pendant deux trois jours devant la demeure de l'assassinée et de lui apporter un pot de fougères en laissant ses empreintes dessus. Les seules d'ailleurs qu'ils relèveront. Clément se réfugie chez Marthe, une ancienne prostituée qui lui a inculqué, avec beaucoup de mal, quelques années auparavant le B.A. BA de la lecture. Marthe s'empresse de refiler le bébé, c'est à dire qu'elle demande à Louis Kehlweiler surnommé l'Allemand, de prouver l'innocence de ce gamin qu'elle a en partie élevé. Aussitôt, malgré ses doutes, Louis convoque le ban et l'arrière-ban, c'est à dire Marc, Mathias et Lucien, les trois Evangélistes comme il les appelle et leur demande de l'aider dans ses démarches et de cacher Clément jusqu'à ce que lumière soit faite. L'esprit sain descendra sur Lucien sous la forme d'un poème de Gérard de Nerval, de la culture appliquée à tous grâce à la RATP, et d'un jeu d'osselets. Ne vous méprenez pas, vous n'êtes pas dans un livre d'Agatha Christie, malgré ce poème qui va devenir une rengaine et la clé de voûte de l'énigme. Fred Vargas utilise ce système en forme d'artifice et le remet au goût du jeu, ou du jour, mais combien de Parisiens se sont aperçus de ce clin d'oeil en prenant le métro ? J'aimerai toutefois que Fred Vargas me précise, un jour, quelle différence existe entre un bel os et un osselet ?

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par adeline23, le 09 juin 2009

    adeline23
    J'ai lu, par devers moi, ces derniers jours, ce Nième roman de Fred Vargas (je ne sais pas combien elle en a écrit au juste). Un roman policier, comme toujours avec Fred Vargas, relativement court, comme toujours avec Fred vargas, et plutôt bien ficelé, comme toujours avec Fred Vargas. On y retrouve Louis, dit 'L'Allemand', pas comme toujours, des fois il y a Adamsberg.
    J'aime les livres de Fred Vargas, car généralement ils sont courts, efficaces, bien écrits. Et ils remplissent bien leur fonction de roman policier, avec des personnages bien brossés mais pas de flonflons superflus comme on peut trouver chez certains auteurs, notamment américain(e)s, qui nous éloignent un peu de l'histoire. Si je dis que ce livre est comme toujours avec fred Vargas, ce n'est pas une critique, c'est plutôt un avantage. Quand on a lu un de ses livres, on les a un peu tous lu. Si on a aimé le 1er, on aimera les suivants, si on n'a pas aimé, on n'aimera pas les suivants. Pour ça elle est un peu comme Marie-Higgins-Clark, ses livres ont toujours le même profil. Et j'aime beaucoup le profil de ses livres, en plus ils nous entraînent dans des univers un peu décalés avec des personnages en marge et très touchants.
    Je vous recommande donc chaleureusement de découvrir cet auteur ... si ce n'est déjà fait !

    Lien : http://maviedamoi.hautetfort.com/archive/2009/02/19/sans-feu-ni-lieu..
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Citations et extraits

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  • Par MissG, le 01 janvier 2012

    - Cette femme, reprit Marc après de longues minutes, Julie Lacaize. Elle a été charmante avec moi. Etant donné que je lui ai sauvé la peau, c'est un peu normal.
    - Et ensuite ?
    - Ensuite, rien. Et à parler franc, je n'ai pas eu la sensation que cela pouvait me mener très loin.
    - Mon ami, dit Lucien sans s'interrompre, tu ne peux pas à la fois avoir fait acte d'intelligence et de bravoure et te ramasser la fille en plus.
    - Et pourquoi non ?
    - Parce que ce ne serait plus un fait héroïque, ce serait un vaudeville.
    - Ah bien, dit Marc à voix basse. A choisir, il me semble que j'aurais préféré le vaudeville.
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  • Par MissG, le 28 décembre 2011

    - C'est bien au deuxième ? demanda Louis en se dirigeant vers l'escalier. Ca n'a pas changé, leurs histoires de chronologie de l'escalier ? Magma au rez-de-chaussée, Préhistoire et premier étage, Moyen-Age au second et Grande Guerre au troisième ?
    - C'est cela. Et moi dans les combles.
    - Ty symbolises quoi, là-haut ?
    - La décadence, dit Vandoosler en souriant.
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  • Par Chrystaal, le 06 avril 2012

    Marc prenait rarement du café, ça le rendait nerveux, et tout le monde était d'accord pour dire qu'il avait pas besoin de ça, car il avait tout à fait l'air au naturel d'un type qui en boit dix par jour. Dans un autre registre le café n'arrangeait pas l'agitation haute enverbe de Lucien Devernois, mais comme Lucientrouvait un singulier plaisir à faire du tapage,il ne se serait privé d'existant pour rien au monde. Quant à Mathias Delamarre, dont la placidité confinait parfois à un impressionnant mutisme sa carcasse était insensible à ce genre de détail.
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  • Par Chrystaal, le 05 avril 2012

    (les évangélistes partent en embuscade dans 3 lieux différents pour tenter de protéger la future victime d'un tueur en série qui a déjà tué 5 fois)

    -Ils sont armés ?
    - Hier, ils sont partis à mains nues. Ce soir je leur ai conseillé de s'équiper un peu.
    - Ton flingue ?
    - Surtout pas. Ils seraient capables de se tirer une balle dans le genou. Lucien a emporté la canne épée de son arrière -grand père...
    - Très discret.
    - Il y tenait, tu sais comment il est. Mathias a un opinel, et Marc n'a rien voulu prendre. Les couteaux le dégoutent.
    - Avec ça, soupira Louis, ils sont bien partis. En cas de coup dur...
    - Ils ne sont pas aussi démunis que tu te figures. Lucien a sa ferveur, Mathias a sa vertu et Marc a sa finesse. Ce n'est pas si mal, crois en mon expérience de vieux flic.
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  • Par line70, le 29 mars 2011

    Les pâtes, ça ne reste pas longtemps chaud, et on ne sait pas pourquoi. En revanche, le chou-fleur, oui. Pose la question à qui tu veux, tu trouveras personne pour t'expliquer des choses comme ça.
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Fred Vargas - interview exclusive au salon du livre de Colmar
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif 22e salon du livre de Colmar 2011 Rencontre et Interview exclusive avec Fred Vargas, auteur de polars, sur le ton de la confidence.








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