> Paul Valéry (Traducteur)
> Florence Dupont (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070394484
Éditeur : Gallimard (1997)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
A notre époque qui rêve de campagnes idylliques et laborieuses, les Bucoliques et les Géorgiques offrent les mots du retour à la terre. Car Virgile n'a construit que des rêves pour s'effacer volontairement derrière ses vers, des monuments en trompe-l'œil destinés à réun... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par zohar, le 16 mai 2011

    zohar
    Son premier recueil poétique, les Bucoliques, met en scène des bergers qui devisent, échangeant leurs idées, et faisant part de leurs états d'âme.
    Voilà qui permet à Virgile de chanter son amour pour la nature qui est à la fois une source de nostalgie et d'épanouissement. Mais c'est également, pour lui, l'occasion d'exprimer son désarroi face aux troubles civils de l'époque.
    Les Géorgiques conservent le décor campagnard. Ce poème a, contrairement au recueil les Bucoliques, un aspect didactique. L'auteur décrit les travaux de la terre en dégageant leurs techniques, et surtout, en vantant leurs charmes méconnus.
    En donnant en exemple aux citadins la vie champêtre dont il loue la simplicité et le caractère sain, Virgile apporte, en quelque sorte, sa contribution à la politique de l'époque !
    Mais il ne s'abaisse pas à une sorte de propagande simpliste.
    Les Géorgiques sont comme un hymne aux valeurs essentielles, un grand chant de la beauté et de la grandeur de la nature. Cet effort que fait le poète pour s'élever au-dessus des contingences se manifeste encore de façon plus nette dans son œuvre maîtresse, L'Enéide, épopée à la gloire du peuple romain.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 23 août 2011

    cicou45
    Magnifique oeuvre qui vise un retour aux sources primaires en faisant un éloge à la cueillette, à l'élevage et enfin à l'agriculture ; en bref une magnifique hymne à la Nature au temps de l'âge d'or des poètes latins ! Il évoque en effet un certain nombre d'entre eux en chantant leurs louanges.
    J'ai toujours eu un peu de mal à faire une critique sur des ouvrages de poésie car, à mon humble avis, tout est question de sensibilité. Soit on est sensible à tel ou tel texte, soit on ne l'est pas (attention cela ne veut pas dire que, parce qu'on n'est pas réactif ç certains textes de poésie, on ne peut pas être quelsu'un de sensible dans la vie...loin de moi ces propos) mais si vous voulez savoir si j'ai été sensible à cet ouvrage en particulier ; eh bien oui. Bien que ma lecture date d'il y plusieurs années déjà, je la considère comme l'oeuvre majeure de Virgile et ne peut que vous en recommander la lecture !
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Citations et extraits

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  • Par Couperine, le 18 juin 2010

    Je chante les moissons : je dirai sous quel signe
    Il faut ouvrir la terre et marier la vigne ;
    Les soins industrieux que l’on doit aux troupeaux ;
    Et l’abeille économe, et ses sages travaux.
    Astres qui, poursuivant votre course ordonnée,
    Conduisez dans les cieux la marche de l’année ;
    Protecteur des raisins, déesse des moissons,
    Si l’homme encor sauvage, instruit par vos leçons,
    Quitta le gland des bois pour les gerbes fécondes,
    Et d’un nectar vermeil rougit les froides ondes ;
    Divinités des prés, des champs et des forêts,
    Faunes aux pieds légers, vous, nymphes des guérets,
    Faunes, nymphes, venez ; c’est pour vous que je chante.
    Et toi, dieu du trident, qui de ta main puissante
    De la terre frappas le sein obéissant,
    Et soudain fis bondir un coursier frémissant ;
    Pallas, dont l’olivier enrichit nos rivages ;
    Vous, jeune dieu de Cée, ami des verts bocages,
    Pour qui trois cents taureaux, éclatants de blancheur,
    Paissent l’herbe nouvelle et l’aubépine en fleur ;
    Pan, qui, sur le Lycée ou le riant Ménale,
    Animes sous tes doigts la flûte pastorale ;
    Vieillard, qui dans ta main tiens un jeune cyprès ;
    Enfant, qui le premier sillonnas les guérets ;
    Vous tous, dieux bienfaisants, déesses protectrices,
    Qui de nos fruits heureux nourrissez les prémices,
    Qui versez l’eau des cieux, qui fécondent les champs,
    Ainsi qu’à nos moissons présidez à mes chants !
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  • Par ivredelivres, le 05 mai 2011

    Ainsi le souple osier et le genêt flexible.
    Le tremble, le blanc saule et son feuillage glauque.
    Tel sort d’un germe au sol : c’est le haut châtaignier,
    feuillage cher au Dieu, géant des bois le chêne,
    ou le rouvre qu’en Grèce on croit riche d’oracles.
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  • Par ivredelivres, le 05 mai 2011

    Voici l’abeille emplir les fourrés et les bois.
    Goûtant aux riches fleurs, à fleur d’onde elle boit.
    Légère. Alors joyeuse, une douceur l’habite.
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  • Par ivredelivres, le 05 mai 2011

    Vois encore l’amandier, quand au bois mille fleurs
    Vont vêtir et ployer ses branches odorantes
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  • Par ivredelivres, le 05 mai 2011

    En mai, forêt feuillue, en mai, bosquet fleuri
    Oui, mai gonfle la terre et veut le grain de vie
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