> Erika Abrams (Traducteur)

ISBN : 2264043628
Éditeur : 10-18 (2006)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
Pour tromper son ennui, une demoiselle de la bonne société anglaise, Margaret Prior, visite régulièrement les détenues de la prison de Millbank. Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l'ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui el... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par Marguerite87, le 15 novembre 2010

    Marguerite87
    C'est la lecture du roman Du bout des doigts de la même auteure qui avait été un véritable coup de coeur qui m'a donné le goût de lire une deuxième oeuvre d'elle. J'ai opté pour celui-ci parce qu'il me semblait être un choix idéal pour le mois d'octobre avec Londres la mystérieuse, ses prisons sales et noires, ses médiums et surtout, ses fantômes ! Je pensais pouvoir finir ce roman il y a quelques jours et l'inscrire dans le cadre du défi Spécial Halloween mais j'ai manqué de temps.
    Une fois de plus, Sarah Waters m'a ensorcelé avec sa superbe plume. Elle excelle dans les descriptions des lieux qui sont si précises qu'on a l'impression d'y être. J'ai vraiment ressentie la lourde atmosphère de la prison de Millbank, sombre, froide et inquiétante. Les personnages sont aussi très bien travaillés et qu'on les aime ou pas, ils ne laissent pas indifférents. Quant à l'histoire, elle est originale et habilement menée. L'auteure prend un malin plaisir à nous brouiller les cartes et à nous lancer sur de fausses pistes.
    Contrairement à Du bout des doigts, j'ai noté quelques longueurs dans l'histoire mais j'étais tellement captivée par l'atmosphère envoûtante et lugubre qui s'en détachait que je n'ai connu aucune baisse d'intérêt. Après cette deuxième lecture très réussie, c'est son nouveau roman, l’indésirable, que me tente énormément.
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    • Livres 1.00/5
    Par choupynette, le 31 janvier 2012

    choupynette
    Margaret découvre un monde terriblement dur, où les femmes n'ont pas le droit de se parler, le silence n'est brisé que par les quintes de toux de prisonnières malades. Dans cet univers, tout est fait pour punir les prisonnières, de la nourriture, au silence, en passant par leur labeur quotidien. Ainsi les "rebelles" doivent travailler les fibres de noix de coco, vous savez ces "poils" qui sont sur la coque du fruit? On en faisait de la corde. Les prisonnières finissent leur journée les doigts en sang.
    A la lecture de ces premières pages, alors que les pages du journal de Margaret, racontant le présent, alternent avec celles écrites un an plus tôt par Selina Dawes, medium et prisonnière de Millbank, je me suis dit que cela allait être intéressant en effet. Mais passée cette découverte effarante de l'univers carcéral londonien de cette fin du XIXème siècle, l'intrigue n'avance pas du tout. Bien sûr, Margaret est attirée par Selina, son histoire si particulière. Leur relation se développe (autant qu'elle le peut, vu qu'elles ne peuvent pas se toucher etc). Mais en fait, il ne se passe pas grand chose. Les évènements majeurs sont la disparition (mystérieuse et inexpliquée, bien sûr) d'un pendentif auquel Margaret tenait beaucoup, et l'apparition dans sa chambre de fleurs d'oranger. A chaque fois après en avoir parlé avec Selina.
    Evidemment, on finit par parler d'évasion... et Margaret de préparer la fuite des amoureuses, retirer de l'argent etc... vous voyez où ça va? moi aussi! Et comme de bien entendu, Selina s'enfuit... mais pas avec Margaret! Celle-ci comprend qu'elle a bien été embobinée par la prisonnière. Et qu'elle n'est pas la seule.
    Au-delà de l'absence totale de rythme dans l'histoire, je reproche à l'auteure le manque absolu de psychologie des personnages, ces pseudo rebondissements, et enfin un style agaçant. Avez-vous remarqué l'alternance entre discours direct et indirect dans l'extrait plus haut? Eh bien tout au long du journal de Margaret, ce n'est que cela. Voilà bien un trait de ce roman qui m'a fait grincer des dents.

    Lien : http://ya-dla-joie.over-blog.com/article-affinity-97089203.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Akeera, le 07 octobre 2011

    Akeera
    J'ai adoré le dernier Sarah Waters qui est sorti cet été (L'indésirable, chez Denoel), du coup j'ai voulu prolonger l'effet kiss cool en lisant un autre bouquin d'elle qui reprend plus ou moins les ingrédients qui m'avaient plu, à savoir bourgeoisie anglaise, surnaturel et une pointe de sentimentalisme, et là ben...flop! J'ai attendu que ça décolle patiemment pendant tout le bouquin, mais niet! Ce n'est pas nul mais ça n'a pas répondu à mes attentes...Mais bon je l'ai quand même lu en entier et je dois avouer que la fin est surprenante! Pour celles et ceux que ça intéresse, il est aussi important de noter que c'est un beau roman lesbien!
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    • Livres 2.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge, le 02 juin 2011

    Lulu_Off_The_Bridge
    Un peu déçue par ce troisième opus de Sarah Waters. La recette commence à s'épuiser, je trouve, il faudrait sortir de l'ère victorienne. et des bas-fonds. Et puis c'est un peu trop la mode, le romanesque autour de la passion occulte de la Belle Epoque. déjà lu, déjà vu... En bon chef d'orchestre, l'auteur manie ces différents éléments (saphisme, manipulations, spiritisme, univers carcéral..) avec un talent indéniable. Mais je ne sais pourquoi, la sauce ne prend pas, en ce qui me concerne. Je ne me suis pas vraiment ennuyée, je suis simplement passée à autre chose et ce roman n'a laissé que peu d'écho en moi.
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Citations et extraits

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  • Par helaia, le 24 janvier 2012

    Ses yeux braqués sur moi me posaient la question, mais je ne savais plus. Je me détournai sans parvenir à faire abstraction de ce regard. Elle dit enfin elle-même, d'une voix monocorde : "Vous êtes venue à Millbank pour voir des femmes plus malheureuses encore que vous, vous espérez que cela vous rendra la santé" - Je garde un souvenir très net des mots, tellement énormes et tout ensemble si près de la vérité que je ne pus les entendre sans rougir. Elle parlait toujours : "Allez-y, regardez-moi, je suis bien assez malheureuse. Le monde entier peut me regarder, ça fait partie de ma punition".
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Vidéo de Sarah Waters

Bande annonce du film "Fingersmith" adapté du roman de Sarah Waters.








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