> Michelle Esclapez (Traducteur)

ISBN : 207061266X
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2007)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
"Un bienfaiteur, qui désire rester anonyme, offre de t'envoyer à l'université. En échange, tu lui écriras chaque mois une lettre donnant des détails sur tes études et ta vie là-bas, une lettre comme tu en écrirais à tes parents, s'ils vivaient encore."
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par vilvirt, le 28 mai 2012

    vilvirt
    Ce livre, un classique de la littérature jeunesse que je découvre seulement maintenant (il n'est jamais trop tard !) je viens de le dévorer en une journée ! (c'est dire...) et c'était peut-être trop rapide, au vu des nombreuses subtilités et des détails à côté desquels j'ai dû probablement passer !... (pas grave : je le relirai !)
    Par quoi commencer ? Par où commencer ? Par qui ? Par Judy, bien sûr, héroïne et narratrice hilarante pleine de finesse de ce roman qui, à travers ses lettres (ceci est un roman épistolaire, il est important de le noter) nous délivre les grandes joies et petites peines de sa jeune vie, depuis qu'un mystérieux bienfaiteur décide de prendre son destin en main et de l'envoyer à l'université. Car Judy Abbott est une orpheline élevée dans un établissement bien sombre pour une jeune fille aussi imaginative et délurée qu'elle ! Son avenir ne s'annonce pas très gai jusqu'à ce que la directrice la convoque dans son bureau et lui explique sa nouvelle situation. Remarquée par l'un des bienfaiteurs de l'institution, Judy va pouvoir bénéficier d'une éducation supérieure à condition de rendre compte chaque mois des menus détails de son nouveau statut d'étudiante.
    Qu'à cela ne tienne : Judy va s'empresser de remplir cette condition avec joie sur plus de trois années, au cours desquelles elle découvre les plaisirs de l'instruction, de la lecture, de l'amitié et surtout une liberté toute récente qu'elle ne se lasse pas d'évoquer à son mystérieux Papa-longues-jambes appelé ainsi en raison de sa silhouette entraperçue un jour au seuil d'une porte. Car Judy - comme toute bonne orpheline qui se respecte - n'a ni famille ni amis lorsque débute son apprentissage dans le "monde", et c'est avec un plaisir naïf et déstabilisant et une grande générosité de coeur qu'elle livre ses moindres ressentis et les mille et un détails de sa nouvelle existence où tout a saveur de nouveauté et de découverte. A la joie, d'abord, d'avoir quitté l'orphelinat dans lequel elle a vécu jusqu'à ses dix-sept ans, écartée des plaisirs simples de la vie, succèdent bien vite le bonheur d'apprendre, la révélation de la littérature à travers de grands auteurs anglais et américains qui vont peu à peu la pousser vers l'écriture, la naissance d'une grande amitié avec Sally, et le goût de l'indépendance.
    Quoiqu'on devine très vite l'identité de son bienfaiteur, on ne peut pas s'empêcher d'apprécier les situations et de rire face aux exigences incompréhensibles qu'il impose à sa protégée - motivées vraisemblablement par la jalousie et un terrible besoin de surprotection.
    Le plus frustant, c'est de n'avoir de cette histoire qu'un aperçu assez réduit depuis le point de vue exclusif de la jeune fille. Presque aucune réponse ne lui parvient de cet homme - uniquement quelques informations par le biais de son secrétaire - et les seuls mots qu'il adresse à Judy ne figurent pas dans l'histoire, elle se contente de les évoquer brièvement. On partage donc une part du mystère avec elle, et on est plus à même de comprendre sa frustration et son incroyable besoin d'amour et de reconnaissance qui ne suscitent que très peu de réponse tout au long de cette curieuse correspondance.
    Les lettres sont émaillées de dessins cocasses qui illustrent certaines des situations les plus drôles que Judy est amenée à vivre - que ce soit lors de son séjour dans une ferme pendant l'été, ou tout au long de ses années d'études à l'université, entre activités sportives et réunions étudiantes.
    En tout cas, j'ai aimé et vibré avec Judy ; j'ai ri, j'ai tremblé et tempêté avec elle - surtout lorsqu'elle décide de s'assagir mais se laisse finalement submerger par son côté taquin et sa nature bouillonnante - et c'est peut-être parce que j'ai trop rapidement dévoré ce livre pour en apprécier toute la finesse que je ne le défini pas (encore) comme un coup de coeur.

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.fr/2012/05/papa-longues-jambes-jean..
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    • Livres 5.00/5
    Par pile, le 27 janvier 2012

    pile
    Jerusha Abbott, dite Judy, a grandi dans un orphelinat. Quand elle atteint l'âge de 17 ans, l'un des bienfaiteurs de l'institution offre de l'envoyer à l'université pour 4 ans. Tous ses frais seront pris en charge, mais en échange elle devra lui écrire chaque mois une lettre comme celles qu'elle aurait écrites à ses parents s'ils vivaient encore. Dés son arrivée sur le campus, Judy s'exécute en écrivant sa première lettre. Comme elle a aperçu la longue silhouette de l'homme qui souhaite rester anonyme, elle s'adresse à lui en l'appelant Papa-longues-jambes
    Papa-longues-jambes est un classique de la littérature enfantine, un roman américain de Jean Webster paru en 1912. Passé le premier chapitre où Judy apprend ce que lui offre son anonyme bienfaiteur et ce qu'il attend en échange, le roman devient le recueil des lettres de Judy. Comme il le lui avait annoncé, son bienfaiteur ne répond jamais. La correspondance à sens unique ressemble donc à un journal intime que Judy adresserait à un destinataire imaginaire. Mais son bienfaiteur ne lui a pas imposé cette correspondance par hasard. Il avait eu connaissance d'un de ses devoirs, où elle décrivait avec humour la journée du mercredi à l'orphelinat. Persuadé qu'elle est un écrivain en devenir, il l'envoie à l'université et lui offre en plus l'occasion de s'exercer à l'écriture par la correspondance, car “rien, selon lui, ne facilite autant l'expression littéraire que la forme épistolaire”. Judy se prend au jeu et lui écrit bien plus de lettres que nécessaire. D'une lettre à l'autre, ou même d'un paragraphe à l'autre pour celles écrites en plusieurs jours, on la voit passer de la joie à la tristesse, de l'optimisme au découragement, en passant par la colère, quand elle a le sentiment de ne pas être lue.
    Judy est un personnage très attachant, parfois mélancolique, mais le plus souvent plein d'humour et de joie de vivre. Elle est d'autant plus touchante, qu'elle porte sur le monde qui l'entoure le regard de ceux qui ne font pas vraiment partie du groupe. Et pourtant, petit à petit, on la voit intégrer ce nouveau milieu et le faire sien.
    L'université de Judy ressemble plus à une pension pour jeunes filles qu'à une véritable université. Comme au lycée, la formation est très générale. Elle y fait du sport, du latin, de la géométrie… Son retard culturel est tel, qu'elle se sent souvent en décalage par rapport aux autres étudiants. Mais ce qui fait tout le charme du roman est l'enthousiasme avec lequel elle découvre la littérature et le plaisir que peut apporter la lecture.
    Papa-longues-jambes fait beaucoup penser aux Quatre filles du Docteur March, car Judy nous rappelle Jo, cet autre écrivain en herbe. Les deux romans véhiculent les mêmes valeurs de générosité et de partage, mais aussi militent à leur façon pour l'émancipation des femmes.
    J'ai adoré ce roman ! Bien sûr j'ai deviné tout de suite ce qui nous est révélé à la fin, mais ça n'a absolument pas gâché mon plaisir de lecture. Ce roman m'a donné très envie de me procurer les autres titres de Jean Webster dont Mon ennemi chéri (qui serait la suite de Papa-longues-jambes) et Trois petites américaines. Il m'a aussi donné très envie de relire Les quatre filles du Docteur March. Ne vous fiez-pas à son titre qui peut paraître un peu bêta, ce roman est une petite merveille !
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    • Livres 4.00/5
    Par Luna05, le 04 février 2010

    Luna05
    Voici un roman que je ne connaissais que de nom....
    Comme beaucoup d'autres personnes, j'avais découvert cette histoire dans mon enfance par le biais
    de la série Japonaise adaptée plus ou moins fidèlement de ce livre, je l'avais d'ailleurs très apprécié et ce sentiment n'a pas changé!! Il me tardait donc de le redécouvrir dans version originale littéraire.
    Première observation, la lecture se fera uniquement aux travers des lettres que Judy écrira à son tuteur légal. Nous découvrirons donc la personnalité de cette jeune orpheline de 17ans grâce à ses écrits et quelle personnalité!!! Judy est une jeune femme assez moderne dans sa vision de voir les choses et en avance sur son temps. Personne dévouée et reconnaissante à ce "Papa" qui lui a offert une autre perspective de vie, cependant elle ne souhaite pas être redevable et affirmera très tôt son besoin d'indépendance. à ses yeux, ce qu'elle a reçu de Mr Smith n'est pas un dû et dès que l'occasion se présentera elle n'hésitera pas à commencer à le rembourser malgré la désapprobation de son tuteur.
    Dans ses lettres on ressent tout l'amour qu'elle porte à son sauveur même si elle ne devra pas attendre de réponses à ses courriers car tel était le marché, aucun contact avec lui, il devra rester dans l'ombre...
    Judy recevra ses missives du secrétaire de Mr Smith.
    Les lettres de l'héroïne ne sont pas dépourvu d'humour et d'ironie à l'encontre de son Papa, dès le départ elle tisse avec lui un lien assez familier en le surnommant son Papa longues jambes.
    Sa correspondance unilatérale est assez touchante, on ressent toute la souffrance qu'elle a subi toutes ses années à l'orphelinat ainsi que son manque d'affection, mais aussi le bonheur que cette jeune fille vit dans ce pensionnat. Les études la stimulent, la lecture et l'écriture la passionnent, elle a soif de culture et souhaite rattraper ses 17 années de retard. Judy jouit de chaque découverte et prend la vie du bon côté.
    On découvrira d'autres personnages dans ses lettres, de Sally McBride sa meilleure amie en passant par Julia Pendleton une jeune fille de la haute société avec qui l'entente sera difficile au début. Plus tard apparaitra Jervis Pendleton l'oncle de Julia avec qui elle aura beaucoup de point commun, une grande amitié se dessinera pour devenir un peu plus à chaque rencontre, homme également de la haute société mais ayant une autre vision de la vie. Il y aura également Jimmy le grand frère de Sally avec qui elle passera également d'agréables moments.
    La lecture de ce classique fût très agréable, les personnages sont tous assez attachants. Cependant cela aurait été intéressant de lire par exemple d'autres lettres comme celles de Jervis, Jimmy, Sally et Julia et bien sure la seule lettre de Mr Smith, cela aurait apporté un plus au roman. Mais grâce aux descriptions et explications de Judy on en apprend beaucoup sur le caractère de tout ce petit monde et, même si l'héroïne ne s'en rend pas compte on perçoit par moment quelques sentiments de jalousie et de possessivité de certain personnages à son encontre montrant que les sentiments ont bien évolué. Les petits passages de la lettre de Jervis à Judy m'ont fais sourire, bien d'autres également dont je me tairai ici pour éviter tout spoilers.
    Un roman pour tout âge réservé à celles et ceux ayant réussit à conserver un côté romanesque.
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    • Livres 5.00/5
    Par laurane, le 21 mai 2012

    laurane
    Un livre émouvant.
    Au travers de ses lettres, ont découvre la vie de Judy placée sous la protection d'un bienfaiteur anonyme auquel elle a donné le surnom affectueux de Papa Longues Jambes.
    Elle doit envoyer une lettre chaque mois a son bienfaiteur pour lui expliquer sa vie mais elle lui en envoie bien plus qu'une par mois ! Un style bon, très bon même. On découvre vite la vie de Judy et on s'accroche en espérant que l'histoire ne se finira pas . Quand on repose le livre dans l'étagère on a presque envie de le reprendre et de le relire une deuxième fois.
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    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 07 février 2012

    petite_fleur
    Ce roman épistolaire présente Jerusha Abbott, une jeune orpheline élevée dans un foyer. Elle a terminé l'école et travaille donc pour l'orphelinat. Au cours d'une des réunions annuelles des bienfaiteurs de l'établissement, un homme, qui souhaite rester anonyme, propose de lui payer l'université en échange d'une lettre tous les mois, sous le prétexte de constater ses progrès. Une relation à sens unique s'installe donc. Jerusha appelle son mystérieux correspondant Papa-longues-jambes car elle ne sait de lui qu'une seule chose : il est très grand. de jeune fille attachante, elle devient une jeune femme qui sait ce qu'elle veut. L'autorité de Papa-longues-jambes, qui, puisqu'il ne répond jamais à aucun de ses courriers, n'est jamais justifiée, commence à lui peser. Elle veut prendre ses propres décisions.
    Cette histoire est drôle et légère, fraiche et pleine d'enthousiasme, à l'image de l'héroïne qui vit sa vie avec énergie, sans se décourager, croquant la vie à pleines dents. Sur un fond de critique sociale, dénonçant les inégalités entre riches et pauvres, c'est tout de même une histoire pour les adolescents qui reste simple. L'histoire d'amour et l'identité réelle du bienfaiteur se devinent assez vite. Je me suis d'ailleurs demandé si je trouvais la solution de cette énigme grâce à mes yeux d'adulte ou si c'était aussi évident pour un enfant.

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2012/02/papa-longues-jamb..
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Citations et extraits

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  • Par pile, le 27 janvier 2012

    J’attends maintenant le soir avec impatience. Je place un panneau sur ma porte “ne pas déranger”, j’enfile mon joli peignoir rouge et mes pantoufles fourrées, je me cale confortablement contre les coussins empilés dans mon dos et, à la lumière de la lampe de cuivre placée à mon chevet, je lis, je lis, je lis. Un livre ne me suffit pas. J’en lis quatre à la fois. Ainsi en ce moment, il y a près de moi les poèmes de Tennyson, La Foire aux vanités, les Simples Contes des Collines de Kipling, et – ne souriez pas – Les Quatre Filles du docteur March. Je me suis rendu compte à l’université que j’étais la seule à ne pas avoir grandi avec ce livre. Mais je n’en ai dit mot à personne (on dirait sans doute que je suis “bizarre”). Je suis tout simplement allée l’acheter en prenant 1 dollar 12 sur ma pension du mois dernier : la prochaine fois que quelqu’un fera allusion aux citrons macérés dans du vinaigre, je saurai de quoi il s’agit !
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  • Par pile, le 27 janvier 2012

    Il y a des tas de livres que les filles qui ont une famille, des amis et une bibliothèque connaissent et dont je n’ai jamais entendu parler. Ainsi, je n’avais encore jamais lu Ma mère l’Oye, David Copperfield, Ivanhoe, Cendrillon, Barbe-Bleue, Robinson Crusoé, Jane Eyre, Alice au pays des merveilles, ni une ligne de Rudyard Kipling. J’ignorais qu’Henri VIII s’était marié plusieurs fois et que Shelley était un poète. J’ignorais que les hommes descendent du singe et que le Jardin d’Eden n’est qu’un mythe merveilleux. J’ignorais que les initiales RLS désignent Robert Louis Stevenson ou encore que George Eliot était une femme. Je n’avais jamais vu de reproduction de La Joconde et (vous aurez peine à le croire) je n’avais jamais entendu parler de Sherlock Holmes.
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  • Par patacaisse, le 09 avril 2010

    Sa mère est une Rutherford. Sa famille remonte au déluge et était apparentée, d'une façon ou d'une autre, à Henri VIII. Du côté de son père, ses ancêtres remontent plus loin qu'Adam et Eve. Sur une des branches supérieures de leur arbre génealogique, on peut remarquer une race tout à fait privilégiée de singes à poil soyeux, dotés d'une queue particulièrement longue.
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  • Par patacaisse, le 09 avril 2010

    Monsieur,
    J'ai l'honneur de vous informer que vous avons procédé à des nouvelles explorations dans le champ de la géométrie. Vendredi dernier, nous avons abandonné nos premiers travaux sur les parallélépipèdes pour poursuivre avec les prismes tronqués. Le chemin est long et escarpé.
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  • Par pile, le 27 janvier 2012

    Je suis seule, vraiment seule, le dos au mur pour affronter le monde et je suffoque rien que d’y penser.
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"Papa longues jambes", réalisé par Jean Negulesco en 1955, avec Fred Astaire (USA)








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