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> Charles Du Bos (Traducteur)
> Frédéric Vitoux (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070758451
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 83 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Orpheline ruinée, Lily Bart cherche à faire un riche mariage, bien qu'elle aime un avocat, Lawrence Selden.
Trop honnête pour se vendre, mais d'allure trop libre pour garder sa réputation intacte, elle se voit fermer les portes de la haute société. Avec un art di... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 03 juillet 2012

    Marple
    Attention coup de cœur!
    Je me suis régalée avec ce roman ciselé et fin, qui m'a fait tour à tour sourire, pleurer ou penser...
    Avant toute chose, j'ai été enchantée par le style. Peut-être ai-je lu trop de livres 'modernes' récemment; toujours est-il que j'ai plongé avec délices dans ces paragraphes fluides et bien construits, dans ce vocabulaire recherché et précis, toujours juste. Au travers de ses mots et de ses phrases, on devine Edith Wharton, brillante, sensible et très observatrice... Un vrai plaisir de lecture, suffisamment rare pour être souligné, d'autant que je suis habituellement bien plus attentive au fond qu'à la forme !
    Bien des (belles) choses à dire au sujet du contenu, également. Miss Lilly Bart fait figure à mes yeux de pure figure de tragédie. Tiraillée entre son éducation futile et superficielle et ses idéaux de liberté, d'amour et de grandeur, elle compromet toutes ses chances de bonheur d'un côté comme de l'autre. Ainsi, c'est elle-même qui se sabote à chaque fois qu'un beau pari est prêt à l'épouser. Elle-même qui refuse de se contenter d'une une vie plus simple, independante et belle. Elle oscille en permanence entre ces deux pôles, ne parvenant pas à fixer son choix de manière durable.
    Dès lors, sa dégringolade semble inéluctable. Malgré ses amis, malgré sa beauté, malgré son intelligence.
    Et quelle dégringolade grandiose ! Sa chute nous fait voyager de New York à Monte-Carlo en passant par Newport. Elle nous emmène dans les salons de la haute société, chez les nouveaux riches et même à la rencontre des classes laborieuses. Elle nous dresse un panorama sans concessions de toute société humaine, entre sombres trahisons et petits travers quotidiens, sans oublier ces trésors d'amitié ou de solidarité qui subsistent parfois malgré tout.
    Quel gâchis monumental que la vie de Lilly Bart, si intelligente, si belle, si honnête ! Et quel talent il a fallu à Edith Wharton pour transformer cela en un trésor de livre, à mi-chemin entre le roman d'apprentissage inversé et la peinture sociale cynique du New York de cette époque !
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    • Livres 5.00/5
    Par hanta, le 20 mai 2013

    hanta
    J'ai juste été foudroyée par ce livre d'Edith Wharton, auteur dont j'avais apprécié moyennement les ouvrages jusqu'à ce jour. Ce récit fut pour moi un coup de cœur phénoménal et inoubliable !
    Nous suivons Lily Bart, jeune fille évoluant dans la haute société new-yorkaise où tout n'est que bals, dîners et soirées mondaines, voyages sur la Riviera et projets de mariage pour les jeunes filles. Lily y est dans son élément et il lui suffirait d'un mariage riche pour assurer son avenir d'orpheline ruinée. Mais, ces projets se heurtent à l'attirance qu'elle éprouve pour M. Selden et les doutes qu'elles éprouvent de temps en temps face à ce milieu où elle a toujours vécu. Même si elle est hautaine, orgueilleuse, imbue d'elle-même et pétrie d'autres défauts, je me suis énormément attachée à Lily, peut-être parce qu'au fond d'elle, j'ai senti qu'elle aurait pu être quelqu'un de différent. Malheureusement, elle est le pur produit de la société qui l'a façonnée.
    Je ne souhaite rien dévoiler pour vous laisser tout le loisir de découvrir ce livre splendide. Il s'agit de l'histoire d'une déchéance, de la descente aux enfers causée par quelques décisions – peut-être erronées de l'héroïne (mais ici c'est à chacun de juger) - et surtout par la cruauté de la société.
    En effet, derrière le vernis éclatant et les apparences se cachent un monde impitoyable, cruel, égoïste et mesquin. Tout n'est basé que sur les convenances, l'hypocrisie, le souci de préserver les apparences et la poursuite d'une situation encore plus enviable. L'argent est le moteur mais surtout le poison de cette cage dorée. Ce qui est fascinant est que l'univers que décrit Edith Wharton n'a pas vraiment changé, que le nature humaine reste la même et que l'argent continue à être le fléau de notre société moderne.
    Le style d'écriture est très riche, avec de longues et belles phrases. Il faut les lire tout doucement, les savourer, les croquer une à une car certaines sont de vraies perles. En plus, on sent une ironie féroce derrière, une critique acerbe de cette société new-yorkaise matérialiste et hypocrite.
    En sortant de cette lecture j'ai eu les larmes aux yeux, et je me suis remémorée la source du titre (en anglais : The House of Mirth), issue de ce verset biblique (Ecclésiaste 7.4) : « le cœur du sage est dans la maison du deuil, mais le cœur des insensés est dans la maison de liesse ». Et vous, dans quel maison êtes-vous ? A lire de tout urgence !

    Lien : http://leslecturesdehanta.eklablog.com/chez-les-heureux-du-monde-a86..
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    • Livres 5.00/5
    Par Passionlectures, le 15 juillet 2012

    Passionlectures
    De week-ends à la campagne aux réceptions en ville, Miss Lily Bart papillonne dans la haute-société new-yorkaise avec grâce et aisance. A 28 ans, sans ses parents, elle sait qu'elle doit désormais songer très sérieusement à se marier pour assurer son avenir. Donc trouver un mari fortuné. Ce ne sont pas les occasions qui ont manqué jusque là, mais elles ont toujours tourné court. Inconsciemment, Lily se dérobe au dernier moment, ne pouvant se résoudre à se lier définitivement à un homme qu'elle ne respecterait pas. Lorsque s'ouvre le roman, Lily croit encore pouvoir choisir. Avec une certaine désinvolture, elle se laisse aller à une conversation presque intime avec Lawrence Selden, un avocat qui a pour elle plus que de l'admiration. Mais pour elle, impossible d'aller plus loin qu'une conversation, il ne peut lui apporter ce luxe dont elle a besoin. Peu après, elle refuse la main d'un riche homme d'affaires, pensant pouvoir trouver mieux. Cependant, au fil des pages, sa situation devient de plus en plus délicate. Contrainte de devoir rester auprès d'amies plus fortunées qui la protègent, elle devient proche de leurs maris… Sur le sommet depuis lequel elle contemple ce monde, Lily ne voit pas la tempête prêt à s'abattre sur elle. de déceptions en scandales, Lily voit progressivement son avenir se fissurer. Même son amitié avec Selden lui échappe.
    De nombreux personnages se croisent dans le cercle dans lequel évolue Lily : chez les Trenor, Judy est l'amie intime de Lily jusqu'à ce que Gus ne semble remarquer les charmes de celle-ci, chez les Dorset, c'est George qui se rapproche d'elle car sa femme Bertha entretient une liaison avec un jeune homme. Mr Rosedale, riche homme d'affaires évoquant un peu la figure d'Augustus Melmotte (bien que 30 ans plus tard !), fait preuve de sensibilité mais ne cache pas son ambition. Il y a aussi Carrie Fischer, un personnage que j'ai beaucoup aimé, qui a trouvé une manière originale de rester dans la haute-société sans moyens : elle introduit dans les cercles les plus huppés les couples de nouveaux riches. On voit bien qu'on est à un tournant pour ce milieu : l'argent désormais peut beaucoup et si on méprise ouvertement ces nouveaux riches, ils sont progressivement intégrés car leur fortune est indispensable à beaucoup. de plus, l'argent semble remplacer les liens d'amitié et d'honneur qui liaient tous ces gens entre eux. Tout au long du roman, Lily est profondément déçue dans ses amitiés, seule Grace Stepney, jeune femme vivant seule dans un petit appartement, loin du luxe des fréquentations de Lily, lui restera fidèle dans ses malheurs.
    A travers ce poignant destin de femme, Edith Wharton montre une finesse psychologique extraordinaire. La majorité du roman est vu par Les Yeux de Lily, on suit avec bonheur et anxiété ses actions, ses décisions, ses déceptions. Les quelques scènes décrites du point de vue de Lawrence Selden ou de Grace Stepney ne font en fait que renforcer l'image kaléidoscopique qui nous est offerte. Consciente de ses charmes, Lily est une jeune femme sûre d'elle, ambitieuse sans vanité, intelligente sans pédanterie. Il suffit parfois d'une petite faiblesse à un point précis de notre vie pour que celle-ci prenne une toute autre direction. C'est ce qui arrive maintes fois à Lily, notamment au début du roman lorsqu'elle décide de ne pas aller à l'office chez les Trenor. A cause de cet “acte manqué”, elle se rend compte qu'elle peut renoncer définitivement à son mariage avec Mr Gryce. A trop croire que la raison seule guide ses actes, Lily oublie qu'à tout moment, son cœur – ou son naturel, car elle est souvent dans l'obligation de se travestir pour mieux séduire – peut reprendre le dessus. A chaque nouvelle chute, Lily est persuadée qu'elle se relèvera sans trop de dégâts. C'est seulement lorsque le manque d'argent se fait cruellement sentir que Lily prend conscience de sa légèreté. Malheureusement, devant tous les fils du destin qui s'offraient à elle, elle n'aura pas su tirer le seul qui lui aurait permis d'être heureuse. La fin tragique du roman m'a laissée bouleversée par l'injustice que représente une vie manquée.

    Lien : http://passionlectures.wordpress.com/2012/07/15/chez-les-heureux-du-..
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 13 septembre 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Edith Wharton. Lettre W de mon Challenge ABC 2010.
    Miss Lily Bart est une délicieuse jeune femme. À 29 ans, elle n'est pas encore mariée et la riche société new-yorkaise dans laquelle elle évolue compte les chances qui lui restent de trouver un époux. Sous des dehors d'innocence et de grâce, Lily Bart est d'une intelligence éclairée, d'une ambition rare et elle possède une haute opinion d'elle-même. "Ses actes les plus simples semblaient le résultat d'intentions qui allaient loin." (p. 25) De bals en séjours prestigieux, elle tente de prendre dans ses filets des hommes riches capables de payer son fastueux train de vie et son goût immodéré pour le luxe et le confort. La laideur et la médiocrité l'horrifient plus que tout. Elle ne conçoit son existence et son bonheur futur que dans un environnement riche et débarassé des soucis pécunaires. Dépensière impénitente, joueuse malchanceuse, elle fait face à des difficultés grandissantes pour tenir son budget. Un arrangement financier ambigu avec l'époux d'une de ses amies précipite la fin de son règle majestueux dans une société qui ne tolère les femmes célibataires que si elles gardent suffisamment de crédit pour faire un mariage convenable.
    Brillante illustration des versets de l'Ecclésiaste sur la vanité, le récit présente une société où comptent avant tout l'apparat, l'apparence et la gloire que procure l'argent. L'élite new-yorkaise du début du XIX° siècle est composée de vieilles familles et de nouveaux riches, au nombre desquels les Juifs qui sont montrés du doigt et vaguement méprisés. le personnage de Simon Rosedale, désobligeant homme d'affaires, concentre tous les préjugés de cette époque sur les hommes de cette religion. Mr Rosedale est retors, avare, avide de réussite et de reconnaissance. Pour entrer dans le monde policé des grands bourgeois new-yorkais, il lui faut une porte d'entrée majestueuse: une épouse de ce monde qu'il convoite. le récit d'Edith Wharton illustre également une certaine théorie de l'évolution. Pour survivre dans la société mondaine, il faut savoir s'adapter à ces changements, renoncer au passé et faire les bonnes alliances. Si Mr Rosedale sait jouer ses cartes, la faiblesse de Lily Bart est de refuser de se compromettre et de suivre une ligne de conduite sans issue.
    Lily Bart maîtrise "l'art d'accumuler" (p. 50) mais elle dépense tout aussi vite, et pas uniquement l'argent. Elle use à toute vitesse les bénéfices de relations prometteuses, elle repousse les alliances qui la sauveraient. Exagérément prodigue quand elle vise un bénéfice personnel, elle ne reçoit rien, alors que la vraie charité lui ouvre finalement, mais trop tard, Les Yeux sur ce que la solidarité signifie. Obligée de revoir ses ambitions à la baisse tout au long du récit, elle finit acculée dans la misère et la médiocrité qui lui causaient tant de terreur.
    Avec son physique pour seule vraie richesse, Miss Lily Bart a "plaisir à se représenter sa beauté comme un pouvoir au service du bien" (p. 64), de son bien. Toujours au meilleur ton de la plus grande élégance, Lily n'est pas avare de sa beauté. Elle l'offre aux regards, en toute pudeur et dans le respect de la beinséance, mais en mesurant parfaitement les effets de ses charmes. Mais trop conscience de la valeur de sa grâce, elle perd ses chances de mariage en refusant de l'offrir à des êtres qui ne correspondent pas à ses ambitions sociales. Sa grâce décline et les temps de son triomphe sont derrière elle. Vivant de souvenirs et de nostalgie, cherchant vainement à raviver des atmosphères perdues, Lily Bart perd le sens des réalités, sans cesse tourmentée par ses finances et ses ambitions.
    Dans cette comédie mondaine, Mr Selden est un spectateur en retrait. S'il étudie les manoeuvres et les habiles manipulations de Lily, il ne peut empêcher son coeur de battre pour elle. Trop indécis pour s'imposer à elle, il ne sait pas combattre la réserve qu'elle lui oppose et elle-même ne peut pas s'accomoder de cet homme qu'elle aime mais qui ne correspond pas à ses idéaux sociaux.
    Plongée dans un monde cruel où les amitiés ne sont que de façade, où de plus puissants se servent d'elle pour dissimuler leurs infamies, où il est très facile de la rendre coupable du moindre faux pas en lui prêtant de mauvaises relations fondées sur des témoignages douteux, Lily ne peut compter que sur peu d'amis. Mais la réelle sollicitude de ces âmes charitables ne fait qu'exarcerber le sentiment d'échec que Lily Bart cultive devant le spectacle de sa vie déclinante.
    J'ai dévoré ce roman en quelques heures. Je me suis prise d'affection pour Lily qui, bien que superficielle et arriviste, garde une fraîcheur innocente de victime. Elle ne peut pas se conduire autrement: elle a été élevée ainsi et le monde qu'elle côtoie ne fonctionne pas autrement. Un grand moment de lecture, plein de finesse et d'ironie cinglante. Les heureux du monde sont-ils ceux qui ont tout ou ceux qui parviennent à se libérer de cette contrainte de possession et d'apparence?


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/09/13/19028319.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Ladybug, le 13 août 2011

    Ladybug
    Lily veut garder une certaine morale mais sa peur de la "médiocrité" fait qu'elle est en proie à des forces adverses. Pour continuer de fréquenter ses amis, elle est forcée de faire des compromis, elle en fait certains et en refuse d'autres. Sa chute est progressive, très bien orchestrée par le talent d'Edith Wharton, faire un riche mariage, elle est constamment sur le point d'y parvenir, elle a toujours une occasion de s'en sortir.
    On voit comment ce monde fonctionne, ils sont dans un calcul permanent, le moindre mouvement a un but intéressé. C'est une société sans pitié, maintenant Lily s'en rend compte, il est intéressant et cruel de voir comment le malheur jette une lumière crue sur notre environnement et notre situation personnelle...
    Ce que j'aime chez Edith Wharton, c'est que dans la psychologie des personnages, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir, Lily m'a fait de la peine mais elle m'a également énormément agacée. Je peux lui pardonner sa superficialité - elle ne s'intéresse à rien à part le luxe, l'apparat - mais j'ai été très gênée par son mépris des classes inférieures et son mépris pour son amie Gerty Fish, j'ai souvent trouvé qu'elle manquait de coeur. Mais le coup bas dont Lily est victime à un moment de son histoire, m'a vraiment révoltée ! Je ne dévoile pas de quel personnage il va venir... à vous de le découvrir.
    Edith Wharton décortique tout avec une minutie impressionnante, ses phrases sont amples et denses (chapeau au traducteur !), un roman bouleversant !
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Citations et extraits

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  • Par dbreit, le 16 novembre 2012

    Vous pourriez aussi bien dire que le seul moyen de ne pas penser à l'air, c'est d'en avoir assez à respirer. C'est vrai, en un sens; mais vos poumons pensent à l'air, si vous, vous n'y pensez pas. Il en va de même avec les gens riches : il se peut qu'ils ne pensent pas qu'à l'argent, mais ils ne cessent pas un instant de le respirer : transportez-les dans un autre élément, et voyez comme ils se débattent et comme ils halètent!
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  • Par Lilly, le 11 décembre 2010

    Combien, vu de la cage, le monde extérieur semblait séduisant à Lily, tandis qu'elle entendait la porte claquer sur elle ! ... En réalité, elle le savait bien, la porte ne claquait jamais ; elle demeurait toujours ouverte ; mais la plupart des prisonniers étaient comme des mouches dans une carafe : une fois entrés, il ne pouvaient plus reconquérir leur liberté. L'originalité de Selden était de n'avoir jamais oublié le chemin de la sortie.
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  • Par Natouuu, le 26 juillet 2012

    Ah ! non : elle était trop intelligente pour ne pas être sincère envers elle-même. Elle savait qu'elle haïssait la médiocrité comme sa mère l'avait haïe, et jusqu'à son dernier soupir elle ne cesserait de lutter contre elle, remontant encore et toujours au-dessus du flot, jusqu'à ce qu'elle atteignît les brillants sommets qui présentaient une surface si glissante à ses doigts crispés.

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  • Par Hapax, le 27 juin 2012

    ... diffusant autour d’elle ce sentiment d’exaspération générale que crée assez souvent une jolie femme en voyage. Elle était plus petite et plus mince que Lily Bart, avec une flexibilité agitée, – comme si elle avait pu se contracter et passer à travers une bague, pareille aux draperies sinueuses dont elle aimait à se parer. Sa petite figure pâle semblait n’être que la monture de deux yeux sombres et agrandis, dont le regard visionnaire contrastait curieusement avec son ton et ses gestes très décidés, – en sorte que, selon la remarque d’un de ses amis, elle avait l’air d’un esprit désincarné qui occuperait beaucoup d’espace.
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  • Par Mesy, le 19 août 2012

    Je n'étais tout juste qu'une vis ou un écrou dans la grande machine que j'appelais l'existence et, quand je suis tombée de là, j'ai découvert que je n'étais d'aucun usage, nulle part ailleurs.
    Que faire lorsqu'on s'aperçoit qu'on ne peut s'adapter qu' à un seul trou?
    Il faut bien y retourner, ou bien être jeté au rebut...

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"Le temps de l'innocence" Livre vidéo. Non sous-titré, non traduit. Partie 05








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