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Jean Pavans (Traducteur)
ISBN : 2290311464
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Avec l'intelligence et l'humour féroce dont elle est coutumière, Edith Wharton brocarde dans ce roman, publié en 1927, l'inaction et l'insouciance aveugle de l'aristocratie new-yorkaise des Années folles. En moraliste sévère, elle étudie les mœurs de cette classe sociale privilégiée – dont elle est elle-même issue – et montre que, sous la surface policée et rassurante des conventions, bouillonne... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
18 mai 2013
Pauline Manford a la cinquante très active, voire survoltée. Pour tenir le rythme des journées effrénées qu'elle s'impose, entre oeuvres de charité, réceptions mondaines et obligations familiales, elle a souvent recours à des guérisseurs et autres gourous pour trouver la paix de l'âme et du corps. Divorcée d'Arthur Wyant dont elle est restée proche et avec qui elle a eu un fils, Jim, elle a épousé en secondes noces l'avocat Dexter Manford. de cette union est née Nona, jeune femme qui regarde avec un peu de mépris la folle existence de sa mère. « Elle admirait le zèle de sa mère, tout en se demandant parfois s'il n'était pas un peu frivole. » (p. 9) Jim, est mariée à la belle et futile Lita : la jeune femme ne veut rien d'autre que danser et lire l'admiration dans les yeux de tous. Et voilà qu'elle laisse entendre qu'elle pense divorcer. Convaincue que cette séparation anéantirait son fils, Pauline décide de prendre les choses en main et d'emmener tout le monde dans la villégiature familiale pour apaiser les esprits.
De fait, Pauline est incapable de rester inactive et la perspective d'une heure d'oisiveté la plonge dans des abîmes d'angoisse. « Elle enviait les femmes qui n'avaient pas le sens des responsabilités. […] Car, en ce qui la concernait, le sort du monde – le seul qu'elle connaissait –, reposait sur ses épaules. » (p. 26) Elle aime par-dessus tout se sentir utile, voire indispensable. « Ah, comme elle aimait les gens qui lui disaient : “Si vous n'aviez pas été là…” ! » (p. 22) Pauline est clairement ce qu'on appelle une control freak, une obsédée du contrôle : elle est convaincue de ses qualités d'organisatrice et même si elle brasse beaucoup d'air, elle reste intimement pénétrée de son importance. de son côté, son époux est fatigué de cette vie sans repos et vide de sens. « Sa journée avait été ce qui étaient désormais toutes ses journées : un départ avec un sentiment d'urgence, d'importance et d'autorité, et une arrivée avec une impression de futilité, de faisandé. » (p. 51) le ver est dans le fruit : est-il si étonnant que Dexter soit tellement fasciné par Lita puisque sa femme fait si peu cas de lui ? Et comment douter que toute cette histoire finira par un drame ?
À cela s'ajoutent les délicates relations de Pauline avec un parent pauvre et envahissant et les amours malheureuses de Nona avec un homme marié. « On découvrait maintenant que la reconnaissance pouvait prendre des formes plus importantes que l'ingratitude. » (p. 227) Mais voyez la perversité du raisonnement : Pauline se gargarise de sa propre charité et fait mine de détester les importuns qui remercient trop fort, mais elle détesterait qu'on ne fasse pas état de sa générosité. Pauvre femme riche…
Quelle étrange expérience de lecture. J'avais découvert ce roman au début des années 2000 et je l'avais vraiment apprécié. Il ne m'en restait qu'un souvenir vague et je pensais retrouver le même plaisir avec cette relecture. Il n'en est rien : les personnages m'ont agacée et la frénésie à laquelle se livre Pauline Manford est tout à fait détestable. Aucun doute, il faut être riche, très riche, pour mener une telle existence. Lita, présentée comme futile, a au moins l'honnêteté de ne pas s'encombrer de responsabilités dont personne n'attend qu'elle les assume. Égoïste, peut-être, mais pas intrusive, au contraire de Pauline qui a fait de l'ingérence un art qui me l'a rendue odieuse.
Dernier point, je ne comprends pas le titre original Twilight Sleep, mais le titre français n'est pas vraiment plus éloquent. Il laisse à penser que Pauline, Nona et Lita incarnent les différentes facettes de la femme new-yorkaise. Mouais, pas convaincue ! D'Edith Wharton, j'ai préféré, et de loin, Chez les heureux du monde.
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MissG
07 janvier 2012
Edith Wharton propose au lecteur dans ce livre une plongée dans le New-York des années folles, dans une opulente famille : les Manford.
Évoluant au milieu d'un monde où s'affrontent le puritanisme et le cynisme, Pauline Manford, épouse, mère et maîtresse de maison exemplaire, passe ses journées entre rituels domestiques, réceptions mondaines, tactiques conjugales, séances de méditation et associations caritatives.
Plus elle s'étourdit et se perd dans ses activités, plus elle a l'impression de servir à quelque chose et de contribuer à la grandeur des Etats-Unis; et plus elle s'oblige à penser positivement moins elle voit la réalité en face.
Ainsi, elle ne se rend pas compte, ou plutôt refuse de voir, que son ancien mari a replongé dans l'alcoolisme, que sa fille est rongée par un mal-être et des blessures intimes, que sa belle-fille est complètement inconséquente et immature.
Car le plus important, pour Pauline Manford, c'est de maintenir les apparences et de ne surtout pas apparaître en photo dans la presse à scandale.
Le fond de ce livre, ce n'est sans doute pas l'histoire qui n'a rien d'originale et est conventionnelle, mais les personnages et le style d'écriture de l'auteur.
J'ai beaucoup aimé les portraits de femmes dressées par Edith Wharton, car les hommes sont mis au second plan, ils apparaissent comme faibles et dominés par les femmes, c'est un point de vue original et peu conventionnel.
Mon personnage préféré est sans nul doute Nona, c'est la plus humaine et la plus réaliste de tous ("Elle ne voulait pourtant pas vraiment faire comme eux"), et je pense d'ailleurs que l'auteur s'est identifiée à ce personnage.
C'est elle qui sans cesse intervient entre les personnages, elle joue le rôle que sa mère ne fait pas, elle a sans doute peur du lendemain et se cache derrière un certain cynisme parfois, et pour cela, se noie dans un tourbillon de jazz et de danse pour essayer d'oublier.
Elle n'est pas comprise par les autres, le seul qui la comprend ("Ils ne veulent pas de vous") et partage ses opinions, c'est Stan Heuston, l'homme qu'elle aime mais déjà marié. Elle ira toutefois jusqu'à refuser de lui écrire pour le faire revenir après sa fuite avec une femme, parce qu'elle ne veut pas agir pour les bienfaits de l'épouse délaissée.
Je trouve que l'auteur a fait preuve d'une réelle finesse sur la psychologie humaine, ce passage en étant sans doute la meilleure illustration.
Et puis, le lecteur finit par découvrir que tout le monde se méprend sur Nona. Sa mère la prend pour une cynique et ne lui souhaite que de se marier, tout le monde est persuadé qu'elle s'entend parfaitement bien avec sa belle-soeur, Lita, mais en réalité il n'en est rien. Elle déteste ces gens qui ne font finalement que venir voir "encore et toujours le même spectacle" tout ça parce qu'"Il n'y a rien qu'ils détestent autant que la nouveauté ... ils en sont tellement gavés, de nouveauté !", comme le lui fait remarquer Stan Heuston.
Elle qui essaie de faire le bien autour d'elle, de souder les gens entre eux, finira pourtant l'histoire abandonnée de tous, qui ne songent qu'à partir en voyage et s'amuser.
Bien souvent comme dans la vraie vie, c'est la plus méritante qui souffre le plus, et si j'ai été triste du sort de Nona j'ai aimé la clairvoyance de l'auteur sur ce sujet.
L'autre personnage fort est Pauline Manford, la mère de Nona. Elle est la parfaite illustration de la femme insouciante, qui perd son temps dans des futilités et fait des choses pour pouvoir s'en vanter derrière (des oeuvres caritatives par exemple).
Et avec cela, elle a l'impression de remplir le vide de son existence, tout en éprouvant régulièrement le besoin "d'un nouveau stimulant moral" (guérisseurs et autres charlatans).
Si elle peut paraître ainsi irritante, l'auteur arrive à la rendre à peu près agréable au lecteur.
Le personnage franchement irritant et que l'auteur n'épargne nullement, c'est Lita.
Elle est totalement insouciante, fait le mal autour d'elle par son inconséquence et ses propos, elle dit des méchancetés sans même s'en rendre compte et sans jamais s'excuser.
Alors elle s'ennuie, elle veut faire du cinéma, elle veut divorcer, elle veut danser toute la nuit, elle séduit son beau-père, en somme, elle va rendre tout le monde malheureux.
Et lorsque Pauline essaye de lui parler, de lui faire comprendre qu'en divorçant c'est à son mari Jim qu'elle va faire du mal, qu'elle y réfléchisse à deux fois avant de faire quoi que ce soit, elle lui répond en toute simplicité : "Ne faudrait-il pas plutôt tenir compte du fait qu'il ne m'intéresse plus ?"
S'agit-il d'un caricature ?
Pour moi absolument pas, elle canalise tout ce que l'auteur a cherché à dénoncer en écrivant ce livre.
Outre l'intelligence des propos et la finesse psychologique des personnages, j'ai également apprécié ce livre pour le style d'écriture de l'auteur.
C'était ma première lecture d'Edith Wharton et j'ai assez aimé son style.
Elle est parfois cynique, parfois drôle, mais elle arrive à captiver le lecteur par son style et à dérouler une histoire sans même qu'il se rende compte que la fin est déjà proche.
Et même si plusieurs dizaines d'années séparent cette histoire de notre époque, il y a toujours un fond de vérité et les propos développés par l'auteur sont toujours d'actualité.
Finalement, c'est ce qui fait le charme de ce livre et surtout, le rend intemporel.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Missbouquin
24 juin 2013
Choisi pour le Club des Lectrices de juin auquel je ne pourrai pas assister, j'ai lu assez rapidement ce court roman. Nous avions pour but de choisir un roman qui traiterait d'un pays ou d'une ville, et qui en donnerait une analyse historique ou sociale. Les textes d'Edith Wharton sont vite apparus comme pouvant remplir parfaitement cette tâche.
Et le grand auteur américain a d'un certain côté comblé mes attentes, sauf que Les New-Yorkaises soit un texte aussi fort qu'Ethan Frome ou que le temps de l'innocence.
Dans le New-York des années folles, Pauline a secoué le joug en divorçant de son mari, il y a vingt ans. Elle vit désormais avec l'avocat Dexter et leur fille Nona. Elle fréquente régulièrement Arthur, son premier mari, et Jim, le fils qu'ils ont eu ensemble. Ce dernier a épousé une jeune fille pauvre dont on ne sait pas grand chose. Autour de ces quelques personnages, un drame va se cristalliser.
J'ai retrouvé avec plaisir la force du style d'Edith Wharton, son analyse des personnages (et de très beaux portraits de femmes) sa manière fine et puissante de décrire le moindre fait et geste de cette aristocratie oisive, qui va de gourous en fêtes de charité et de fêtes de charité en partie de chasse à la campagne : "cette activité artificielle, cette façon de tourner de plus en plus vite dans le vide, avec un besoin continuel de cures et de traitements pour se soulager de fatigues qui ne menaient à rien, à rien, à rien .." Une vie new-yorkaise qui est opposée à celle simple et utile que l'on pourrait mener à la campagne. Et en effet, je me demande toujours comment ils pouvaient tous occuper leurs journées sans occupation professionnelle … Ici la réponse nous est donnée par le personnage de Pauline, pièce maîtresse du roman, qui le domine entièrement et qui pourtant va perdre la face et passer à côté d'un événement essentiel qui va modifier l'équilibre de la famille. Une femme qui peut agacer mais qui m'a également peiné par son envie de bien faire et l'affection qu'elle porte aux siens malgré sa superficialité.
Devoir vs fantaisie ; contraintes horaires vs liberté ; voilà la dichotomie sur laquelle se fonde tout le roman, représenté par Pauline d'un côté et sa belle-fille Lita de l'autre. Et cette opposition est magnifiquement bien rendue dans le texte. Malheureusement, il me semble que Wharton, si elle ciselait ses personnages à la perfection, a laissé de côté l'histoire, qui se termine en une apothéose absurde qui ne peut que laisser le lecteur sur sa faim. Pendant quelques minutes je me suis dit qu'il manquait la vraie fin, et puis non … Une belle expérience de lecture qui se finit en queue de poisson, voilà ce que je retiens de ce livre, qui est au final une déception.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Accalia
21 juin 2013
Pour le mois de juin au Club des Lectrices, le thème était Les Etats-Unis. J'ai donc proposé une valeur sûre avec la romancière Edith Wharton (en croisant les doigts que personne ne l'ait lu le roman Les New-Yorkaises), qui a été à ma grande joie acceptée.

Et je ne l'ai pas regretté. J'ai passé un bon moment avec ce roman! J'aime vraiment beaucoup cette auteure, dont la plume est tellement élégante, fine et ironique, que c'est un véritable plaisir de la lire!

Je l'avais découvert une première fois avec le temps de l'innocence, qui est un roman absolument magnifique. Je le conseille vivement, ainsi que le film.

Ce sont des années particulières aux Etats-Unis. Les moeurs changent, sont bouleversés, on découvre une relative liberté de mouvements de pensées et ceux qui ne s'adaptent pas restent sur le carreau (comme Arthur Wyant par exemple). le règne des vieilles familles ancestrales et surpuissantes est toujours présent, mais perd de la vitesse. On autorise de plus en plus de choses, impensable 20 ans auparavant (comme le divorce).

Dans ce roman, il y a trois personnages féminins assez caricaturaux :
- la femme vieillissante qui voudrait saisir le temps et qui mène une vie trop rapide tout en cherchant sans cesse à se détendre
- le jeune fille de moins de 20 ans qui est déjà déçue et amère par ce que la vie a à lui offrir
- la jeune femme superficielle et très belle qui a fait un mariage avantageux et qui s'ennuie dans le rôle de mère au foyer.
J'ai bien aimé ces trois femmes, qui ont toutes les trois de grosses faiblesses, mais qui m'ont toutes émues à un moment donné, avec une nette préférence pour Nona, qui est celle que je parviens à comprendre le mieux.

Pauline et Lita sont particulières…je ne pouvais pas les supporter souvent, j'avais envie de leur coller des claques presque tout le temps. L'insouciance et l'égoïsme de Lita était parfois abominable. Pouvoir divorcer est une chose fantastique, mais le prendre à la légère comme elle le fait, c'est lamentable.
L'hypocrisie de Pauline est admirable (il va loin quand même, j'ai été assez impressionnée parfois!), mais est également fatiguant, tellement elle arrive à se convaincre elle-même de sa bonne foi. Alors bon, l'amertume de Nona, à côté, ce n'est rien et cela lui passera.

Tout est très conforme, je n'ai pas eu de grande surprise avec ce livre, je dois avouer que je savais exactement ce que j'allais y trouver. Et c'est aussi en partie cela que j'ai aimé dans ce roman. Je n'avais pas envie de lire un livre plein de rebondissement et de choses incroyables. La critique de cette société new-yorkaise que je connais, tranquille, pleine de verve et d'ironie où finalement rien ne change, cela m'a plu. Je me suis concentrée sur le style et ce fut un délice!

[Attention, je dévoile la fin]


————————————
Un roman agréable, dont j'ai beaucoup aimé la lecture. cela fait du bien de lire un livre bien écrit comme cela! Juste un petit bémol pour la fin, qui gâche un peu le roman. Sinon, je le conseille vivement, mais pour les novices, je pense que le temps de l'innocence est un meilleur moyen de commencer à lire du Edith Wharton.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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mjaubrycoin
27 novembre 2015
Pauline Manford, riche bourgeoise newyorkaise , mène tambour battant une vie sociale très remplie entre galas de charité, fêtes et conférences.
Elle arrive à entretenir les meilleurs rapports avec son premier mari malgrè le divorce qui les a séparés et Dexter l'avocat qu'elle a ensuite épousé et s'efforce de gérer le conflit conjugal de son fils Jim époux d'une belle evaporée à laquelle les hommes de son entourage font les yeux doux.
Tout ceci se déroule sous le regard critique de sa fille Nona qui assiste avec détachement à cette comédie urbaine.
L'action se situe dans les années vingt et la description de l'environnement sociologique des personnages ne permet pas de se faire une idée générale de la vie à New York à cette époque. Bien sûr c'est une classes sociale très favorisée, celle à laquelle appartenait Edith Warton, qui est mise en avant avec des problématiques qui peuvent paraître bien futiles.
Il n'en demeure pas moins que l'analyse des personnages est interessante et la finesse de la plume de la romancière nous conduit à nous attacher aux protagonistes
Ce roman n'est pas inoubliable mais sa lecture reste agréable .Je n'ai pas manqué de faire le rapprochement avec l'écriture de Nancy Mittford qui elle aussi, se consacre à l'étude d'une bourgeoisie oisive bien loin des préoccupations economiques et politiques
Je vais essayer de lire d'autres textes de cet auteur que certains comparent à Henry James pour me faire une idée plus précise
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
PersepolisPersepolis24 septembre 2014
Telle était la nouvelle idée du mariage, celle des gens de l'âge de Nona, qu'elle même partageait quelques heures plus tôt. Maintenant, la voyant à l'œuvre, elle se demandait si elle y adhérait encore. C'était une chose de théoriser sur la mobilité des êtres, une autre de les voir arrachés à eux-mêmes, avec des racines saignantes. Un botaniste avait récemment affirmé que les plantes étaient capables de douleur, que les déraciner était une opération cruelle - n'en aurait-il pas dit autant de la transplantation humaine, s'il s'était penché sur les hommes et les femmes modernes?
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MissGMissG07 janvier 2012
- Ma petite, je crois que vous ne savez pas ce que vous dites. Votre mari a la malchance d'être passionnément amoureux de vous. Le divorce dont vous parlez si légèrement l'anéantirait. Jim ne vous intéresse peut-être plus maintenant, mais il y a eu une époque où il vous a intéressée. Ne faudrait-il pas en tenir compte ?
Lita parut réfléchir. Puis elle déclara : "Ne faudrait-il pas plutôt tenir compte du fait qu'il ne m'intéresse plus ?"
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MissbouquinMissbouquin24 juin 2013
"cette activité artificielle, cette façon de tourner de plus en plus vite dans le vide, avec un besoin continuel de cures et de traitements pour se soulager de fatigues qui ne menaient à rien, à rien, à rien .."
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MissGMissG07 janvier 2012
Elle s'était sacrifiée, elle avait sacrifié Heuston, à l'idéal stupide d'une femme entêtée qui parvenait, pour impressioner les gens, à masquer son égoïsme derrière des formules de philanthropie et de piété. Parce qu'Aggie passait son temps à l'église , et qu'elle régentait des comités d'asile pour vieillardes et de maisons de repos pour tuberculeuses, elle avait un permis de cruauté à damner les frivoles. Détruire deux vies pour préserver son propre idéal de pureté !
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liratouva2liratouva209 août 2010
Elle se sentait rassurée du simple fait d'avoir écrit à son fils: elle avait toujours la secrète conviction qu'une chose était vraie si on la disait - à plus forte raison si on l'écrivait.
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