> Marion Mainwaring (Éditeur scientifique)
> Gabrielle Rolin (Traducteur)

ISBN : 2264028025
Éditeur : 10-18 (2005)


Note moyenne : 4.56/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
"Les Boucanières est l'ultime roman inachevé de la grande Wharton. Un délice." - Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur

"Le mariage, l'amour, l'argent : tels sont les dieux capricieux qui mènent par la main les boucanières, cette bande de ravissantes qui ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Titine75, le 01 février 2011

    Titine75
    “Les boucanières ” est le dernier roman de Edith Wharton, elle le laissa inachevé à sa mort en 1937. Il fut terminé par Marion Mainwaring, spécialiste de l'écrivain, grâce à un synopsis détaillé. Cette dernière oeuvre est une fresque se déroulant entre 1873 et 1877.
    L'histoire s'ouvre à Saratoga, à l'hôtel Grand Union où séjournent les familles St George et Elmsworth. Les mères de ces deux familles pensent à l'avenir de leurs filles, à leur entrée dans le monde. Virginia St George, d'une beauté saisissante, Lizzy et Mabel Elmsworth ont hâte d'exposer leurs atours et de commencer leur vie de femmes. Nan St George est la plus jeune, elle s'inquiète plus de l'arrivée de sa nouvelle gouvernante que de ses toilettes. Miss Testvalley, la gouvernante, vient d'Angleterre et sa présence va modifier la vie des petites américaines. Grâce à elle, Conchita Closson, l'infréquentable amie de Nan car brésilienne et ayant une mère divorcée, épouse un lord : Sir Richard Marable. Les cinq filles partent alors dans l'ancien monde pour le conquérir et élever leur niveau social. Les cinq boucanières se serrent les coudes, se soutiennent face à un monde codifié et peu indulgent.
    Suivant une thématique chère à son ami Henry James, Edith Wharton confronte l'ancien et le nouveau monde. C'était déjà le cas dans “Le Temps de l'innocence” mais c'est le vieux continent, incarné par la comtesse Olenska, qui venait s'installer dans le nouveau monde. Ici nos cinq boucanières viennent à Londres avec la ferme intention de se trouver des maris dans la haute société. Ce monde figé et corseté est assez surpris par l'attitude de ces jeunes femmes libres et pétillantes. Les vieilles ladies acceptent mal le peu de retenue des américaines. C'est le cas de la mère de Sir Richard Marable qui n'admet pas l'agitation de sa bru, Conchita. Une amie lui explique alors : “N'oubliez pas qu'il leur manque l'exemple que seule une cour royale peut donner. Mais certains d'entre eux apprennent très vite à se conduire.” Les cinq boucanières s'adapteront d'ailleurs plus ou moins à la rigidité de l'arictocratie anglaise. Conchita est la première à épouser un lord mais son mariage est rapidement catastrophique puisque son mari ne sait faire que des dettes. Virginia épouse le comte Seadow, futur marquis, et prend son rôle très à coeur. Son ambition sociale dévorante l'amènera à ignorer les souffrances de sa soeur. Lizzy Elmsworth se marie à un homme politique qui, grâce à l'intelligence de sa femme, est appelé à devenir premier ministre. Mabel Elsmworth est la seule à épouser un américain mais qui est multimilliardaire. Enfin, Nan épouse le duc de Tintagel mais le mariage ne dure pas. Il s'agit d'un malentendu, le duc épouse Nan car elle se moque de son titre, elle est fraîche et naïve. Nan se croit dans un poème du moyen-âge ou dans la légende du roi Arthur. Sa sensibilité exacerbée ne cadre pas avec la froideur, la rigidité des moeurs ducales. L'incompréhension entre les deux mondes est totale. Les hommes ne sont d'ailleurs pas à la hauteur dans ce roman et le duc de Tintagel ne fait pas exception. Séduits par la beauté, la vivacité et l'énergie des américaines, ils sont ensuite bien incapables de les comprendre.
    Mais Edith Wharton est plus clémente avec Nan St George qu'avec Newland Archer dans “Le Temps de l'innocence”. Ce dernier se pliait aux volontés de son monde, de son clan. Il épousait May Welland comme le souhaitait sa famille alors qu'il aimait la comtesse Olenska. Nan ne sacrifie pas sa vie pour faire plaisir à sa mère ou sa soeur. Son bonheur passe avant le rang social et elle n'hésite pas à demander le divorce au duc de Tintagel. Bien entendu, le geste n'est pas sans conséquence puisqu'elle doit quitter l'Angleterre et subir la désapprobation de sa famille. Mais Nan, la rêveuse, est prête à payer ce prix pour réussir sa vie personnelle. La vie de Edith Wharton n'est sans doute pas étrangère au dénouement “Des boucanières”. Après avoir épousé Edward Robin Wharton à l'âge de 23 ans, elle divorce en 1913 et trouve l'amour à Paris auprès du journaliste Morton Fullerton. A l'époque, elle est une des rares femmes à être libérée du joug du mariage. Il semble qu'elle ait eu envie de libérer également ses personnages !
    “Les boucanières” est un roman sublime, le talent de Edith Wharton y est à son apogée. Son écriture délicate, subtile fait merveille. L'auteur jette un regard nostalgique et ironique sur l'ancien et le nouveau monde. C'est avec un immense plaisir que j'ai suivi les péripéties de nos cinq boucanières et admiré une nouvelle fois la richesse de l'univers de Mrs Wharton.

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par AliceFee, le 26 mars 2012

    AliceFee
    • Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Boucanières?
    "J'avais décidé de découvrir Edith Wharton dont j'entendais souvent parler et j'avais d'ailleurs d'ores et déjà intégré Chez les heureux du monde à ma PAL, mais lorsque j'ai vu celui-ci, je l'ai trouvé beau et je me suis dit que pour se faire un avis sur un auteur, mieux valait lire deux de ses oeuvres qu'une seule!"

    • Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
    "Cinq jeunes américaines à la recherche de maris et boudées par la bonne société New-Yorkaise, débarquent à Londres, bien décidées à s'y faire une place..."

    • Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
    "J'ai été heureuse de retrouver la magnifique plume d'Edith Wharton! J'ai finalement bien fait de lire deux de ses livres, parce qu'après le premier, d'une si grande tristesse, je n'aurais pas eu le courage de m'y remettre si je n'avais pas déjà eu cet ouvrage-ci en ma possession, et ça aurait été fort dommage! J'ai passé de très agréables moments en compagnie de ces américaines qui viennent un peu rafraîchir et choquer, à notre grand plaisir, la vieille aristrocratie anglaise! Les changements de tons sont assez fréquents et on a parfois l'impression de lire une chronique plus qu'un roman, ce qui change un peu finalement. J'avoue tout de même une préférence pour la première moitié du livre, bien plus gaie! Il semble que l'auteur est décidemment bien du mal à attibuer des destins heureux à ses héroïnes..."
    • Et comment cela s'est-il fini?

    "Cette deuxième tentative m'incite à vouloir en découvrir plus chez Edith Wharton. Cependant, ce ne sont décidemment pas les fins que je préfère chez elle, et ici, alors même que l'oeuvre inachevée de l'auteur a été terminé par une autre dame, j'ai l'impression alors que je referme les dernières pages, qu'il manque encore quelque chose!"
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    • Livres 4.00/5
    Par patacaisse, le 21 juin 2010

    patacaisse
    Nan, jeune fille américaine, se trouve dans un hôtel avec sa sœur et trois autres jeunes filles. Elle est triste car on veut lui infliger la présence d'une gouvernante. Elle ne sait pas que Miss Testavalley va lui changer la vie.
    Ce livre raconte la vie aux Etats Unis puis en Angleterre de ces cinq jeunes filles bien décidées à avoir une place dans la société londonienne faute d'être acceptée aux Etats Unis....

    Lien : http://patacaisse.wordpress.com/2010/06/21/les-boucanieres-dedith-wa..
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Citations et extraits

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  • Par Lilly, le 11 décembre 2010

    Cette jeune femme qui, selon toute apparence, était aujourd'hui (depuis deux ans), Annabel Tintagel avait été auparavant Annabel St. George et la personnalité d'Annabel St. George, son visage, sa voix, ses goûts et dégouts, ses souvenirs, ses sautes d'humeur constituaient une petite réalité vacillante qui, bien que proche de la nouvelle Annabel, n'en faisait pas partie, ne se fondait pas, pour former une Annabel centrale, avec la doublure étrangère qui, dans la chambre Corrège de Longlands, face aux jardins privés de la duchesse, aspirait à n'être qu'une personne. A certains moments, la quête de sa véritable identité l'inquiétait ou la décourageait à tel point qu'elle était heureuse d'y échapper pour remplir automatiquement les devoirs de sa nouvelle condition. Mais pendant les intervalles, elle s'acharnait à se cherche et ne se trouvait pas.
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Vidéo de Edith Wharton

"Chez les heureux du monde" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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