> Brice Matthieussent (Traducteur)

ISBN : 226402593X
Éditeur : 10-18 (1998)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 29 notes) Ajouter à mes livres
"Arrogant, paresseux, génial et cancre, Ripley Bogle joue tous les personnages d'une même pièce avec une verve incroyable. (...). Au terme de cette autobiographie comique, truffée de digressions verbales à la Laurence Sterne qui rendent hommage à Joyce, Ripley Bogle nou... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Forrest, le 14 février 2011

    Forrest
    Que peut bien nous racontez un vagabond âgé de 22 ans ? Sa triste et misérable vie sur les trottoirs et bancs publics de Belfast à Londres. Ripley Bogle nous raconte, dans un monologue poignant, son parcours, ses histoires, ses errances.
    Plutôt doué et intelligent de nature, sa lente descente aux enfers est parsemée de moments durs et difficiles à entendre. Mais loin de se plaindre (tel qu'on pourrait l'attendre), il évoque les mauvais choix réalisés, les mauvaises personnes rencontrées à la mauvaise période, le mauvais pays dans lequel il est né...
    Et pourtant, il le sait : c'est lui le fautif! C'est lui le mésireux de l'amour, de l'amitié et de la vie. S'en sortira-t-il ? Dans un certain sens, on ne le souhaite pas !!
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Citations et extraits

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  • Par Forrest, le 12 février 2011

    Page 186 : Leicester Square. Ce lieu est d'une excentricité monstrueuse. Partout, les cinémas avancent leurs formes anguleuses et des affiches géantes agressent l'oeil. Le minuscule rectangle d'herbe et d'arbres est délimité par des piquets au centre de ce capharnaüm, tel un patient attendant son lavement sur le trottoir. Des centaines d'étourneaux se réunissent au milieu des airs dans un tumulte tapageur ; les arbres filiformes ainsi que les bancs sont partout enduits de leur omniprésence noire et virevoltante. Il y a de la merde d'oiseau dans tout le secteur. Cette place est toute mouchetée d'excréments d'oiseaux britanniques et de culture yankee. Je crois que je préfère la contribution des volatiles.
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  • Par Forrest, le 12 février 2011

    Page 269 : Nous autre Irlandais, nous sommes tous des putains d'imbéciles. Aucun autre peuple ne rivalise avec nous pour l'absurde sentimentalité dans laquelle nous nous vautrons. Nous et l'Ulster. Putains d'Irlandais chouchoutés par Dieu, ainsi qu'ils aimeraient le croire. Comme peuple, nous sommes une catastrophe ; comme nation, une honte ; comme culture, des casse-pieds... et pris individuellement, nous sommes souvent repoussants.
    Mais nous aimons tout ça, nous autres Irlandais. C'est pour nous un vrai régal. Pires nous sommes, plus nous aimons ça. Nous adorons la vieille Irlande et elle nous adore.
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  • Par Forrest, le 12 février 2011

    Page 88 : Allons bon, quoi encore ? On s'approche de toi. Bordel de merde ! Une rencontre. Un dialogue, une conversation. Achtung ! Clapoteux et sanglotant, le clodo de l'enfer se pointe vers toi. Dans ses yeux brillants, tu discernes l'envie diabolique des morts. Sa bouche se tord en un discours informe. Une puanteur infecte l'entoure, des paroles d'une horreur sans nom dégoulinent de la plaie qui lui tient lieu de bouche. Tu as la chair de poule, tes ongles crissent, tes couilles se rétractent. Non, pas ça !
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  • Par Forrest, le 12 février 2011

    Page 101 : La flicaille finira par te mettre la main au collet. Ils t'emmèneront au poste. Ils ne peuvent pas te laisser dormir dehors. C'est illégal. Tu peux rester assis ; tu peux rester debout ; tu peux traîner tant que tu veux, mais dormir dans la rue est une infraction à la loi. Quel genre de loi est-ce là ? Croient-ils vraiment que, si dormir dans la rue devenait légal, on assisterait à un soudain afflux d'habitués de la City, employés et millionnaires confondus, tout excités à l'idée de roupiller à la belle étoile ? Cette hypothèse paraît-elle sérieuse ?
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  • Par Forrest, le 12 février 2011

    Page 85 : L'une des conséquences curieuses de la vie de vagabond, c'est qu 'elle rend affreusement, terriblement socialiste.
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