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ISBN : 2749916496
Éditeur : Michel Lafon (2012)


Note moyenne : 2.71/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Mackie Doyle donnerait n'importe quoi pour avoir une vie normale, jouer de la basse et passer du temps avec Tate Stewart, cette fille solitaire aux yeux pailletés. Mais la petite ville de Gentry cache de sombres secrets. Il y a 16 ans, Mackie a été échangé contre un nou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Elamia, le 17 février 2015

    Elamia
    Ce roman me laisse un sentiment étrange. Comme si j'avais arpenté un rêve sans jamais vraiment rentrer dans l'histoire. Peut-être est-ce dû à la narration, qui m'a parue décousue à certains moments ou à un manque d'émotions. Je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages, et l'histoire ne m'a touchée plus que ça. D'une manière générale, c'est comme si ce livre n'avait pas eu d'impact sur moi, comme si je n'avais fait que survoler des lignes de texte.
    Et pourtant, j'ai tout de même apprécié l'atmosphère particulière qui s'en dégage. Une ambiance nostalgique, à la limite du gothique, dû à un aspect sombre des décors, à la musique rock qui tient une place importante dans l'intrigue. L'action prend place en plein mois d'octobre, à l'approche d'Halloween, la pluie tombe en abondance, le ciel est gris, les masques et les citrouilles ne sont pas loin. Tout cela participe à créer une atmosphère appropriée, parfaitement en accord avec le thème plutôt obscur et sombre du récit.
    Toute l'intrigue et l'intérêt de ce roman repose sur un mythe du folklore celte assez connu. Selon les anciennes traditions païennes, les gens faisaient des offrandes au Petit Peuple, (nourriture, bol de lait) afin de rentrer dans les bonnes grâces des Fées et se prémunir de leurs sortilèges. Ces dernières pouvaient parfois échanger des nourrissons humains au berceau, et les remplacer par leurs propres nouveaux-nés. Les enfants changelins, élevés parmi les mortels, ne perdaient pas pour autant leur nature originelle et la magie qui coulait dans leurs veines restait perceptible. C'est donc une version moderne et contemporaine de cette légende que l'on retrouve ici. En revanche, le Merveilleux est loin puisque les fées ont été remplacées par un peuple très étrange, tenant à la fois des zombies et des goules. le héros même de cette histoire, Mackie, appartient à ce peuple. S'il lui est très difficile de mener une existence normale, en raison de ses sens beaucoup trop aiguisés, et d'une intolérance au fer, il est quand même entouré par l'amour de sa famille et de ses amis. Il réside à Gentry, ville en proie à des enlèvements d'enfants, mais dont les habitants se contentent de leur sort, ils sont comme amorphes, et tentent vainement de se protéger avec des amulettes de leur invention. On baigne donc à travers cette histoire, dans un climat empli de superstitions et de mysticisme. Comme dans la mythologie celtique, la ville de Gentry, est séparé en deux mondes bien distincts : celui des Vivants et celui des Morts. C'est à Mackie qu'il appartient de lever le voile et de faire cohabiter harmonieusement les deux communautés. En effet, l'objet de sa quête sera de tenter de mettre fin à ces enlèvements d'enfants et de trouver un terrain d'entente avec son peuple d'origine. Cela lui permettra peut-être de trouver sa véritable nature et de savoir à quel monde il appartient véritablement.
    Narrativement, je trouve que le récit a de lourdes faiblesses, certains évènements arrivent un peu comme des cheveux sur la soupe. L'intrigue manque de profondeur, certains personnages (notamment la Dame) ne sont pas exploités à leur juste valeur. Les références aux traditions ancestrales sont nombreuses, on retrouve donc comme je l'ai dit plus haut, cette fameuse superstition concernant les nouveaux-nés, mais également une incarnation de la Déesse Morrigan, ici, représentée par une petite-fille aux traits diaboliques (ce que je n'ai pas bien compris d'ailleurs...). Il est paradoxal que Mackie arrive à survivre grâce à l'aubépine, ce buisson connu pour faire partie du bosquet des fées, dont elles interdisent l'utilisation aux humains, hormis en certaines occasions.
    Mise à part de nombreuses références relativement bien documentées et éclairées sur les traditions celtiques, l'intrigue en elle même est assez décevante. Cette histoire ainsi que ses personnages n'ont rien d'exceptionnel. Les relations entre les protagonistes restent assez plates et sans grande saveur. Quant au dénouement, et bien que dire ? Il est prévisible au possible et j'irais même jusqu'à dire qu'il est décevant.
    Finalement, j'ai bien aimé cet aspect mystique du roman. Explorer le folklore anglo-saxon était une excellente idée, mais personnellement, je ne suis pas convaincue par cette réinterprétation assez malsaine. Je n'ai pas non plus complètement adhéré à la vision de Brenna Yovanoff concernant Morrigan. La grande faiblesse de ce récit est son manque cruel de profondeur et d'impulsion. L'intrigue ne décolle jamais vraiment et les émotions peinent à se manifester.
    Je ne pense pas que cette histoire me reste en mémoire très longtemps, puisque qu'elle n'a pas réussi à me marquer. En revanche, il y a de bonnes idées en matière de décor, et j'ai énormément apprécié cette sorte de réécriture moderne d'une ancienne croyance. Même si le côté sombre ne m'a pas enchantée, il a le mérite de m'avoir rappelé de bons souvenirs. Je pense que j'aurais nettement plus apprécié ce livre pendant mon adolescence, lorsque j'étais moi même fan de groupes de métal à la Nine Inch Nails. La quatrième de couverture nous apprend que Brenna Yovanoff est une adepte de jeux vidéo, et son écriture en est fortement influencée. La musique qui tient une place de choix dans l'histoire, rappelle indéniablement Guitar hero, tandis que les créatures mises en scène, ont l'air tout droit sorties d'un jeu à la Left 4 dead. On ressent donc à travers ce roman, les goûts personnels de l'auteure et c'est à mon sens une bonne chose, de transmettre ses propres inclinations affectives, au travers d'un roman. Je pense que ce style plaira surtout à des adolescents ou à de très jeunes adultes.
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    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 29 septembre 2012

    Melisende
    Un vieux landau installé sous des ustensiles de cuisine en fer, eux-mêmes accrochés à la branche d'un arbre isolé dans un paysage brumeux et inquiétant… Avouez, cette illustration attire l'œil. Derrière celle-ci, on découvre que l'histoire se base sur les anciens mythes celtes de « L'échange » des nourrissons dans leur berceau. Voilà de quoi piquer ma curiosité !
    L'Echange comporte de bons éléments aussi bien du côté du héros que de l'univers mais également quelques faiblesses de rythme et d'intrigue qui ont fait revoir mes impressions générales à la baisse. Une lecture intéressante et originale, mais pas totalement aboutie, à mon sens.
    Les 330 pages de cette histoire reposent entièrement sur les épaules de son héros, Mackie. Mackie (diminutif de Malcolm) 16 ans, n'est pas comme les autres lycéens. Ses yeux noirs et sa peau pâle effraient, mais les adolescents de la ville pourraient s'y accoutumer si le jeune garçon n'avait pas des réactions disproportionnées au contact du sang et des objets métalliques. Porteur d'un secret qu'il ne peut plus supporter, Mackie doit faire semblant, chaque jour, et vivre avec sa culpabilité. Lorsqu'un nouveau nourrisson est enlevé, il ne peut pas rester les bras croisés et nier l'évidence comme le reste de la ville. Sauver cette petite fille sera peut-être le moyen de racheter sa présence en ville ? Ce sera peut-être l'élément qui lui manque pour pouvoir vivre une vie « normale » ?
    L'intrigue de L'Echange est entièrement basée sur les agissements du héros après la disparition de cet enfant et sur sa recherche dans les mondes souterrains. Dans l'ensemble, j'ai trouvé cela un peu trop léger et manquant un peu de rythme. Mackie rencontre des gens, fait des découvertes sur sa ville mais le tout, dans une atmosphère assez « cotonneuse ». Comme si Gentry était dans une bulle, que tous les habitants étaient des zombies auxquels on aurait lavé le cerveau… Il semble que Brenna Yovanoff soit une habituée des jeux vidéos et ça ne m'étonne pas, plusieurs fois je me serais crue dans les mines de Silent Hill…
    Je reste volontairement « floue » mais si vous vous lancez dans cette lecture, vous vous rendrez compte que le flou artistique est de mise. On parvient à rassembler quelques bribes du puzzle au fil des pages mais au final, on reste tout de même assez peu renseignés sur ce qui se passe dans cette ville - Gentry -, sur ses traditions ou sur les monstres qui y vivent… J'ai compris que tous les sept ans, un nourrisson est enlevé de son berceau et remplacé par un enfant-monstre qui, la plus grande partie du temps, ne survit pas au rejet de ses parents adoptifs car, même s'ils font comme si de rien était, comprennent que la créature dans le berceau n'est pas leur enfant. Seul Mackie a survécu à L'échange, grâce à sa grande sœur adoptive Emma qui lui a offert tout l'amour qu'elle possédait malgré son très jeune âge (4 ans au moment de L'échange, si je ne dis pas de bêtises).
    Mackie n'a donc pas sa place dans le monde des humains « normaux »… mais ne l'a pas non plus chez ses « vrais » parents puisqu'il n'aurait pas dû survivre ! C'est là que je trouve la narration intéressante. En effet, Brenna Yovanoff offre la parole à son antihéros (qui utilise le « je »), le lecteur est ainsi au plus proche de ses pensées, de ses joies et surtout de ses peines. Outre cette crise « d'identité », Mackie, comme tout bon adolescent qui se respecte, est aussi en crise « hormonale ». Les filles prennent donc pas mal de place dans son univers, mais, contrairement aux histoires où ces demoiselles racontent le récit, le jeune homme évite les niaiseries. Je n'ai, pour autant, trouvé aucun intérêt à ses romances adolescentes, mais elles ne m'ont pas gênée non plus. A mon sens, Mackie est un personnage qui peut parler à bon nombre d'adolescent(e)s puisqu'il s'attarde sur les peurs et contrariétés liées à cet âge ingrat.
    Garçons, filles, adultes, monstres… beaucoup de personnages secondaires gravitent autour du héros. Certains m'ont convaincue, d'autres non. Tate par exemple, la grande sœur de la petite fille récemment enlevée, est sans doute celle qui m'a paru la moins « vraisemblable » de tous, dans ses réactions notamment. Ou alors je n'ai pas du tout réussi à cerner sa personnalité. Dans tous les cas, je n'ai pas réussi à l'apprécier. En revanche, j'ai été émue par l'amour inconditionnel qu'Emma ressent pour ce frère qu'elle a tout de suite accepté. C'est assez fort, le message est beau. le meilleur ami de Mackie, Roswell, même s'il parle peu, est lui aussi bel et bien présent. C'est un pilier sur lequel le héros peut compter. Côté « monstres », on fait la connaissance de la Morrigane. Grosse surprise lorsque j'ai lu ce nom et surtout lorsque j'ai lu la description de celle qui le porte. Morrigane est une divinité du panthéon celte connue pour sa présence sur les champs de bataille, reconnaissable à son animal totem, le corbeau (ou la corneille). Ici, Brenna Yovanoff a osé « moderniser » cette version pour en faire quelque chose… d'intéressant. Intéressant mais que je ne comprends pas vraiment. Quelle est la finalité de ce choix ? Quel est son but ? Deux autres personnalités des souterrains marquent le lecteur : la Dame et le Coupeur. Malheureusement, nous ne saurons rien sur ces deux-là. J'imagine que l'auteure s'est également inspirée de la matière celte pour les concevoir, mais de quelles personnalités précisément… j'aimerais bien le savoir !
    Finalement, le plus gros point négatif de ma lecture réside dans cet aspect « brumeux » qui ne m'a jamais lâchée. Alors oui, cette ambiance « voilée » est propre aux mythes celtes et leur rend justice mais à mon goût, trop de flou tue le flou. Alors peut-être y aura-t-il un second tome pour lever le voile sur certains points ? Ou peut-être pas. La matière est là, elle est intéressante (voire passionnante) mais à trop vouloir faire des mystères, on perd parfois quelques lecteurs en route ; et c'est dommage.

    Ecrire un roman, estampillé « jeunesse » qui plus est, sur les traditions celtes liées à ces méchantes « fées » qui enlevaient les enfants au berceau, en voilà une idée originale ! Encore faut-il qu'elle soit menée à bien… Je félicite Brenna Yovanoff pour la mise en scène de son antihéros-narrateur (le vrai point positif de ce livre) mais je regrette qu'elle ait choisi de garder trop de mystères pour elle… Une atmosphère brumeuse c'est bien, mais avec modération !

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-echange-de-brenna-yovano..
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    • Livres 4.00/5
    Par Tomisika, le 25 février 2014

    Tomisika
    Mackie Doyle est un adolescent de 16 ans qui vit dans une ville minière, Gentry. Depuis toujours, il ne supporte pas l'odeur du sang, et plus particulièrement du fer. Beau garçon mais très introvertie, il ne se sépare que très rarement de ses trois amis Danny, Roswell et Drew. Mackie est aussi sous le charme d'Alice, une très belle jeune fille qui ne semble pas insensible à ses charmes. Mais voilà, dans cette ville, il faut à tout prix paraître normal. Il y a quelques années de cela, un homme fut pendu haut et court, accusé d'avoir enlevé des bébés. Tout le monde se méfie et a tendance à réagir de façon très violente.
    Mackie n'en est que plus effrayé car son père lui a toujours dit de tout faire pour paraître normal, insinuant qu'il était différent. Tout aurait pu bien aller si ce jour spécial du don du sang, quelqu'un n'avait pas écrit « monstre » en lettres de sang sur son casier.
    Dans ce livre, Mackie va donc partir à la recherche de ses origines, mais aussi devoir sauver ses proches, qui, par la force des choses, vont se retrouver en danger. Le jeune homme va faire une plongée dans un monde à part, très particulier, qui va nous faire travailler l'imagination, et dans lequel on pourra projeter toutes les idées issues de notre propre imagination.
    Des personnalités intéressantes
    Mackie est un gamin bien courageux. Ses actions sont justifiées. Même si on n'adhère pas à ses choix, on comprend son attraction pour cet univers qui l'appelle. Autre personnage sympathique ; Tate, qui désire à tout prix retrouver sa sœur. Une jeune fille banale, mais qui possède une personnalité intéressante.
    J'avais repéré ce livre depuis un moment. Mais son prix m'avait dissuadé de l'acheter. Quand je l'ai vu lors de la vente privée, je m'en suis souvenue et me le suis acheté. En consultant quelques avis sur des sites références, je me suis bien vite rendue compte qu'en fait cette lecture était très peu appréciée par les lecteurs français, au contraire des anglophones qui ont énormément apprécié le bouquin. J'ai pu constater un petit souci de traduction sur une page mais sinon l'ensemble m'a semblé cohérent.
    Une espèce de "clair-obscur"
    L'échange se base sur le même registre que Le cirque des rêves. L'auteure nous donne des clés de compréhension et c'est à nous de recréer notre monde imaginaire. Effectivement, certaines choses sont floues, et pour les lecteurs habitués à suivre à la lettre un récit, l'ensemble peut sembler cohérent. De mon côté, je me suis tellement laissée porter que j'ai quelques fois eu des sueurs froides en lisant certaines parties, me demandant quelles horreurs l'auteure avait gardé en stock pour le chapitre suivant.
    Les réponses ne sont pas évidentes, Brenna Yovanoff semble jouer sur une espèce de « clair-obscur » où les frontières ne sont pas évidentes. On ne comprend pas qui sont les personnages, quel est le contexte. Elle nous force à remplir des blancs qu'elle a laissé insidieusement.
    L'échange met en scène un monde dans les ténèbres, impossible à qualifier, existant pour la ville mais en même temps invisible. Les personnages sont étranges : morts-vivants, ou vivants. Des sadiques rodent pour le seul plaisir de torturer des citadins.
    Finalement, ce livre qui joue beaucoup sur les impressions et les projections, laissant le lecteur libre d'imaginer ce qu'il veut, repose sur des bases solides et cohérentes qui lui permettent de s'immerger dans un monde bien défini et à l'univers propre.
    Un récit imaginaire très bien écrit, mais pour lequel il ne faut pas avoir trop d'attentes, au risque de ne pas se laisser porter et d'être déçu.

    Lien : http://labibliodegaby.blogspot.fr/2014/02/lechange-de-brenna-yovanof..
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    • Livres 4.00/5
    Par helvetius, le 21 janvier 2015

    helvetius
    J'ai passé un bon moment en lisant L'échange de Brenna Yovanoff même si certains points me chiffonnent un peu.
    Je vais déjà parler de la couverture que je trouve magnifique même si elle est assez glauque. L'illustration est très belle dans son genre et pour une fois, je trouve qu'elle reflète bien le thème et l'ambiance du livre, sombre et oppressante. Donc déjà premier bon point pour ma part.
    Au niveau de l'histoire, je trouve le thème très intéressant. Dans la ville de Gentry, tous les 7ans, un enfant humain est échangé contre un des "Autres". Mais voilà, ces "Autres" enfants meurent généralement rapidement car le fer qui nous entoure les empoisonnent. Ces sacrifices, ces échanges sont connus et acceptés, en quelque sorte, car tout le monde le sait mais personne ne fait rien pour les empêcher. Nous suivons donc Mackie, un de ces autres enfants, élevé dans une famille humaine à la place du vrai Mackie, mais qui est malheureusement entrain de mourir à cause de son environnement. Sa quête d'un remède va l'amener à rencontrer les siens et à remettre son existence en question.
    J'ai beaucoup aimé cette histoire. Au début, j'ai eu peur de tomber encore sur des vampires - je les aime mais je ne cherchais pas ça dans cette lecture - mais en fait pas du tout. Ici les "méchants" n'ont pas de noms, pas d'appellations, on les appelle "Eux" ou les "Autres" sans vraiment savoir ce qu'ils sont. Cet aspect est déjà très intéressant car comment ne pas être effrayé par quelque chose que l'on ne peut pas nommer?
    J'ai également apprécié le fait que l'on découvre les choses en même temps que Mackie. J'étais un peu perdue, je ne comprenais pas trop ce qui se passait, si ce n'est que ce jeune homme est malade et qu'il ne sait pas quoi faire pour s'en sortir. En fait, j'étais comme lui, perdu et effrayé mais déterminé à trouver une solution. J'ai trouvé ce personnage assez intéressant à suivre même si ces préoccupations d'ado me tapaient sur les nerfs ! Pour rajouter un peu de drame, il est élevé par la famille d'un pasteur, ce qui le pousse à remettre en questions ses origines, qui sont à l'opposé de son éducation.
    Enfin l'ambiance et les "Autres" ont fini par me convaincre. Une ville où il pleut quasiment tout le temps, où les gens sont tellement superstitieux qu'ils vont jusqu'à mettre des couteaux au-dessus des berceaux des nouveau-nés, rien de mieux pour que mon imagination s'emballe! Les "Autres" sont morts, ils sont vivants, ils sont morts-vivants, ce sont des monstres, des humains, bref c'est compliqué et mystérieux et ça me plait. L'auteur joue sur ce mystère et rend l'atmosphère oppressante et inquiétante. Mais c'est aussi un des points négatifs que j'ai trouvé à ce livre. En effet, je trouve que ces personnages sont mal exploités, j'aurais aimé en savoir davantage sur ces "Autres" et leurs origines. J'ai beaucoup aimé le personnage de la Morrigane, cette déesse de la guerre, qui ici prend les traits d'une sorte de babydoll maléfique.
    Le second point négatif vient du style de l'auteur, ou de la traduction, car parfois, j'ai dû relire plusieurs fois une phrase pour la comprendre. Ce n'est pourtant pas de la haute littérature, c'est un style assez simple mais ici un peu lourd, ce qui a ralenti mon rythme de lecture qui est généralement très rapide pour ce genre de roman.
    Enfin bref, malgré ces deux, petits, points négatifs, j'ai passé un bon moment auprès de Mackie et des siens.
    Challenge ABC 2014/2015 16/26
    Challenge PAL
    Challenge Variétés 2015 "Livre écrit par une femme" 1/52
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    • Livres 3.00/5
    Par lilu60, le 09 octobre 2012

    lilu60
    Mackie a toujours été différent, mais personne à part sa soeur n'a jamais mis les mots sur ce qu'il cache. Ses malaises et autres allergies ne sont que les manifestations de qu'il est vraiment: un être venant d'un monde souterrain, remplaçant d'un enfant humain "offert" en sacrifice. Mais ses maux ne font qu'empirer au point qu"il craint pour sa vie. Un homme étrange lui propose alors de l'aider, mais à quel prix? Pourra t'il continuer à vivre comme si rien de tout cela n'existait? Pour le savoir, il faudra le lire^^
    A la lecture du résumé, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre, de quelle façon l'histoire allait être traitée, et j'avoue avoir été assez surprise avec cette lecture.
    Mon choix s'est fait, comme bien souvent, en fonction de la couverture. Celle-ci est vraiment superbement travaillée. Elle est en complète corrélation avec l'histoire, ce que j'aime particulièrement. On la comprend au fil de la lecture et c'est très appréciable. Mais même avant cela, la qualité de celle-ci m'a fait choisir ce roman sans me poser de questions!
    Une ambiance angoissante - L'auteur nous plonge dans une ambiance assez lourde dès le départ, comme si cette ville et ses habitants étaient toujours sous une chape de plomb. Je m'imagine parfaitement la ville sous un ciel nuageux, brumeux et les personnages toujours inquiets, soucieux. Tout cela donne une atmosphère très pesante, et la suite des évènements vont la rendre vraiment glauque. Cela donne un vrai cachet au roman, et fera le bonheur des jeunes accros aux ambiances étranges.
    L'histoire est vraiment spéciale. On est tout de suite plongé dans l'univers de cette ville très particulière, qui de l'extérieur semble pareille à n'importe quelle autre, mais qui est en fait, tout sauf ordinaire. Depuis des années, les habitants cohabitent avec des êtres venants d'un monde souterrain, certains sont des sortes de revenants et les autres sont... difficiles à décrire, et cela m'a d'ailleurs posé problème. On ne comprend pas pourquoi, comment ses êtres sont là, et surtout qui ils sont vraiment. Les choses sont ainsi et il faut accepter cet état de fait pour continuer la lecture sans trop de difficulté, mais non sans frustration.
    Cette ville semble subir une sorte de malédiction, et ne cherche pas à changer les choses. Même si c'est assez déprimant de penser qu'une communauté puisse accepter un tel sacrifice, et que personnellement je trouve cela révoltant, on peut facilement trouver dans le quotidien des exemples similaires de phénomène de groupe. En ça, l'histoire reste assez réaliste même si c'est un cas très étrange^^.
    Au départ, j'ai eu un peu de mal à savoir où l'histoire allait nous amener, entre les personnages qui sont au courant pour Mackie, ceux qui ne le sont pas et ne comprennent pas ce qui lui arrive, et ceux qui savent mais font comme s'ils l'ignoraient... Toute la ville vit dans le déni et c'est assez troublant. Ensuite on découvre la 2eme facette de cette ville, et là tout devient encore plus compliqué. Il faut s'attacher à suivre l'évolution du personnage de Mackie pour s'y retrouver. le problème étant surtout que beaucoup d'éléments sont présents dans cette histoire, mais très peu sont suffisamment développés pour en comprendre les tenants et les aboutissants. C'est un vrai manque pour moi.
    Côté personnages, plusieurs sont intéressants même si là encore, ils sont trop peu développés à mon goût. J'ai apprécié Emma, la soeur de Mackie, qui bien qu'elle connaisse son secret, l'aime de manière inconditionnelle. Tate est la soeur d'un enfant échangé. Elle a un fort caractère et a su aller au bout de ses convictions, seule contre tous. Mackie est le personnage principal du roman, il est le lien entre ces 2 mondes, et une sorte de lueur d'espoir pour l'un comme l'autre. Dans la maison du Chaos (là où habitent les "revenants") j'ai apprécié la Morigane, personnage qui m'a fait pensé à une "matrone", dans ses répliques et sa façon de gérer les choses, tout autant qu'à une petite fille dans ses attitudes avec Mackie.
    Un roman original, qui ne m' a pas déplu, mais qui a manqué de profondeur pour m'emporter dans son monde.
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Citations et extraits

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  • Par Melisende, le 29 septembre 2012

    Dans l'histoire, Emma a quatre ans. Elle sort de sa chambre et traverse le couloir en pyjama. Quand elle touche la petite main entre les barreaux, la chose dans le berceau se rapproche, essaie de la mordre, alors elle retire ses doigts, mais ne recule pas. Ils passent toute la nuit à se scruter dans le noir. Au matin, la chose est toujours tapie sur le matelas aux imprimés d'animaux et la regarde. Ce n'est pas son frère.
    C'est moi.
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  • Par Ophelien, le 23 juin 2013

    Mille choses peuvent survenir et vous effrayer jour après jour. Et si quelqu'un de proche se révélait atteint d'un cancer et qu'il arrive quelque chose à votre soeur, à vos amis ou à vos parents ? Si vous étiez renversé par une voiture en traversant la rue, ou si vos camarades de lycée découvraient que vous êtes un monstre ? Ou si vous vous enfonciez trop loin dans le lac et que l'eau vous submergeait ? Et s'il y avait le feu ou la guerre ?
    De quoi vous empêcher de dormir toute la nuit, d'autant que ce sont des choses parfaitement réelles. Possibles.
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  • Par Ophelien, le 23 juin 2013

    - Qui êtes-vous ?
    Elle sourit encore, me caressa le visage.
    - Je suis la terreur.
    J'eus l'impression d'être effleuré par un morceau de parchemin, tant sa peau était fine.
    - Je tire ma force de leurs peurs et je m'en nourris.

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  • Par cats26, le 09 juin 2014

    -Quand est-ce que tu apprendras que tu as certaines limites? tu peux te débrouiller dans le monde, tu peux survivre, mais tu ne seras jamais comme eux. Je possède ni tonique, ni sérum pour ça. Peu importe le mal que tu t'infligeras, tu ne pourras jamais vivre la même vie qu'eux. [...]
    -Je ne veux pas la même vie que tous les autres, marmonnai-je d'une voix essoufflée. Je veux juste vivre ma vie.

    -Mackie, ne le prends pas mal, seulement, tu es le mec le plus bizarre que je connaisse. C'est pas pour ça que t'es pas un vrai mec. En fait, je dirais que ça te rend encore plus particulier.



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  • Par Melisende, le 29 septembre 2012

    La morale de cette histoire est qu'il ne faut pas attirer l'attention. Ne pas avoir de doigts déformés. Ne laisser personne s'étonner de son aptitude à accorder des instruments à l'oreille. Ne pas montrer les élans de son coeur, sinon, dès que quelque chose ne va plus, on risque de se retrouver pendu à un arbre.
    Tout le monde a des racines, des origines. Certaines sont juste plus accessibles que d'autres.
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