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Note moyenne 4.06 /5 (sur 219 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Newark , le 03/07/1926
Mort(e) à : New York , le 05/04/1997
Biographie :

Allen Ginsberg est un poète américain et un membre fondateur de la Beat generation.

Il fut l'artisan du rapprochement idéologique entre les beatniks des années 1950 et les hippies des années 1960, fédérant autour de lui des hommes comme Gregory Corso, Jack Kerouac, Neal Cassady, William Burroughs et plus tard Bob Dylan.

La poésie de Ginsberg, manifeste de la Beat generation à elle seule, se caractérise par sa liberté de ton et son aspect volontiers décousu, lié à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une prosodie toute particulière.

Abordant de front la sexualité, les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, elle a fortement influencé l'émergence des idées hippies. On lui attribue le slogan Flower Power abondamment utilisé par la communauté Hippie.
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Source : Wikipédia.fr
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NICOLAS COMMENT - DYLAN, IN ABSENTIA Avec Nicolas Comment & Brisa Roché, accompagnés par Jeff Hallam (bassiste-contrebassiste) Lecture musicale Été 1966. Bob Dylan entre en dissidence de sa propre dissidence en refusant d'être le guide de sa génération. Vivant jusqu'alors en roue libre — Like a Rolling Stone — l'artiste, ébloui par le soleil d'un petit matin neuf à Woodstock, après trois nuits passées sans sommeil, zigzague sur sa moto et chute. Blessé aux cervicales, le chanteur est hospitalisé. Bientôt sevré de la drogue, il se met au vert dans les environs de New York. Donné pour mort, absent médiatiquement, cherchant à tout prix à fuir la célébrité pour honorer son mariage et devenir un bon père, Bob Dylan amplifie malgré lui sa légende. Nicolas Comment suit à la trace cet homme de vingt-sept ans en lutte contre son double. Au fil des pages, passent d'autres garçons sauvages, tels Brian Jones, Allen Ginsberg, Jimi Hendrix, ainsi que les silhouettes élancées de quelques femmes d'exception, en particulier la « Dame aux yeux tristes des basses-terres » de Blonde On Blonde : Sara. Pour elle, pour ses enfants, Dylan tente d'échapper à la « Société du Spectacle » au moment où il en devient un des mythes, par son absence même. Cette évocation en mots et en images du Bob Dylan retiré des années 1966-69, sera ponctuée par la présence de la chanteuse Brisa Roché qui interprétera les chansons évoquées dans le livre. À lire - Nicolas Comment, Dylan, in absentia, Louison éditions, 2022.
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Citations et extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
melina1965   30 juillet 2013
Howl et autres poèmes de Allen Ginsberg
Le poids du monde

est amour

Sous le fardeau

de solitude,

sous le fardeau

d'insatisfaction
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Olaf   30 avril 2011
Howl et autres poèmes de Allen Ginsberg
J'ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,

se traînant à l'aube dans les rues nègres à la recherche d'une furieuse piqûre,

initiés à tête d'ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne,

qui pauvreté et haillons et oeil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l'obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par-dessus le sommet des villes en contemplant du jazz,

qui ont mis à nu leurs cerveaux aux Cieux sous le Métro Aérien et vu des anges d'Islam titubant illuminés sur les toits des taudis,

qui ont passé à travers des universités avec des yeux adieux froids hallucinant l'Arkansas et des tragédies à la Blake parmi les érudits de la guerre,

qui ont été expulsés des académies pour folie et pour publication d'odes obscènes sur les fenêtres du crène,

qui se sont blottis en sous-vêtements dans des chambres pas rasés brûlant leur argent dans des corbeilles à papier et écoutant la Terreur à travers le mur,

qui furent arrêtés dans leurs barbes pubiennes en revenant de Laredo avec une ceinture de marihuana pour New-York,

qui mangèrent du feu dans des hôtels à peinture ou burent de la térébenthine dans Paradise Alley, la mort, ou !eurs torses purgatoirés nuit après nuit, avec des rêves, avec de la drogue, avec des cauchemars qui marchent, l'alcool la queue les baises sans fin, incomparables rues aveugles de nuage frémissant et d'éclair dans l'esprit bondissant vers les pôles du Canada,

,qui s'enchaînèrent pleins de benzédrine sur les rames de métro pour le voyage sans fin de Battery au Bronx jusqu'à ce que le bruit des roues et des enfants les firent redescendre tremblants

qui errèrent et errèrent en tournant à minuit dans la cour du chemin de fer en se demandant où aller, et s'en allèrent sans laisser de coeurs brisés,

qui allumèrent des cigarettes dans des wagons à bestiaux wagons à bestiaux wagons à bestiaux cahotant à travers neige vers des fermes désolées dans la nuit de grand-père,

qui au Kansas étudièrent Plotin Poe Saint Jean de la Croix la télépathie et la cabale hep parce que le Cosmos vibrait instinctivement à leurs pieds, qui se sont esseulés le long des rues de l'idaho, cherchant des anges indiens visionnaires, qui ont pensé qu'ils étaient seulement fous quand Baitimore luisait en extase surnaturelle,

qui ont sauté dans des limousines avec les Chinois de l'Oklahoma sous l'impulsion de la pluie de minuit

qui flénèrent affamés et tout seuls dans Houston cherchant du jazz sexe, soupe, suivirent l'Espagnol brillant pour converser au sujet de l'Amérique et de l'Eternité, tèche sans espoir, et ainsi embarquèrent pour l'Afrique,qui disparurent à l'intérieur des volcans mexicains ne laissant derrière eux que l'ombre des blue-jeans et la lave et la cendre de poésie éparpillée dans la cheminée de Chicago,

qui réapparurent sur la Côte Ouest enquêtant sur le F.B.l. en barbe et en culottes courtes avec de grands yeux de pacifistes sensuels dans leur peau sombre, distribuant des tracts incompréhensibles

qui hurlèrent à genoux dans le métro et furent traînés du toit en agitant génitoires et manuscrits,

qui se laissèrent enculer par des saints motocyclistes et hurlèrent de joie,

qui sucèrent et furent sucés par ces séraphins humains, les marins, caresses d'amour atlantique et caraïbe,

qui baisèrent le matin et le soir dans les roseraies et sur le gazon des jardins publics et des cimetières répandant leur semence à qui que ce soit jouisse qui pourra, que secouèrent des hoquets Interminables en essayant de rigoler mais qui se retrouvèrent en sanglots derrière la paroi du Bain Turc quand l'ange nu et blond vint les. percer avec une épée,

qui perdirent leurs boys d'amour à trois vieilles mégères du destin la mégère borgne du dollar hétérosexuel la mégère borgne qui cligne de l'oeil dans la matrice et la mégère borgne qui ne fait rien d'autre de rester assise sur son cul et de couper les fils d'or intellectuels du métier à tisser de l'artisan,

qui copulèrent en extase et insatiables avec une bouteille de bière une fiancée un paquet de cigarettes une bougie et tombèrent du lit et continuèrent le long du plancher et dans le couloir et s'arrêtèrent au mur évanouis avec une vision de vagin et de jouissance suprême éludant la dernière éjaculation de conscience.

qui sucèrent le con d'un million de filles tremblantes dans le soleil couchant, et ils avaient leurs yeux rouges au matin mais prêts à sucer le con du soleil levant, étincelant des fesses dans les granges et nus dans le lac,

qui sortirent draguer à travers le Colorado dans des myrlades de voitures de nuit volées, NC héros secret de ces poèmes-cl, baiseur et Adonis de Denver - joie à sa mémoire d'innombrables balsages de filles dans des terrains vagues et dans la cour des restaurants, dans les rangées boiteuses de cinémas, au sommet des montagnes dans des caves ou avec des serveuses maigres dans des soulèvements familiers de combinaison solitaire au bord de la route et joie spécialement aux solipsismes et aux Toilettes secrètes des stations-service et aussi dans les ruelles de la ville natale et qui se dissolvêrent dans de vastes cinémas sordides, furent tranférês en rêve et se réveillèrent sur un brusque Manhattan.
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Arcaalea   03 avril 2015
Howl et autres poèmes de Allen Ginsberg
Nul repos

sans amour,

nul sommeil

sans rêves

d'amour

soyez fou ou glacé

obsédé d'anges

ou de machines,

le voeu dernier

est amour
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Allen Ginsberg
BigDream   30 octobre 2016
Allen Ginsberg
La souffrance en elle-même n'est pas si terrible; c'est le ressentiment contre la souffrance qui fait vraiment souffrir.
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Olaf   05 février 2013
Journal (1952-1962) de Allen Ginsberg
A quatorze ans, j'étais introverti, athée, communiste et juif, et je voulais encore être président des États-Unis.

A dix-neuf ans, dépucelé, je suçais des bites et croyais à une réalité suprême; anarchiste, hipster reichien totalement apolitique, je désirais plutôt être un grand poète.

A vingt-deux ans, mystique halluciné je croyais à la Cité de Dieu et voulait être un saint.

A vingt-trois ans, un an plus tard, j'étais déjà délinquant, pécheur désespéré, démon de camé; je voulais atteindre le réel.

A vingt-quatre ans, après avoir été taulard, dingo schizoïde à l'asile, j'ai couché avec des filles et fait une psychanalyse.

A vingt-six ans, je suis timide, sors avec des filles; écris de la poésie, suis agent littéraire freelance et recensé comme électeur du parti démocrate; je cherche du travail.

Qu'est ce qu'on en a foutre?
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Unhomosapiens   30 janvier 2020
Journaux indiens (mars 1962 - mai 1963) de Allen Ginsberg
Paradis : un endroit au-delà de la merde et du désir. Ne plus avoir peur de personne ni de rien.
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melina1965   30 juillet 2013
Howl et autres poèmes de Allen Ginsberg
soyons les anges du désir du monde

embarquons le monde au lit avant de mourir.
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SZRAMOWO   27 novembre 2014
Kaddish de Allen Ginsberg
Détroit a fabriqué une million d'automobiles

d'arbres à pneus et de fantômes

mais je marche, je marche, et l'Orient marche

et tôt ou tard l'Amérique du Nord marchera

nous avons l'Ange Chinois à notre portée il nous chassera de la porte dorée de l'avenir

nous n'avons pas chéri la pitié sur le Tanganyka

Einstein vivant fut ridiculisé à cause de sa politique céleste

Bertrand Russel chassé de New York parce qu'il se faisait mettre et l'immortel Chaplin chassé de nos rivages une rose entre les dents.

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SophieChalandre   30 octobre 2021
Howl & Other Poems Signed Edition de Allen Ginsberg
How many Saturday nights will be

made drunken by this legend ?

How will young Denver come to mourn

her forgotten sexual angel ?



How many boys will strike the black piano

in imitation of the excess of a native saint ?

Or girls fall wanton under his spectre in the high

schools of melancholy night ?



While all the time in Eternity

in the wan light of this poem's radio

we'll sit behind forgotten shades

hearkening the lost jazz of all Saturdays.



Neal, we'll be real heroes now

in a war between our cocks and time :

let's be the angels of the world's desire

and take the world to bed with us before we die.



Sleeping alone, or with companion,

girl or fairy sheep or dream,

I'll fail of lacklove, you, satiety:

all men fall, our fathers fell before,



but resurrecting that lost flesh

is but a moment's work of mind:

an ageless monument to love

in the imagination :



memorial built out of our own bodies

consumed by the invisible poem —

We'll shudder in Denver and endure

though blood and wrinkles blind our eyes.



So this Green Automobile :

I give you in flight

a present, a present

from my imagination.



We will go riding

over the Rockies,

we'll go on riding

all night long until dawn,



then back to your railroad, the SP

your house and your children

And broken leg destiny

you'll ride down the plains



in the morning : and back

to my visions, my office

and eastern apartment

I'll return to New York.
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Mezlaf   16 mai 2016
Howl et autres poèmes de Allen Ginsberg
...et se dressèrent réincarnés dans les vêtements fantômes du jazz à l' ombre des trompes d'or de l' orchestre et jouèrent la souffrance de l' esprit nu de l'Amérique pour l' amour dans un eli eli lamma sabacthani cri de saxophone qui fit trembler les villes jusqu'à leur dernière radio

avec le coeur absolu du poème de la vie arraché à leurs propres corps bon à manger pour un millénaire.
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