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Philippe Bataillon (Traducteur)
ISBN : 2757808052
Éditeur : Points (13/03/2008)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Antonio Muñoz Molina est ici écrivain et personnage des rues de Manhattan, parcourues sac au dos et crayon à la main pendant des mois, de musées en cafés, de marchés en théâtres, de quartiers en galeries d'art et en librairies.

Ses fenêtres sont le cadre d'un tableau de Hopper, une aquarelle d'Alex Katz, elles s'ouvrent sur un film de Hitchcock ou d'Orson Welles, se font l'écho d'un morceau de Coltrane ou de Duke Ellington, renvoient le b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Khalliste
  12 février 2017
Dans ma province, écrit Molina, les fenêtres entretiennent avec l'extérieur une relation difficile faite de méfiance et de secrets. On perçait de petites fenêtres à travers des murs épais. A la nuit tombée avant d'allumer, les femmes disaient : ferme d'abord les volets que personne ne nous voie.
A Manhattan le regard s'élève vers les fenêtres exhibées à la curiosité des voisins, des passants. Se détache de ses fenêtres des chambres austères que l'on voit fréquemment dans les tableaux d'Edward Hopper mais aussi l'impression d'argent et de privilège extrême. Par son rectangle parfait, sans voilage, on voit aussi bien le dedans que le dehors.
C'est à une vision d'européen que nous invite Molina. D'un européen pris de vertige, pas les hauteurs des buildings, des ponts, par l'échelle des distances, par le bruit, cette rumeur forte qui ne s'arrête jamais. Manhattan ce bazar du monde comme avait dû l'être Samarcande ou Bagdad. le commerce est la sève de cette ville qui maintient ouvert 24/24h aussi bien les épiceries de quartier que les supermarchés grands comme des cathédrales. Une ville où être en train de voir sans regarder est un art. On est monsieur personne. Si tout bouge il suffit d'un Starbucks pour peut mener une vie de fainéant à regarder voir passer la vie. Molina est présent le 11 septembre 2001. Il dépeint la crainte de nouveaux attentats qui s'empare de la ville. La fragilité des américains que n'importe quel hasard déconcerte, habitués aux privilèges de la technologie, incapable d'admettre la rupture inédite de la norme qu'est l'apocalypse des Tours Jumelles. Enfin le Manhattan des fleurs, des bougies, des U.S.A. scandés par de jeunes hommes.
Il y a pour Molina le Manhattan nostalgique d'un amour clandestin. Celui des peintres, Hopper, Richard Estes, Alex Katz, du sculpteur Leiro. Mais aussi le New-York de l'exil du déracinement quand Molina endosse son habit de Professeur et lit un poème de Cenuda, des lettres de Federico Garcia Lorca à ses étudiants.

Antonio Muñoz est un Universitaire européen. Il est fasciné, au-delà de Manhattan, par la civilisation nord-américaine si riche et si dépaysante pour les habitants du vieux continent que nous sommes.
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de
  31 mai 2015
Les lignes des regards se croisent dans le vide de manière complexe, sans jamais se rencontrer
Un écrivain à Manhattan. Une ville réelle et imaginée, telle celle de Woody Allen. Là, un noir et blanc mythique d'un certain cinéma, ici, des bruits, des musiques ou comme ces tâches de couleur marquant « l'échine noire et humide de l'asphalte »
Il n'y a pas de lecture objective d'une ville. Lecture d'insomniaque, lecture d'amoureux, lecture d'après le 11 septembre…
Un espagnol « accablé par l'écart désolant entre ce qu'il croit savoir d'une langue et ce que sa bouche maladroite parvient à articuler ». Un écrivain stupéfait de « l'impression d'espace », des personnes « comme s'ils ne se regardaient pas »…
Promenades et réflexions, les immigrant-e-s d'hier et d'aujourd'hui, « vaste délégation de l'humanité qui toujours veut entrer à New-York », retours de mémoire, la splendeur et la crasse, la vitesse et « il n'existe pas de littérature qui puisse raconter pleinement la richesse d'une seule minute »…
Le cinéma, Hitchcock et Fenêtre sur cour, la peinture, Edward Hopper, la musique, le jazz, Central Park et dans une calèche Orson Welles et Rita Hayworth aux cheveux courts, Harlem, Cinquième Avenue, l'agitation, Greenwich Village, le « double prisme des Tours Jumelles », les poètes, la « solitude la plus extrême au milieu de la foule », le New-York Times…
Des policiers et des pompiers parcourant « les rues à toute vitesse en déployant la puissance de leurs sirènes, de leurs klaxons et de leurs gyrophares », prendre la mesure de la journée intacte, l'exil et la capitale « de tant de déracinements, de tant de rêves d'un monde ou de vie meilleure, accomplis ou écroulés », la stratification et la ségrégation sociale, « l'exhibition de l'argent et du luxe maniaque de l'accumulation »…
Hier et aujourd'hui, « Aucun simulacre de permanence n'amortit bien longtemps la trépidante perception de l'écoulement incessant des choses », des lieux, un saxophone, un tableau, un film…
La ville, les mythes, l'imagination et les projections mentales. Manhattan peut-être, des fenêtres certainement. Et qui se penche aperçoit une partie de lui-même…
« Comment distinguer la vérité de la fable dans une ville où l'une paraissait aussi invraisemblable que l'autre »
Lien : https://entreleslignesentrel..
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Teatatteredpages
  11 octobre 2011
Je déteste abandonner la lecture d'un livre en cours de route,
mais c'est parfois nécessaire.
Ce livre, lu en espagnol, m'est tombé des mains. Trop premier degré.
Evocation du 11-Septembre sans intérêt. Style lourd et ampoulé. bref...
A rendre vite à l'expéditeur !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
patatarte2001patatarte2001   28 juin 2014
il y a des dessins et des photos qui arrivent à saisir un instant, mais il n'existe pas de littérature qui puisse raconter pleinement la richesse d'une seule minute.
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patatarte2001patatarte2001   12 juin 2014
une musique peut elle aussi être un cadeau immatériel de l'amour, une révélation aussi décisive que celle d'un mot dit au bon moment, qu'une promesse ou qu'un aveu
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dede   31 mai 2015
l’échine noire et humide de l’asphalte
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dede   31 mai 2015
Aucun simulacre de permanence n’amortit bien longtemps la trépidante perception de l’écoulement incessant des choses
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dede   31 mai 2015
Comment distinguer la vérité de la fable dans une ville où l’une paraissait aussi invraisemblable que l’autre
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Vidéo de Antonio Muñoz Molina
Úbeda se reencuentra en San Lorenzo con Antonio Muñoz Molina
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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