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ISBN : 2253016055
Éditeur : Le Livre de Poche (02/08/1977)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 204 notes)
Résumé :
En tête des espèces recensées sur notre globe s'inscrit l'humaine, bien sûr, incarnée dans l'homo sapiens. De nos jours, un chœur de voix de plus en plus fortes proclame qu'il n'est pas l'unique représentant présentable de l’espèce, que sa compagne la mulier (la femme) est sapiens aussi et a le droit d'occuper une place au soleil égale à la sienne, même si par tradition il la considère comme sa « moitié ».
« La tradition, voilà le mot clef qui a servi à just... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
andreepierrette
  17 février 2014
c'est le livre le plus important que j'ai lu, il y a ....des années, qui dépasse le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, qui pourtant lu des années aussi avant , aurait changé ma vie si je l'avais lu plus tôt encore..J'ai prêté ce livre, celui de Benoite, et il ne m'a pas été rendu. J'espère qu'il a été profitable à l'emprêteuse, C'est deux livres de femmes, pour les femmes et non contre les hommes, m'ont aidée à éduquer mes deux filles, en les mettant en garde contre tous les préjugés qui auraient pu les empêcher de vivre dans une liberté respectée et respectable.Je crois avoir profité sainement des leçons de Benoite Groult, Que les jeunes femmes d'aujourd'hui, lisent encore, ce texte plein d'intelligence, de drôlerie impayable, qui se lit avec le plus grand plaisir, et surtout qu'elle mette à profit ses conseils, toujours d'actualité.
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Jmlyr
  14 août 2017
Je ne suis « Ni pute, Ni soumise »,
Ni M.L.F., ni Suffragette,
Cette lecture, je l'avais omise,
Benoîte Groult, femme de lettres.
Mais de tels livres, j'en ai plein mes valises.
Pour toutes ces femmes que l'on maltraite.
C'est par devoir : il faut que je les lise.
Chercher à comprendre de tout mon être.
M'interroger encore, encore et encore… 
De par le monde, depuis la nuit des temps
Quelques hommes malmènent leur corps ?
Inventent sans cesse de nouveaux tourments.
Ont ceinturé leur chasteté,
Ont amputé leur clitoris
Ont bandé leurs petits pieds
Ont infibulé leur orifice
Culture et traditions
Pour chaque fois plus de sévices
Tout ça autour du « con ».
Qui est porteur du vice ?
Ils ont empêché qu'elles avortent
Ils leur ont fermé bien des portes.
De Benoîte Groult à Simone Veil
De là-haut, c'est sur nous qu'elles veillent.
J'avais commencé à lire sur le sujet par ce livre très récent,
et ô combien instructif :
« Les femmes dans la société, une histoire d'idées reçues »
de Yannick Ripa
J'avais oublié de commencer par Elle.
Ainsi soit-elle.
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finitysend
  09 mars 2012
Une magnifique déculotté .. 12 ETOILES
Ce livre est l'exemple même de ce que peut générer le bon sens , la rigueur , l'art de bien dire et de finement penser.
Excessivement bien documenté avec une finesse d'analyse irréprochable .
Une analyse d'envergure marquée par une démarche éthique qui respecte tous et toutes et qui réclame la justice en dénonçant sans haine ni aigreur
Une oeuvre magistrale qui dépasse même son sujet et qui enseigne tout simplement à penser et écrire sa pensée sans s'empêtrer dans la subjectivité revendicative ou celles la dictature des idéologies ou des pratiques socio-culturelles .
Un livre utile et malheureusement toujours d'actualité ( PLUS OU MOINS SELON LES AIRES CULTURELLES , mais toujours d'actualité HELAS !! )
Pour la forme je dirais quand même que les faits objectivement décris dans ce livre se rapportent très souvent à un véritable film d'horreur et qu'il y a des situations ou le relativisme culturel ne s'applique pas et qu'il faut savoir appeler un chat un chat .
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Ogusta
  10 août 2015
Livre issu de la bibliothèque de Jules. Feuilleté un jour en 2013 et lu entièrement cet été 2015. Je suis fière que qu'un gars (le mien) possède un tel manifeste de volonté de libération féminine dans ses bouquins... Pas mal non ?
Le livre de Benoite Groult date des années 70, mais il est terriblement actuel sur de nombreux plans hélas ... Nous nous conformons encore (40 ans plus tard) à l'image que les hommes ont de nous, même en France ou aux USA. Nous sommes devenues plus libres et plus sexy, nous travaillons pour la plupart d'entre-nous, nous faisons du sport, écrivons des livres, nettoyons, cuisinons et élevons des enfants. C'est un emploi du temps bien rempli. Parfois trop ! Qui ne c'est jamais senti otage de cette image de "femme parfaite", bonne nounou, business woman, amante insolente et pudique, belle, sportive, ménagère, gourmande et mince, cultivée et discrète... N'en jetez plus la coupe est pleine ! La femme parfaite est une C---- .
Bien sûr, certains hommes (je suis plutôt bien lotie) font le ménage et la cuisine (ce qui reste un service rendu alors qu'il s'agit de notre quotidien), ils s'impliquent de plus en plus avec les enfants (surtout dans les jeux) et ne racontent pas (en notre présence) de blagues salasses sur les femmes alors que nous en avons de nombreux exp dans le livre de Benoite Groult. Cependant, pour de multiples raisons, je trouve que cet essai est révélateur. La parité en politique repose sur des quotas, l'avortement est un droit mais, dans les faits, il n'est pas tjs facile d'accès, la femme est toujours considérée (même par les autres femmes) comme "la mère" et difficilement reconnue si elle ne désire pas d'enfants. Nos salaires ne valent toujours pas ceux de ces messieurs. le combat est loin d'être gagné !
De plus, j'ai redécouvert de grandes figures féminines qui auraient grand besoin de justice dans l'histoire, les programmes scolaires et d'autres récits : Olympe de Gouges, Françoise Giroud, Hildegarde de Bingen, les suffragettes... Femmes de toutes époques dont certaines ont payé de leur vie la lutte pour plus de liberté et d'égalité. Je trouve que nous avons de la chance de vivre ici (en occident) après leur passage. C'est la raison pour laquelle nous devons être femmes et fières de l'être.
Enfin, l'auteur fait un point sur les autres pays, la conditions des femmes dans le monde, l'excision, la ségrégation entre les sexes, le manque d'éducation et je crois qu'il est inutile de rappeler à quel point ce combat est plus que jamais d'actualité.
Merci Mme Groult de nous rappeler la chance que nous avons et les pas qu'il nous reste à faire pour devenir "femmes".
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Iboo
  15 août 2012
Benoîte Groult est une grande Dame, intelligente, sincère et sensée. Ce n'est pas une passionaria du féminisme. La cause qu'elle défend est très haut-dessus de "Qui doit faire la vaisselle à la maison ?".
Et, même si elle harponne hommes et femmes sans concession mais avec une tendresse amusée, elle dénonce, pose de vraies questions, soulève de vrais problèmes, dont, malheureusement, nombre d'entre eux persistent et durent encore 45 ans plus tard.
Et quel humour ! Je vous laisse découvrir, entre autres, sa savoureuse description des attributs masculins. Irrésistible !
C'est avec beaucoup d'objectivité qu'elle nous fait prendre pleinement conscience de la réalité de la situation, le respect et l'harmonie entre les êtres... ce n'est pas pour demain.
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Citations & extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
IbooIboo   21 août 2012
C'est dur, mais y a pas d'os dedans. Ça bouge tout seul, mais ça n'a pas de muscles. C'est doux et touchant quand ça a fini de jouer, arrogant et obstiné quand ça veux jouer. C'est fragile et capricieux, ça n'obéit pas à son maître, c'est d'une susceptibilité maladive, ça fait la grève sans qu'on sache pourquoi, ça refuse tout service ou ça impose les travaux forcés, ça tombe en panne quand le terrain est délicat et ça repart quand on n'en a plus besoin ; ça veut toujours jouer les durs alors que ça pend vers le sol pendant la majeure partie de son existence...
Il parait que nous aurions adoré avoir un truc comme ça. Il paraît que quand on n'en a pas, c'est bien simple, on n'a RIEN.
Et puis ce n'est pas fini : à côté du machin, il y a les machines. Et là c'est nettement pire............ Où elles sont placées, pauvres minouchettes, on dirait deux crapauds malades tapis sous une branche trop frêle. C'est mou, c'est froid, ni vide ni plein ; ça n'a aucune tenue, peu de forme, une couleur malsaine, le contact sépulcral d'un animal cavernicole ; enfin c'est parsemé de poils rares et anémiques qui ressemblent aux derniers cheveux d'un chauve. Et il y en a deux !
.........Disons le tout net : votre panoplie, mes chéris, même si vous ennoblissez la pièce maîtresse de phallus ne forme pas un ensemble extraordinaire........... Et pourtant nous l'aimons, cette trinité, avec humour parce qu'elle est objectivement laide, avec amour parce qu'elle est subjectivement émouvante. Mais qu'on ne nous empoisonne plus avec cette prétendue envie de pénis, qu'on ne nous définisse plus, au physique et au moral, par rapport au pénis et qu'on nous soulage de tous ces psychanalystes et sexanalystes qui s'acharnent à réanimer nos vieux conflits au lieu de nous apprendre à nous aimer nous mêmes, ce qui est une condition essentielle pour aimer l'autre. Sinon, nous allons le prendre en grippe, l'objet, comme certaines ont commencé à le faire. Ce serait dommage pour tout le monde.
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CarosandCarosand   04 novembre 2011
Alors qu'on nous fasse grâce de la galanterie, brandie comme le privilège exquis de notre condition féminine : il ne s'agit que d'une manifestation de l'instinct sexuel. La vraie chaleur humaine naît d'un sentiment plus franc et plus rare et qui n'a rien à voir avec le sexe.
Nous continuons pourtant à nous laisser attendrir par les hommages, comme s'ils signifiaient autre chose que le désir (qui est d'ailleurs une chose fort plaisante, la question n'est pas là), et à nous laisser entortiller par le dernier en date des arguments masculins : "Vous êtes très bien en avocate, en P.D.G., en exploitante agricole, en déléguée syndicale, en informaticienne, en tout ce que vous voudrez. Très très bien même. Mais vous oubliez le principal : vos enfants ne peuvent se passer de vous et nous non plus."
Et scroutch ! Le tour est joué, nous quittons tout émues nos études, notre métier, notre liberté et nous nous laissons enfoncer la sublime auréole sur la tête. Elle nous serre les tempes ; elle nous gêne pour étudier, pour voyager, pour réfléchir et même pour aimer tranquillement. Et s'il nous prend l'envie de mettre l'auréole au vestiaire parce que ce n'est pas une coiffure commode, alors la société se dresse, furibonde et prête à tout. Dans notre pays soi-disant moderne et libre, Gabrielle Russier est morte des préjugés antisexuels et antiféminins, tout comme les héroïnes du XIXème, "déshonorées" par une faute, qui n'est jamais mortelle pour l'autre sexe.
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JmlyrJmlyr   12 août 2017
« Qu’est-ce qui leur prend, soudain aux femmes ? Voilà qu’elles se mettent à écrire des livres. Qu’ont-elles donc à dire de si important ? » demandait récemment un hebdomadaire qui ne s’était jamais posé la question de savoir pourquoi les hommes écrivaient, eux, depuis deux mille ans et ce qui leur restait encore à dire !

P.37 Livre de 1975
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Dizzie_lidsDizzie_lids   09 septembre 2010
Il est vrai que j'ai un cerveau de femme, j'aurais dû vous l'avouer plus tôt. C'est un ordinateur plus rudimentaire, dame! Et qui comporte peu de circuits et absorbe moins de données. Je suis née comme ça et j'ai beau avoir fait des études dites supérieures parce que j'ai eu la chance de naître au XXè siècle où par suite du relâchement des mœurs, on a fini par nous ouvrir les portes des lycées et des facultés, comme on permet de guerre lasse à l'enfant qui vous a enquiquiné toute la journée de jouer avec la boîte à outils de papa, je ne parviens pas à me sentir l'égale de l'homme.
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IbooIboo   10 septembre 2015
Les femmes imaginent mal le soulagement, le défoulement qu'elles éprouveraient en contractant le goût de la... rigolade. Le mot déjà leur fait peur, il n'est pas "féminin". Les dîners d'anciens combattants, les parties de chasse, les sorties entre hommes n'ont souvent pas d'autre utilité. Mais les femmes se sentiraient coupables de se réunir simplement pour s'amuser, pour dire des bêtises, pour se retrouver. Elles emmèneraient leurs enfants, leur tricot, ou tout simplement leurs complexes ou leurs horaires et tout serait perdu.
Car un phénomène marque profondément l'existence des femmes : l'infiltration maligne des travaux domestiques dans tous les actes de leur vie. Une femme a toujours un paquet de linge sale à déposer en partant au cinéma, le pain à ne pas oublier en rentrant du travail et, si elle a un amant qui habite en face du Bon Marché, je la crois capable "d'en profiter" pour acheter à son mari le thé de Chine qu'il aime et qu'on ne trouve que là.
La pesanteur, parfois incompréhensible pour les hommes, des travaux féminins, c'est çà, c'est ce constant souci de faire ce qu'on attend de vous. Jeter son bonnet par dessus les moulins, peut-être... mais la liste des courses à faire, jamais !
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Videos de Benoîte Groult (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoîte Groult
Le 7 mars 2013, François Busnel reçoit :
Benoîte Groult, Ainsi soit Olympe de Gouges Alix de Saint-André, Garde tes larmes pour plus tard, à propos de Françoise Giroud, Histoire d'une femme libre : un manuscrit retrouvé par Alix de Saint-André à l'IMEC et publié par cet écrivaine à titre posthume. Andreï Makine, Une femme aimée Claude Pujade-Renaud, Dans l'ombre de la lumière
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