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EAN : 9782253016052
219 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (02/08/1977)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 296 notes)
Résumé :
En tête des espèces recensées sur notre globe s'inscrit l'humaine, bien sûr, incarnée dans l'homo sapiens. De nos jours, un chœur de voix de plus en plus fortes proclame qu'il n'est pas l'unique représentant présentable de l’espèce, que sa compagne la mulier (la femme) est sapiens aussi et a le droit d'occuper une place au soleil égale à la sienne, même si par tradition il la considère comme sa « moitié ».
« La tradition, voilà le mot clef qui a servi à just... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
andreepierrette
  17 février 2014
c'est le livre le plus important que j'ai lu, il y a ....des années, qui dépasse le deuxième sexe de Simone de Beauvoir, qui pourtant lu des années aussi avant , aurait changé ma vie si je l'avais lu plus tôt encore..J'ai prêté ce livre, celui de Benoite, et il ne m'a pas été rendu. J'espère qu'il a été profitable à l'emprêteuse, C'est deux livres de femmes, pour les femmes et non contre les hommes, m'ont aidée à éduquer mes deux filles, en les mettant en garde contre tous les préjugés qui auraient pu les empêcher de vivre dans une liberté respectée et respectable.Je crois avoir profité sainement des leçons de Benoite Groult, Que les jeunes femmes d'aujourd'hui, lisent encore, ce texte plein d'intelligence, de drôlerie impayable, qui se lit avec le plus grand plaisir, et surtout qu'elle mette à profit ses conseils, toujours d'actualité.
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Jmlyr
  14 août 2017
Je ne suis « Ni pute, Ni soumise »,
Ni M.L.F., ni Suffragette,
Cette lecture, je l'avais omise,
Benoîte Groult, femme de lettres.
Mais de tels livres, j'en ai plein mes valises.
Pour toutes ces femmes que l'on maltraite.
C'est par devoir : il faut que je les lise.
Chercher à comprendre de tout mon être.
M'interroger encore, encore et encore… 
De par le monde, depuis la nuit des temps
Quelques hommes malmènent leur corps ?
Inventent sans cesse de nouveaux tourments.
Ont ceinturé leur chasteté,
Ont amputé leur clitoris
Ont bandé leurs petits pieds
Ont infibulé leur orifice
Culture et traditions
Pour chaque fois plus de sévices
Tout ça autour du « con ».
Qui est porteur du vice ?
Ils ont empêché qu'elles avortent
Ils leur ont fermé bien des portes.
De Benoîte Groult à Simone Veil
De là-haut, c'est sur nous qu'elles veillent.
J'avais commencé à lire sur le sujet par ce livre très récent,
et ô combien instructif :
« Les femmes dans la société, une histoire d'idées reçues »
de Yannick Ripa
J'avais oublié de commencer par Elle.
Ainsi soit-elle.
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finitysend
  09 mars 2012
Une magnifique déculotté .. 12 ETOILES
Ce livre est l'exemple même de ce que peut générer le bon sens , la rigueur , l'art de bien dire et de finement penser.
Excessivement bien documenté avec une finesse d'analyse irréprochable .
Une analyse d'envergure marquée par une démarche éthique qui respecte tous et toutes et qui réclame la justice en dénonçant sans haine ni aigreur
Une oeuvre magistrale qui dépasse même son sujet et qui enseigne tout simplement à penser et écrire sa pensée sans s'empêtrer dans la subjectivité revendicative ou celles la dictature des idéologies ou des pratiques socio-culturelles .
Un livre utile et malheureusement toujours d'actualité ( PLUS OU MOINS SELON LES AIRES CULTURELLES , mais toujours d'actualité HELAS !! )
Pour la forme je dirais quand même que les faits objectivement décris dans ce livre se rapportent très souvent à un véritable film d'horreur et qu'il y a des situations ou le relativisme culturel ne s'applique pas et qu'il faut savoir appeler un chat un chat .
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Ogusta
  10 août 2015
Livre issu de la bibliothèque de Jules. Feuilleté un jour en 2013 et lu entièrement cet été 2015. Je suis fière que qu'un gars (le mien) possède un tel manifeste de volonté de libération féminine dans ses bouquins... Pas mal non ?
Le livre de Benoite Groult date des années 70, mais il est terriblement actuel sur de nombreux plans hélas ... Nous nous conformons encore (40 ans plus tard) à l'image que les hommes ont de nous, même en France ou aux USA. Nous sommes devenues plus libres et plus sexy, nous travaillons pour la plupart d'entre-nous, nous faisons du sport, écrivons des livres, nettoyons, cuisinons et élevons des enfants. C'est un emploi du temps bien rempli. Parfois trop ! Qui ne c'est jamais senti otage de cette image de "femme parfaite", bonne nounou, business woman, amante insolente et pudique, belle, sportive, ménagère, gourmande et mince, cultivée et discrète... N'en jetez plus la coupe est pleine ! La femme parfaite est une C---- .
Bien sûr, certains hommes (je suis plutôt bien lotie) font le ménage et la cuisine (ce qui reste un service rendu alors qu'il s'agit de notre quotidien), ils s'impliquent de plus en plus avec les enfants (surtout dans les jeux) et ne racontent pas (en notre présence) de blagues salasses sur les femmes alors que nous en avons de nombreux exp dans le livre de Benoite Groult. Cependant, pour de multiples raisons, je trouve que cet essai est révélateur. La parité en politique repose sur des quotas, l'avortement est un droit mais, dans les faits, il n'est pas tjs facile d'accès, la femme est toujours considérée (même par les autres femmes) comme "la mère" et difficilement reconnue si elle ne désire pas d'enfants. Nos salaires ne valent toujours pas ceux de ces messieurs. le combat est loin d'être gagné !
De plus, j'ai redécouvert de grandes figures féminines qui auraient grand besoin de justice dans l'histoire, les programmes scolaires et d'autres récits : Olympe de Gouges, Françoise Giroud, Hildegarde de Bingen, les suffragettes... Femmes de toutes époques dont certaines ont payé de leur vie la lutte pour plus de liberté et d'égalité. Je trouve que nous avons de la chance de vivre ici (en occident) après leur passage. C'est la raison pour laquelle nous devons être femmes et fières de l'être.
Enfin, l'auteur fait un point sur les autres pays, la conditions des femmes dans le monde, l'excision, la ségrégation entre les sexes, le manque d'éducation et je crois qu'il est inutile de rappeler à quel point ce combat est plus que jamais d'actualité.
Merci Mme Groult de nous rappeler la chance que nous avons et les pas qu'il nous reste à faire pour devenir "femmes".
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peneloppe277
  13 novembre 2019
Benoite Groult nous ouvre les yeux sur l'histoire des femmes à travers les siècles et à travers le monde .
C'est quelquefois difficile de lire tant de cruauté, mais d'autant plus efficace.
Le combat n'est pas terminé, il faut toujours veiller...
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Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
womens_bookswomens_books   10 juillet 2020
Jean-Jacques Rousseau, au siècle des Lumières, vint donner sa caution aux éducateurs : "La femme est faite pour céder à l'homme et supporter ses injustices. Toute son éducation doit être relative aux hommes : leur plaire, leur être utile, les élever, jeunes, les soigner, grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce." Et Napoléon vint couronner le tout en définissant, sans ambiguïté la place de la citoyenne dans la société par l'article 1124 de ce monument de misogynie qu'est le Code civil : "Les personnes privées de droits juridiques sont les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les débiles mentaux."
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womens_bookswomens_books   10 juillet 2020
Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être née femme, mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes, selon les critères des hommes. Et ce n'est pas en continuant à lire les livres des hommes, à écouter ce qu'ils disent en notre nom ou pour notre bien depuis tant de siècles que nous pourrons guérir.
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womens_bookswomens_books   10 juillet 2020
"Les femmes intelligentes sont souvent stériles" affirmait doctement Gina Lombroso pour décourager les intellectuelles.
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womens_bookswomens_books   10 juillet 2020
Nos publicités à nous n'ont qu'un but : nous rendre conformes à l'image idéale du désir masculin.
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IbooIboo   21 août 2012
C'est dur, mais y a pas d'os dedans. Ça bouge tout seul, mais ça n'a pas de muscles. C'est doux et touchant quand ça a fini de jouer, arrogant et obstiné quand ça veux jouer. C'est fragile et capricieux, ça n'obéit pas à son maître, c'est d'une susceptibilité maladive, ça fait la grève sans qu'on sache pourquoi, ça refuse tout service ou ça impose les travaux forcés, ça tombe en panne quand le terrain est délicat et ça repart quand on n'en a plus besoin ; ça veut toujours jouer les durs alors que ça pend vers le sol pendant la majeure partie de son existence...
Il parait que nous aurions adoré avoir un truc comme ça. Il paraît que quand on n'en a pas, c'est bien simple, on n'a RIEN.
Et puis ce n'est pas fini : à côté du machin, il y a les machines. Et là c'est nettement pire............ Où elles sont placées, pauvres minouchettes, on dirait deux crapauds malades tapis sous une branche trop frêle. C'est mou, c'est froid, ni vide ni plein ; ça n'a aucune tenue, peu de forme, une couleur malsaine, le contact sépulcral d'un animal cavernicole ; enfin c'est parsemé de poils rares et anémiques qui ressemblent aux derniers cheveux d'un chauve. Et il y en a deux !
.........Disons le tout net : votre panoplie, mes chéris, même si vous ennoblissez la pièce maîtresse de phallus ne forme pas un ensemble extraordinaire........... Et pourtant nous l'aimons, cette trinité, avec humour parce qu'elle est objectivement laide, avec amour parce qu'elle est subjectivement émouvante. Mais qu'on ne nous empoisonne plus avec cette prétendue envie de pénis, qu'on ne nous définisse plus, au physique et au moral, par rapport au pénis et qu'on nous soulage de tous ces psychanalystes et sexanalystes qui s'acharnent à réanimer nos vieux conflits au lieu de nous apprendre à nous aimer nous mêmes, ce qui est une condition essentielle pour aimer l'autre. Sinon, nous allons le prendre en grippe, l'objet, comme certaines ont commencé à le faire. Ce serait dommage pour tout le monde.
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Videos de Benoîte Groult (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoîte Groult
L'interview : https://www.web-tv-culture.com/emission/blandine-de-caunes-la-mere-morte-51724.html
Si elle-même a publié un roman en 1976, « L'involontaire » qui ressort ces temps-ci chez Phébus, c'est avant tout en tant qu'attachée de presse dans l'édition que Blandine de Caunes s'est fait un nom, voire même un prénom. Quand ses propres parents s'appellent Benoîte Groult et Georges de Caunes, il faut assurer, ce n'est jamais facile de pousser à l'ombre des grands arbres.
Sur son père, souvent absent et peu attaché aux contingences familiales, elle reste discrète. S'agissant de son beau-père, en revanche, 3ème époux de sa mère, Paul Guimard, elle ne tarit pas d'éloges. Et là encore, grandir auprès de celui qui a écrit des romans mémorables comme « Les choses de la vie » ou « L'âge de pierre », voilà qui forge une personnalité.
C'est avec un ouvrage très personnel que Blandine de Caunes est aujourd'hui dans l'actualité. « La mère morte » paru chez Stock.
C'est effectivement sa mère que Blandine de Caunes met au coeur de son livre. Si on garde en mémoire Benoîte Groult, la battante, la féministe, l'intransigeante, l'écrivaine, elle qui a tant milité pour la féminisation des noms de professions, on sait moins ce que furent ses dernières années, elle qui vécut jusqu'à 96 ans.
Dans ce beau récit, bouleversant, profondément humain, sa fille Blandine nous raconte la vieillesse, la déchéance, la souffrance des proches quand Alzheimer s'empare de ceux qui ont tant été la vie.
Mais le récit prend encore une autre dimension quand Blandine de Caunes révèle le drame qui, dans le même temps, bouleversa son existence. Sa fille unique, Violette, trouve la mort sur une route ensoleillée, à l'âge de 36 ans. Ainsi donc, en 2016, année de ses 70 ans, Blandine de Caunes perd son enfant unique et sa propre mère. Elle écrit « Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus, je ne l'entendrai plus ».
Avec pudeur, sensibilité, sans voyeurisme ni sans pathos, avec une belle écriture qui emporte le lecteur, entre sourire et larmes, Blandine de Caunes se dévoile, nous raconte, sans rien cacher de ses doutes, de sa tristesse, de sa révolte. Mais son récit est aussi et surtout un formidable témoignage de vie, de joie, d'enthousiasme où l'amour et l'amitié tiennent un rôle essentiel. Dans ce récit au jour le jour, quand les épreuves s'accumulent, chaque petit bonheur prend un sens inattendu, chaque mot tendre devient un baume réparateur. Les lieux se révèlent être des havres de paix où les souvenirs heureux affluent et par un mot, une photo, un objet, les chers disparus s'invitent pour aider à porter le fardeau et continuer l'histoire familiale. Hommage à sa fille, hommage à sa mère, le livre de Blandine de Caunes est une pépite triste mais lumineuse dont la lecture est indispensable.
« La mère morte » de Blandine de Caunes est publié aux éditions Stock.
+ Lire la suite
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