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Note moyenne 3.48 /5 (sur 160 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Liège , le 03/03/1955
Biographie :

Écrivaine de langue française née à Liège le 3 mars 1955, Caroline Lamarche a passé sa petite enfance en Espagne et son enfance en région parisienne. Ses ancêtres sont fabricants de fer et producteur de tabac. Licenciée en philologie romane, elle a enseigné à Liège et au Nigeria (après avoir épousée un aventureux qui l'a amené en Afrique) et vit actuellement à la périphérie de Bruxelles. Remarquée dès ses premiers textes (Prix Radio France Internationale et Prix de la Fureur de Lire pour ses premières nouvelles), elle a obtenu le Prix Rossel pour son roman, Le jour du chien (Minuit, 1996).

Elle est l'auteur de six romans parus chez Spengler, Minuit et Gallimard, de poèmes (Entre-deux / Twee vrouwen van twee kanten, avec Hilde Keteleer, éd. Fram), de nouvelles (J'ai cent ans, Le Serpent à Plumes), de pièces radiophoniques pour France-Culture et en Belgique (Prix SACD au Festival Phonurgia Nova, Arles 2003 pour L'autre langue), et de textes pour la scène (Théâtre du Festin, Montluçon, Paris).

Derniers titres parus : Carnets d'une soumise de province (Folio Gallimard, 2004), Voies Libres, avec le photographe Christian Carez (éditions du MET), le roman Karl et Lola (Gallimard, 2007) et le récit illustré La Barbière (Les Impressions Nouvelles, 2007) et un livre pour la jeunesse "Le Phoque" (éd. du Rouergue, 2008). En 2020, elle est récompensée par le prix quinquennal de litterature par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’ensemble de son œuvre.
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Source : http://www.carolinelamarche.net
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22 mars 2010 Mot de l'éditeur : Un pays où la guerre fait rage. Dans une ville préservée, la Barbière rase les hommes. Mira, la narratrice, lassiste dans cette tâche délicate. Car les lames effilées servent aussi à un étrange rituel. Linquiétant capitaine Dragon, passionnément épris de la Barbière, en fera la singulière expérience Un récit étincelant et noir, né de la rencontre entre Caroline Lamarche et Charlotte Mollet, passée avec audace de lillustration jeunesse à lérotisme onirique de ce conte pour adultes.

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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
aleatoire   19 avril 2019
Nous sommes à la lisière de Caroline Lamarche
On a dit de Bruxelles qu'elle était sans génie, une ville de compromis qui cultive le chaos. On l'a dite impossible à cerner et qu'elle n'était personne, là où Paris, Berlin ou Londres sont autant de grands corps. Autrefois belle, Bruxelles s'est jetée du haut d'une de ses tours moyennes, désespérée de n'être pas Manhattan, et cela a suffi à nous la rendre tordue, habitée par le souvenir de ce suicide raté, avec le désir furieux de le rééditer. Bancals, à son image, nous survivons, et chose extraordinaire entre toutes, nous parvenons à créer, et encore : à aimer. Bruxelles, impossible à aimer, rend tout amour possible. Une sorte de compassion nous vient par la ville même, par sa mémoire qui flotte, dévastée, au-dessus de nos têtes. Elle est l'emblème d'un pays qui finira en charpie, elle est nous, notre corps en morceaux, poreux aux cris du monde, tous y sont en exil, tous veulent y rester.
Commenter  J’apprécie          2010
aleatoire   07 avril 2019
Nous sommes à la lisière de Caroline Lamarche
N'avez-vous pas l'impression que notre regard ne sera plus jamais innocent ? ai-je dit.

Du haut de sa nuque virile, le garde m'a dévisagée -ses yeux bruns dorés, ses cils longs et fournis, recourbés, presque féminins.

- Si vous voulez dire par là que la nature est toujours aussi belle mais que nous la savons malade, oui, en effet, nous ne sommes plus innocents.

Il m'a souri. Un sourire un peu triste. J'ai compris qu'il y pensait sans cesse, que malgré son activité incessante au service de la nature, la conscience du déclin planétaire ne le quittait jamais.(...)

Je m'assieds sur une chaise, me laisse tomber plutôt car tout d'un coup je pense avec accablement à notre planète en souffrance - oui, c'est le mot, ils souffrent tous, l'étang, les arbres, les insectes et les bêtes, comment en sommes-nous arrivés là ? Mes paupières brûlent de révolte, un chagrin dur qui a perdu depuis longtemps le tendre chemin des larmes..(...) Comprendre notre innocence perdue, la fin de l'époque enchantée où nous croyions la nature éternelle.(...)



Je me dis que cette région est celle où j'aimerais m'installer pour toujours. "Pour toujours" s'applique à un paysage bien plus sûrement qu'à l'amour. A un étang mystérieux frôlé par des martinets. A deux chats blancs furtifs. Aux libellules soudées. Au merle Merlin., peut-être.(...)

Dehors un chant se lève. Quelques trilles d'entrée en scène, puis un air virtuose et pur, qui fait reculer la nuit.
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rulhe   30 avril 2019
Carnets d'une soumise de province de Caroline Lamarche
Salomé est a la fois ma propriété, mon oeuvre et ma fierté. je l'ai façonnée patiemment tel. pygmalion voyant naitre sous ses mains Galatée.
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adtraviata   21 avril 2018
Le jour du chien de Caroline Lamarche
Ils ont dû être contents d’avoir une lettre de camionneur, au Journal des Familles. Ce n’est pas souvent que ça doit leur arriver. J’ai écrit: «L’autre jour, sur l’autoroute, un chien abandonné courait le long du terre-plein central. C’est très dangereux, ça peut créer un accident mortel.» J’ai pensé, après l’avoir écrit, que «créer» n’était peut-être pas le bon mot, puis je l’ai laissé parce que je n’en trouvais pas de meilleur, et que créer, c’est mon boulot, bien que j’aie ajouté: «Mon boulot, c’est camionneur». J’ai dit ensuite qu’il y avait un réel problème de chiens abandonnés, que ce n’était pas la première fois que je voyais une chose pareille, et que je voulais témoigner, non seulement pour que le public se rende compte, mais pour mes enfants, qu’ils sachent qu’un camionneur voit beaucoup plus de choses de la vie qu’un type dans un bureau, et qu’il a donc des choses à dire, même s’il n’a pas fait d’études. Par exemple, ai-je écrit, quand je pars le matin dans mon camion, comme je n’ai rien d’autre à faire qu’observer, je remarque les anomalies, et j’en parle. J’en parle quand je peux, quand je rencontre des gens qui ont envie d’écouter, ce qui n’est pas très fréquent parce que, dans les aires de repos où on s’arrête, on ne se dit pas grand-chose, à cause de la fatigue. Et puis moi, par nature, je ne parle pas beaucoup. Et mes enfants, je ne les vois guère. Heureusement que leur mère s’en occupe, c’est un ange. Mais moi, quand ils iront à l’université et que je serai à la retraite, il faudra que j’aie des choses à leur dire, sinon ils me regarderont de haut, comme tous les enfants regardent leurs parents, je ne prétends pas que notre famille soit une exception même si eux ils vont faire les études que moi je n’ai pas pu faire, à cause de mes parents, justement.
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adtraviata   30 avril 2021
Lettres du pays froid de Caroline Lamarche
Certains éléments nécessaires à la compréhension de cette histoire ne me sont parvenus que longtemps après. Je les consigne ici pour signaler combien j’adhérais à mon époque, une époque qui a rendu invisibles, à coups de lois, de thérapies remboursées, d’ordonnances, d’allocations, ceux qui ne marchent pas à son rythme. Nous aimons ne pas voir, nous aimons croire, par amour de l’ordre et souci de l’harmonie, que toute la société s’avance avec légèreté, d’un seul élan, vers le bien-être. Et lorsque les moyens techniques ne suffisent pas, nous aimons remplacer la conscience de notre aveuglement par celle de notre dévouement. (p. 159-160)
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SZRAMOWO   12 avril 2017
Dans la maison un grand cerf de Caroline Lamarche
Ma mère parlait, mes frères et sœur, mes cousins, tantes ou oncles s’il y en avait parlaient. Je me taisais, le battement irrité de mon sang dans mes oreilles rendant plus confus le brouhaha général. Il me semble que mes oreilles sifflaient déjà, comme aujourd’hui, qu’elles ont toujours sifflé. Je sais pourtant qu’il n’en est rien puisque je dois ce sifflement, a conclu le spécialiste en l’absence de tout autre indice relatif à une surexposition au bruit, à un choc émotionnel, que je suis parvenue à dater d’un soir d’été avec M où la chaleur était forte et la rivière fraîche. Mais pour l’heure il s’agit d’un repas de famille. À ma gauche – j’étais la fille aînée et ma place était à sa droite – mon père proférait, pour lui seul semblait-il, quelque chose, les yeux baissés sur un blanc de poulet ou une pomme de terre qu’il massacrait à gestes lents, distraits, mon père racontait une histoire, interminable et murmurée, les yeux dans son assiette, indifférent à l’indifférence familiale, il avait l’habitude que l’on ne s’intéresse pas à ses digressions, qui prenaient la forme de méditations sur l’Histoire ou la généalogie ou le patrimoine monumental de notre région. Je l’écoutais vaguement, par politesse, ou désespoir, je l’écoutais n’ayant rien d’autre à écouter – c’était ma place, à sa droite – que la voix de mon père, cette onde discrète qui, sans interruption, rayait imperceptiblement la conversation générale, une voix marmonnée et tenace, tirant le fil d’une méditation sur l’Histoire, ou la généalogie ou le patrimoine monumental, un fil ténu, constamment mis à l’épreuve par l’envahissement familial, et qui eût pu se distendre, se briser à tout moment, mais qui, pourtant, se tissait comme celui de l’araignée, un fil sorti du ventre, ou peut-être du cœur, du poumon, j’ignore l’organisation interne de l’araignée, ce qui y remue et bat, mon inculture est aussi éclatante que l’érudition de mon père, (…)
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Tridactyle   18 novembre 2012
La chienne de Naha de Caroline Lamarche
(p198) J'écris . Je cherche la phrase capable de contenir ce que je sais de l'amour, comme une coquille contient son fruit, la note parfaite sur la portée de l'existence. La découvrir serait un bonheur presque égal à celui de se trouver ensemble en équilibre sur un vieux mur, un fleuret de bois à la main, et de parvenir, au même moment, à se toucher le coeur.
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Zalvec   27 août 2019
Nous sommes à la lisière de Caroline Lamarche
Je suis ainsi faite que l'amour me réduit à n'être plus qu'une feuille très fine, mangée par les intempéries et emportée par un vent violent.
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luis1952   22 février 2020
La nuit l'après-midi de Caroline Lamarche
L'homme sonne à la porte. Un petit chien aboie. La porte s'ouvre, livrant passage à une grosse femme. Elle nous introduit dans une cuisine vieillotte. Elle a posé son fer à repasser, le linge est sur la planche, le chien me renifle les orteils.

-Vous avez droit à une boisson, dit la grosse femme.
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armand7000   07 janvier 2020
Nous sommes à la lisière de Caroline Lamarche
"Voilà moins de six mois que je la connais et c'est ma plus belle love story. Parfois je la crois morte, mais ça ne correspond pas à son tempérament. Alors je préfère l'imaginer libre, même si elle a en quelque sorte disparu. À moins qu'elle ne soit là, tout le temps, sous mes yeux, parmi les autres, dans le flot, le flux, sous le vent qui commence à se faire vif et les feuilles qui tombent et se posent. Je ne sais pas."
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