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Note moyenne 3.32 /5 (sur 99 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1953
Biographie :

Didier Blonde est né à Paris en 1953. Il a été enseignant.
Il a publié Gaz à tous les étages (nouvelles), Le nom de l'inconnue (roman) et Les voleurs de visages (essai), Carnet d'adresses (Gallimard), enquête sur les adresses parisiennes des héros de romans français.

Source : Catalogue de la BNF
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Didier Blonde - Le Figurant
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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   16 octobre 2018
Carnet d'adresses de Didier Blonde
Les adresses sont les jalons d'une vie, une échelle capricieuse des âges, qui décrit dans la ville un itinéraire en zigzags (...) Chacun possède sa topographie, ses pôles d' aimantation et ses zones vierges. Je pourrais reconstituer une curieuse généalogie à partir des adresses retrouvées sur de vieilles enveloppes ou des en-têtes de lettres qui racontent à leur manière la vie de ma famille et m'émeuvent, moi seul, comme un album d'anciennes photographies. (p. 33)
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michdesol   18 novembre 2019
Le figurant de Didier Blonde
Je ne suis pas sûr d'être devenu « un écrivain » comme se le représente Jeanne – ou le gérant du Cépage qui me voyait en auteur de romans policiers. Ni comme celui que je rêvais d'être à vingt ans. Mes articles, mes livres, mes feuilletons sont trop dispersés et disparates pour constituer une œuvre, et me faire un nom. C'est comme cela, ici, que j'aurais dû écrire, me dis-je, en mineur, dans mes carnets. C'est le registre qui me convient. Celui de la table du fond. Je suis là, en retrait, à suivre mes personnages, qui se mettent en place tout seuls, et dont je reconstitue les histoires à partir des bribes qu'ils me livrent. Qu'est-ce que je cherche ? Des indices. Le grand secret. Peut-être me reste-t-il à écrire le roman anonyme du Général Lafayette [un café]. Ou celui de Judith.
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LaBiblidOnee   26 novembre 2019
Cafés, etc. de Didier Blonde
J'entre dans un café comme dans un roman. Début in médias res. Je prends l'histoire en cours, au milieu d'une phrase, les premiers mots sont des visages, une image d'ensemble. Une façon de piquer ma curiosité. Captatio benevolentiae. J'attends une surprise, quelque chose de nouveau. Qui m'attire - ou me repousse.



Chaque salle a son registre, qui tient à son atmosphère, son style, son rythme, comme une petite musique, son décor, sa disposition, sa lumière, éblouissante, tamisée, froide, une manière dont les voix se posent, avec ses personnages, épisodiques ou périodiques, que je pourrais retrouver d'un jour sur l'autre. La plupart n'ont pas de noms, ils me resteront toujours inconnus, sauf le patron, la serveuse, et quelques habitués qui en sont les héros ordinaires. Les pages se tournent toutes seules au fil des heures, en redistribuant les rôles, je les feuillette distraitement, comme celles d'un livre d'images, je perds le fil, l'histoire se fait et se défait, par arrivées et départs, sans début ni fin (mais qu'est devenue la femme en gants et turban, qui venait là chaque jour boire une coupe de champagne ? - et l'homme à l'imperméable, col relevé, qui s'y faisait adresser - clandestinement - son courrier comme à un bureau de poste restante ?) Des figures familières disparaissent, d'autres les remplacent, le feuilleton continue.



Il m'arrive parfois, à peine entré, de ressortir. Non, je le vois bien, ici, ce n'est pas mon genre, pas e place qui me convienne, trop de bruit, de lumière, de musique, de télévision, de soliloque au téléphone, je ne m'y reconnais pas. Aucun visage qui me retienne, un coup d'oeil m'a suffi, allons voir ailleurs - cette histoire n'est pas pour moi.
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Didier Blonde
ienien4   11 novembre 2010
Didier Blonde
«Chaque fois que je vois ces films, je pars à la recherche de disparus, et c'est un monde de revenants que je découvre, baigné dans la mélancolie du noir et blanc, avant qu'un irrépressible regard jeté en arrière ne le plonge à nouveau dans la nuit. Ces hommes et ces femmes démodés mais jeunes, insouciants, tellement vivants, je sais qu'ils vont mourir et ils me font anticiper ma propre défaite. Les muets me permettent de me livrer à une pratique divinatoire, celle de faire parler les morts.»
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michdesol   12 mars 2018
Le nom de l'inconnue de Didier Blonde
Un nom, une date, un lieu. Je ne sais rien de plus émouvant qu'une pierre tombale.
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Herve-Lionel   23 juin 2016
Leïlah Mahi 1932 de Didier Blonde
Chaque livre est une lettre adressée poste restante. Il renferme un nom codé, une phrase secrète, un message crypté, destiné à être déchiffré par un seul lecteur. Simple clin d’œil, confidence masquée ou règlement de comptes.
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Herve-Lionel   22 juin 2016
Leïlah Mahi 1932 de Didier Blonde
On n'écrit pas sans désir.
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rkhettaoui   05 novembre 2015
Leïlah Mahi 1932 de Didier Blonde
On n’y est pas seul. La famille s’y recompose, lentement rassemblée, pour le meilleur ou pour le pire. Les corps qui y sont déposés vieillissent à leur rythme. Le temps de s’habituer à l’absence. On sait qu’ils sont là, à nous attendre. J’y ai ma place. Mais l’incinération est un procédé de disparition impitoyable qui fait s’évaporer les morts d’un seul coup et escamote jusqu’aux cadavres.
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YANCOU   16 août 2018
L'inconnue de la Seine de Didier Blonde
« Quand je m'installe à ma place, aux imprimés, un sentiment de bonheur m'envahit. Je reste immobiles, des journées entières, environné de la rumeur discrète des lecteurs qui monte comme une prière. La nuit tombe sur les coupoles de verre tandis que les opalines vertes s'allument, une à une, le long des travées. Le temps disparaît et, au coeur de cette cathédrale de papier frappée d'hypermnésie sous l'envahissement de ses volumes, je pense à l'Inconnue comme à un être lointain, que j'ai connu autrefois et dont j'ai oublié le nom. Je l'au su pourtant, j'en garde un vague écho sonore bourdonnant aux oreilles, je l'ai, là, sur le bout de la langue, il va me revenir. L'engourdissement me gagne, il suffit de tourner les pages, distraitement, de noter quelques mots illisibles, de me laisser engloutir jour après jour dans cette marée de livres. Et je rêve qu'on me retrouve, un matin, mort sous l'effondrement des rayonnages de la librairie. Oui, comme Alkan, tué net sous l'écroulement de sa bibliothèque, ce serait une belle fin. »
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Sharon   03 septembre 2019
Cafés, etc. de Didier Blonde
J'entre dans un café comme dans un roman.
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