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EAN : 9782072895142
256 pages
Éditeur : Gallimard (12/03/2020)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Depuis toujours, Didier Blonde collectionne dans un carnet les adresses et numéros de téléphone des personnages de romans qu’il croise au fil de ses lectures.
Le présent livre les rassemble par ordre alphabétique (Mme Arnoux, la Dame aux camélias, Arsène Lupin, le commissaire Maigret, Benjamin Malaussène, Nana, Swann... ), avec les adresses où ils résident, transitent, se cachent, ou finissent tranquillement leurs jours. Didier Blonde a mené à chaque fois une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lune
  18 août 2020
Ce « Carnet d'adresses » de quelques personnages fictifs de la littérature est un petit trésor.
Après l'introduction de Didier Blonde, toute en délicatesse et sensibilité, qui nous explique le cheminement de cette passion et de ces recherches parfois audacieuses, nous accédons au Carnet d'adresses.
Des noms connus surgissent, d'autres à découvrir, invitant ainsi à la lecture, nous promènent dans Paris.
Il serait bon de suivre ce guide et d'aller flâner du côté d'un héros ou héroïne, souvenirs intenses de romans lus, relus, dévorés.
La fiction devient réalité, l'imaginaire se palpe, on touche du doigt une autre dimension, celle que nous portons au profond de nous-mêmes, celle qui accompagne rêves, pensées, réflexions, émotions.
Dès lors, tout existe en ce monde dans le monde.
Les mots vivent, les personnages vont et viennent, les lieux respirent, les rues racontent.
Un petit bijou.
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leslivresquejaime_
  29 juin 2020
Saviez-vous que c'est dans la rue Taitbout, dans le 9ème arrondissement de Paris, qu'on a le plus de chance de croiser des personnages De Balzac?
Après cette lecture, je ne pourrai m'empêcher de passer dans un boulevard, une rue, ou une avenue Parisienne sans penser à Thérèse Raquin, Jean Val-Jean, Julien Sorel ou encore D' Artagnan. Sans les imaginer marcher là, tout près de moi, et penser "tiens, c'est la maison de Madame Arnoux (L'éducation sentimentale, Flaubert), elle a bien dû parcourir elle aussi cette rue de long en large, comme je le fais aujourd'hui!"
Depuis son enfance, l'auteur relève chacune des adresses qu'il découvre pendant ses lectures et enquête méticuleusement sur les motivations de l'écrivain: pourquoi cette adresse? Avait-il une maitresse qui y vivait? Pourquoi ce bis, qui n'existe pas?
Les anecdotes fleurissent, et de nombreuses dissimulations se découvrent... En parcourant les archives de la ville, Didier Blonde nous emmène dans les siècles précédents, à la conquête de grands secrets de la littérature...
Des index par arrondissements figurent, et un Paris imaginaire apparaît. Il n'y a plus qu'à acheter une carte, pour y placer de petites étiquettes nominatives, des personnages déjà croisés au cours d'une lecture...
"Ce sont des adresses de rêve pour des êtres en fraude, des faux-vivants, qui mettent le roman au coin de la rue".
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YANCOU
  30 mai 2020
"Peu à peu toute une population de héros imaginaires s'est installée dans les rues que je fréquente depuis toujours, que j'emprunte parfois ou que je découvrirais bientôt. (...) Les façades des immeubles se couvrent des échafaudages de la fiction." Carnet d'adresses de quelques personnages fictifs de la littérature, de Didier Blonde (auteur de l'essentiel L'Inconnue de la Seine) : une flânerie littéraire et géographique, dans Paris, en compagnie des personnages de fiction, ceux De Balzac, Modiano, Colette, Flaubert, et même Maldoror en personne. Génial.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Leg12Leg12   21 mai 2020
Jamblier [Marcel Aymé : Traversée de Paris, 1947] Épicier trafiquant au marché noir pendant la guerre. Il confie ses précieuses valises pleines de charcuterie à Grandgil, un peintre montmartrois qui finira la promenade nocturne vers Montmartre assassiné par son acolyte Eugène Martin dans son atelier situé près du métro Anvers, XVIIIe. Le personnage doit sa notoriété à son incarnation par Louis de Funès dans l’adaptation cinématographique de Claude Autant-Lara, en 1956 – qui supprime une lettre à son nom.
« JAMBIER ! 45, RUE POLIVEAU » (célèbre réplique de cinéma répétée d’une voix tonitruante par Jean Gabin pour épouvanter le petit trafiquant Louis de Funès qui craint de se faire découvrir), Ve. On trouve actuellement à cette adresse un café à l’enseigne de La Traversée de Paris qui affiche de nombreuses photos du film sur ses murs. Le charcutier profiteur est donc devenu un limonadier respectable.


Dekker, Jean [Patrick Modiano : Quartier perdu, 1984] Sous le pseudonyme d’Ambrose Guise, Jean Dekker est un auteur à succès de romans policiers – la série des Jarvis – qui a pris, il y a longtemps, la nationalité anglaise pour mieux disparaître.
Venu à Paris pour signer un contrat avec un éditeur japonais, il décide de rester quelques jours à l’HÔTEL LOTTI, RUE DE CASTIGLIONE, Ier, pendant un été caniculaire.
Il va passer ses après-midi 45 RUE DE COURCELLES, XVIIe, à l’angle de la rue de Monceau, 2e étage, dans l’appartement de Daniel de Rocroy déserté mais hanté des fantômes de son passé. La porte-fenêtre de la grande pièce en rotonde avec balcon donne sur la pagode chinoise. Un « mécanisme secret » fait glisser un panneau de rayonnages qui permet d’accéder au rez-de-chaussée dont l’ouverture sur la rue de Monceau, au no 18, a été condamnée par une grille extérieure (tél. : 227 34 11). L’adresse est celle de Marcel Proust de 1900 à 1906 ainsi que celle d’Eddy Pagnon, un des membres de la bande Bonny-Lafont de la rue Lauriston pendant l’Occupation, personnage récurrent des romans de Patrick Modiano. C’est également à cette adresse que s’est rendu André Bourlagoff dans Livret de famille pour récupérer un magnétophone de location, juste avant de mourir à la terrasse d’un café, avenue de Messine, sous les yeux du narrateur.
Il a habité dans sa jeunesse 2 AVENUE RODIN, XVIe, TRO. 46-26,
l’HÔTEL MALAKOFF, 3 AVENUE RAYMOND-POINCARÉ, XVIe,
ainsi que l’HÔTEL LE TRIUMPH, 1 BIS RUE TROYON, chambre 17, XVIIe. L’hôtel du 1 bis, commun avec le 1 ter, s’appelle en réalité « Princesse Caroline ». La réceptionniste actuelle, qui en connaît pourtant l’histoire depuis trente ans, a déclaré « ne pas connaître M. Jean Dekker, ni M. Patrick Modiano ».
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Didier Blonde - Le Figurant
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