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EAN : 9782715253261
128 pages
Éditeur : Mercure de France (29/08/2019)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Branchés ou traditionnels, modernes ou désuets, d’hier ou d’aujourd’hui, les café parisiens sont un élément incontournable du décor urbain. Ils sont aussi des théâtres où se jouent à tous les instants des scènes de la vie quotidienne : rencontres fortuites ou programmées, retrouvailles ou séparations, dans la solitude ou la foule. Anonymes et célébrités s’y croisent : André Breton y cherche Nadja ; Sartre, Beauvoir et Sarraute y travaillent, des inconnus y vivent de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sharon
  12 septembre 2019
J'ai eu envie de découvrir ce livre de la rentrée littéraire 2019 après avoir lu sa critique sur le magazine Lire. Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir grand chose à en dire, parce que ce ne fut pas une lecture si plaisante que cela. Une phrase m'a questionnée, à la fin du livre : " un de ces faux livres qui s'empilent sur les tables des librairies". A quels livres l'auteur fait-il allusion ? Quels livres considère-t-il de manière si négative ? Un peu plus haut, considérant la lectrice qu'il observe, il dit "une histoire de femmes, ça lui va mieux. Ce n'est qu'un préjugé". Oui, effectivement, c'est un préjugé, ce n'était presque pas la peine de le préciser. Au fond, ce personnage d'auteur rêve de croiser, dans un de ces cafés qu'il fréquente, une lectrice de ses oeuvres - j'admets franchement qu'avant d'ouvrir celui-ci, je ne connaissais pas du tout les livres de cet auteur.
Ce voyage dans les cafés, dont les adresses, ou le devenir sont présentés en fin de livre, n'est pas désagréable, cependant à part ce que j'ai écrit plus haut, je n'ai rien retenu de saillant. La visite du Starbucks, parce que c'est le seul que je connais, et que, contrairement à l'auteur, donner mon prénom (Sharon !) ne me pose aucun problème et m'amuse encore. Peut-être aussi parce que je suis une femme et que je n'ai pas le même rapport avec les cafés. Je ne suis pas écrivain non plus, savoir que telle ou telle oeuvre a été écrite par de célèbres auteurs dans des cafés devenus célèbres ne m'émeut pas. J'ai été plus sensible au rapport entre les cafés et leur représentation dans des oeuvres littéraires ou cinématographiques - les joies de l'intertextualité.
A vous de voir si vous avez envie de le découvrir.
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Klergau
  23 juillet 2020
Ça se lit tranquillement comme on va au café pour manger, pour flâner, pour ne rien faire. Seul, de préférence, avec cette idée de tout deviner, de tout regarder, de laisser monter en soi les mouvements de la vie. C'est exactement ce que fait Didier Blonde dans ce livre et je me suis reconnue comme j'ai retrouvé aussi l'atmosphère de mon café préféré, mes observations et mes rêveries. On ne s'ennuie pas, chaque chapitre est une petite aventure tranquille. On a droit aussi à des allusions à des gens renommés, à des êtres bizarres, ordinaires, ou hors de l'ordinaire. À lire par ceux qui aiment les cafés. Ils s'y retrouveront. Moi, j'ai beaucoup aimé.
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Manika
  27 mars 2020
C'est une ballade dans Paris de café en café que nous propose Didier Blonde dans ce court recueil. Des moments de vie solitaires ou partagés, doux ou animés, émouvants ou passionnés, des anecdotes sur des histoires, des rencontres, des déboires.
Un livre que l'on déguste comme un album photo, que l'on feuillette d'un trait ou on contraire que l'on prend et repose au fil des envies ou des émotions.
Une délicieuse parenthèse tel un bon verre de vin lentement savouré sur la terrasse d'un café agréablement ensoleillé.
Lien : http://keskonfe.eklablog.com..
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critiques presse (1)
LeFigaro   04 décembre 2019
Une centaine de pages où Didier Blonde mêle ses souvenirs personnels à des anecdotes littéraires, illustrant ainsi que l’histoire des lettres et les bistrots ont un vécu commun, un lien fort. Cafés, etc. est un court texte éblouissant. En multipliant les chapitres, comme des petits récits, l’auteur offre aux lecteurs un savoureux guide, une promenade.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
LaBiblidOneeLaBiblidOnee   26 novembre 2019
J'entre dans un café comme dans un roman. Début in médias res. Je prends l'histoire en cours, au milieu d'une phrase, les premiers mots sont des visages, une image d'ensemble. Une façon de piquer ma curiosité. Captatio benevolentiae. J'attends une surprise, quelque chose de nouveau. Qui m'attire - ou me repousse.

Chaque salle a son registre, qui tient à son atmosphère, son style, son rythme, comme une petite musique, son décor, sa disposition, sa lumière, éblouissante, tamisée, froide, une manière dont les voix se posent, avec ses personnages, épisodiques ou périodiques, que je pourrais retrouver d'un jour sur l'autre. La plupart n'ont pas de noms, ils me resteront toujours inconnus, sauf le patron, la serveuse, et quelques habitués qui en sont les héros ordinaires. Les pages se tournent toutes seules au fil des heures, en redistribuant les rôles, je les feuillette distraitement, comme celles d'un livre d'images, je perds le fil, l'histoire se fait et se défait, par arrivées et départs, sans début ni fin (mais qu'est devenue la femme en gants et turban, qui venait là chaque jour boire une coupe de champagne ? - et l'homme à l'imperméable, col relevé, qui s'y faisait adresser - clandestinement - son courrier comme à un bureau de poste restante ?) Des figures familières disparaissent, d'autres les remplacent, le feuilleton continue.

Il m'arrive parfois, à peine entré, de ressortir. Non, je le vois bien, ici, ce n'est pas mon genre, pas e place qui me convienne, trop de bruit, de lumière, de musique, de télévision, de soliloque au téléphone, je ne m'y reconnais pas. Aucun visage qui me retienne, un coup d'oeil m'a suffi, allons voir ailleurs - cette histoire n'est pas pour moi.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2019
Toilettes
Elles se cachent, comme s’il s’agissait d’un lieu clandestin, malfamé, on doit demander le chemin pour les trouver, interroger le serveur. C’est toujours « au fond », « au sous-sol », parfois « en haut ». Il faut bien y aller, de temps en temps, souvent à peine arrivé, pour avoir l’esprit libre, ou avant de s’en aller, par précaution. On ne descend pas les marches sans une petite appréhension. Hommes. Dames. Prière de laisser cet endroit aussi propre que vous l’avez trouvé en entrant. Quelques graffitis, à l’imagination pauvre, et inusables. En haut, c’est la vie sociale, polie, boutonnée ; en bas, l’hygiène, la vie organique, ses borborygmes, l’envers du décor, ou ses dessous. On urine, en apnée, on se lave les mains du bout des doigts, en évitant de croiser un regard, on se remaquille, pour remonter vite fait à la surface, et respirer à l’air libre. Peut-être se livre-t-on ici à de petits trafics ? On risque d’y faire une mauvaise rencontre. Une planque à drogue est-elle dissimulée dans le faux plafond ou derrière la chasse d’eau ?
Sans nous y faire mettre les pieds, Jean Eustache y raconte dans son film en deux parties (« Document », « Fiction ») une même « sale histoire » de voyeurisme (cela se passe à La Motte-Picquet-Grenelle, mais il ne dit pas dans quel café). Un trou percé au bas de la porte des Dames offre un beau point de vue aux Messieurs intéressés, qui se passent le mot, défilent. L’accès est gratuit, la position, au ras du sol, peu confortable.
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rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2019
Je la regarde, avec cette tache sur le visage, comme une blessure, qui la rend si émouvante. J’ai tout mon temps, moi aussi. Je ne la dérangerai pas. Oui, c’est une femme dans mon genre. Et c’est un de mes livres que je lui mets dans les mains. Pour achever un rêve, ou un fantasme. Mon nom est sur la couverture. Lequel lit-elle ? L’un ou l’autre, peu importe, elle les connaît tous. Pour m’y retrouver, chaque fois. C’est ma lectrice. Celle que j’ai toujours espéré croiser, un jour. Dans la rue. Le métro. Dans un café. Elle ne sait pas que je suis là. Elle ne sait même pas qui je suis. Elle ne m’a jamais vu. Mais j’occupe toutes ses pensées.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2019
L’Abordage est leur espace de liberté, d’amitié, et plus encore. Entre l’école, dont ils s’évadent, et la famille, qu’il faudra bien retrouver, après, le plus tard possible. Ils ont ici tous les droits, aiment se faire servir, comme n’importe quel client, c’est bien leur tour. Ils recopient un devoir sur le coin de la table, fument en se forçant un peu (ils ont appris à rouler les cigarettes parce que ça aussi c’est moins cher, ou en demandent aux autres consommateurs, c’est bien normal, ce sont les filles qui s’en chargent, elles font le tour des tables, on ne peut pas le leur refuser), s’embrassent avec ferveur et application. Ils discutent bruyamment, d’un film, d’une série, d’une musique, d’un dernier vêtement acheté en solde, ça te va si bien, éclatent brusquement de rire, se racontent leurs petites tragédies, traînent sans fin devant leurs verres vides et leurs tasses froides avant de se séparer, à regret, jusqu’à demain.
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rkhettaouirkhettaoui   19 septembre 2019
L’eau est celle du robinet. Elle est bonne à Paris (je n’en bois pas d’autre). Vraiment incolore, inodore et sans saveur, ce qui est sa définition. Elle vous fait retrouver le goût de l’eau, souvent perdu depuis l’enfance, avec celui de la nature, que nous ne voyons guère dans notre environnement de citadins. Une sensation de fraîcheur, de pureté vous pénètre, qui vous débarrasse de vos soucis, vous met de bonne humeur sans que vous sachiez pourquoi, c’est si peu de chose. Vous vous sentez exister. Un mince filet coule au fond de votre gorge, qui s’éclaircit, avec vos idées. Votre langue, votre palais revivent. Murmure d’un ruisseau à votre oreille, source cristalline. Vous respirez mieux. Bien-être. Légèreté. N’insistons pas. C’est un petit miracle quotidien, à portée de main.
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