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ISBN : 288250568X
Éditeur : Noir sur blanc (07/03/2019)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 19 notes)
Résumé :
« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants. Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos. Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille. Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  07 mars 2019
2007 Chicago, un jeune agent immobilier, John Maloof cherche des anciennes photos pour illustrer un livre qu'il projette d'écrire sur un quartier de la ville. Au détour d'une vente aux enchères, il achète pour quatre cent dollars des cartons remplis de photos, planche-contacts, pellicules non développées négatifs et paperasses. Mais grosse déception ! Rien dans ces cartons qui puisse lui servir. Pourtant curieux, mais ignare sur la photo, il poste quelque deux cents clichés sur internet, pour avoir une idée de ce qu'il a dans les mains. Vu les réactions, il se rend compte qu'il tient quelque chose de rare......Ainsi débute la célébrité, la gloire et la reconnaissance posthume de l'oeuvre de Vivian Maier, photographe américaine d'origine française, sujet du dernier livre de Gaëlle Josse.
Viviane Maier personne ne l'a vraiment connue à part ses employeurs, chez qui elle travailla comme nounou . le reste c'est presque le néant. Un néant que Josse va combler à partir de ses photos, quelques témoignages et manuscrits et surtout avec son imagination.
Des photos en noir et blanc, surtout de l'Amérique d'après guerre, de nombreux portraits de clochards, ouvriers épuisés, ivrognes ramassés par la police, enfants, nourrices, vieilles femmes, enfants de la rue, couples, adolescents,......bref une majorité de démunis. Et surtout beaucoup d'autoportraits. Ce personnage complexe à la personnalité ambivalente, cette solitaire, vieille fille au passé familial désastreux, semble tenir par le biais de ces photos, jamais vues et exposées aux yeux d'autrui, un carnet intime d'une histoire qu'elle “tente de s'inventer, de se construire, elle qui ne possède rien, ni biens ni famille”.
Qui est la vraie Vivian Maier ? Vu les témoignages contradictoires, personne n'en saura rien, “seules ses photos parleront pour elle “. Et Josse ajoute « Peut-être sommes-nous tous condamnés, dans le regard de l'autre, à être, selon le mot pirandellien, un, personne et cent mille. »
J'ai un avis mitigé sur ce livre. Aprés la découverte de son histoire et le tapage médiatique autour, j'étais allée voir deux de ses expositions , différents lieux et dates. Personnellement j'aime beaucoup la photo comme art plastique, ca me fascine, c'est tout, aucune compétence particulière. J'ai trouvé les photos de Maier non dénuées d'intérêt, mais aprés un moment on s'en lasse. À mon avis elles n'ont rien d'exceptionnel pour mériter tout cet acharnement sur son oeuvre. Dans le livre de Josse, aussi j'ai senti comme un creux, un vide que même l'imagination et la prose de l'écrivaine que j'aime beaucoup, n'arrive pas à combler, surtout dans la première partie où on se perd dans des histoires de familles aux détails à mon avis sans intérêt. Dans la deuxième moitié du livre elle se rattrape insérant ses propres réflexions et instiguant un parallèle entre Meier et elle. Elle, écrivaine, Meier photographe, même travail, "faire passer un peu de lumière dans l'opacité des êtres, dans leur mystères, leur fragilité, dans leurs errances, et dire ce qu'on entrevoit, ce qu'on devine, ce qui se dérobe."
Bien que Josse a finalement réussi un livre intéressant sur un personnage quasi invisible, malheureusement il ne m'a pas touchée, émue pour autant. Je le conseillerais quand même, vu sa prose ( ayant un peu perdu ici de sa verve) et nos sensibilités différentes aux divers lectures.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Notabilia pour l'envoi de ce livre !
# Une Femme En Contre-Jour #NetGalleyFr
"L'oeuvre, nourrie de la vie, plus grande que la vie".
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Nat_85
  10 mars 2019
J'attendais avec impatience son dernier roman. Chaque lecture est un voyage poétique dont l'anonyme devient personnage central ; l'invisible prend forme sous sa plume délicate. Gaëlle Josse revient avec » Une femme en contre-jour « publié en cette rentrée littéraire 2019 aux éditions Noir sur Blanc, dans la collection Notabilia. Un récit poignant et humble de la vie de la photographe Vivian Maier. C'est seulement après sa mort que son travail sera reconnu, par la main réparatrice du destin. Vivian Maier se révélera alors comme l'une des photographes les plus brillantes de la street photography. Et ce roman de Gaëlle Josse est un vibrant hommage à cette femme libre et audacieuse.
C'est par un pur hasard que le jeune John Maloof découvre un lot contenant des milliers de négatifs, ainsi que des pellicules non développées et quelques tirages, lors d'une vente aux enchères à Chicago en 2007. Agent immobilier de vingt-cinq ans, il ne connaît alors pas la valeur de son acquisition. Intuitif mais ignare, Maloof entreprend des recherches sur internet et questionne les réseaux sociaux pour connaître la qualité et la valeur de ces clichés. Il finit par comprendre qu'il tient quelque chose de rare, probablement unique.
Mais lorsqu'un avis de décès est publié en 2009 dans le Chicago Tribune, indiquant que Vivian Maier est décédée quelques jours plus tôt, à l'âge de quatre-vingt-trois ans, John Maloof a la sensation d'un rendez-vous manqué. Il a alors l'incroyable idée de lui redonner vie, à travers son oeuvre.
p. 16 : » John Maloof va en effet inventer Vivian Maier. La révéler, au sens photographique du terme. Naissance et résurrection d'une artiste de génie. Naissance d'une énigme. «
Malgré l'indifférence initiale du monde artistique, John Maloof organise une première exposition de ses clichés au Centre culturel de Chicago, en partie financée par ses ventes sur eBay. C'est un succès planétaire, la reconnaissance d'une artiste inconnue jusqu'alors. En collaboration avec Charlie Siskel, l'agent immobilier produit un documentaire : » À la recherche de Vivian Maier « .
p. 19 : » Sa surexposition posthume est aussi brillante que sa vie fut obscure. «
Il est indéniable que pour pénétrer et comprendre les oeuvres de Vivian Maier il faut avant tout connaître sa vie. le temps des origines…
Vivian Maier est née dans le Bronx aux Etats-Unis en 1926. D'un père austro-hongrois et d'une mère française. de cette union né tout d'abord un garçon, Carl. Mais la mésentente entre les parents s'intensifie, dans l'alcoolisme et la violence, et sur fond de difficultés financières. C'est alors que Vivian vient au monde, alors que son frère sera placé en foyer peu de temps après. Toute son enfance n'est que négligences et mensonges. Triste héritage de trois générations de femmes au parcours chahuté.
p. 49 : » Elle a l'énergie de ceux qui n'attendent rien, qui n'ont rien reçu en héritage. «
Dans cette enfance difficile, elle fera néanmoins une rencontre décisive, une amie de sa mère, la célèbre photographe Jeanne Bertrand.
p. 35 : » Rien ne saurait mieux lier deux vies que de semblables secrets, de semblables blessures. «
On imagine que c'est par elle que le virus de la photographie a transité, pour devenir rapidement omniprésente.
p. 54 : » La photo est déjà au coeur de sa vie. C'est son oeil, sa respiration, son toucher, sa façon d'être. «
Rapidement livrée à elle-même, elle devient gouvernante pour enfants, seul moyen, estime-t-elle, de pratiquer quotidiennement sa passion, tout en subvenant à ses besoins, aussi minimes soient-ils. Ainsi, elle fera l'acquisition de son premier appareil, un Rolleiflex. Elle profitera alors de chaque instant libre pour arpenter les rues, son Rolleiflex au cou, portant un regard aiguisé sur l'humain dans la ville et laissant des portraits saisissants. Elle utilisera même sa propre salle de bains pour y établir son laboratoire de développement de clichés.
p. 59 : » Son travail se focalise sur les visages, le portrait, et sur les exclus, les pauvres, les abandonnés du rêve américain, les travailleurs harassés, les infirmes, les femmes épuisées, les enfants mal débarbouillés, les sans domicile fixe. «
Vivian Maier est une femme audacieuse, à l'esprit libre et à la conscience sociale aiguë. Toutes les détresses trouveront refuge dans son objectif.
Mais les témoignages sont nombreux sur l'ambivalence de cette nourrice photographe.
p. 72 : » Ouverture sur le monde et obsession du secret, deux mouvements contradictoires, deux extrêmes d'un balancier. «
En plus de son immense talent, le mystère autour de cette femme créé sa légende, ou du moins l'amplifie.
Gaëlle Josse retrace dans ce roman, une vie en pointillés, avec toute la difficulté de rapporter une vie qui n'est plus, et dont les témoignages sont rares. J'ai retrouvé la qualité incomparable de l'écriture et la sensibilité à fleur de plume de l'auteure ! Un lien unit Gaëlle Josse à Vivian Maier. Si l'une figeait les portraits dans des clichés, l'auteure en dessine les contours dans des histoires singulières et poignantes. D'où cette intime confession en fin d'ouvrage…
p. 91 : » Les visages. Je suis, comme Vivian Maier, fascinée, obsédée par les visages. «
Lien : https://missbook85.wordpress..
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tynn
  08 mars 2019
Vivian Maier est un vrai personnage de roman, photographe passionnée, sortie de son anonymat volontaire et assumé par le miracle d'une salle de ventes.
Trouver des milliers de clichés photographiques aux enchères, enquêter longuement pour en chercher l'auteur et en comprendre la valeur, faire surgir du néant un talent posthume, une simple nourrice qui vient de décéder, sans jamais avoir été reconnue pour son travail. John Maloof va mettre en lumière une artiste et des images, qu'elle n'avait elle-même jamais développées.
Il est ainsi des histoires incroyables.
Celle de Vivian Maier est en tout point remarquable et Gaëlle Josse s'est emparée du sujet pour en faire une biographie littéraire, réinventée, attachante et passionnante en remontant aux origines familiales européennes et au parcours chaotique de l'émigration.
Une femme se dévoile peu à peu, à la personnalité complexe. Enfance difficile, démission parentale, éducation dysfonctionnelle, violence et solitude.
Le vécu explique-t-il la créativité, ou peut-on comprendre la femme et son parcours derrière les clichés?
« On ne photographie rien par hasard »
J'ai lu, en parallèle des photos trouvées sur internet, fascinée par une artiste innovante et une personnalité originale. L'immense documentation artistique témoigne d'une époque (années 50, 60 et 70) par des photos de genre au plus près du réel, scènes de vie et de rues, instantanées ou posées, où s'invitent des autoportraits fragmentés dans des reflets improbables.
Fascinant parcours d'une oeuvre devenue de notoriété publique quand son auteur restera à jamais insaisissable.
Un coup de coeur.

http://www.association-vivian-maier-et-le-champsaur.fr/medias/files/french-part-1et2.pdf
Exposition actuelle du 19 janvier au 30 mars 2019 aux Douches La Galerie - Paris
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mumuboc
  11 mars 2019
Fixer des mots sur le papier pour reconstituer la vie d'une femme comme on fixe un visage sur la pellicule n'est pas chose facile. A la différence d'un clic-clac, l'écriture demande un long travail de recherches puis d'écriture et quand celle-ci n'a laissé d'elle que des milliers de photos, il faut se glisser dans la peau de cette femme photographe, avoir son regard, imaginer ce que fut sa vie et tenter de comprendre qui elle était afin de comprendre son travail.
Il ne reste de Vivian Maier que des milliers de photos et de pellicules, entassées dans des cartons dans un garde-meubles, vendues aux enchères en 2007 et acquises pour 400 $ par John Maloof, agent immobilier. Elle n'a connu de son vivant que le travail de gouvernante chez de riches américains et profitait de l'anonymat offert par les sorties avec les enfants pour photographier les visages d' inconnus dans les rues de New York ou Chicago ou son propre visage en reflet comme pour se convaincre de son existence.
Gaëlle Josse aime à partir d'un tableau dont un des personnages la touche, se glisser et  imaginer, comme dans L'ombre de nos nuitsLes heures silencieuses,  leurs vies, entrer dans leurs pensées et construire une histoire où l'imaginaire et la sensibilité de l'auteure fait merveille. Elle devient leur ombre, une sorte de témoin, confidente de leurs états d'âme, de leur vie.
Les visages. Je suis, comme Vivian Maier, fascinée, obsédée par les visages. Par ce qui s'y lit, ce qui s'y dérobe. Approcher un parcours de vie, un chemin, une histoire. Approcher le grain de peau, le battement du coeur, du sang, le souffle, la sincérité d'une expression, le surgissement d'une émotion, suivre le tracé d'une ride, d'un frémissement des lèvres, d'un battement de paupières. Saisir les conflits intérieurs qui s'y jouent, les passions qui y brûlent, les douleurs qui affleurent, entendre les mots qui ne seront pas dits. Accompagner quelques êtres qui courent vers leur destin et nous interrogent sur le nôtre. (p90)
Gaëlle Josse, comme vous et moi, à la vue d'un tableau, une photo, à l'écoute d'une musique, imagine la vie de ceux qui y figurent, qui l'ont créé.
Je la vois, passant ses journées sur le pont, curieuse de tout, soucieuse de fuir la cabine..... (page 46)
Née à New-York en 1926 mais ayant des racines maternelles dans les Hautes Alpes, Vivian Maier rejoint à 17 ans sa mère à New York puis, après quelques allers-retours entre la France et les Etats-Unis, elle s'installera à Chicago. Comme souvent, une rencontre sera déterminante dans sa vie : celle d'une amie de sa mère Jeanne Bertrand, photographe, qui lui offre son premier appareil.
Cette gouvernante/photographe possède tous les ingrédients pour construire un roman : une enfance sûrement marquée par le divorce de ses parents, son éloignement pendant son enfance puisqu'elle vivait en France et sa mère à New-York,  sa séparation avec son frère Charles (Karl), un rapport aux hommes très distant peut-être dû à son père, un américain dévoyé, un sentiment d'insécurité, une vie de femme solitaire, démunie, mettant toute son énergie à fixer ses journées à travers les photos de son quotidien dans les rues des villes américaines sans autre but, semble-t-il, que de photographier, de saisir l'instant.
Son travail photographique accorde une large place aux femmes âgées. On ne photographie rien par hasard. Un artiste poursuite ce qui le hante, l'obsède, le traverse, le déchire. Rien d'autre. Vivian Maier est avant tout une artiste, même si elle n'en revendique rien. (p68)
Pourquoi telle oeuvre plutôt qu'une autre, tel visage plutôt qu'un autre, impossible de le dire, cela se passe entre l'oeuvre et vous,  mais dans le cas de Vivian Maier, ce visage hermétique, inexpressif, laisse un champ des possibles immense.
Même si j'ai retrouvé avec plaisir l'écriture de Gaëlle Josse, sa sensibilité,  je suis restée à distance de ce récit. Est-ce dû au fait qu'il ne reste de Vivian Maier que ses photos et pratiquement aucune information sur sa vie, mais la répétition des interrogations, des questions le plus souvent sans réponse donnait à l'ensemble un goût d'inachevé. J'ai eu le sentiment que l'auteure oscillait entre réalité et suppositions sans vraiment prendre un chemin définitif.
Pourquoi ne pas en faire un roman d'imagination totale, une fiction basée sur le peu de faits connus, sur les photos et imaginer ce que fut sa vie de cette nounou ou bien s'attarder sur une photo et en construire une divagation comme c'est si bien le faire l'auteure, plutôt qu'une énumération des événements connus de sa vie et de suppositions.
Par contre les dernières pages dans lesquelles Gaëlle Josse fait le parallèle entre son travail et celui de la photographe, sont sublimes et j'y retrouve toute la sensibilité de l'auteure :
Les visages. Je suis, comme Vivian Maier, fascinée, obsédée par les visages. Par ce qui s'y lit, ce qui s'y dérobe. Approcher un parcours de vie, un chemin, une histoire. Approcher le grain de peau, le battement du coeur, du sang, le souffle, la sincérité d'une expression, le surgissement d'une émotion, suivre le tracé d'une ride, d'un frémissement des lèvres, d'un battement de paupières. Saisir les conflits intérieurs qui s'y jouent, les passions qui y brûlent, les douleurs qui affleurent, entendre les mots qui ne seront pas dits. Accompagner quelques êtres qui courent vers leur destin et nous interrogent sur le nôtre. (p90)
Avant la sortie du livre, j'avais vu un documentaire sur l'exposition se déroulant jusqu'à la fin du mois de mars 2019 à la galerie Les Douches à Paris, qui m'avait interpellée sur la personnalité de cette femme qui n'avait pas pris, le plus souvent, la peine de développer ses pellicules, une manière peut-être, de vouloir rester dans l'ombre et pour qui comptait seulement l'instant fixé...
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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spleen
  10 mars 2019
Avant de commencer la lecture d'Une femme en contre-jour, allez faire une petite visite sur le site dédié à Vivian Maier si vous ne connaissez pas son oeuvre . Ses galeries de photos , essentiellement des portraits et des scènes de vie pris dans les rues de New York et Chicago, sont saisissantes de vérité souvent sans artifice qui enjoliverait une histoire imaginée . Et ses auto-portraits la montrant le visage figé sans sourire est bien loin de nos selfies nombrilistes .
Gaëlle Josse raconte la vie de cette femme dont on a découvert les innombrables photos et négatifs tout à fait par hasard et quelques années après sa mort dans le dénuement et la solitude .
De cette vie, on sait peu de choses , un documentaire a été tourné sur elle comme une enquête policière avec des témoignages contradictoires , et l'auteure remplit les pointillés avec son talent habituel mais s'appesantissant , à mon avis, un peu trop au début de l'ouvrage sur la vie de ses parents et grands parents qui a le mérite cependant de montrer le manque d'affection et l'absence d'une vraie famille autour d'elle .
A t'elle cherché dans le regard des autres par l'intermédiaire de son objectif une réponse, une présence , un double à son malaise dans l'existence ?
Le tout dernier chapitre est le plus beau, Gaëlle Josse y trace un parallèle entre la quête du photographe et celle de l'écrivain . Ses phrases sont magnifiques car elles témoignent d'une véritable recherche de la nature humaine la plus intime .
Un grand merci à NetGalley et aux Editions Notabilia
#UneFemmeEnContrejour #NetGalleyFrance
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mumubocmumuboc   11 mars 2019
Les visages. Je suis, comme Vivian Maier, fascinée, obsédée par les visages. Par ce qui s'y lit, ce qui s'y dérobe. Approcher un parcours de vie, un chemin, une histoire. Approcher le grain de peau, le battement du cœur, du sang, le souffle, la sincérité d'une expression, le surgissement d'une émotion, suivre le tracé d'une ride, d'un frémissement des lèvres, d'un battement de paupières. Saisir les conflits intérieurs qu'i s'y jouent, les passions qui y brûlent, les douleurs qui affleurent, entendre les mots qui ne seront pas dits. Accompagner quelques êtres qui courent vers leur destin et nous interrogent sur le nôtre. (p90)
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mumubocmumuboc   11 mars 2019
Son travail photographique accorde une large place aux femmes âgées. On ne photographie rien par hasard. Un artiste poursuite ce qui le hante, l'obsède, le traverse, le déchire. Rien d'autre. Vivian Maier est avant tout une artiste, même si elle n'en revendique rien. (p68)
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spleenspleen   09 mars 2019
Peut-être qu'écrire, comme tout acte de création, n'est rien d'autre que de marcher dans un tremblement de terre , le sol ouvert sous les pieds, d'avancer dans les décombres, dans le dévasté, dans le feu et le bruit. C'est convoquer la mémoire des morts, appeler sur nous des lambeaux de notre histoire et de l'histoire de tous les hommes , C'est tenter de faire de tout ce vacillement œuvre de lumière, de jouissance, œuvre de merveille, d'en faire quelque chose qui dise à chacun de nous, au plus près de la pulsation de son sang dans ses veines, ce que fut cette vie, ce que nous avons poursuivi et ce qu'il est advenu de nos rêves .
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Sophie_BazarSophie_Bazar   13 mars 2019
Un artiste poursuit ce qui le hante, l’obsède, le traverse, le déchire. Rien d’autre.
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Nat_85Nat_85   10 mars 2019
Une bouleversante humanité y circule, et aussi une absolue maîtrise de la prise de vue. Le plus novice, le moins connaisseur des regards ne peut être que saisi par la densité, la force, l'unité de l'ensemble. Par cet œil posé sur la vie, sur toutes ces histoires qui se dévoilent en un cliché, histoires urbaines, dans le mouvement, dans la matière compacte de la ville. Le terrible, le tendre, le drôle, l'insolite, le vrai. Le presque rien qui révèle un destin.
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Vidéo de Gaëlle Josse
Extrait de "Une longue impatience" de Gaëlle Josse lu par Dominique Blanc. Editions Audiolib. Parution le 13 mars 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/une-longue-impatience-9782367628295
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