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Note moyenne 3.48 /5 (sur 126 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 10/10/1930
Mort(e) à : Londres , le 24/12/2008
Biographie :

Harold Pinter est un écrivain, dramaturge et metteur en scène britannique.

Né de parents juifs immigrés, l’antisémitisme joue un rôle important dans son envie d'écrire des pièces de théâtre. Il prend des cours de théâtre dans les écoles londoniennes les plus prestigieuses tout en publiant ses premiers poèmes dans des journaux.

Ses premières œuvres sont souvent associées au genre dit du théâtre de l'absurde. Il a écrit pour le théâtre, la radio, la télévision et pour le cinéma. Aujourd'hui reconnu comme l’un des meilleurs auteurs dramatiques de sa génération, il détient un style singulier où le rire prend souvent le pas sur l'angoisse et le tragique sur le burlesque. C'est dans cette ambiguïté qu’Harold Pinter aime à plonger ses personnages, porteurs d'une solitude indépassable et victimes de la violence du monde extérieur.

Harold Pinter travaille également pour le cinéma en tant que scénariste puis en tant que réalisateur.

Il est Commandeur de l’Ordre de l'Empire britannique et membre de l'Ordre des Compagnons de l’Honneur.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 2005.
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Source : Wikipédia
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Le magazine culturel quotidien s'associe à l'opération «Coups de théâtre» et propose toute la semaine des rencontres et des reportages sur le 6ème art. Au sommaire : Michel Bouquet est au théâtre Hébertot jusqu'au 19 juin dans "A tort et à raison". Entrée Libre a rencontré ce "monstre" de théâtre qui a joué les plus grands rôles de théâtre de "L'Avare" à "Mac Beth", et qui a connu et interprété les auteurs les plus prestigieux : Harold Pinter, Jean Anouilh et Eugène Ionesco..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
colimasson   03 décembre 2015
Célébration : La Chambre de Harold Pinter
MATT : Je l’ai vu le jour où il est né. Vous savez de quoi il avait l’air ? D’un alcoolique. Bourré comme une noix. Il pouvait à peine tenir debout.
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Cosaque   10 mai 2014
Célébration : La Chambre de Harold Pinter
Ben: Fais pas le malin, mon petit bonhomme. Fais pas le malin, c'est tout.

(Il va se rallonger sur son lit.)



Gus: Non, c'est à cette fille que je pensais...c'est tout.

(A son tour, il se rassoit sur son lit.)

Cette fille, c'était pas grand-chose à regarder, je veux bien, mais quand même...Ça a fait des saloperies partout, tu te souviens? C'était salopé partout. Franchement, j'ai jamais vu une telle saloperie que cette fois-là. Les femmes, on dirait que c'est pas ficelé pareil que les hommes. La texture...c'est plus mou. Et comment elle s'est répandue, tu as vu? Elle s'est répandue tout partout. Beurk! Mais, dis, je voulais te demander...

(Ben se redresse sur son lit, excédé, fermant les yeux.)

Qui est-ce qui nettoie, une fois qu'on est partis? Ça je serais curieux de le savoir. Qui s'occupe de nettoyer? Peut-être qu'ils nettoient même pas. Peut-être qu'ils les laissent croupir sur place. Hein? bon Dieu, moi je serais incapable de faire le compte... Mais alors, dis, si personne ne vient nettoyer une fois qu'on est partis, hein?



Ben (Méprisant): Pauvre cloche! Tu crois peut-être qu'on est la seule branche de l'organisation? Sers-toi de ta tête! Il y a des branches spécialisées dans tous les secteurs.



Gus: Quoi, des gens pour nettoyer, et tout ça?



Ben: Pauvre pomme!



[ Taduction: Éric Kahane]
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Marti94   03 septembre 2014
Le retour de Harold Pinter
TEDDY. Tu te sens nerveuse?

RUTH. Non.

TEDDY. Tu n'as aucune raison de l'être.

Ce sont des gens très chaleureux, vraiment. Très chaleureux. Ils sont ma famille. Ils ne vont pas te manger
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Marti94   03 septembre 2014
Le retour de Harold Pinter
RUTH. Nous sommes mariés.



LENNY. En voyage à travers l'Europe, hein ? Vous en avez vu beaucoup ?



RUTH. Nous arrivons d'Italie.



LENNY. Oh, vous êtes tout d'abord allés en Italie, je vois... Et ensuite, il vous a amenée jusqu'ici pour vous présenter la famille, c'est ça ? Eh bien, le vieux sera content de vous voir, je vous le garantis.



RUTH. Bon.



LENNY. Vous avez dit quoi ?



RUTH. Bon.



Pause



LENNY. Où êtes-vous allés, en Italie ?



RUTH. A Venise.



LENNY. Pas cette chère vieille Venise ? Hein ? C'est drôle. Vous savez, j'ai toujours eu l'impression que si j'avais été soldat durant la dernière guerre – mettons durant la Campagne d'Italie – je me serais sûrement retrouvé à Venise. J'ai toujours eu ce sentiment. Le problème était que j'étais trop jeune pour servir, vous voyez. Je n'étais qu'un enfant, j'étais trop petit, sinon j'ai le très net sentiment que je serais sans doute passé par Venise. Oui, j'y serais presque certainement passé avec mon bataillon. Vous permettez que je vous tienne la main ?



RUTH. Pourquoi ?



LENNY. Juste un contact.



Il se lève et se dirige vers elle.



Juste une chatouille.



RUTH. Pourquoi ?



Il baisse les yeux sur elle.
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Marti94   28 septembre 2014
Trahisons de Harold Pinter
ROOTE : […] Quand mon prédécesseur est… a pris sa retraite…j’ai été invité à lui succéder à ce poste. Savez-vous seulement pourquoi vous m’appelez monsieur-le-directeur aujourd’hui ?

GIBBS : Oui, monsieur le directeur

ROOTE : Pourquoi ?

GIBBS : parce que vous-même, à l’époque, vous l’appeliez monsieur-le-directeur, monsieur le directeur.

ROOTE : Exact !



HOT-HOUSE

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Meps   18 septembre 2017
Le Gardien de Harold Pinter
Ecoutez, je lui ai dit, je suis un vieillard, j'ai dit, là où j'ai été élevé, on savait parler aux vieillards avec le respect qui convient, on nous élevait avec des bons principes, si j'avais quelques années de moins je... je vous casserais en deux. Le patron venait juste de me flanquer à la porte. Je fais trop de tapage, il dit. Du tapage, moi ! Ecoutez, je lui dis, j'ai mes droits. Je lui ai dit ça ! j'ai peut-être été sur les routes mais personne a plus de droits que moi. Soyons un peu franc jeu, j'ai dit. N'empêche, il m'a flanqué à la porte.
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Marti94   09 avril 2015
No man's land de Harold Pinter
Gus : Non, je me demandais, c'est tout.

Ben : Eh bien ne te demande pas ! Tu as un travail qui t'attend. Alors fais-le... Et tais-toi !

Gus : C'est à propos de ça que je me demandais, justement.

Ben : A propos de quoi ?

Gus : De ce travail.

Ben : Quel travail ?

Gus : Je me suis dit que tu étais peut-être au courant.

Je me suis dit que tu savais peut-être... enfin, est-ce que tu as une petite idée de...? Qui ça va être ce soir ?

Ben : Qui va être quoi ?

Gus : Qui ça va être ?!!!



(Le monte-plats)
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Harold Pinter
Marti94   29 juillet 2014
Harold Pinter
Au lieu d'une incapacité quelconque à communiquer, il y a en chacun de nous un mouvement intérieur qui cherche délibérément à esquiver la communication.

Cité par Daniel Salem dans Harold Pinter, dramaturge de l'ambiguïté (1968).
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Marti94   29 juillet 2014
L'Anniversaire de Harold Pinter
GOLDBERG : Qu'est-ce que tu penses de ça, McCann ? Il y a un monsieur qui habite ici, c'est aujourd’hui son anniversaire et il l'a complètement oublié. Alors nous allons le lui rappeler. Nous allons donner une soirée pour lui.

MCCANN : Oh, c'est vrai ?

MEG : Ce soir.

GOLDBERG : Ce soir.

MEG : Je vais mettre ma robe du soir.

GOLDBERG : Et moi, je vais apporter quelques bouteilles.

MEG : Et je vais inviter Lulu cet après-midi. Ah, ça va remonter le moral de Stanley. Sûrement. Il broie du noir depuis quelques temps.

GOLDBERG : Nous allons le faire sortir de lui-même.





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Nayac   20 septembre 2015
La Lune se couche / Ashes to Ashes /Langue de la montagne /Une Soirée entre amis et autres textes de Harold Pinter


FRED: On peut trouver des restes de lumière dans le noir total?

JAKE: Oui on peut. On peut la repérer. Ensuite on la met dans une petite boite, on l'emballe, on noue un ruban autour et tu reçois le tout net d’impôts, en récompense pour ton travail, ton dévouement et les soins que tu as prodigués à autrui avec tant d'éloquence depuis si longtemps.

FRED: Et ça servira à m'éclairer au fond du tunnel?

JAKE: Çà te servira de flambeau. De phare. Ce sera comme ta propre lumière éternelle.



La lune se couche
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