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Note moyenne 3.96 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Varsovie , le 11/04/1908
Mort(e) à : Genève , le 22/12/1998
Biographie :

Vladimir Malacki, dit Jean Malaquais, est un romancier et essayiste d'origine polonaise et de langue française.

Juif, communiste, arrivé en France en 1930, comme George Orwell, il travaille au milieu des prolétaires étrangers en Provence et à Paris, où il aurait exercé plus de cent métiers. Lecteur assidu de la bibliothèque Sainte-Geneviève, il dévore des rayons entiers. Découvrant André Gide à travers Les Nourritures terrestres et Paludes, il entretient avec lui une correspondance de 1935 à 1950. Gide l'aide à trouver son style et l'aide aussi financièrement.

Combattant pendant la guerre d'Espagne, il obtient le Prix Renaudot en 1939 pour Les Javanais, récit de son expérience chez les mineurs étrangers.

Sa famille est anéantie dans les camps hitlériens. Apatride, il est pourtant mobilisé, contre son gré, durant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, il part pour le Mexique, puis pour les États-Unis, où il acquiert la nationalité américaine.A cette époque, 1947, paraît donc le second roman de Jean Malaquais : Planète sans visa.

Dès lors, entre la France et les Etats-Unis, Malaquais continue à fréquenter les intellectuels ou les théoriciens de la gauche communiste : Marc Chirik mais aussi Maximilien Rubel, Paul Mattick, Marcuse, etc., -jamais affilié à un parti cependant.

En mai 1968, il est à Paris ; en août 1980, lors des grandes grèves, en Pologne.
Il termine sa vie à Genève auprès de sa seconde femme, Elisabeth.
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Source : Wikipédia
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Bibliographie de Jean Malaquais   (11)Voir plus

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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
loudarsan   04 juillet 2016
Le gaffeur de Jean Malaquais
« — Le héros, disais-je, le héros de notre auteur choisit pour champ d'action une de ces agglomérations qui abondent chez nous, et où l'on trouve de tout comme vous le savez : logements, gares, prisons, tripots, usines, cimetières, et où toute la population de la Cité se trouve également représentées. Là le citoyen vit, travaille, copule, rêve, accouche, mange des tartines et meurt. De quelque côté qu'il se retourne, notre héros sera toujours au centre d'un grand entrepôt de la vie et du trépas. La promiscuité y est telle que tout événement de quelque importance se répercute et se propage à la manière d'une onde. La complexité des rouages réduit la tolérance des frictions pratiquement à zéro. »
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steka   19 octobre 2015
Les Javanais de Jean Malaquais
Estève soignait sa calvitie de futur conseiller municipal. Quand on a le crin qui vous pousse à l'envers, long à la base et bref au sommet du caillou, il y faut un tour de main accompli.
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steka   23 juillet 2015
Planète sans visa de Jean Malaquais
Et quand bien même l'on serait seul, au plus désolé de la solitude, c'est encore autrui, la présence de l'autre, de tous les autres, qui étoffe notre vie.
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steka   04 octobre 2015
Journal de guerre suivi de Journal du métèque 1939-1942 de Jean Malaquais
L'absolutisme d'hier méprisait le vilain et le dévorait sans assaisonnement; le totalitarisme d'aujourd'hui flatte le peuple et le dévore en ragoût.
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steka   28 septembre 2015
Journal de guerre suivi de Journal du métèque 1939-1942 de Jean Malaquais
22 juillet 1940

Beauté de ce Paris vide de gens, de voitures, de fracas mécanique. Tout au long du jour, où que l'on regarde, et malgré la lueur du ciel, c'est l'aube. C'est l'heure paisible où la ville s'appartient, où la pierre est à la pierre. Émerveillement d'apercevoir un cycliste au loin, une charrette à bras, présences insolites qui soulignent la précarité de l'homme.
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steka   21 juillet 2015
Planète sans visa de Jean Malaquais
Note de l'éditeur

Le livre avait surtout été pour son auteur, Malaquais le malappris, l'occasion d'expliquer à ceux qui n'étaient pas tout à fait ses compatriotes qu'ils souffraient d'une maladie inquiétante : une bizarre démangeaison d'inhospitalité agressive qui les poussait à gratter jusqu'à l'os la couenne délicate du corps national afin d'en chasser la vermine supposée - vermine venue d'ailleurs, ainsi qu'il se disait alors (et ainsi qu'il se dit encore).
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steka   25 juillet 2015
Le Nommé Louis Aragon ou le Patriote professionnel de Jean Malaquais
Le prototype du patriote professionnel apatride, celui qui a atteint une espèce de grandeur dans le maniement du bénitier stalinien, est le nommé Louis Aragon poète par la grâce des dieux, clarinette par la grâce de saint Joseph : Louis Aragon, ex-dadaïste, ex-surréaliste, auteur du «con d’Irène», du «Paysan de Paris», du «Traité du Style», ex-lui-même.
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steka   26 décembre 2017
Les Javanais de Jean Malaquais
Indolentes, d'humeur matinale, des vaguelettes humectaient le sable à ses pieds. Il écoutait la mer, le très ancien récit de la mer, chaque vague sa voix unique, infiniment juste, celle-là précisément qu'il espérait, qu'il avait besoin d'espérer.
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duplau   14 juillet 2016
Planète sans visa de Jean Malaquais
J'ai passionement aimé enseigner la philosophie à mes élèves toutes ses années durant. Comme toutes choses, les passions s'éteigent, on change d'objet, d'autres académies me requièrent :celles des camps de réfugiés. Des classes, des cercles d'études y surgissent spontanément, que ce soit pour apprendre les tables de multiplication ou se faire expliquer le système des mondes engloutis. En sorte que la question de l'élève vêtu de tweed ou de celui qui grelotte dans sa veste en loques, lequel a le plus besoin que je lui parle du poids de la lune ? Cette question là se passe de réponse.
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LaFaro   06 mai 2020
Planète sans visa de Jean Malaquais
Il est évident que nulle fin, si idéale soit-elle, ne résiste au traitement par la maculation: l'action des moyens sur la fin est directe et irréversible.
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