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Note moyenne 3.82 /5 (sur 446 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Tokyo , le 7/3/1924
Mort(e) à : Tokyo , le 22/1/1993
Biographie :

Kōbō Abe est un romancier, dramaturge et scénariste japonais.

Il passe son enfance à Mukden en Mandchourie, où son père travaille comme médecin. Il possède alors une collection d'insectes, ce dont il se souviendra dans son roman La Femme des sables. Il développe un grand intérêt pour les mathématiques, la philosophie (Heidegger, Jaspers, Nietzsche) et la littérature (Dostoïevski et Edgar Allan Poe).

Il doit revenir à Tokyo en 1941 pour effectuer son service militaire, expérience qui le rend profondément antimilitariste. Il fait ensuite des études de médecine, de 1943 à 1948, tout en écrivant des nouvelles. Échouant à plusieurs reprises, il abandonne ses études pour se consacrer totalement à la littérature, sa femme Machi, une dessinatrice connue, illustrant ses œuvres.

Son premier roman, "Les Murs", obtient en 1951 le prix Akutagawa, le plus grand prix littéraire japonais.

Écrivain, mais aussi militant communiste, il participe au groupe Littérature populaire, organise un cercle littéraire dans un quartier d'usines et publie dans d'innombrables revues.

En 1962, paraît "La Femme des sables" qui obtient en France le prix du Meilleur Livre étranger et qui fait l'objet d'un film, mis en scène par Hiroshi Teshigahara en 1964, réalisateur avec lequel il signe les scénarios de quatre films qui obtiennent une audience internationale.
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Source : Wikipedia
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Rendez-vous secret Marque-page 23-06-2011


Citations et extraits (117) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   14 avril 2015
La Femme des sables de Kôbô Abe
Au fond, vois-tu, c'est l'aveugle et imaginative innocence des femmes qui fait de l'homme leur pire ennemi...!
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Zebra   20 avril 2013
La Femme des sables de Kôbô Abe
page 236

[...] Oh non, de quelque façon que l'on s'y prenne, ce n'est pas la force de l'intelligence qui fait tourner la vie humaine... Cette existence-ci, cette existence-là, l'évidence, c'est qu'il y a beaucoup de manières d'exister... et qu'il arrive parfois que l'autre versant, celui qui fait face au côté où l'on se trouve, vous apparaisse un tant soit peu plus désirable... A vivre ma vie comme je la vis, de me demander ce qu'il en adviendra est bien pour moi, en vérité, la chose du monde la plus insupportable ! Et quant à savoir ce qu'est au juste la nature de mon existence, ça, c'est une impossibilité de condition : aucun moyen d'en rien saisir... Mais quand même, si, sur ce chemin-là, il se trouve quelque côté plus clair où l'esprit aperçoive de quoi le distraire, si peu que ce puisse être... eh bien, j'ai beau ne pas savoir pourquoi, je finis par me persuader que c'est encore là la meilleure direction... [...]
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joedi   04 février 2016
La Femme des sables de Kôbô Abe
Non, à la vérité, que le temps coure à la vitesse d'un cheval au galop, ça, on ne peut le dire. Ni davantage qu'il se traîne avec plus de lenteur encore qu'une charrette à bras. Le temps va son rythme à lui.
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Iansougourmer   23 avril 2013
La Face d'un autre de Kôbô Abe
La souffrance de l'emprisonnement réside dans le fait que l'on ne peut, à aucun moment, s'évader de soi même.
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joedi   03 février 2016
La Femme des sables de Kôbô Abe
Chez l'homme de vingt ans, c'est l'idée-imagination qui provoque l'excitation sexuelle. Chez l'homme de quarante ans, l'excitation part de la surface même de la peau. Mais chez l'homme de trente ans, l'excitation naît de la représentation qu'il se donne de la femme en tant que silhouette, que contours : et pour cet homme-là, c'est là qu'est le danger ...
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Iansougourmer   24 avril 2013
La Face d'un autre de Kôbô Abe
la liberté ne consiste pas seulement à suivre sa propre volonté, mais aussi parfois à la suivre.
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joedi   03 février 2016
La Femme des sables de Kôbô Abe
Toutes choses qu'on laisse derrière soi sont déjà choses mortes !
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le_Bison   03 janvier 2013
La Femme des sables de Kôbô Abe
Son visage s’était raidi, comme enduit d’empois ; son souffle, on eût dit, était un vent de vingt mètres à la seconde ; sa salive avait pris le goût du sucre brûlé. Impitoyablement, ses forces s’en allaient. Il venait de perdre encore en sueur l’équivalent d’un grand verre d’eau.

La femme n’était pas moins touchée. Gardant le visage baissé, elle se redressa, très lentement, et sa tête, imprégnée de sable, arrivait juste à la hauteur de ses yeux à lui. Nerveusement, elle se moucha avec les doigts, puis, faute de papier, prit une poignée de sable pour se frotter les mains ; dans le mouvement qui la penchait en avant, son pantalon lui glissa des reins.

L’air gêné, l’homme avait d’abord détourné les yeux. Au vrai, cependant, n’était-ce chez lui que de la gêne ? A la pointe de la langue, il sentait s’attarder, bien différente de celle que lui donnait la soif, une étrange excitation.
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joedi   06 février 2016
La Femme des sables de Kôbô Abe
la Solitude, c'est une soif qu'on ne peut apaiser ; la soif d'une illusion que l'on poursuit, et qui sans cesse se dérobe ...
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Osmanthe   30 août 2020
Cahier kangourou de Kôbô Abe
Un faisceau lumineux !

Même à travers les paupières closes, la rétine réagit sensiblement. Je ne pouvais pas m'empêcher de les entrouvrir. Quelqu'un testait les réflexes de mes pupilles avec une lampe de poche. Je tentai de détacher ma langue de mon palais auquel elle était collée tant elle était sèche. Puis, sans pouvoir reconnaître qui se trouvait près de moi, je suppliai de tout mon coeur :

- Je vous en prie, donnez-moi de l'eau. Regardez la poche de la perfusion est quasiment vide...

La lampe de poche s'éteignit. Je distinguais le plafond. Le pommeau d'arrosage à visage humain. Le tube fluorescent, d'une conception astucieuse, qui, tout en étant à nu, produisait un éclairage indirect au moyen de plaques miroitantes. Rien de spécial à tout cela. J'étais toujours sur le lit de la salle d'opération. Un rêve trop réaliste n'est pas bon pour la santé. Ça vous épuise.

- Nous le changeons au moment voulu.

En effet, le récipient avait déjà été changé. C'était un sac à poissons rouges, un sac couleur crépusculaire comme on n'en trouve plus que sur les stands de foire.

- Excusez-moi. J'ai l'impression d'avoir un mal de route épouvantable.

- Ce n'est pas une auto-intoxication ? A cause de l'alfalfa ?

Je voyais mon oreille se refléter sur les verres des grosses lunettes rondes de l'infirmière. C'étaient des verres plats, semble-t-il.

- Ne pourriez-vous pas me prescrire un médicament contre le mal de mer ?

- Je ne peux rien faire qui ne soit sur votre carnet.

- Mais ça tremble terriblement.

- Retroussez votre manche. Je vais vous faire une prise de sang.

- Si c'était un tremblement de terre, on aurait aisément dépassé l'échelle 5.

- Laissez-moi mesurer la longueur de l'alfalfa. Je vous prie de m'excuser.

Elle souleva la couverture en tissu éponge. Ses doigts, qui paraissaient dépourvus d'articulations, se mirent à fouiner dans la touffe de l'alfalfa.

- Vous me chatouillez.

- C'est vraiment un taillis. C'est sûrement bien nourri.

J'avais l'impression de me mettre à bander. Il ne manquait plus que ça : une érection dans l'état où j'étais, c'était vraiment trop ! Pour commencer, c'était piteux et puis avec la sonde, cela risquait d'endommager gravement mon urètre ou mes reins. Cherchons à nous distraire l'esprit en pensant à autre chose.

Pulsations régulières des jointures des rails.



Hanakonda aragonda anagenda

Enduisons-le d'huile de piment de cayenne

Enveloppons-le d'une peau de banane



Ces vers dans le style d'une ritournelle me venaient tout naturellement à l'esprit. Ils n'avaient pas de sens, mais ils prenaient exactement le rythme des rails. Rire suggestif de l'infirmière.



Hanakonda aragonda anagenda

Enduisons-le d'huile de piment de cayenne

Enveloppons-le d'une peau de banane



Le ton montait peu à peu, prenant même une intonation de comptine. Malgré l'autodérision, c'était rafraîchissant et ça devenait de plus en plus enfiévré. Etait-ce l'effet de la chaleur ? Le sourire de l'infirmière s'éteignit lentement. Le contour de ses grosses lunettes rondes s'estompa peu à peu et finit par être aspiré par le pommeau d'arrosage à visage humain du plafond. Comme ce dernier se mit en marche, les lunettes rondes devinrent démodées, en ébonite, noires. Alors ce visage commença à ressembler à celui de mon père à s'y méprendre. Je savais parfaitement que c'était un simple pommeau d'arrosage, mais je n'y pouvais rien puisque c'était en même temps mon père.
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