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Note moyenne 3.63 /5 (sur 63 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Versailles , le 07/01/1953
Biographie :

Patrick Breuzé est un journaliste et écrivain français, spécialiste du roman de montagne.

Après un bac littéraire passé au lycée de Saint-Cyr-l'École, il fréquente la faculté de Droit de Sceaux puis l’École supérieure de journalisme de Paris et le futur Institut pratique du journalisme de Paris, deux écoles dont il sera diplômé.

Encore étudiant, il commence à écrire régulièrement dans la presse régionale "Les Nouvelles de Versailles" notamment. Puis est engagé à La République du Centre à Orléans, collabore parallèlement à de nombreuses autres revues et organes de presse parisiens et étrangers, fréquente la presse médicale, crée et dirige des journaux pour médecins, pharmaciens et professions de santé.

Dans le même temps, Patrick Breuzé s’intéresse à l’enseignement du journalisme : à l’Institut Pratique de journalisme tout d’abord puis parallèlement à SciencesCom à Nantes où lui sera décerné en 2005 un Doctorat honoris causa.

Un changement de vie l’a conduit à quitter Paris pour s’installer à Samoëns en 1995, village-station de Haute-Savoie.

De 1992 à 1998, il écrit des pièces de théâtre puis ses premières nouvelles. L’une d’elle remporte le Prix de la Nouvelle de Bonneville.

À la suite, il publie "La Vallée des Loups" (2002), un recueil de nouvelles qui ne cessera d’être réédité depuis lors. Suivra ensuite une œuvre entièrement consacrée, à ce jour, à la montagne, à ses habitants, à la psychologie de ceux que l’on appelle les taiseux, aux drames humains et aux destins souvent inattendus qui jalonnent les siècles.

site de l'auteur : http://patrickbreuze.com/
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Source : wikipedia
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Citations et extraits (108) Voir plus Ajouter une citation
Wyoming   03 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
La nuit était belle. Le ciel avait tendu son voile bleu marine d'un bout à l'autre de la vallée, prenant appui sur chacun des sommets. Pas un nuage ne le plissait. Partout dans les pâtures, une fine rosée s'était déposée, libérant des odeurs d'herbes sucrées et de terre mouillée. Le long des lisières de noisetiers, un vent timide fouinait sans bruit, furetait comme un chien sous le couvert, hésitait, puis repartait, entraînant dans son sillage des odeurs fortes de sous-bois et de troncs moussus.
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Wyoming   01 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
Des nuages lourds, venus du fond de la vallée, s'amoncelaient sur les versants regroupant parfois le gros de leur troupe en un même lieu comme avant un assaut.
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Wyoming   04 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
Seulement après, il remercia chacun des hommes de quelques mots dits avec retenue et pudeur, les yeux au sol et le front bas. Des mots jamais répétés, mais que l'on rangeait comme des images entre les feuilles de sa mémoire.
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Wyoming   02 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
Il questionnait la roche du regard, une roche rabotée par le vent, dure et fière le long des couloirs. Rongée par une sorte de pelade sur toute la partie gauche, là où le moutonnement des épicéas avait réussi à prendre racine. Le gros de la troupe se blottissait en une longue crinière vert foncé abandonnant à quelques troncs le soin de jouer les éclaireurs, lesquels s'agrippaient là où pourtant rien ne semblait vivre. Des sacrifiés vaillamment accrochés à la roche, avec leurs branches tordues, leurs flèches tourmentées, tête de pont illusoire d'un mouvement de troupe qui ne se ferait jamais.
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Wyoming   03 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
Dehors, tout était blanc, épais, immobile.

A l'intérieur, le gel avait dessiné sur les vitres des feuilles aux nervures cristallines et, plus bas, au ras du bâti, une fine langue de glace s('était formée avec des vagues superposées comme des écailles.
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yv1   18 novembre 2011
La montagne effacée de Patrick Breuzé
Quand elle entendit la porte se refermer, elle ne ressentit rien. Ni soulagement, ni colère. Ses mains étaient gelées, ses pieds violacés. Son corps noué attendait qu'on lui dise quoi faire. Ce sentiment de fin de vie, elle le connaissait déjà. [...] Adossée contre le mur chaulé, elle regarda défiler sa vie, de rares moments de bonheur, de longues années de labeur. Désormais, il faudrait admettre que le fardeau devint encore plus lourd. (p.76)
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gavarneur   15 mars 2016
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
D'énormes plaques de neige arrondies comme des édredons pendaient des toits. A coup de hache, on brisait ces surplombs, aussi durs que la pierre, allégeant ainsi les charpentes et les arbalétriers. Quand la tâche devenait trop pénible, on montait sur les toits pour scier la neige au passe-partout comme l'auraient fait des scieurs de long.
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rkhettaoui   18 août 2013
La valse des nuages de Patrick Breuzé
L’absence est à l’amour ce qu’est le vent au feu, il éteint les petits et ravive les grands.
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Wyoming   02 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
Sa peau était, elle aussi, de la couleur des bois d'église, sombre et patinée, mais n'en avait pas le lissé si particulier dû aux caresses, aux étreintes, aux suppliques que les doigts, anonymes et discrets, adressent à la matière quand les mots sont devenus impuissants.
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Wyoming   03 juin 2020
Le silence des glaces de Patrick Breuzé
Plus haut vers les sommets, le gel avait pris ses quartiers d'hiver. Plus rien ne respirait. De jour comme de nuit, le froid fendait la roche, figeait les cascades, martelait la terre. Même les chocards pourtant habitués à l'air coupant des hautes altitudes redescendaient vers les vallées, fondant en lourds vols noirs sur les labours d'hiver. Hommes et bêtes attendaient. Une attente nerveuse, profonde et silencieuse. L'attente de la neige.
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