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Note moyenne 3.62 /5 (sur 261 notes)

Nationalité : Norvège
Né(e) à : Oslo , le 18 juillet 1952
Biographie :

Jeune garçon, Per Petterson découvre un livre de Simone de Beauvoir sur l'étagère d'une bibliothèque. Les mots l'imprègnent, la lecture de l'ouvrage le bouleverse. Il raconte cette expérience inhabituelle avec verve et enthousiasme dans 'La Lune au-dessus du pont'.

Mais avant d'entamer une carrière d'écrivain, Per Petterson travaille durant plusieurs années comme ouvrier agricole, puis comme libraire et traducteur jusqu'en 1987, date à laquelle il publie un premier recueil de petites histoires non traduites en français intitulé 'Ask i Munnen, Sand i Skoa'. Le livre, qui décrit avec acuité le poids des secrets et des souvenirs, est accueilli avec ferveur par les critiques.

En 2003, il fait une percée littéraire grâce à 'Pas facile de voler des chevaux'. Immense succès en Norvège, Allemagne et Grande-Bretagne, le livre est récompensé par deux prix littéraires prestigieux en Scandinavie. Il a également été choisi comme l'un des dix meilleurs livres de 2007 par le New York Times.
En 2009 il reçoit le Grand Prix de littérature du Conseil nordique pour son roman Jeg forbanner tidens elv

Quelques temps plus tard, avec 'Dans le sillage', l'auteur montre le réconfort qu'apportent les mots et la nécessité des liens humains. Traduit dans plus de dix huit langues, Per Petterson possède une écriture intense. C'est avec force et grâce qu'il parvient à donner du relief à ses mots.

Il habite aujourd'hui un petit village norvégien isolé.
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Source : evene.fr
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Video et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo

[Per Petterson : Dans le sillage]
A la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain, Olivier BARROT présente l'ouvrage de Per PETTERSON : "Dans le sillage".
Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   04 août 2017
Dans le sillage de Per Petterson
Baltics

I

It was before the time of radio towers. 

Grandfather was a new pilot. In the almanac, he wrote down the ships he guided—
names, destinations, drafts.
Examples from 1884: 
SS Tiger    Capt. Rowan    16 ft.    Hull Gefle Furusund
Brig Ocean    Capt. Andersen    8 ft.    Sandöfjord Hernösand Furusund
SS St. Petersburg    Capt. Libenberg    11 ft.    Stettin Libau Sandhamn

He took them out to the Baltic, through the wonderful labyrinth of islands and water. 
And those who met on-board, and were carried by the same hull for a few hours or days, 
how well did they get to know each other? 
Conversations in misspelled English, understanding and misunderstanding but very little deliberate lying. 
How well did they get to know each other? 

When the fog was thick: half speed, nearly blind. Out of the invisible, the point appeared 
and in a single stride was right on them. 
Horn bellowing every two minutes. His eyes read straight into the invisible. 
(Did he have the labyrinth in his head?) 
The minutes passed. 
Shallows and rocks memorized like psalm verses. 
And that feeling of “we’re right here” that must be held, the way you carry a brimming pot so nothing gets
       spilled. 

A glance down into the engine room.
The compound engine, long-lived like a human heart, worked with large smooth recoiling movements, steel
       acrobats, and the smells rose as if from a kitchen. 



Tomas Tranströmer

Prix Nobel de Littérature 2011

( Les deux premières strophes p.91

C'était avant l'époque des tours de radio

Grand-père était un pilote novice.....)
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Bookycooky   03 août 2017
Dans le sillage de Per Petterson
When my mother and my father came out of the tabernacle in Hausmanngate after they had stood before the priest and both said yes, my father stared at the ground with a frown on his face, and turned to one of his brothers, Trond, and said :"Nailed to a cross on earth."And then he laughed.

( Quand ma mère et mon père sortir du tabernacle à Hausmanngate, après qu'ils dirent oui devant le prêtre, mon père regarda à terre fronçant les sourcils et se tournant vers un de ses frères dit:"Crucifié sur terre". Et puis il rit.)

p.57
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Giraud_mm   16 mai 2018
Pas facile de voler des chevaux de Per Petterson
Je me demandais comment elle y arrivait, car elle travaillait aussi dur qu'un homme. Et à chaque fois, je voyais mon père qui la regardait, les yeux mi-clos. Et je faisais pareil, je n'arrivais pas à m'en empêcher. Et comme on la regardait, le père de Jon la regardait aussi, mais pas comme il le faisait d'habitude. Ce qui me paraissait normal. Mais j'ai l'impression qu'on ne regardait pas la même chose, car ce qu'il voyait semblait le surprendre et le mettre mal à l'aise. Moi, ce que je voyais me donnait envie d'abattre le plus grand des sapins et de le faire tomber avec un fracas qui retentirait partout dans la vallée.
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Bookycooky   05 novembre 2014
Je refuse de Per Petterson
Parfois,il vous est impossible de vous rappeler ce qui s'est passé à telle période de votre vie;impossible de vous rappeler ce que vous avez fait,ce que vous avez dit et à qui; impossible de vous rappeler le quotidien,les journées d'école ,les anniversaires auxquels vous étiez invité.Mais vous vous rappelez les couleurs de ces jours-là,et les paumes de vos mains se rappellent si tel objet était doux,lisse ou rugueux,elles gardent le souvenir des pierres et des arbres,elles gardent celui de l'eau et de certains vêtements ;vous vous rappelez que tel vêtement était important,mais vous ne savez plus pourquoi,et un numéro de téléphone ressurgit parfois.mais vous ignorez à qui il appartenait 25 00 45 ,c'était qui?Et un phrase vous revient,mais qui la prononçait,lui ou vous?Peu importe peut-être l'avez-vous prononcée en même temps...
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Missbouquin   29 novembre 2012
Pas facile de voler des chevaux de Per Petterson
« Pour ne pas mourir moi aussi, il me fallait retrouver la forêt. »
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art-bsurde   12 avril 2014
Pas facile de voler des chevaux de Per Petterson
Dans deux mois à peine ce sera la fin du millénaire. Il y aura une fête avec feu d’artifice au village. Je n'irai pas. Je resterai à la maison avec Lyra, je descendrai peut-être jusqu'au lac pour voir si la glace tient, j'imagine une nuit avec -10 et clair de lune, je ferai du feu dans le poêle et je me saoulerai raisonnablement avec la bouteille que j'ai mise de côté dans le placard, je poserai sur le vieil électrophone un disque de Billie Holiday, avec sa voix au bord du chuchotement comme lorsque je l'ai entendue à Oslo dans les années cinquante, presque éteinte mais encore pleine de magie. A la fin du disque j'irai me coucher, je dormirai aussi profondément qu'il est possible de le faire sans être mort, et je me réveillerai dans un nouveau millénaire sans y accorder la moindre importance. Je m'en réjouis à l'avance.
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Aifelle   02 janvier 2015
Je refuse de Per Petterson
Parfois, il vous est impossible de vous rappeler ce qui s'est passé à telle période de votre vie ; impossible de vous rappeler ce que vous avez fait, ce que vous avez dit et à qui ; impossible de vous rappeler le quotidien, les journées d'école, les anniversaires auxquels vous étiez invité. Mais vous vous rappelez les couleurs de ces jours-là, et les paumes de vos mains se rappellent si tel objet était doux, lisse ou rugueux, elles gardent le souvenir des pierres et des arbres, elles gardent celui de l'eau et de certains vêtements ; vous vous rappelez que tel vêtement était important, mais vous ne savez plus pourquoi, et un numéro de téléphone ressurgit parfois, mais vous ignorez à qui il appartenait, 25 00 45, c'était qui ?"
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zhivago   04 décembre 2014
Pas facile de voler des chevaux de Per Petterson
J'ai envie de prendre le temps qu'il faut. Le temps, maintenant, je me dis que c'est important pour moi. Qu'il passe vite ou lentement n'est pas le problème; l'essentiel, c'est le temps lui-même, cet élément dans lequel je vis et que je remplis d'activités physiques qui le rythment, le rendent visible et l'empêchent de s'écouler sans que je m'en aperçoive.
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isabroot   02 janvier 2016
Je refuse de Per Petterson
Comment avais je pu vivre aussi longtemps sans lui ? J'ai fondu en larmes, la tête penchée au dessus de la table. Je pleurais aussi discrètement que possible au-dessus de mon assiette presque vide; il n'y restait plus qu'une tranche de bacon ou deux. Mais ce n'était pas facile ; je serrais les paupières pour empêcher mes larmes de couler, je serrais les lèvres pour m'empêcher de respirer, mais mes épaules étaient secouées de spasmes. J'avais un mouchoir dans une de mes poches. J'ai commencé à y fouiller. D'abord dans celles de mon pantalon. Puis dans celles de ma veste, et enfin dans celles de mon pardessus qui était posé sur le dossier de ma chaise. Comme je ne voulais pas lever la tête, j'ai dû me livrer à des contorsions pour glisser ma main dans la poche intérieure et en extirper enfin ce fameux mouchoir. Je me suis soigneusement essuyé le visage, puis je me suis mouché pour donner le change. Comme si j'étais enrhumé. D'ailleurs je l'étais.
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Bellonzo   09 janvier 2014
Maudit soit le fleuve du temps de Per Petterson
"Notre amitié était morte, et je me suis aussitôt surpris à le regretter, à regretter le passé disparu et l'avenir impossible. Mais nos étés avaient sombré. Pas uniquement parce qu'au bout de vingt-cinq ans je les avais oubliés:surtout parce que, désormais, ça n'avait plus de sens de s'en souvenir".
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